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Xavier Gargan

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Louis-Xavier Gargan, né le 20 janvier 1816 à Coucy-le-Château (Aisne) et décédé en 1886, est un industriel français.

[modifier] Biographie

En 1826, il commence son apprentissage à Paris, dans les ateliers de mécanique le conduisant immanquablement vers la grande affaire du siècle : le chemin de fer. Après avoir étudié dans différents ateliers, il suit des cours au Conservatoire national des arts et métiers. Son destin ferroviaire est scellé lors de la première exposition universelle de Londres en 1851, où il est envoyé par la Chambre de commerce de Paris, en tant que délégué.

En 1854, il acquiert un terrain et les ateliers Gargan sont créés dans un champ du quartier de la Villette à Paris. On y construit des locomotives, des machines à vapeur et des voitures. Gargan élabore alors le premier wagon-citerne, qui permet d'approvisionner en eau potable le chantier du canal de Suez, entrepris par Ferdinand de Lesseps.

En 1860, il acquiert un second terrain sur la route du Raincy à Livry et y fait bâtir une maison d'habitation, puis peu après, sur d'autres parcelles, il fait édifier une seconde usine et une scierie. Alors installé dans la ville de Livry, Gargan importe progressivement la révolution industrielle. La scierie mécanique permet de transformer les nombreuses forêts environnantes en autant de wagons. Ceux-ci permettent à l'industriel de concrétiser, en 1875, un projet au long cours : la liaison ferroviaire entre Aulnay et Bondy, dotant ainsi le quartier d'une nouvelle gare, appelée Gargan. Cette ligne permet l'acheminement des grumes vers son usine de la Villette à Paris. Bientôt un double village se construit : d'un côté, le jeune Livry et de l'autre, le quartier que les habitants nomment Gargan.

Depuis 1871, Xavier Gargan siège au conseil municipal. Il tente de faire progresser l'idée de l'instruction publique, sans y parvenir. Il s'en détâche en 1878. Cette même année, il est membre du jury de l'Exposition universelle et fait chevalier de la Légion d'honneur. Parallèlement, les ateliers de Paris connaissent la faillite. Gargan doit vendre les terrains de Livry. Il se retire alors dans son pays natal, où il reçoit la charge d'administrateur d'un asile d'aliénés.

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