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Toulouse

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Toulouse
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Pays      France
Région Midi-Pyrénées (Chef-lieu)
Département Haute-Garonne (préfecture)
Arrondissement Toulouse (Chef-lieu)
Canton Chef-lieu de 15 cantons
Code INSEE 31555
Code postal 31000, 31100, 31200, 31300, 31400, 31500
Maire
Mandat en cours
Jean-Luc Moudenc (UMP)
2004-2008
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Toulouse
25 communes, 380 km²
Latitude
Longitude
43° 36’ 19’’ Nord
 1° 26’ 34’’ Est
Altitudes moyenne : 141 m
minimale : 115 m
maximale : 263 m
Superficie 11 830 ha = 118,30 km2
Population sans
doubles comptes
437 103
agglo : 860 090
aire urbaine : 1 108 214 hab.
(2006)
Densité 3 300 hab./km2

Quatrième ville de France, traversée par la Garonne et le canal du Midi, Toulouse (en occitan languedocien Tolosa prononcé [tuluːzɔ]) est la préfecture de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées qui regroupe les départements de l'Ariège, l'Aveyron, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot, les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Tarn-et-Garonne. Elle est surnommée la ville rose en raison de la couleur du principal matériau de construction traditionnel local : la brique en terre cuite. Toulouse détient aussi le taux de croissance démographique annuel le plus élevé en Europe parmi les unités urbaines (agglomération) de plus de 750 000 habitants. Ses habitants sont appelés les Toulousains.


Sommaire

[modifier] Géographie

Topographie de Toulouse

L'altitude moyenne à Toulouse est de 141 mètres.

La ville est située sur un coude de la Garonne qui, provenant des Pyrénées, s'oriente au Nord Est vers la Méditerranée, change de direction à Toulouse en se dirigeant au Nord Ouest vers l'Atlantique. D’ailleurs, lorsqu'on se place au point le plus haut du Pont Neuf, en regardant vers le sud, par temps clair, on aperçoit la chaîne de montagne pyrénéenne.

Le relief est marqué par la convergence des vallées d’affluents à la Garonne :

  • l’Ariège au sud, dominé par les coteaux pentus du Lauragais à Vieille-Toulouse qui viennent dominer la ville sur le promontoire de Pech David.
  • l'Hers-Mort qui se jette au nord de Toulouse en une vaste plaine dite de « Lalande » séparée à l’est du site même de la ville par une ligne faiblement accidentée, avec notamment les collines de Montaudran et de Jolimont.
  • À l'ouest de la ville, à bonne distance du centre-ville (6 à 7 km en moyenne), trois terrasses s'étagent pour atteindre les coteaux de Gascogne.

La rive droite de Toulouse se trouve sur une terrasse insubmersible sur laquelle la ville romaine s'est établie, et où plus tard, la ville marchande et commerciale de Toulouse s'est formée. De l’autre côté du fleuve, on trouve la rive gauche avec l'ancien faubourg Saint-Cyprien, quartier pauvre en raison de sa situation morphologique. Situé plus bas de quelques mètres que la rive droite, le quartier Saint-Cyprien a longtemps été soumis aux fortes inondations de la ville. Ainsi, le 23 juin 1875, Toulouse connaît sa plus forte crue. Au débit impressionnant de 8000 m³ d'eau par seconde (300 m³ représentant son débit normal) la Garonne monta à la hauteur exceptionnelle de 9 m 47, inondant la quasi-totalité de la rive gauche de Toulouse, détruisant le pont d’Empalot, le pont Saint-Pierre et le pont Saint-Michel (seul le Pont Neuf résistera). On dénombra 208 morts et plus de 1 219 maisons détruites et 25 000 sans-abri. Le 26 juin, le maréchal Mac Mahon se rend à Toulouse avec plusieurs ministres et profitera de l'occasion pour sortir sa désormais célèbre phrase "Que d'eau, que d'eau". Cette situation basse explique que la rive gauche, entre la rivière Touch qui se jette au Nord de Purpan et l’actuelle chaussée du Bazacle, guet naturel aménagé, la courbe du fleuve a évolué au fil des siècles.

Le canal du Midi, œuvre de Pierre-Paul Riquet, qui reprend une courbe artificielle de la Garonne vers la Méditerranée, remonte au sud-est la vallée de l’Hers mort.

La commune de Toulouse fait 11 830 hectares de superficie, c'est-à-dire un peu plus que Paris (10 539 hectares).

