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Rroms

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Rroms
(Tziganes, Gitans, Sinti, Manouches, Romanichels)
Drapeau rom
Pays : {{{pays}}}
Population totale : 8 à 10 millions
Populations significatives en : Roumanie : entre 2,2 et 2,5 millions
Turquie : entre 2 et 5 millions
Bulgarie : 850.000
Espagne : entre 600.000 et 800.000
Hongrie : entre 600.000 et 800.000
Brésil : 600.000 et 650.000
Serbie-Monténégro : environ 450.000
Slovaquie : entre 450.000 et 520.000
France : 310.000
Macédoine : 240.000
République Tchèque : entre 150.000 et 300.000
Langues : Rromani
langue de la région dans laquelle ils vivent
Religions : religions de la région dans laquelle ils vivent
Groupes ethniques reliés :
Voir aussi : Liste alphabétique des ethnies du monde



Les Rroms (ou Rroma, Rom, Roma), sont appelés en français Gitans, Tsiganes ou Tziganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, Sinti, Gens du voyage, voire simplement Forains, ces deux dernières dénominations étant employées sciemment par les autorités pour entretenir certaines confusions, et ses dénominations sont reprises inocemment par le public. Le Rrom designe un chef de famille manouche. Ce peuple est originaire des régions situées entre le nord-ouest de l'Inde et le plateau iranien, et se trouve aujourd'hui dispersé partout, et surtout en Europe. La plupart des Rroms parlent le rromani, une langue étroitement apparentée aux langues modernes indo-européennes de l'Europe, et plus particulièrement aux langues indo-iraniennes du Pakistan et du nord-ouest de l'Inde [1]. Mais en général les Rroms parlent aussi la langue dominante de la région dans laquelle ils vivent, voire plusieurs langues. Par exemple, les Rroms de Prizren au Kosovo parlent quotidiennement quatre langues, dès leur plus jeune âge : l'albanais, la rromani, le serbo-croate et le turc. En Slovaquie, beaucoup de Rroms parlent à la fois la rromani, le slovaque et le hongrois. Les linguistes modernes ont rattaché la rromani au punjabi, plus particulièrement au dialecte du Pothohar, parlé essentiellement au Pakistan et dans une moindre mesure dans le nord-ouest de l'Inde.

Sommaire

[modifier] Nom

Les Rroms sont souvent connus en français comme  :

  • des Gitans, une dérivation du mot "Égyptiens", d'après une ancienne croyance selon laquelle ils seraient venus d'Égypte. Cet ethnonyme n'a jamais été utilisé par les Rroms pour se désigner eux-mêmes. Le terme Gitan a longtemps été associé à la persécution dont ils ont fait l'objet, et a acquis une connotation péjorative. Ils furent donc appelés Égyptiens en France (pour exemple, Zerbinette, « crue égyptienne, et reconnue fille d'Argante, et amante de Léandre » dans Les Fourberies de Scapin). Les Anglais choisirent Gypsies (diminutif plutôt péjoratif de Egyptians). Les Espagnols ont désigné les Rroms par Gitanos (déformation de Egi[p]tanos), les Grecs Γύφτοι (Gyfti, évolution de Αιγύπτιοι / Aigyptii).
  • des Tziganes, terme probablement dérivé du grec Αθίγγανος («qui ne touche pas»), du nom d'une secte de manichéens venus de Phrygie. Cette dénomination a donné Zigeuner en allemand, Cigány en hongrois, Zingaro en italien, etc. Le français connaît deux graphies du mot : Tzigane ou Tsigane. Les Tziganes préfèrent le S au Z, d'une part parce que ce dernier évoque trop douloureusement le Z (pour Zigeuner) tatoué par les SS dans les camps de concentrations, ensuite parce qu'il ne correspond pas à la prononciation du mot. Pourtant, l'usage du Z est plus courant en français, et recommandé par l'Académie française — laquelle n'est pas forcément la mieux qualifiée pour juger de la qualité de la graphie d'un nom non-français.
  • On appelait autrefois certains groupes tsiganes Bohémiens, ou Boumians. Le roi de Bohême leur avait, en effet, accordé un passeport qu'ils montraient en Europe.

Les Rroms se divisent en fait en trois ethnies :

  • les Tsiganes vivent principalement en Europe de l'Est ; ils sont également présents en Europe Occidentale, au Proche-Orient, en Amérique et en Australie.
  • les Manouches vivent en France, en Italie, au Benelux et en Allemagne.
  • les Gitans vivent en France, en Espagne et au Portugal.
Il n'y a aucun rapport entre les noms des Rroms ou le nom de leur langue, la rromani, avec la ville de Rome (Roma en latin, italien et roumain), l'Empire romain, la Roumanie, les Romains, les Roumains ou leurs langues. La plupart des linguistes font remonter l'étymologie de ce terme à la divinité Rām ou Rāma (
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en Devanāgarī), ou encore Rāmachandra et, plus respectueusement, Śrī Rāma (
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en Devanāgarī), avatar de Vishnou.

Dans les langues d'Europe, les Rroms sont connus sous différents ethnonymes :

  • Iran : کولی (Kowli)
  • Inde : Lambani, Lambadi, ou Rabari
  • En arabe : Ghajar ou Nawar
  • En hébreu : צוענים (Tso-a-nim) (pl.) ou צועני (Tso-a-ni) (sing.)
  • En gallois ils sont connus comme "Sipsiwn" qui vient de l'anglais "Gypsy"
  • En coréen : 로마인 (roma-in), en japonais : ロマ (roma), en chinois : 罗姆人 (luōmǔrén) — dans ces trois cas, il s'agit d'une transcription récente.

