Ukulélé
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L’ukulélé est un instrument à cordes pincées traditionnel des îles Hawaii, proche du cavaquinho portugais dont il est une adaptation.
Instrument facile d’accès, très bon marché dans la première moitié du XXe siècle, ce petit instrument polyvalent composante indispensable d’un orchestre hawaiien fut rapidement adopté par divers courants musicaux - de la chanson populaire au jazz - parfois parce qu’il apportait une dimension humoristique ou exotique à un ensemble.
Très largement utilisé aux États-Unis, il fut le premier instrument sur lequel nombre de musiciens américains ou anglais découvrirent la musique - Vic Chesnut, Dick Dale, Jimi Hendrix, Artie Shaw, Neil Young...
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[modifier] Historique
[modifier] Histoire
L’ukulélé est une adaptation de la braguinha ou machete de l'île de Madère qui est une des formes du cavaquinho. Il fut amené à Hawaii par des immigrants Portugais de l'île de Madère en 1879, débarqués là pour cueillir la canne à sucre.
Rapidement adopté et adapté par les Hawaiiens, il intégra officiellement le renouveau culturel hawaiien promu par le roi David Kalakaua.
Au début du XXe siècle, l’ukulélé fut introduit aux États-Unis, où le petit instrument hawaiien rencontra le succès et un essor pour sa diffusion mondiale.
[modifier] Étymologie
Si l’ukulélé n’est pas plus vieux que la fin du XIXe siècle, l’étymologie de son nom reste sujette à caution. Deux hypothèses sérieuses sont à retenir.
La signification la plus couramment acceptée et la plus répandue est la suivante : le mot ukulélé proviendrait de l’agrégation des mots hawaiien « uku » (puce) et « lélé » (sauteuse), terme qui désigne en hawaiien la puce du chat, espèce introduite à hawaii un peu plus tôt que l’ukulélé au XIXe siècle. On trouve des traces de cette étymologie vers la fin du XIXe siècle. Différentes théories tentent de justifier cette étymologie parmi lesquelles les plus crédibles sont les suivantes :
- les hawaiiens auraient comparé les mouvements rapides des doigts du joueur à des sauts rapides de puce,
- le mouvement des mains rappellerait le geste d’un animal se grattant pour se débarrasser des parasites.
Deuxième hypothèse sérieuse et dont il existe des traces précoces : ukulélé serait une déformation de l’agrégation de « uke » et « lele », termes qui désignent respectivement les actions de gratter et frapper - une description du mouvement du joueur de ukulélé.
La reine Lydia Liliuokalani inventa une étymologie poétique mais artificielle : pour elle le mot « ukulele » signifiait « le don qui vient d’ailleurs ».
[modifier] Description
[modifier] Matériaux
Les essences de bois utilisées pour l’ukulélé sont très variées. Les premiers ukulélés étaient entièrement fabriqués en bois de koa et/ou de kou, essences hawaiiennes locales. Aujourd’hui ces deux essences se sont raréfiées (en ce qui concerne le koa) ou ont disparu (pour ce qui est du kou), les ukulélés modernes sont donc maintenant plus fréquemment construits avec les essences de bois utilisées en lutherie de guitare, même si certains luthiers restent attachés à l’utilisation du koa, particulièrement à Hawaii. Les années 50 ont vu l’apparition aux États-Unis d’un modèle très bon marché qui connut un succcès considérable : le Islander (qui fut décliné en divers modèles sous différents noms). Cet ukulélé était remarquable à plus d’un titre : il a été vendu à plusieurs millions d’exemplaires, sa conception originale était très novatrice (il était entièrement réalisé en matière plastique), et enfin son créateur, Mario Maccaferri, est aussi célèbre pour avoir conçu quelques années auparavant la guitare Selmer-Maccaferri, souvent appelée guitare manouche.