[modifier] Démographie

Au recensement de 2004, Toulouse est la quatrième ville de France avec 426 700 habitants (population intra muros - cf. tableau ci-dessous), la cinquième aire urbaine (964 797 habitants - recensement de 1999) et la sixième agglomération du pays (761 090 habitants - recensement de 1999), après Paris, Lyon, Marseille, Lille et Nice. C'est également le plus grand centre universitaire de France après Paris avec près de 140 000 étudiants.

En 2006, on estime que la ville de Toulouse compte 437 000 habitants (contre 390 350 en 1999) et son agglomération 860 000 habitants, soit 100 000 habitants de plus que lors du dernier recensement. Chaque année l'agglomération toulousaine gagne entre 15 000 et 20 000 habitants (effets de l'accroissement naturel et du solde migratoire).

Si le rythme actuel se maintient, la population toulousaine dépassera celle de Lyon avant 2015, faisant ainsi de la ville rose la 3e ville française. Dans les mêmes prévisions de croissance, l'agglomération comptera bientôt plus d'un million d'habitants, au même titre que Paris, Lyon, Marseille et Lille.

L'aire urbaine toulousaine, estimée en 2006 a plus de 1,1 millions d'habitants représente à elle seule, prés de 40% de la population de la région Midi-Pyrénées. En 10 ans, 230 000 personnes supplémentaires sont arrivées dans l'aire urbaine de Toulouse. Ainsi en 1999, un habitant sur quatre n'habitait pas l'aire urbaine, dix ans plus tôt.

La population de la ville augmente principalement grâce à un solde migratoire largement positif, dû à son positionnement géographique privilégié (climat, situation stratégique entre plusieurs bassins touristiques - Pyrénées, mer Méditerranée, côtes basque et landaise, terroirs midi pyrénéens) et à une image fortement positive (qualité de vie, variété des filières de formation, positionnement socio-économique sur des industries et services à forte valeur ajoutée (aéronautique, espace, biotechnologies, systèmes embarqués, électronique, météorologie…).

Toulouse possède donc une forte attractivité vis à vis des autres métropoles françaises et européenne, 2/3 des nouveaux toulousains sont originaire d'une autre région que celle des Midi-Pyrénées, bien souvent d'une autre grande agglomération comme Paris, et 11% viennent même d'un pays étranger.

Cette arrivée massive de population renforce le caractère métropolitain de Toulouse, les nouveaux toulousains rajeunissent la population et augmentent le niveau de qualifications des actifs (souvent des cadres, professions intellectuelles supérieures, techniciens, ingénieur…)

Enfin de nombreux projets à taille européenne sont sur le point d'y voir le jour et contribuent à accroître la renommée internationale de la ville : le plus grand cancéropole d'Europe est en construction sur l'ancien site du groupe AZF et en 2007, Galileo, l'équivalent européen du GPS, aura son siège social, sur les anciennes pistes de Montaudran, au sud-est de la ville.

Évolution de la population (en milliers)
Toulouse (ville) Agglomération ou unité urbaine Aire urbaine
1695 43 000
1750 48 000
1790 52 863
1801 50 171
1831 59 630
1851 95 277
1872 126 936
1911 149 000
1936 213 220 252 477 366 206
1954 268 863 323 822 436 052
1962 323 724 392 777 464 791
1968 370 796 481 993 559 080
1975 373 796 560 165 649 535
1982 347 995 588 224 737 448
1990 358 688 666 941 841 152
1999 390 350 761 090 964 797
2004 426 700 797 440 1 001 047
2005 431 500 802 240 1 005 947
2006
(estimation)
437 103 860 090 1 108 214

source : INSEE

[modifier] Climat

La ville bénéficie, de par sa position à l'intersection des influences océanique et méditerranéenne, d'un climat tempéré doux en automne et au printemps et assez chaud et sec en été. Les vents dominants sont, par ordre d'importance, le vent d'ouest (amenant généralement l'humidité de l'océan Atlantique), le vent de sud-est (aussi appelé vent d'autan, plutôt chaud et sec) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l'air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l'Europe).

Le vent d’autan est souvent appelé « le vent qui rend fou », voire même « le vent du diable », car quand il souffle, il emporte tout sur son passage, comme le 4 mai 1916 où il renverse le train Toulouse-Revel. Il influence les comportements humains et animaux par ses rafales et tourbillons (on dit qu’il énerve, ainsi les jours de vent d’autan, les bêtes et habitants de la région sont facilement irritables), asséchant la terre et arrachant les plantes.

La ville connaît en moyenne, un ensoleillement de 2 047 heures par an pour une moyenne nationale de 1 973 heures par an, 656 mm de pluie par an pour une moyenne nationale de 770 mm de pluie par an. De plus, Toulouse connaît 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel.