Il y a un mouvement récent d'adopter l'écriture avec deux "r" plutôt qu'un, pour le nom du peuple et celui de la langue, les deux phonèmes étant distincts en (r)romani. Quelques Rroms disent que c'est une prononciation inexacte, jamais adoptée par les Rroms, et rejetée par le dernier congrès Rrom, qui a définit l'alphabet rromani pour la langue rromani. D'autres se rangent à la double écriture du "r" comme étant politiquement correcte (ou au moins neutre).

Beaucoup de Rroms se désignent par un nom générique, Rom (qui signifie "homme" ou "mari").

[modifier] Langue

L'analyse de la rromani a montré qu'elle est apparentée aux langues parlées dans le nord du Pakistan et dans le nord-ouest de l'Inde, comme au Pothohar et au Panjâb. Les emprunts linguistiques de la rromani rendent possible le suivi de leur migration vers l'Ouest.

Quelques Rroms ont développé une langue créole ou une langue mixte, y compris:

  • Ibéro-rromani (Caló), qui utilise le vocabulaire rromani et la grammaire espagnole (le calé). Il est la source de nombreux mots en argot espagnol ou cant.
  • Lomavren ou arméno-rromani
  • Angloromani ou anglo-rromani
  • Rromano-Grec ou greco-rromani
  • Norvégien Nomade ou norvégo-rromani
  • Rromano-serbe ou serbo-rromani
  • Boyash, un dialecte roumain avec des emprunts au hongrois et à la rromani
  • Tavringer Rromani ou suédo-rromani

[modifier] Histoire

[modifier] Origines

L’origine des Rroms a été l’objet de tous les fantasmes. Les hypothèses qui en ont fait les descendants de Caïn côtoient celles qui les affilient à Cham. D'autres les font descendre de mages de Chaldée, des Atlantes, de Syrie, d'une des tribus perdues d’Israël, des Égyptiens de l’époque pharaonique, ou encore d’anciennes tribus Celtes du temps des Druides. La fascination exercée par de tels mythes a encouragé ces nomades, vivant souvent de leurs talents, à se donner eux-mêmes les origines les plus mystérieuses.

Cependant, des études linguistiques établissent, dès le XVIIIe siècle, les origines indiennes des Rroms, hypothèse recoupée par un récit historico-légendaire datant du milieu du Xe siècle, la Chronique persane de Hamza d’Ispahan, qui fut reproduite et embellie au XIe siècle par le poète Ferdowsi.

Selon cette chronique, plusieurs milliers de Zott, Rom ou Dom (homme) partirent du Sind actuel, et peut-être de la rivière Sindhu vers l'an 900 selon les ordres du roi. Ils devaient rejoindre le roi de Perse, soucieux de divertir ses sujets grâce à leur culture musicale. De là, ils se divisèrent et s'éparpillèrent autour du monde. Longtemps installés en Perse, ces Roms, déjà décrits comme refusant de vivre d’agriculture, finissent par se séparer en deux groupes migratoires : les uns vers le sud-ouest et l’Égypte, les autres vers le Nord-ouest et l’Europe.

Les Rroms pourraient donc avoir quitté l'Inde autour de 1000 ap. J.-C., et avoir traversé ce qui est maintenant l'Afghanistan, l'Iran, l'Arménie, une grande partie du Caucase et la Turquie. Des populations Rroms reconnues par d'autres Rroms comme tels vivent encore en Iran, y compris ceux qui ont migré vers l'Europe, et qui y sont repartis. Au XIVe siècle, les Rroms atteignent les Balkans, et au XVIe siècle, l'Écosse et la Suède. Quelques Rroms migrent vers le sud. En 1425 ils traversent les Pyrénées et pénètrent en Espagne. Certains auteurs estiment que les Roms n'ont jamais transité par l'Afrique du Nord, comme d'autres le pensent. Toujours est-il que des preuves indiscutables manquent.

De nombreux peuples apparentés aux Rroms vivent encore en Inde, apparemment originaires de l'État désertique du Rajasthan. Il serait parents des Banjaras, restés en Inde.

[modifier] Diaspora

La raison de la diaspora des Rroms est l'un des grand mystères de l'histoire. Il a été proposé par certains que les Rroms étaient à l'origine une basse caste de l'Hindus recrutée comme une armée de mercenaires, à laquelle il a été garanti l'état de caste guerrière, laquelle fut envoyée vers l'ouest pour résister à l'expansion militaire musulmane. Une autre théorie serait qu'ils étaient des captifs pris comme esclaves par les conquérants musulmans du nord de l'Inde, et qu'ils devinrent une communauté distincte dans leurs pays de captivité. Il est rapporté que Mahmud de Ghazni fit un demi-million de prisonniers pendant l'invasion turco-perse du Sindh et du Punjab en Inde. Pourquoi, alors, les Rroms ne sont-ils pas revenus en Inde, au lieu de poursuivre jusqu'en Europe&nspb? Ceci reste une énigme, mais d'aucuns estiment que leur maintien sur place pourrait être lié au service militaire sous les Musulmans.