[modifier] Les différentes parties de l'ukulélé
[modifier] Cordes
L’ukulélé possède quatre cordes en nylon (parfois filées de métal pour les plus graves, à partir du Do et en dessous) - il existe des modèles prévus pour des cordes en métal mais ils restent anecdotiques. Le cavaquinho utilise plus souvent des cordes métalliques (notamment dans ses variantes brésiliennes, on doit apparemment aux premiers luthiers de ukulélé (portugais originaires de Madère émigrés à Hawaii) la décision d’utiliser des cordes en boyaux de mouton (dits boyaux de chat).
[modifier] Tête
Dans le prolongement du manche, la tête, le mécanisme d’accordage. Les cordes sont accordées à l’aide de chevilles sur les modèles anciens, comme pour les violons, ou à l’aide de clefs mécaniques qui possèdent une vis de blocage sur le dessus de la clef pour les modèles plus récents. On rencontre aussi des ukulélés équipés de mécaniques similaires à celles de la guitare.Elle peut être sculptée, ornée de marqueterie, porter le sigle du luthier ou du fabricant. À la jonction tête/touche on trouve le sillet de tête, qui est généralement fabriqué en os ou dans un matériau plastique qui imite l’ivoire.
[modifier] Manche et touche
La touche de l'ukulélé, quand il ne s’agit pas simplement de la surface plate du manche, est une mince pièce de bois collée sur cette surface (ébène, palissandre, noyer, etc.). Elle peut se prolonger au-delà du manche sur la table d'harmonie. Les frettes (ou barrettes) sont en général un alliage de nickel et d’argent. Les repères de touches, incrustations dans la touche, sont faites de nacre ou d’une matière plastique qui l’imite. Le manche lui-même est fait d’un bois de qualité rigide (acajou, érable, palissandre, etc.). La partie incurvée du manche à la jonction manche/corps est appelée le talon.
[modifier] Corps
La table d'harmonie est l’élément principal dans la sonorité de l’instrument. La taille de l'ukulélé étant réduite, il est important que la table d'harmonie (partie antérieure de la caisse) soit très fine afin de bien transmettre les vibrations. Aujourd’hui elle est souvent fabriquée en koa, épicéa, acajou ou noyer. Si la table est en koa, la caisse (éclisses et dos) l’est généralement aussi ; la caisse peut également être en noyer, et de manière générale en n’importe quelle essence de bois utilisée pour la même partie en lutherie de guitare. On trouve également certaines caisses en matière plastique, telle la célèbre caisse Ovation des modèles de Applause, ou la caisse moulée des ukulélés Flukes et Flea de la Magic Fluke Company.
[modifier] Autres formes
Si de manière générale l’ukulélé ressemble à une guitare réduite, d’autres formes sont courantes. À l’instar de nombreux instruments à cordes pincées, on trouve une grande variété dans les modèles électriques, mais pour l’ukulélé il existe également des variations importantes dans les modèles acoustiques, ainsi la forme d’ananas (pineapple) inventée autour des années 1920 par Samuel Kamaka est aujourd’hui largement répandue.
[modifier] Typologie des ukulélés
[modifier] Tailles et catégories
Image:Ukulele4.jpg Il existe quatre catégories de ukulélés définies par leurs tailles : soprano, concert, ténor et baryton, de la plus petite à la plus grande. La taille originelle est le soprano - quand on parle de ukulélé sans précision de taille c’est de celle-ci qu’il s’agit. Les tailles concert et ténor ont fait leur apparition aux États-Unis dans les années vingt, la taille baryton a été créée dans les années 1940 et a été plus diffusée dans les années 1950. Ces appellations sont à l’origine simplement commerciales - dans une logique musicale on s’attendrait à trouver un alto et non un concert entre le soprano et le ténor, mais ces désignations sont trompeuses car elles sont sans rapport avec les registres.