Les mois les plus pluvieux sont les mois d'avril, mai et juin. Les températures minimales interviennent en Janvier avec en moyenne 5 °C, et les températures maximales en août avec 23 °C.

La température la plus chaude fut de 44 °C le 8 août 1923 (record national) et la température la plus froide de –19,2 °C le 15 février 1956. Le jour le plus arrosé eut quand à lui, une pluviométrie de 82,7 mm le 7 juillet 1977 selon les sources de Météo France.

Toulouse fut frappée par une tornade le 15 mai 1980 vers 20 h 15. La tornade s'était formée sur l'aéroport de Blagnac puis a continué en direction de Toulouse pour finir sa course vers le Quartier de Casselardit, près de Purpan. Cette tornade, classée F2, avec des vents de 200 km/h, arracha des toits et causa d'autres dommages importants.

[modifier] Urbanisme

La ville est organisée en différentes zones à peu près concentriques :

  • la ville romaine, caractérisée par ses rues étroites et tortueuses, qui ont très peu évolué jusqu'au Moyen Âge ;
  • la ville médiévale retranchée dans ses remparts ;
  • les faubourgs du XVIIIe au XIXe siècle ;
  • la banlieue récente, construite autour de noyaux urbains basés sur des villages proches avec la création de nombreux lotissements.

Le cœur de ville s'est d'abord développé autour de la berge droite de la Garonne, au niveau du gué du Bazacle, seul moyen de franchissement naturel du fleuve. Cette berge est également celle qui est la plus élevée par rapport au fleuve, offrant ainsi une meilleure protection contre ses inondations. La position privilégiée de ce point d'inflexion du fleuve (qui vient du sud et part vers le nord-ouest) au contact de la vallée de l'Hers qui constitue un prolongement de voie naturelle de communication vers la mer Méditerranée au sud-est a fait de Toulouse un carrefour commercial.

Aux voies de communication que constituent les cours d'eaux naturels se sont ajoutés les voies radiales construites par l'homme reliant la ville aux marchés voisins dans toutes les directions : voie romaine de la Méditerranée aux Pyrénées à l'Aquitaine, Canal du Midi, liaisons routières et ferroviaires vers le nord (route de Montauban), vers le sud (route de Foix, aussi appelée route d'Espagne) et le sud-est (route de Muret), l'ouest (route d'Auch), l'est (routes d'Albi, de Castres).

Au centre-ville, globalement délimité par les grands boulevards qui ont pris la succession des anciens remparts, deux axes majeurs rectilignes ont été percés du nord au sud et de l'est à l'ouest au XIXe siècle : ce sont les rues haussmanniennes (rue d'Alsace-Lorraine et rue de Metz, complétées par la rue Ozenne). Ces nouveaux axes furent crées pour faciliter la circulation des hommes et des marchandises à Toulouse, ville qui jusqu’alors présentait un centre ville encore ancrée dans le moyen âge avec ses petites rues tortueuses et étroites.

Plus tard, avec la croissance des faubourgs au sud-est et à l'est, de nouveaux axes larges structurent la ville, et sont associés à la réalisation de trois parcs publics d'envergure (le Jardin des Plantes, à vocation botanique, le Jardin Royal et le Grand Rond). Les nouvelles voies sont les allées Jean Jaurès vers l'est, les allées Paul Sabatier, Paul Feuga et Saint-Michel au sud-est, qui ouvrent la ville vers l'extérieur et structurent des quartiers nouveaux à trame en quadrillage.

Un élément caractéristique de l'habitat, autrefois réservé aux maraîchers en bordure de ville, est représenté par les petites "toulousaines" : maisonnettes avec jardin, sans étage ni sous sol, mais pourvues d'un galetas et comportant une structure très définie. Elles disparaissent pour la plupart au profit d'immeubles de grande taille, sources de tensions psychosociales.

L'étalement urbain de Toulouse a souvent été qualifié d'extrême, avec une densité de population très faible pour une ville de sa taille (à titre de comparaison, Toulouse est deux fois plus étendue que Lyon pour une population sensiblement équivalente). Conscients du potentiel de la ville, les politiques souhaitent aujourd'hui la densifier et de nombreux chantiers pharaoniques ont vu le jour.

Le territoire de la commune étant particulièrement étendu, les trajets moyens sont longs, ce qui, combiné à une politique d'équipements routiers et autoroutiers tous azimuts, a contribué à rendre les déplacements en automobile majoritaires et à disqualifier les autres modes de transport. La construction de nombreux parcs de stationnement en centre-ville dans la décennie 1980-1990 a renforcé cette tendance, mais la construction de la ligne A du métro amorce un mouvement inverse. Toutefois, le projet d'un grand contournement autoroutier reste d'actualité.