La Grèce en accueille un grand nombre dès le début du XIVe siècle, sous le nom d'Atsinganos (Ατσίγγανος, qui a donné Tsigane, Zigeuner, Zingari, Ciganos, etc.), en particulier en «Petite Égypte», la région la plus fertile du Péloponnèse, traversée par les pèlerins occidentaux se rendant en Terre Sainte. Ces voyageurs les appellent alors Égyptiens (Egitanos, Gitanos, Gitans, Egypsies, Gypsies). Mais les guerres incessantes entre Byzantins et Ottomans les poussent sur les routes d’Europe, et au XVe siècle, la diaspora commence à être visible partout.

En 1427, la centaine de Tsiganes qui arrive aux portes de Paris fait sensation, et leurs talents d'amuseurs les rendent vite populaires. Les groupes de «Voyageurs» se présentent souvent comme des pèlerins, se donnent des titres prestigieux comme comte ou duc d’Égypte, mangent à la table de grands seigneurs ou sont nourris par les communes en échange de leurs diverses prestations (musiciens, mais aussi vanniers, maquignons, dresseurs etc.). Ils obtiennent des lettres de protection de monarques, comme les «Bohémiens», un groupe entré en France avec une lettre de protection du roi de Bohême, et recherchent la protection du Pape.

Image:Smyrne Group of Gypsy.jpg

L'immigration rrom aux États-Unis commence avec la colonisation, avec de petits groupes en Virginie et en Louisiane. L'immigration à plus grande échelle commence dans les années 1860, avec des groupes de Romanichels du Royaume-Uni. Le plus grand nombre d'immigrants arrive au début des années 1900, principalement du groupe Kalderash valaques. Les deux groupes ne s'associent guère. Un grand nombre atterrit également en Amérique latine.

[modifier] Le XXe siècle

Au XXe siècle, les grandes vagues de migration cessèrent au moment de la Première Guerre mondiale.

C’est, paradoxalement, la première moitié du XXe siècle, époque de libéralisation dans toute l’Europe, qui fut la plus dure pour les "gens du voyage". En France, une loi sur «l’exercice des professions ambulantes et la circulation des nomades» les oblige, en 1912, à se munir d’un «carnet anthropométrique d’identité» qui doit être tamponné à chaque déplacement.

En Allemagne, le Parti national-socialiste renforce, dès son arrivée au pouvoir, une législation déjà assez dure ; bien qu’Indo-européens, les Zigeuner ne sont pas considérés comme des Aryens mais, au contraire, comme un mélange de races inférieures ou, au mieux, comme des asociaux. Ils sont vite parqués dans des réserves (on envisage d’en classer une tribu comme échantillon, mais le projet est abandonné), puis envoyés en Pologne, et enfin internés dans des camps de concentration sur ordre d’Himmler, puis éliminés.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, entre 50 000 et 80 000 Tziganes sont morts des suites des mesures de persécutions nazies (Denis Peschanski, La France des camps, l'internement 1938-46, Gallimard, 2002, p. 379). Le terme tsigane le plus courant pour désigner ce génocide est Porrajmos, qui signifie littéralemnt «dévoration». Les Tziganes ont aussi participé à la résistance armée en France, en Yougoslavie, en Pologne et en URSS.

La France n’attend pas l’occupation allemande pour interner ses propres populations nomades, «par mesure de sécurité nationale». Les décrets d’avril 1940 les obligent à se fixer dans une commune, et on parle de camps de concentration en toutes lettres dans les circulaires destinées aux préfets. L’invasion, qui jette des milliers de personnes sur les routes, brouille les cartes momentanément. Mais, dès que la situation se normalise, les internements par les autorités françaises reprennent. Les autorités allemandes se contentent de confirmer les décrets d’avril et sont même moins sévères ; selon Peschanski, 3&nsbp000 Tsiganes ont été internés entre 1940 et 1946. Il n’y aura que peu de déportations vers l’Allemagne. Les derniers internés au camp de Jargeau ne le quitteront qu’en décembre 1945, alors que les déportés survivants sont rentrés d’Allemagne depuis le printemps...

D'autres massacres ont pris une forme particulièrement cruelle dans cette période de chaos : ainsi, en Roumanie fasciste, des chasses à l'homme (tsigane) ont été organisées, afin de fournir de la chair aux plus affamés, parfois aux Rroms internés eux-mêmes... Sur place, quelques langues commencent tout juste à se libérer et quelques habitants (roumains ou hongrois) courageux parviennent à raconter ces épisodes aux rares oreilles qui veulent bien y prêter attention.

Le génocide a violemment marqué les consciences et, s’il faut attendre 1969 pour qu’une loi plus libérale remplace en France la loi de 1912, cela se fait sans opposition, ceux qui sont peu favorables aux Tsiganes craignant d'être assimilés aux promoteurs du racisme sous l'occupation allemande. Pourtant, ce n’est qu’en 1988 que la France accepte de se souvenir de la politique conduite par l'État français d'alors à l’égard des nomades entre 1939 et 1945, et dresse une stèle commémorative sur l’un des sites d’internement. Sans que cela ne réveille la conscience du public, ignorant souvent que les juifs n'ont pas été les seules victimes de la folie raciste ("asociaux", handicapés, Slaves etc.), totalement indifférent aux famines organisées par les soviétiques en Ukraine (notamment en 1932, avec 7,5 millions de morts), et aussi peu enclin à s'émouvoir des nettoyages ethniques actuels ou contemporains. La reconnaissance de toutes ces victimes est loin d'être acquise...