La taille prise en compte pour déterminer la catégorie du ukulélé avant celle de l’instrument en entier est celle de son diapason. Elles sont exprimées en pouces (inches), unité de mesure anglo-saxonne :
- soprano : diapason de 12 pouces (ou moins) à 14 pouces (environ 30,5 cm à 35,5 cm)
- concert : diapason de 14 pouces à 16 pouces (environ 35,5 cm à 40,5 cm)
- ténor : diapason de 16 pouces à 18 pouces (environ 40,5 cm à 45,5 cm)
- baryton : diapason supérieur à 18 pouces (au-delà de 45,5 cm)
Cette classification a été calquée sur la classification de la marque Martin, dont les anciens ukulélés (Style O, Style 1 à 5) sont assez unanimement reconnus comme étant d’excellente facture, leur importante diffusion et leur succès commercial ont imposé ces dimensions comme le standard généralement accepté.
[modifier] Les différents types de ukulélés
[modifier] Ukulélé hawaiien standard
En forme de guitare ou d’ananas (pineapple) et construit en bois, l’ukulélé hawaiien peut avoir des cordes doublées, il s’appelle alors un taropatch ou taropatch fiddle. Le plus ancien atelier hawaiien de ukulélé encore en activité est Kamaka ukulele, fondé en 1916.
[modifier] Ukulélé à résonateur
Les ukulélés à résonateur sont des ukulélés acoustiques possédant le système d’amplification mécanique des instruments à résonateur. Un ou plusieurs cônes métalliques installés dans le corps de l’instrument supportent le chevalet qui transmet les vibrations, celles-ci sont ainsi amplifiées ce qui produit un son plus puissant et assez spécifique - avec une attaque plus forte que sur un ukulélé classique mais une tenue plus importante et une plus grande richesse harmonique qu’un banjo ukulélé.
En ce qui concerne le ukulélé, le système le plus répandu est le système biscuit de National, il est encore produit et utilisé aujourd'hui ; le système spider des Dobro fut largement utilisé sur des ukulélés de la marque Regal, aujourd'hui il n'est plus produit.
Il est à noter que le ukulélé est très intimement lié à l'histoire des instruments à résonateur puisque le système biscuit a été créé à l'origine par John Dopyera sur un ukuléléréf. nécessaire.
Dobro (aujourd’hui propriété de Gibson Guitar Corporation) et National_String_Instrument_Corporation (marque ressucitée dans les années 80 sous le nom National Reso-Phonic Guitars) sont les marques américaines les plus connues pour les ukulélés à résonateur (et d’autres instruments comme des guitares ou des mandolines) avec des ukulélés à résonateur métallique. Les corps des ukulélés National peuvent être en métal ou en bois. Un fabricant néo-zélandais, Beltona, produit des ukulélés à résonateur en aluminium et caisse en fibre de verre.
En France, la marque Gélas fut assez connue par le passé pour ses instruments à double table qui faisaient office de résonateur, notamment des ukulélés (mais aussi des mandolines). Toutefois le terme de resophonic qu’on emploie habituellement pour parler des instruments à résonateurs désigne les résonateurs métalliques. Notons qu’un résonateur en bois n’a que très peu de rapport - voire aucun pour ce qui est du principe de fonctionnement - avec les instruments dits resophonics.
[modifier] Ukulélé électrique
Comme avec la guitare, il existe des ukulélés électro-acoustiques, avec un capteur intégré, leurs formes sont variées. On trouve aussi des ukulélés totalement électriques avec cordes en métal, micros magnétiques, à demi-caisse ou corps massif. À l’instar des guitares électriques, une grande variété formelle est possible. De manière générale un ukulélé acoustique peut être facilement équipé d’un capteur piézoélectrique.
[modifier] Banjo ukulélé
Le banjo-ukulélé, aussi appelé banjulele ou banjolele, est un instrument qui entre habituellement dans la catégorie des ukulélés. Le banjo-ukulélé a du banjo le tambour, la peau et le chevalet, le reste (taille du manche, cordes, etc.) relevant du ukulélé. Il en existe de nombreuses tailles, l’excellence y étant incarnée par les anciens modèles Gibson du UB-1 (le plus petit fût) au UB-5 (le plus grand). On trouve aussi différentes variantes les banjo-ukulélés, au niveau du fût d’abord : les fûts de métal, et les fûts de bois (le bois remontant parfois autour du tambour comme dans les modèles traditionnel des Appalaches) ; ensuite comme tout banjo ils peuvent être dotés ou non d’un résonateur.
