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Johann Friedrich Blumenbach

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Image:Johann friedrich blumenbach.jpgJohann Friedrich Blumenbach, né le 11 mai 1752 à Gotha et mort le 22 janvier 1840 à Göttingen, est un anthropologue et biologiste allemand.

Il étudie la médecine à Iéna et obtient son doctorat à Göttingen en 1775. Il s'intéresse très tôt à l'histoire naturelle et collectionne les squelettes.

Il enseigne l'anatomie à Göttingen durant près de 60 ans et aura une influence considérable sur des générations d'étudiants (comme Blasius Merrem (1761-1824), Samuel Thomas Sömmerring (1755-1830) ou Heinrich Boie (1794-1827)). Il devient membre étranger de la Royal Society en 1793.

Il s'est spécialement occupé de l'histoire de l'homme et a publié sur ce sujet :

On a de lui :

et sur la médecine :

  • Introductio ad historiam medicinae litterarium, 1786 ;
  • Institutiones physiologicae et pathologicae, 1787 et 1798 ;
  • Bibliothèque médicale, 1793-1795.

La gloire de Blumenbach est d'avoir avant Georges Cuvier assis l'histoire naturelle sur une base scientifique, l'anatomie comparée. Ce savant était associé de l'Institut. M. Marie Jean Pierre Flourens y a prononcé son Eloge en 1847.

Son apport le plus connu en matière d'anthropologie est la définition de la notion de race dans le cas de l'espèce humaine. Cette définition fut victime d'un contresens notable par les commentateurs, et l'on en vint à considérer qu'il était le premier promoteur de la notion d'une race humaine comme groupe fermé doté de caractéristiques héréditaires durables. En réalité, Blumenbach est avant tout le tenant de la théorie dite dégénérationniste, selon laquelle tous les hommes proviennent d'une souche unique, et ne sont différents qu'en vertu de modifications climatiques progressives et réversibles. C'est ce qu'il appelle le phénomène de la dégénération (Abartung). Il considère de fait les races comme des êtres de raison, des instruments d'approximation pour saisir la diversité humaine, qui est en fait un continuum passant par des transitions infimes. C'est seulement sous l'influence d'Emmanuel Kant, qui publia différents traités sur les races humaines entre 1775 et 1788, que Blumenbach révise ses positions au milieu des années 1790 et admet que certaines différenciations du phénotype pourraient être irréversibles. Kant considérait que l'espèce humaine était à son origine pourvu de germes susceptibles d'être activés par tel ou tel climat afin de s'y adapter. C'est d'après lui le mécanisme de la raciation de l'espèce humaine. Dans les deux cas, contrairement à ce qu'on a cru, Kant et Blumenbach sont convaincus de l'unité de l'espèce humaine. Blumenbach est le champion du monogénisme contre certains de ses contemporains, en particulier l'anatomiste Samuel Thomas Sömmerring et l'historien et essayiste Christoph Meiners.

200 ans plus tard, après de multiples mésinterprétations, la théorie de Blumenbach sera confirmée par la biologie moderne qui démontre l'origine monophylétique de l'espèce humaine.

[modifier] Source partielle

« Johann Friedrich Blumenbach », dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 1878 [détail des éditions] (Wikisource)de:Johann Friedrich Blumenbach en:Johann Friedrich Blumenbach es:Johann Friedrich Blumenbach it:Johann Friedrich Blumenbach pl:Johann Friedrich Blumenbach pt:Johann Friedrich Blumenbach sv:Johann Friedrich Blumenbach

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