Les dernières décennies sont marquées par une conversion massive de la communauté au protestantisme évangélique. En France, 100 000 adultes au moins rejoignent l'association cultuelle Vie et Lumière fondée en 1953 et membre de la Fédération protestante de France.

[modifier] La société rrom

[modifier] Population

Image:RomaWAPoland.jpg Des estimations laissent à penser qu'il y a approximativement 8 à 10 millions de Rroms dans le monde [2]. Entre 7 et 10 millions vivent en Europe. Les plus grandes concentrations de Rroms se trouvent dans les Balkans, en Europe Centrale, aux États-Unis, en Amérique du Sud, en Russie et dans les États ressuscités de l'URSS. De plus petits groupes vivent dans l'ouest de l'Europe, au Moyen-Orient, et en Afrique du Nord.

Les pays où les populations Rroms dépassent le demi-million sont la Roumanie, la Hongrie, les pays de l'ancienne Yougoslavie — un point qui agite quelques esprits quant à l'intégration de ces pays dans la Communauté europénne, l'Espagne, les États-Unis, le Brésil et l'Argentine. Les Rroms sont nombreux aussi en Bulgarie, en Pologne, en République Tchèque, en Allemagne, en Turquie et en Slovaquie.

Les Rroms reconnaissent des divisions entre eux avec des notions de territorialité, de différences de cultures et de dialectes.

On peut distinguer cinq confédérations principales :

  1. les Kalderash (forgerons qui vinrent des Balkans, puis en Europe centrale, puis aux États-Unis, et qui sont les plus nombreux) ;
  2. les Gitans (appelés aussi Kalé (Noirs), principalement dans la péninsule ibérique, l'Afrique du Nord, et le sud de la France; réputés pour leurs spectacles de divertissement,
  3. les Manouches (connus aussi comme Sinti ou Sinƫi), principalement en Alsace et dans d'autres régions de France et d'Allemagne; dont le métier est, parfois, le spectacle ambulant ;
  4. les Romanichels (principalement en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord) ;
  5. Les Domaris dans les pays Arabes notamment l'Egypte.

Chacune de ces divisions principales a été divisée en deux (ou plus) sous-groupes, différenciés par leur occupation, leur métier ou leur origine territoriale, ou tous ces critères à la fois. Parmi ces groupes, on trouve les Machvaya (Machwaya), les Lovari, les Churari, les Sinti, les Rudari, les Boyash, les Ludar, les Luri, les Xoraxai, les Ungaritza, les Bashaldé, les Ursari et les Romungro.

Un stéréotype existe encore aujourd'hui sur les capacités des Rroms à avoir des pouvoirs psychiques (par exemple à dire la bonne aventure), et quelques romantiques leur attribuent l'invention des tarots. Ceci doit venir de la croyance que les Rroms, du fait de leur origine prétendument égyptienne, conservent des connaissances des arts et sciences perdus de l'Égypte ancienne.

En 1971, le congrès des Rroms adopta un drapeau comme symbole du peuple rrom. Sur un fond vert (qui symbolise la Terre fertile) et bleu intense (le Ciel, la liberté), est posé le Chakra (चक्र , la roue solaire à vingt-quatre rayons) rouge de l'empereur Aśōkaḥ (अशोक:) ou Ashok.

[modifier] Génétique

La distribution de leur groupe sanguin ABO est cohérente avec celle des castes guerrières du nord de l'Inde. En fait, une étude récemment publiée dans le magazine Nature suggère que les Rroms sont apparentés aux Cingalais.

Des études sur la génétique des Rroms bulgares, baltes et valaques suggèrent que près de 50% des chromosomes Y et de l'ADN mitochondrial observés appartiennent respectivement à l'haplogroupe homme H et à l'haplogroupe femme M; tous les deux sont largement répandus en Asie du Sud et Asie Centrale. En résumé, les hommes correspondent majoritairement aux haplogroupes H (50%), I (22%) et J2 (14%), Rlb (7%) ; les femmes en H (35%), M (26%), U3 (10%), X (7%), et autres (20%). Les haplogroupes homme H et femme M sont rares dans les populations non-sroms, le reste se trouve en Europe. Les haplogroupes féminins U2i et U7 sont pratiquement absents chez les femmes rroms, mais sont présents en Asie du Sud (environ 11%-35%). Et on peut dire qu'environ la moitié du patrimoine génétique rrom est semblable à ceux des populations européennes environnantes. Mais les hommes sinti d'Asie Centrale sont H (20%), J2 (20%) et une fréquence élevée de R2 (50%) qui se trouve en Inde, fréquemment au Bengale occidental et parmi les Cingalais du Sri Lanka. Le marqueur M217, qui est présent chez 1,6% des hommes rroms, se trouve aussi au Bengale occidental (Kivisild (2003) et al). Les haplogroupes L qui se trouvent chez 10% des hommes indiens et pakistanais du nord-ouest sont absents chez les Rroms ? (Gresham et son équipe ne semblent pas tester l'haplogroupe L), aussi originaires du Bengale occidental et chez les Sinti de l'Asie centrale. (Kivisild (2003) et al). D'après la base de données Yhrd, on voit que quelques populations rroms (en Europe) ont de grands pourcentages d'halogroupe male R1A1. Yhrd donne aussi peu de correspondance avec la population indo-pakistanaise, mais il y a un grand nombre de correspondance sur l'haplogroupe H chez les indo-paskistanais de Londres, un groupe qui a émigré du Bengale et de l'Inde du sud.