Les ukulélés de prédilection de George Formby étaient des banjo-ukulélé, même si il jouait aussi de ukulélés traditionnels.
[modifier] Ukulélé tahitien ou polynésien
À Tahiti, l’ukulélé standard est assez répandu mais on le trouve aussi décliné de l’original hawaiien sous une forme spécifique, monoxyle, avec des aspects variés.
La bouche du ukulélé tahitien est couverte d’une mince plaque de bois qui porte le chevalet (comme la peau d’un banjo), son corps et son manche sont d’une seule pièce de bois ou de plusieurs pièces assemblées mais sans différence structurelle profonde entre le manche et le corps. Le corps est percé de part en part d’un trou conique évasé vers l’avant, bouché d’un côté par la plaque de bois sur laquelle repose le chevalet maintenu par la tension des cordes.
Ce corps et ce manche, souvent d’une seule pièce de bois, permettent une grande expression décorative dans les sculptures qui ornent l’ukulélé.
Si ses cordes (pour lesquelles du fil de pêche de couleur vive est fréquemment utilisé) sont souvent doublées ou triplées à l’unisson (ou à l’octave), elles ne le sont pas forcément toutes.
Ces différentes particularités font du ukulélé tahitien un instrument principalement rythmique.
[modifier] Accordage et jeu
On note les cordes de la première à la quatrième, la première corde est celle qui est la plus proche du sol en position de jeu.
L’accordage standard et classique de l'ukulélé est un do sixième : sol, do, mi, la de la quatrième corde vers la première corde (le do est accordé sur le do central du piano). Cet accordage est dit accordage en do ou C tuning chez les anglophones. Il s'agit d'un accord de do sixième à l'état fondamental car traditionnellement la quatrième corde (de sol) est plus aigüe que la troisième corde (en do). Cet accordage est appelé « ré-entrant » (au sens de rentrer à nouveau, et non pour désigner la note ré), ainsi les quatre cordes sont donc à la quatrième octave.
Cet accordage en sixième est aussi rencontré en d'autres tonalités :
- sur certains ukulélés ténors en renversement
- couramment un ton au-dessus en la ré fa<math>\sharp</math> si, accordage dit en ré ou D tuning - accordage fréquent aux USA, raison pour laquelle il est parfois appelé mainland tuning par opposition à l'accordage insulaire.
- sur certaines partitions anciennes en si<math>\flat</math> mi<math>\flat</math> sol do, accordage dit en mi bémol ou E<math>\flat</math>
- et encore (plus rarement) en si<math>\flat</math> : sol<math>\flat</math> si<math>\flat</math>
- sur les ukulélés de taille ténor (et plus rarement concert voire soprano<ref>encore que la capacité acoustique d'un ukulélé de taille soprano à supporter une corde de sol plus grave que la corde de do soit parfois discutée</ref>), certains musiciens préfèrent mettre la quatrième corde (en sol) à l’octave inférieure sur les ukulélés de taille ténors - c’est à dire avec le sol de la troisième octave ; on a donc un do sixième dans son deuxième renversement. Cet accordage est aussi appelé Low G(sol grave) par opposition à High G(sol aigü)
- les ukulélés baryton (et parfois les ténor) peuvent aussi s’accorder en sol (ré sol si mi), en sol sixième fondamental, c'est à dire avec la corde de ré ré-entrante, ou en deuxième renversement comme l'accordage classique des quatre premières cordes d’une guitare. Cet accordage est dit en sol ou G tuning
Un autre accordage qui est aussi originaire de Hawaii mais qui existait déjà sur les cavaquinhos avant la naissance de l'ukulélé est l’accord en « Slack Key », sol do mi sol (où les deux sol sont à l’unisson ou à l’octave).
[modifier] Position des notes
Sur l’image ci-à-droite sont représentées les positions des degrés de la gamme de do majeur sur la touche d’un ukulélé accordé en do (cf. ci-dessus). Comme les autres instruments de la famille de la guitare occidentale, chaque frette augmente la note de la frette précédente (ou à vide) d’un demi-ton plus aigu.
