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Traité de Brétigny

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(Redirigé depuis Traité de Calais)

Le traité de Brétigny est signé le 8 mai 1360, à Brétigny, (un village près de Chartres), entre Édouard III d'Angleterre et Jean II le Bon, Il permet une trève de 9 ans dans la guerre de Cent Ans.

[modifier] Contexte

Depuis 200 ans des conflits à répetitions entre anglais et français ont réduit les posséssions anglaises sur le continent (la normandie et grande partie de l'aquitaine et ont été récupérées progressivement par les capétiens).

La guerre de Cent Ans a été déclenchée par une querelle dynastique, Édouard III étant petit fils de Philippe le Bel et pouvant prétendre au trône de France. Il lui a été préféré Philippe VI pour des raisons nationalistes.

La première phase de la guerre a été marquée par de cuisantes défaites françaises à Crécy et Poitiers. La société française étant basée sur un féodalisme religieux la noblesse doit justifier son pouvoir de droit divin par une conduite héroïque sur les champs de bataille (Dieu donnant la victoire aux plus vertueux). L'armée anglaise plus réduite numériquement mais très organisée a donc remporté des victoires écrasantes qui discréditent la noblesse française.

Le roi Jean II le Bon a été fait prisonnier à la bataille de Poitiers en 1356 et est retenu à Londres.

Les Anglais ont essayé d'imposer un premier traité de Londres où la libération du roi se serait faite contre 4 millions de Livres et la cession toute l'Acquitaine au royaume d'Angleterre. Ce traité n'aurait pas entrainé de renonciation d'Edouard III au trône de France.

Mais, les défaites Françaises ont discrédité la noblesse et en 1358 le pays est ravagé par la guerre civile Etienne Marcel et Charles le Mauvais voulant profiter des Jacqueries pour prendre le pouvoir. Les anglais vont donc augmenter leurs revendications au deuxième traité de Londres ils réclament L'Acquitaine et la Normandie (la moitié du territoire Français) mais conçoivent que pour obtenir une Paix durable, il faut renoncer à la couronne de France. Cependant pour obtenir la ratification de ce traité il faut l'aval de Charles V qui exerce la régence durant la captivité de son père. Celui-ci et avec l'accord secret de Jean II à réuni les état généraux qui ont refusé l'accord ce qui permet de disculper le roi et le régent et évite un sort funeste à Jean le Bon. Edouard III organise donc une nouvelle chevauchée qui doit le mener à Reims, la ville du sacre.

Contrairement aux chevauchées de 1346 et 1356 qui se sont soldées par des victoires anglaises écrasantes à Crécy et Poitiers, celle ci est un fiasco. Edouard III est confronté à la tactique de la terre déserte, harcelé de toutes parts, affamé, privé de chevaux (morts par manque de fourrage). Les restes de son armée sont décimés par un terrible orage de gêle qui est interprété comme un signe Divin. Efin il apprend que des marins Normands ont attaqué et pillé le port de Winchelsea (mars 1960) semant une véritable panique en Angleterre; Il réembarque piteusement, après avoir négocié les accords préliminaires au futur traité de Brétigny. Son rêve d'être sacré roi de France, s'est évanoui avec cet échec et il monaye la paix contre le roi de France qu'il retient en otage depuis la bataille de Poitiers.

[modifier] Le traité

Le traité met un terme aux quatre années de captivité à Londres de Jean II le Bon, prisonnier à la bataille de Poitiers le 19 septembre 1356, libéré contre une rançon de 3 000 000 de livres. Des otages sont livrés pour garantir le paiement, dont le plus important est sans doute son ambassadeur et conseiller : Bonabes IV de Rougé et de Derval.

L'Anglais obtient la Guyenne et la Gascogne en toute souveraineté ainsi que Calais, le Ponthieu et le comté de Guines. Il obtient également le Poitou - dont l'un des fils de Jean II, Jean, est pourtant comte -, le Périgord, le Limousin, l'Angoumois et la Saintonge. Enfin, il devient souverain de toutes les terres du comte d'Armagnac en recevant l'Agenais, le Quercy, le Rouergue, la Bigorre et le comté de Gaure.

Par contre, Edouard III renonce aux duchés de Normandie et de Touraine, aux contés du Maine et d'Anjou et à la suzeraineté sur la Bretagne et les Flandres. Il renonce surtout à revendiquer la couronne de France. Ce traité vise à désamorcer tous les griefs qui ont conduit au déclanchement du conflit.

[modifier] Effets

Charles V avait besoin de temps pour réorganiser le pays et mettre fin à l'instabilité qui y régnait. Il envoie donc Bertrand du Guesclin rassembler les grandes compagnies qui ravagent les campagnes pour combattre Pierre le Cruel en Castille. Celà occupe les Anglais (alliés à Pierre le Cruel) en Espagne et permettra de nouer une précieuse alliance avec le nouveau roi de Castille Henri de Trastamare. La rançon ne sera que partiellement payée et le traité de Brétigny-Calais ne fut pas durable. Mais il permis une trève de neuf ans pendant la Guerre de Cent Ans (1337-1453).


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Voir aussi Guerre de Succession de Bretagne
de:Friede von Brétigny

en:Treaty of Brétigny it:Trattato di Brétigny pt:Tratado de Brétigny sv:Freden i Bretigny

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