(Source: Origins and Divergence of the Roma (Gypsies), David Gresham, Bharti Morar, Peter A. Underhill, et al, Am J Hum (2001) ; The Eurasian Heartland : A continental perspective on Y-chromosome diversity, Wells et al.) Voir aussi migration indo-aryenne

Les recherches en génétique de Kalaydjieva ont montré que le groupe originel est apparu en Inde il y a quelques 32-40 générations, et qu'il était petit, moins de 1 000 individus.

[modifier] Méfiance et persécutions

Du fait de leur style de vie nomade et de leurs réticences ou la résistance qui est opposée à leur «intégration», il y a toujours eu une grande méfiance mutuelle entre les Rroms et leurs voisins immédiats. On les disait (et dit encore) traditionnellement vagabonds, voleurs, incapables d'un travail sédentaire, ils furent et sont toujours l'objet de constantes persécutions, sous des formes plus ou moins visibles. Cette croyance pourrait avoir donné à anglais l'expression gyp someone into something pour signifier que l'on gruge quelqu'un, enore que cette origine supposée soit contestée par l'ensemble des étymologistes. Le nom en allemand des Rroms, Zigeuner est parfois abusivement assimilé à Ziehende Gauner (voleurs voyageurs). Les Rroms n'ayant parfois d'autre choix que d'accepter parmi eux des marginaux font alors l'objet d'amalgames, comme c'est le cas de toutes les minorités.

C'est à partir du XVe siècle que l’état de grâce entre les tribus nomades et les populations se renverse : les villes leur ferment les portes, lassées de les "entretenir", selon la mentalité d'alors, qui perdure. Des conflits éclatent dans les villages, les campagnes leur sont hostiles à cause de leur tendance à vivre des ressources locales, au lieu de se plier aux travaux des champs. Leur étrangeté fait peur, et on les accuse de tous les maux : maraude, vol de poules, de chevaux, et même d’enfants.

Ils deviennent indésirables et tombent, dès la fin du XVe siècle, sous le coup de décrets qui vont de l’expulsion pure et simple à l’exigence de sédentarisation : ce ne sont pas les Tziganes qui sont visés, mais les nomades. Les récalcitrants sont emprisonnés, mutilés, envoyés aux galères ou dans les colonies, et même exécutés. La récurrence de ces mesures montre leur manque d’efficacité, sauf aux Pays-Bas, qui parviennent à tous les expulser au milieu du XIXe siècle.

Mais de tels constats peuvent être établis à propos de tous les nomades du monde, sans exception, y compris les communautés auto-suffisantes et isolées (Amazonie, Asie du Sud-Est, Sahara, etc.), et les politiques de rétorsion ou d'assimilation forcée les ont visé probablement depuis l'opposition entre agriculteurs ou éleveurs sédentaires et les nomades.

Des seigneurs continuent à accueillir et protéger des tribus sur leur terres, contre la volonté du pouvoir central, puisque leurs talents de musiciens et de danseurs sont très prisés. Ils sont tenus en esclavage en Roumanie, de 1370 à 1856, pour les empêcher de priver les puissants du divertissement de leur compagnie. Vers la fin du XVIIIe siècle et tout au long du XIXe siècle, l’Europe éclairée alterne coercition et recherche de solutions «humaines» pour les sédentariser, d’autant que les Bohémiens retrouvent avec la Révolution et le mouvement romantique une image plus positive empreinte de liberté. En Hongrie, on leur donne des terres et des bêtes, qu’ils revendent aussitôt à leurs voisins pour reprendre la route. L’échec de la plupart de ces politiques n’est pourtant pas une règle absolue, et une partie de la population nomade se sédentarise.

Au Siècle des Lumières, l'Espagne a essayé brièvement d'éliminer le statut de marginal des Rroms en tentant d'interdire l'emploi du mot gitano, et d'assimiler les Rroms dans la population en les forçant à abandonner leur langue et leur style de vie — et effort fut évidemment vain. Plus récemment, le pouvoir mauritanien a engagé une politique semblable à l'encontre de groupes Touaregs, avec le même résultat. En Amérique du Nord, les Espagnols, puis les Américains, ont toujours préféré les Pueblos aux «bandes» (nomades), évidemment taxées de pillage. Ce problème est universel.

La persécution des Rroms atteint son apogée pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque l'Allemagne nazie extermine un grand nombre de Rroms. Comme les Juifs, les Rroms sont condamnés à la destruction, sont forcés à travailler, sont emprisonnés dans des camps de concentration, ou simplement sont tués à vue. On pense que 400 000 Rroms furent assassinés. Voir Porajmos

Image:Sclavi Tiganesti.jpg

Beaucoup de Rroms continuent à vivre selon leur mode de vie nomade, en voyageant en roulottes ou en caravanes, mais souvent en Europe orientale, ils vivent en communautés marginales au taux de chômage élevé. Quelquefois (par exemple chez les Kalderash de Roumanie, qui travaillent traditionnellement le cuivre), ils ont prospéré.