Sur l’image ci-à-gauche sont représentés les degrés d’une gamme majeure sur une portion de la touche d’un ukulélé. Les degrés en rouge sont les plus graves, les degrés en bleu les plus aigus.
[modifier] Notations musicales
- Dans la littérature consacrée à l’instrument, les positions d’accords sont souvent représentées sous forme de schémas qui reprennent une portion du manche, dans la position des images ici présentées. Si aucune indication n’est donnée, le premier trait horizontal représente le sillet de tête, sinon la frette correspondant au premier trait représenté est numérotée afin de retrouver sa position. Ces schémas permettent d’indiquer par des numéros sur chaque corde le doigt conseillé pour tenir la corde - ils sont numérotés de 1 à 4, de l’index à l’annulaire.
- Une autre notation courante pour les accords consiste à simplement numéroter les positions frettées de la quatrième corde à la première corde, par exemple un accord de la majeur sur un ukulélé accordé en do pourra être notée 2100 ou 2.1.0.0 qui indique qu’il faut tenir la quatrième corde (corde de sol) sur la deuxième frette (pour produire un la), la troisième corde (de do) sur la première frette (pour produire un do<math>\sharp</math>)- le zéro indique de jouer les deux autres cordes à vide (respectivement la deuxième en mi et la première en la). Une corde non jouée sera indiqué par un X ou un trait horizontal.
- La notation musicale classique est également pratiquée pour l’ukulélé. Elle est souvent accompagnée d’indications de positionnements des doigts ou de barrées.
- Le succès de l’utilisation moderne de la tablature (qui existait chez les musiciens baroques et jusqu’aux débuts du XIXe siècle) trouve ses origines dans la redécouverte de ce système de notation par les pionniers de l'ukulélé. Chaque ligne représente une corde, de haut en bas la première à la quatrième, comme ce que l’on voit du manche si l’on penche la tête pour le regarder en position de jeu ; des chiffres indiquent la case de la frette à jouer sur chacune des cordes, les indications rythmiques sont notées au dessus ou au dessous de la tablature (par des symboles imitant partiellement ou complètement ceux de la notation classique).
[modifier] Techniques de jeu
La position de jeu n’est pas similaire à celle qu’on emploie sur la guitare. En position debout, l’avant-bras droit maintient l’instrument devant la table d’harmonie, les cordes sont jouées un peu en dessous de la jonction du manche et du corps (et non devant la bouche). En position assise, l’extrémité du corps est le plus souvent plaquée sur la la partie antéro-interne de la cuisse droite, ou parfois sur la face antérieure de la cuisse gauche. En fingerpicking, certains joueurs se contentent seulement du pouce, de l’index et du majeur, éventuellement en appuyant l’auriculaire sur la table d’harmonie.
La plupart des techniques de guitare et de banjo peuvent être adaptées à l'ukulélé.
[modifier] Autour de l'ukulélé
[modifier] Instruments apparentés de la famille de la guitare
Si il est à peu près indéniable que le cavaquinho portugais, et plus précisément sa variante de Madère est le prototype de l'ukulélé, on en trouve des cousins très proches de la même origine. Le timple des îles Canaries - ceci sans nul doute à cause de la proximité des îles Canaries et de Madèrequi étaient sur les mêmes routes maritimes. Le timple posséde souvent cinq cordes avec un accordage proche de l'ukulélé hawaiien - la troisième corde étant à l’octave par rapport au ukulélé. Toutefois les accordages ayant subi de nombreuses modifications, et ayant été sujet à de nombreuses influences il est délicat de s’appuyer sur eux pour déterminer des parentés, l’anatomie des instruments et l’histoire de leur apparition sont des éléments bien plus probants. Étonnament un autre instrument partageant des origines communes avec l’ukulélé présente des différences assez importantes, c’est le kabossy malgache, lui aussi sans doute apporté par des marins qui étaient passés par les îles du large atlantique de l’Afrique. En outre l’ukulélé peut être comparé ou confondu avec plusieurs autres instruments à cordes pincées d’Amérique du Sud : charango (notamment bolivien), cuatro (accordage similaire mais non ré-entrant), tiple colombien, tres cubain... tous partagent comme point commun (outre d’être des cordes pincées) leur taille et leur encombrement réduits qui en font des instruments de voyage, propices à accompagner les marins et les grands voyageurs.
