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Tremblement de terre

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Un tremblement de terre, ou séisme, résulte de la libération brusque d'énergie accumulée par les déplacements et les frictions des différentes plaques de la croûte terrestre (phénomènes regroupés sous le nom de tectonique des plaques). La plupart des tremblements de terre sont localisés sur des failles. Plus rares sont les séismes dus à l'activité volcanique ou d'origine artificielle (explosions par exemple). Il se produit de très nombreux séismes tous les jours mais la plupart ne sont pas ressentie par les humains. Les plus puissants d'entre eux comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices.

La science qui étudie ces phénomènes est la sismologie et l'instrument d'étude principal est le sismographe.

Conséquences d'un séisme à Mexico

Sommaire

[modifier] Caractéristiques principales

Le point d'origine d'un tremblement de terre est appelé hypocentre ou foyer. Il peut se trouver entre la surface et moins 700 km pour les événements les plus profonds. On parle plus souvent de l'épicentre du séisme, qui est le point de la surface de la Terre qui se trouve à la verticale de l'hypocentre.

[modifier] Les trois catégories de tremblements de terre

Un tremblement de terre est une secousse plus ou moins violente du sol qui peut avoir trois origines: rupture d'une faille ou d'un segment de faille (séismes tectoniques); intrusion et dégazage d'un magma (séismes volcaniques); explosion, effondrement d'une cavité (séismes d'origine naturelle ou dus à l'activité humaine)<ref name="EOST-Categories">Documents pédagogiques de l'EOST; les catégories de séismes [1]</ref>. En pratique on classe les séismes en trois catégories selon les phénomènes qui les ont engendrés :

  • Les séismes tectoniques sont de loin les plus fréquents et dévastateurs. Une grande partie des séismes tectoniques se produisent aux limites des plaques où il existe un glissement entre deux milieux rocheux. Ce glissement, localisé sur une ou plusieurs failles, est bloqué durant les périodes inter-sismiques (entre les séismes) et l'énergie s'accumule par la déformation élastique des roches <ref name="Univ Laval">Les Séismes. Planète Terre, Université Laval, Québec [2]</ref>. Cette énergie et le glissement sont brusquement relachés lors des séismes. Dans les zones de subduction, les séismes représentent la moitié des séismes destructeurs de la Terre, et ils dissipent 75 % de l'énergie sismique de la planète. C'est le seul endroit où on trouve des séismes profonds (de 300 à 645 kilomètres). Au niveau des dorsales médio-océaniques, les séismes ont des foyers superficiels (0 à 10 kilomètres), et correspondent à 5 % de l'énergie sismique totale. De même, au niveau des grandes failles de décrochement, ont lieu des séismes ayant des foyers de profondeur intermédiaire (de 0 à 20 kilomètres en moyenne) qui correspondent à 15 % de l'énergie. Le relâchement de l'énergie accumulée ne se fait généralement pas en une seule secousse, et il peut se produire plusieurs réajustements avant de retrouver une configuration stable. Ainsi, on constate des répliques suite à la secousse principale d'un séisme, d'amplitude décroissante, et sur une durée allant de quelques minutes à quelques jours. Ces secousses secondaires sont parfois plus dévastatrices que la secousse principale, car elles peuvent faire s'écrouler des bâtiments qui n'avaient étés qu'endommagés, alors que les secours sont à l'œuvre.
  • Les séismes d'origine volcanique résultent de l'accumulation de magma dans la chambre magmatique d'un volcan. Les sismographes enregistrent alors une multitude de microséismes (trémor) dus à des ruptures dans les roches comprimées ou au dégazage du magma <ref name="EOST-Categories"/>. La remontée progressive des hypocentres (liée à la remontée du magma) est un indice prouvant que le volcan est en phase de réveil et qu'une éruption est imminente.
  • La troisième catégorie est d'origine artificielle. En effet, certaines activités humaines telles que barrages, pompages profonds, extraction minière, explosions souterraines ou essais nucléaires peuvent entraîner des séismes de faible à moyenne magnitude.

[modifier] Magnitude et Intensité

Image:Searchtool.svg Voir l’article échelle de Richter.

La puissance d'un tremblement de terre peut être quantifiée par sa magnitude, notion introduite en 1935 par le sismologue Charles Francis Richter<ref name="EOST-Magnitude">Documents pédagogiques de l'EOST; la magnitude d'un séisme [3]</ref>. La magnitude se calcule à partir des différents types d'ondes sismiques en tenant compte de paramètres comme la distance à l'épicentre, la profondeur de l'hypocentre, la fréquence du signal, le type de sismographe utilisé, etc. La magnitude n'est pas une échelle mais une fonction continue logarithmique<ref name="EOST-Magnitude"/>. En raison de ce caractère logarithmique, lorsque l'amplitude du mouvement ou l'énergie libérée par le séisme varient d'un facteur 10, la magnitude change d'une unité. Ainsi, un séisme de magnitude 7 sera dix fois plus fort qu'un évènement de magnitude 6, cent fois plus fort qu'un magnitude 5. La magnitude n'a pas de limites théoriques mais, en pratique, les valeurs sont comprise entre 1 et 10.