À ce jour, il y a toujours des heurts entre les Rroms et la population sédentaire environnante. On se plaint que les Rroms volent et vivent en marge de la société, et les autochtones rejettent souvent leurs campements. Au Royaume-Uni, les travellers (voyageurs, en référence à la fois aux Irish Travellers et aux Rroms) sont devenus en 2005 un enjeu électoral, quand le chef du Parti conservateur promit de réviser l'Acte des droits de l'Homme de 1998. Cette loi, qui englobe la Convention européenne sur les droits de l'Homme dans la législation du Royaume-Uni, est considérée par beaucoup comme permettant de garantir le droit rétrospectif de planification. Les pressions importantes de la population avaient conduit les travellers à acheter des terres, et à s'établir en contournant ainsi les restrictions de planification imposées sur les autres membres locaux de la communauté.

[modifier] Situation dans les pays de l'Est

Beaucoup de pays qui faisaient partie du bloc communiste et de l'ancienne Yougoslavie ont de nombreuses populations de Rroms. Le niveau d'intégration des Rroms dans la société reste limité. Dans ces pays, ils restent en général en marge de la société, et vivent dans des sortes de ghettos isolés (voir Chánov). Seule une petite fraction des enfants rroms sortent diplômés des écoles, bien que le régime communiste ait obligé tous les enfants à aller à l'école, et leur ait fourni gratuitement le matériel de base (livres et uniforme obligatoire pour tous, et pas seulement pour les Rroms). En général, ils se sentent rejetés par l'État et par le reste de la population, ce qui crée un autre obstacle à leur intégration.

Selon The Guardian (8 janvier 2003) : "En République tchèque, 75% des enfants rroms suivent des cours dans des écoles pour enfants en difficulté, et le taux de chômage est de 70% (en comparaison avec le taux de chômage national de 9%). En Hongrie, 44% des enfants rroms se trouvent dans des écoles spéciales, et le taux de chômage est de 74% pour les hommes et de 83% pour les femmes rroms. En Slovaquie, les enfants rroms sont 28 fois plus envoyés dans des écoles spéciales que les non-rroms; le taux de chômage chez les Rroms atteint 80%." [3]

Dans certains pays, leur dépendance vis-à-vis des systèmes de sécurité sociale font partie du problème. Pour quelques familles rroms, il vaut mieux vivre avec les allocations plutôt qu'avoir un salaire dérisoire. Alors viennent les problèmes de colère contre les Rroms, des conditions facilitant les délits, et l'extrème sensibilité aux changements de sécurité sociale. Un bon exemple de cette dernière est la Slovaquie, où la réduction des allocations (qui ne sont dues qu'à partir du troisième enfant) ont conduit à des désordres civils dans quelques villages rroms.

Dans la plupart des pays à l'intérieur ou voisins de l'Union européenne, les Rroms peuvent trouver la chance de vivre des vies acceptables. Quelques familles rroms s'intègrent mieux dans les sociétés plus grandes, en évitant d'avoir trop d'enfants, et ne dépendent pas des aides sociales. Mais ceux qui sont les plus visibles sont ceux qui, pour des raisons diverses, y compris le traditionnel évitement de la "pollution" par contact rapproché avec des non-Rroms, vivent dans des bidonvilles et mendient dans les rues, en perpétuant la mauvaise image des Rroms partout. Les autorités locales ont tendance à essayer de les aider en améliorant les infrastructures de leurs campements et en soutenant les familles un peu plus, mais ces aides sont souvent superficielles et insuffisantes.

En juin 2004, Lívia Járóka devint le seul membre rrom du parlement européen (il avait été précédé d'un seul auparavant), élu sur la liste de droite du Parti hongrois Fidesz, et suivit l'accession du pays à l'Union européenne. Le premier représentant rrom était Juan de Dios Ramirez-Heredia, d'Espagne.

Beaucoup de Rroms ont abandonné leur vie nomade depuis longtemps, et une représentation fidèle de la vie des Rroms des Balkans est donnée dans les films du réalisateur bosniaque Emir Kusturica.

Comme les autres groupes ethniques, les Rroms font face à la rigidité des systèmes économiques et sociaux en Europe, qui les empêchent de s'intégrer. La Grande-Bretagne, qui est vue comme l'une des économies les plus libres sur le marché, a reçu beaucoup de Rroms d'Europe de l'Est, probablement pour cette raison.

Sept États de l'ancien bloc communiste ont lancé l'initiative Décennie de l'intégration des Rroms en 2005, pour améliorer les conditions socio-économiques et le statut de la minorité rrom.

Histoire. Selon certaines familles, un chef se doit de s'apeller Rrom, car il doit suivre la loi des manouches, pour qu'il soit rrom il doit savoir toutes la connaissance des Manouches, ensuite il y a la Krishtarie, il doit être baptisé.

[modifier] Traditions

Image:Roma boy in bear costume sm.jpg

Les Rroms traditionnels font de la famille étendue une valeur de la plus haute importance. La virginité est essentielle chez les femmes non mariées. Les hommes et les femmes se marient jeunes. il y a eu des controverses dans plusieurs pays au sujet de mariages entre enfants en dessous de l'âge de consentement ; En 2003, l'un des nombreux "rois" pittoresques d'une tribu rrom, Ilie Tortică, a banni ses sujets qui donnaient leurs enfants en mariage trop tôt. Certains virent cette décision comme allant à l'encontre des pratiques traditionnelles rroms. Un patriache rrom rival, Florin Cioabă, mit les autorités roumaines mal à l'aise fin 2003, lorsqu'il décida de marier sa plus jeune fille de 12 ans [4].