[modifier] L’ukulélé au cinéma
[modifier] Hollywood
Trois films du cinéma des États-Unis sont particulièrement emblématiques de l’image de l'ukulélé au cinéma : Blue Hawaii de 1961, où l'on voit Elvis Presley jouer sur un ukulélé ténor, Some like it hot (Certains l'aiment chaud) de 1959 où Marilyn Monroe interprète notamment Running wild et Sons of the desert de 1933 où Oliver Hardy joue Honolulu Baby - mais si ces trois films sont particulièrement emblématiques car les vedettes citées jouaient vraiment de l'ukulélé, ils ne sont que la partie émergée de l’iceberg en ce qui concerne l’ukulélé au cinéma. En effet l’ukulélé était si évocateur dès les années 30 que sa seule image était parfois utilisée : même si il n’apparait à aucun moment dans certains films, il orne pourtant leurs affiches et leurs photos promotionnelles. En outre il arrive que l’ukulélé soit présent sur la pellicule, mais dépourvu de cordes et inexistant dans la bande son !
L’image de l'ukulélé servait à évoquer deux archétypes : en premier lieu évidemment l’exotisme hawaiien, le cliché de la vahiné nonchalante et les relents d’exotisme - mais d’autre part, largement adopté dans les milieux étudiants américains des années 30, il faisait souvent partie de l’attirail visuel des films d’adolescents.
[modifier] George Formby et le Royaume-Uni
Au Royaume-Uni, l’ukulélé a aussi une existence cinématographique d’importance tant il est associé à l’acteur et musicien George Formby. A l’apogée de sa carrière en 1939, il fut une des plus grandes vedettes britanniques de la Seconde Guerre mondiale, et participa à des spectacles de soutient aux troupes (il fut notamment l’un des premiers artistes à se produire devant les troupes après le débarquement de Normandie) ce qui grandit encore sa renommée et contribua à la popularité du ukulélé au Royaume-Uni. George Formby jouait principalement du banjo-ukulélé, et c’est la raison pour laquelle cette forme de l’instrument est la plus répandue au Royaume-Uni.
[modifier] Quelques noms célèbres
Parmi les personnes connues dans le monde de l'ukulélé ont participé à la renommée de l’instrument, on peut citer notamment - dans le vaste monde - Cliff Edwards (États-Unis d'Amérique), George Formby (Royaume-Uni), George Harrison (Royaume-Uni), Israel Kamakawiwo'ole (Hawaii), Roy Smeck (États-Unis d'Amérique), Tiny Tim (États-Unis d'Amérique), Gabby Pahinui, Ledward Kaapana et pour la France, outre la chanson de Louis Gasté Avec son Ukulélé, on peut saluer l'influence de l'Ukulélé Club de Paris avec ses membres et fondateurs Joseph Racaille, Dominique Cravic, Tony Truant, Cyril Lefebvre, Pierre Sangra, Fay Lovsky et Brad Scott.
[modifier] Notes
<references/>
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- A new history of the Origins and Development of the `Ukulele, 1838-1915, John King et Jim Tranquada, in The Hawaiian Journal of History volume 37/2003, Hawaiian Historical Society, Honolulu. ISBN 0-945048-10-6
- The Ukulele, a visual history, Jim Beloff, 1997 et deuxième éd. 2003, Backbeat Books, San Francisco. ISBN 0-87930-758-7
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
- une revue à parution irrégulière en anglais dédiée à l'ukulélé http://www.ukemag.com/
- un site d'actualités en français sur l’ukulélé http://www.ukulele.fr/
- un blog en anglais sur l’ukulélé http://www.ukulelia.com/
- un site en anglais avec des conseils pour la pratique de l'ukulélé http://www.ezfolk.com/
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