La magnitude, souvent appelée magnitude sur l'échelle de Richter, terme le plus connu du grand public, est généralement calculée à partir de l'amplitude ou de la durée du signal enregistré par un sismographe<ref name="EOST-Magnitude"/>. Plusieurs valeurs peuvent être ainsi calculées (Magnitude locale <math>M_L</math>, de durée <math>M_D</math>, des ondes de surfaces <math>M_S</math>, des ondes de volumes <math>M_B</math>). Mais ces différentes valeurs ne sont pas très fiables dans le cas des très grands tremblements de terre. Les sismologues lui préfèrent la magnitude de moment (notée <math>M_W</math>) qui est directement reliée à l'énergie libérée lors du séisme<ref name="EOST-Magnitude"/>. Des lois d'échelle relient cette magnitude de moment aux paramètres géométriques du séisme (surface rompue et quantité de glissement sur la faille).

La magnitude d'un séisme ne doit pas être confondue avec l'intensité macrosismique qui se fonde sur l'observation des effets et des conséquences du séisme en un lieu donné: vibration des fenêtres, nombres de personnes qui ressentent les secousses, ampleur des dégats, etc. <ref name="EOST-Intensité">Documents pédagogiques de l'EOST; l'Intensité d'un séisme [4]</ref>. Les échelles d'intensité comportent des degrés notés en nombres romains, de I à XII pour les échelles les plus connues (Mercalli, MSK ou EMS). Parmi les différentes échelles, on peut citer :

Les relations entre magnitude et intensité sont complexes. L'intensité dépend du lieu d'observation des effets. Elle décroit généralement lorsqu'on s'éloigne de l'épicentre en raison de l'atténuation introduite par le milieu géologique traversé par les ondes sismiques, mais d'éventuels effets de site (écho, amplification locale par exemple) peuvent perturber cette loi moyenne de décroissance.

[modifier] Les différents types d'ondes sismiques

Image:Searchtool.svg Voir l’article Onde sismique.

Au moment du relâchement brutal des contraintes de la croûte terrestre (séisme), deux grandes catégories d'ondes peuvent être générés. Il s'agit des ondes de volume qui se propagent à l'intérieur de la terre et des ondes de surface qui se propagent le long des interfaces <ref name="EOST-Ondes">Documents pédagogiques de l'EOST; les ondes sismique [5]</ref>.

Dans les ondes de volumes, on distingue:

  • les ondes P ou ondes de compression. Le déplacement du sol se fait par dilatation et compression successives, parallèlement à la direction de propagation de l'onde. Les ondes P sont les plus rapides (6 km/s près de la surface). Ce sont les ondes enregistrées en premier sur un sismogramme <ref name="EOST-Ondes"/>.
  • les ondes S ou ondes de cisaillement. Les vibrations s'effectuent perpendiculairement au sens de propagation de l'onde, comme sur une corde de guitare. Plus lente que celle des ondes P, elles apparaissent en second sur les sismogrammes<ref name="EOST-Ondes"/>.

Les ondes de surface (ondes de Rayleigh, ondes de Love) résultent de l'interaction des ondes de volume. Elles sont guidées par la sur face de la Terre, se propagent moins vite que les ondes de volume mais ont généralement une plus forte amplitude<ref name="EOST-Ondes"/>. Généralement ce sont les ondes de surface qui produisent les effets destructeurs des séismes.

[modifier] Enregistrement des séismes

Les plus anciens relevés sismiques datent du VIIIe siècle av. J.-C. et sont l'œuvre des chinois.

[modifier] Les séismes les plus puissants enregistrés depuis 1900

[modifier] Séismes les plus meurtriers depuis 1900

Tremblements de terre ayant fait plus de 15 000 victimes, d'après les estimations des autorités locales (la notation comporte respectivement le lieu, le pays, la date, la magnitude notée M sur l'échelle de Richter, et le nombre d'êtres humains décédés) :

[modifier] Notes et Sources

<references />

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes


[modifier] Réseau sismographique accessible en ligne

ar:زلزال be:Землятрус bg:Земетресение bn:ভূমিকম্প bs:Potres ca:Terratrèmol cs:Zemětřesení cv:Çĕр чĕтренĕвĕ cy:Daeargryn da:Jordskælv de:Erdbeben el:Σεισμός en:Earthquake eo:Tertremo es:Sismo et:Maavärin eu:Lurrikara fa:زمین‌لرزه fi:Maanjäristys gd:Crith-thalmhainn gl:Terremoto gu:ધરતીકંપ he:רעידת אדמה hr:Potres hu:Földrengés id:Gempa bumi io:Ter-tremo is:Jarðskjálfti it:Terremoto ja:地震 ka:მიწისძვრა ko:지진 lb:Äerdbiewen lt:Žemės drebėjimas lv:Zemestrīce ml:ഭൂകമ്പം ms:Gempa bumi nl:Aardbeving nn:Jordskjelv no:Jordskjelv pl:Trzęsienie ziemi pt:Sismo qu:Pacha kuyuy ro:Cutremur ru:Землетрясение scn:Tirrimotu sh:Potres simple:Earthquake sk:Zemetrasenie sl:Potres sr:Земљотрес sv:Jordbävning tg:Заминларза th:แผ่นดินไหว tl:Lindol tr:Deprem ug:يەر تەۋرەش uk:Землетрус vi:Động đất wa:Tronnmint d' tere yi:ערדציטערניש zh:地震 zh-min-nan:Tē-tāng zh-yue:地震

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