La loi rrom établit que la famille du mari doit payer la dot aux parents de la future. Le comportement social des Rroms est réglé de manière stricte par la loi sur la pureté (marime), encore respectée par la plupart des Rroms (sauf musulmans) et parmi les groupes Sinti par les générations plus âgées. Cette règle affecte beaucoup d'aspects de la vie courante, et est appliquée aux actions, aux individus et aux choses. Les parties du corps humains qui sont considérées comme impures sont par exemple : les organes génitaux, parce qu'ils produisent des émissions impures, et le bas du corps. Les ongles des mains et des pieds doivent être limés, parce que les couper est impur. Les vêtements du bas du corps, et les vêtements des femmes qui ont leurs règles sont lavés séparément. Les ustensiles de table sont aussi lavés dans un endroit à part. L'accouchement est considéré comme impur, et doit être accompli à l'extérieur de la résidence ; la mère est considérée aussi comme impure pendant 40 jours. La mort est impure, de la même façon que toute la famille du défunt pendant une certaine période. La personne décédée doit être enterrée, et non pas brûlée pour entrer au Paradis.

[modifier] Spiritualité

[modifier] Religion

On a suggéré que, lorqu'ils étaient encore en Inde, les Rroms étaient hindouistes, le mot rromani pour "croix", trushul, est le mot qui désigne le trident de Shiva.

Les rroms ont adopté la religion dominante du pays où ils se trouvaient, en gardant souvent leur système spécial de croyances. La plupart des Rroms sont catholiques, orthodoxes ou musulmans. Ceux qui se trouvent en Europe de l'Ouest ou aux États-Unis sont soit catholiques, soit protestants. En Amérique latine, beaucoup ont gardé leur religion européenne, la plupart sont orthodoxes. En Turquie, en Égypte et dans le sud des Balkans, ils sont souvent musulmans. La religion rrom a développé un sens aigu de la moralité, des interdits, et du surnaturel, bien que ce dernier soit souvent dénigré par les religions organisées.

Après la Seconde Guerre mondiale, un nombre de plus en plus nombreux de Rroms rejoignent des mouvements évangéliques, et pour la première fois, des Rroms s'engagent comme chefs religieux, en créant leurs propres églises et organisations missionnaires. Dans certains pays, la majorité des Rroms appartiennent maintenant à des Églises rroms. Ce changement imprévu à contribué grandement à l'amélioration de leur image dans la société. Le travail qu'ils font est perçu comme plus légitime, et ils ont commencé à obtenir des permis légaux pour exercer leurs activités commerciales.

Des églises rroms évangéliques existent aujourd'hui dans chaque pays où les Rroms se sont installés. Le mouvement est particulièrement fort en France et en Espagne (dans ce dernier pays, il y a plus d'un millier d'églises rroms, appelées "Filadelfia", dont déjà une centaine à Madrid). En Allemagne, le groupe le plus nombreux est celui des Rroms polonais, qui ont leur église principale à Mannheim. D'autres assemblées importantes et nombreuses existent à Los Angeles, Houston, Buenos Aires et Mexico. Quelques groupes de Roumanie et du Chili ont rejoint l'Église adventiste du septième jour.

Dans les Balkans, les Rroms de Macédoine et du Kosovo ont été particulièrement actifs dans les fraternités mystiques soufies. Les immigrants rroms musulmans vers l'Europe de l'Ouest et vers les États-Unis ont apporté ces traditions avec eux.

[modifier] Croyances et connotations prophétiques

Même lorsque les Tsiganes rejoignent au fil des siècles telle ou telle religion, ils n'oublient par leurs origines. Celles-ci remontent très loin dans le passé et la mythologie (voir ci-dessous), et ce qui est parfois devenu ailleurs folklore ou superstition demeure souvent chez eux une croyance véritable. La principale, fréquente chez les peuples ayant souffert de rejets et de déportations, est l'espérance d'être un jour tous réunis. Cette espérance prend, dans les croyances, un tour prophétique : au rassemblement ultime sur un lieu d'origine mythique est associé à la fin du monde actuel, d'où doit ressortir un monde meilleur.

[modifier] Culture Rrom

[modifier] Fêtes

[modifier] Musique

Article détaillé : Musique tzigane.

[modifier] Cinématographie

[modifier] Littérature

[modifier] Auteurs rroms

La plupart des Rroms ne sachant ni lire ni écrire, il n'y a que très peu d'auteurs célèbres, parmi lesquels :

[modifier] Représentations fictionnelles des Rroms

Certaines fictions célèbres ont contribué à modeler la représentation du monde rrom dans l'imaginaire collectif, comme Notre-Dame de Paris de Victor Hugo et Carmen de Georges Bizet.

Voici quelques autres fictions notables :

[modifier] Spectacle

Les Tziganes sont connus pour être d'excellents musiciens et danseurs. En Espagne, ils ont influencé le flamenco et ils sont devenus les protagonistes de ce genre. Dans la plupart des pays d'Europe centrale et orientale (Roumanie, Bulgarie, Serbie, Macédoine, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie...), les musiciens tziganes ont été très recherchés pour les mariages, funérailles, etc. En Roumanie on les appelle « lăutari », en République tchèque et Slovaquie « lavutari ». En France, leurs talents d'amuseurs publics et de dresseurs de chevaux ont généré les familles du cirque célèbres comme les Bouglione ou les Zavatta.

