Francais | English | Espanõl

Cotte de mailles

Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.

Version du 6 novembre 2006 à 15:12 par 193.57.247.32 (Discuter)
(diff) ← Version précédente | voir la version courante (diff) | Version suivante → (diff)

Une cotte de mailles est un vêtement (cotte = chemise) constitué de mailles (maille ou macle : pièce rigide généralement métallique) reliées entre elles afin de former une protection corporelle. Sa particularité vient du fait que les mailles sont reliées entre elles et non pas fixées à un vêtement servant de support (broigne), et qu’elle conserve un minimum de souplesse.


Le modèle le plus connu en Europe consiste en anneaux de fer, fermés par un rivet et s’entrelaçant pour former une sorte de tissu (voir cotte de mailles annulaire).

Image:Schema de Maille annulaire.JPG

Image:Schema de fermeture de Maille annulaire.JPG


Cependant de nombreux modèles comprennent d’autres types de mailles (macles). Ce peuvent être des mailles plates reliées entre elles par des mailles annulaires ou ovales, ou fixées sur un tissu de mailles préexistantes. Elles peuvent aussi êtres liées entre elles (lacet, fil métallique) de manière suffisamment lâche pour que l’ensemble conserve une certaine souplesse.


De tels assemblages (uniquement de mailles plates) sont rares car leur rigidité en font en général du corselet plutôt que des cottes de mailles. Pour obtenir une souplesse suffisante, les rivets sont gais. C'est-à-dire que le rivetage se fait dans des trous ovales, et que les rivets maintiennent les plaques sans les serrer fortement (voir en laissant un espace entre les plaques). Chaque rivet se comporte comme une charnière plutôt que comme un rivet classique. La souplesse étant gagnée au détriment de la solidité.

Des mailles plates peuvent aussi être lacées entre elles pour obtenir une cotte de maille. Mais comme pour le rivetage, un laçage suffisamment souple pour que l’on puisse parler de cotte de mailles était beaucoup moins solide qu'un laçage plus serré. Par contre un laçage plus serré donnait un corselet (rigide) plutôt qu’une cote.

Les cottes de mailles uniquement réalisées en mailles plates sont en fait extrêmement rares.


Les mailles peuvent donc avoir n’importe quelle forme.
Elles peuvent être de n’importe quelle matière (fer, acier, cuivre, airains divers, corne, écaille de tortue, cuir laqué, etc) à condition qu’elles soient rigides et suffisamment solides.
Les mailles peuvent être fixées entre elles par des ligatures (lacet de cuir ou textile, fil métallique), par des rivets ou de n’importe quelle autre manière.
Le terme de cotte de mailles reste valable tant que l’ensemble reste souple. Cependant, on appelle traditionnellement "Armure" certains types de cottes de maille telles que les cottes de mailles romaines (lorica Hamata, lorica plumata etc.). Dans le domaine de l'armement, le vocabulaire dépend souvent des traditions.

En Europe, la cotte de mailles est restée relativement simple. C’était en général une cotte de mailles annulaire, à anneaux ronds, généralement rivée « à grain d’orge ». Elle était parfois renforcée de mailles plates lacées dessus, plus rarement inclus dans le "tissu" de mailles (dans ce cas elle était parfois nommée jazeran). Quasiment toujours réalisée en fer, elle était exceptionnellement en acier (très cher a l'époque), mais pouvait être agrémentée d'anneaux en airain.
Les mailles plates en grandissant ont pris le nom de plates, elles ont été rivées de manière rigide les unes aux autres et sont devenues indépendantes de la cotte. Le résultat en a été l’armure de plates utilisée en Europe.
En Orient/Asie des systèmes beaucoup plus diversifiés (forme des mailles, matières) ont été connus et utilisés couramment.

Il est à noter que les corselets rigides ont remplacé les cottes de mailles en Europe, non pas parce qu'ils étaient plus solides (cela n'est venu que par la suite), mais parce qu'ils étaient plus légers. En effet les cottes de mailles ont tellement été renforcées (mailles multiples, plusieurs couches, anneaux le plus petit possible), que leur prix et leur poids ont augmenté de manière démesurée.

Par contre leur souplesse était devenue plus théorique que réelle.

Elles ont été abandonnées ou réduites à un rôle de défense auxiliaire sous le corselet (pour ceux qui portaient une armure complète).

Par la suite l'armure s'étant améliorée (méthode de construction, formes et plaques de renfort de plastron), elle fut souvent remplacée par des goussets de mailles annulaires sur le gambisson (des tissus de mailles de forme appropriée (gousset) étaient cousus sur le vêtement matelassé porté sous l'armure (afin d'amortir les coups, de permettre au corps une certaine liberté de mouvement sous le corselet et d'essayer de protéger le porteur d'armure de la chaleur du jour, du froid ou de la pluie). Dans ce cas les mailles ne protégeaient plus que les points faibles de l'armure. Cependant la cotte de mailles n'a jamais été abandonnée comme défense unique portée par le fantassin, et elle retrouva son rôle de défense annexe sous l'armure à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance (simplification des armures pour des troupes de plus en plus nombreuses).

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

en:Chainmail fi:Rengashaarniska he:שריון שרשראות nl:Maliënkolder no:Ringbrynje pl:Kolczuga ru:Кольчуга

Outils personnels
Boîte à outils