[modifier] Groupes avec des styles de vie similaires

En Europe, où le style de vie sédentaire a longtemps été la norme, d'autres peuples nomades non-indo-iranien (non originaires de l'Inde), ont aussi appelés Gitans ou Tziganes par commodité. En Allemagne, en Suisse, en France et en Autriche, il existe aussi un groupe de tziganes blancs, appelés aussi Jenische (en allemand), Yéniche (en français), et Yenish ou Yeniche (en anglais). Leur langue semble être identique gramaticalement aux autres dialectes suisses alémaniques, l'origine du lexique en revanche l'allemand, le rromani, le yiddish et d'autres mots. Voir : Jenische (de)

En Norvège (et à un moindre degré en Suède et au Danemark) il existe un groupe qui se nomme lui-même Tatere; ils sont souvent confondus avec les Rroms. Les Tater étaient souvent employés à construire des routes et des chemins de fer en Norvège, en Suède et au Danemark, et c'est pourquoi on les confond avec les Rroms. Leur nom vient d'une croyance selon laquelle ils seraient originaires du peuple nomade tatar. Le rocker norvégien Åge Aleksandersen est un Tater.

Il y a en Irlande, au Royaume-Uni et aux États-Unis un groupe appelé Irish Gypsies (Gitans irlandais) ou Irish Travellers (Voyageurs irlandais). En Écosse, on les appelle "tinkers", de l'irlandais "tinceard", qui veut dire "ferblantier" ; ce terme est devenu péjoratif, et le mot Irish Travellers est actuellement préféré. Ils ne sont pas reliés génétiquement aux Rroms, mais leur culture nomade a été influencée par ceux-ci. Leur langue, le shelta, est basée principalement sur un lexique gaélique et une grammaire basée sur l'anglais, avec des influences rromani.

Les quinqui ou mercheros d'Espagne sont un groupe minoritaire, auparavant nomade, qui partage le style de vie des Rroms espagnols. Leur origine est incertaine, peut-être étaient-ils des paysans sans terre au XVIe siècle. Les quinqui sont souvent restés à part des Rroms, même s'ils partageaient les mêmes persécutions.

[modifier] Références bibliographiques

[modifier] En français

  • Xavier Rothéa, France, pays des droits des Roms ? Gitans, “Bohémiens”, “gens du voyage”, Tsiganes... face aux pouvoirs publics depuis le 19e siècle, Carobella ex-natura, 2003 [5]
  • Claire Auzias, Les Funambules de l'Histoire. Les Tziganes entre préhistoire et modernité, Éditions La digitale, 2002
  • J. Sigot, Un camp pour les Tsiganes... et les autres. Montreuil-Bellay 1940-1945, Éditions Wallada, Bordeaux, 1983 (édition revue et enrichie publiée en 1994, sous le titre Ces barbelés oubliés par l’histoire. Un camp pour les Tsiganes... et les autres. Montreuil-Bellay 1940-1945)

[modifier] En anglais

  •  ?, Gypsies, The World's Outsiders, National Geographic, avril 2001, p. 72-101
  • Quentin D. Atkinson et Russel D. Gray, Language-tree divergence times support the Anatolian theory of Indo-European origin, dans Nature, no 426 (27 novembre 2003), p. 435-439 ([6] Image:Page white acrobat.png [ pdf</span>])
  • Michael Genner, Spartakus, Munich: Trikont, 1979-80, 2 vol.
  • Alaina Lemon, Between Two Fires: Gypsy Performance and Romani Memory from Pushkin to Post-Socialism., Durham NC: Duke University Press, 2000 (ISBN 0-8223-2456-3)
  • David Gresham, Bharti Morar, Peter A. Underhill, Giuseppe Passarino, Alice A. Lin, Cheryl Wise, Dora Angelicheva, Francesc Calafell, Peter J. Oefner, Peidong Shen, Ivailo Tournev, Rosario de Pablo, Vaidutis Kucˆinskas, Anna Perez-Lezaun, Elena Marushiakova, Vesselin Popov, Luba Kalaydjieva, Origins and Divergence of the Roma (Gypsies), dans American Journal of Human Genetics, no 69 (2001), p. 1314-1331 ([7] Image:Page white acrobat.png [ pdf</span>])
  • Luba Kalaydjieva, Francesc Calafell, Mark A. Jobling, Dora Angelicheva, Peter de Knijff, Zoe H. Rosser, Matthew E. Hurles, Peter Underhill, Ivailo Tournev, Elena Marushiakova, Vesselin Popov, Patterns of inter- and intra-group genetic diversity in the Vlax Roma as revealed by Y chromosome and mitochondrial DNA lineages, dans European Journal of Human Genetics, no 9 (2001), p. 97-104 ([8] Image:Page white acrobat.png [ pdf</span>])
  • Elena Marushiakova, Vesselin Popov "Gypsies in the Ottoman Empire." Hatfield: University of Hertfordshire Press, 2001.
  • Viorel Achim, The Roma in Romanian History, Central European University Press, Budapest, 2004 (ISBN 9639241849)
  • Bart McDowell, Gypsies, Wanderers of the World, National Geographic Society, 1970 (ISBN 0870440888)
  • Dena Ringold, Roma & the Transition in Central & Eastern Europe : Trends & Challenges, World Bank Publications, Washington DC, 2000, pages 3,5 et 7
  • Samuel Roberts, The Gypsies: Their Origin, Continuance, and Destination, Longman, 4e éd., London, 1842
  • Hermine De Soto, Roma and Egyptians in Albania : From Social Exclusion to Social Inclusion, World Bank Publications, Washington DC, 2005

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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