Face à l'afflux de nouveaux résidants (entre 15 000 et 20 000 habitants par an, actuellement), la ville fait face depuis quelques années à une phase nouvelle de construction et donc de travaux, comme une deuxième ligne de métro qui sera en service en 2007, la ZAC AéroConstellation pour la conception de l'A380 et bientôt la futur ZAC Andromède (3 700 nouveaux logements pour 10 000 habitants), le quartier Marengo (110 000 m² de surfaces dont 700 logements) et la nouvelle médiathèque José Cabanis, le Zénith (2e de France par sa taille), le Théâtre national de Toulouse (TNT), la rénovation du Muséum d'histoire naturelle, le Palais des sports, la technopole de Labège Innopole.

On trouve de nouveaux quartiers en construction tout autour de Toulouse comme la Zac Borderouge (3500 logements pour 10 à 12000 habitants), la ZAC Cartoucherie (2750 logements), le quartier Moulis-Croix bénite (2600 logements en cours), la ZAC Montaudran (1500 logements), à Colomiers, la ZAC Ramassiers (1450 logements), la ZAC Gramont en projet (275 000 m2 de surfaces de bureaux), la ZFU Bordelongue (130 000 m2 de surfaces de bureaux), ZAC EDF Sébastopol (80 000 m2 de surfaces).

Le site Aérospace Campus (sur 40 hectares soit 120 000 m² de surface, on y trouvera la plus grande concentration européenne en recherche aéronautique et spatiale ainsi qu'un centre de conférences international et une « innopole » pour héberger les futures entreprises qui viendront rechercher des débouchés commerciaux dont le siège social du futur système européen de localisation par satellite Galileo ), le jardin urbain de la place occitane avec son réaménagement complet en sous-sol (centre commercial Saint-Georges) mais surtout le futur cancéropole sur 265 000 m² de surface (futur site de la lutte anti-cancer à dimension européenne) sur l'ancien emplacement de l'usine AZF.

La ville est donc devenue une véritable métropole française qui ne cesse de croître démographiquement et économiquement, en pleine mutation en termes d'infrastructures, de logements et d'industries (capitale européenne de l'aéronautique et des industries spatiales), mais aussi en pleine diversification industrielle avec le futur cancéropole.


[modifier] Transports

Le territoire de la commune étant particulièrement étendu, les trajets moyens sont longs, ce qui, combiné à une politique d'équipements routiers et autoroutiers tous azimuts, a contribué à rendre les déplacements en automobile majoritaires et à disqualifier les autres modes de transport. La construction de nombreux parcs de stationnement en centre-ville dans la décennie 1980-1990 a renforcé cette tendance, mais la construction de lignes de métro amorce un mouvement inverse. Dans le domaine de la circulation cycliste, l'usage des pistes cyclables peut être hasardeuse, sportive voire risquée. Il n'est pas rare, voire même fréquent, en effet, de trouver au milieu d'une piste cyclable un chien, des personnes, des travaux, des trottoirs, ou encore des voitures stationnées.

Le transport urbain de Toulouse est géré par un syndicat mixte regroupant plusieurs collectivités locales : c'est donc Tisséo-SMTC qui est l'autorité organisatrice des transports. Il s'articule entre le métro, le bus et le mobibus.

  • le métro toulousain possède une ligne en fonctionnement (ligne A) qui relie Basso-Cambo à Balma-Gramont, et une ligne en cours de construction (ligne B) qui reliera Borderouge à Ramonville-Saint-Agne.
  • le réseau de bus couvre l'ensemble de l'agglomération toulousaine et un service de nuit réduit prend le relais de 22 h à 1 h.
  • le Mobibus est un service de transport à la demande pour les personnes à mobilité réduite.

A noter que prochainement une ligne de tramway sera construite entre l'aéroport de Toulouse/Blagnac et la station de métro de Patte d'Oie dans le quartier Saint-Cyprien, juste à l'ouest du centre ville.

[modifier] Histoire

Les environs de Toulouse furent occupés dès le paléolithique inférieur (environ -1 Ma) mais ce n'est qu'au néolithique qu'on retrouve des traces d'occupation sous forme de village comme à Villeneuve-Tolosane. On retrouve encore des traces d'occupation par l'homme au VIIIe siècle av. J.-C.et au VIIe siècle av. J.-C., comme en témoignent la nécropole du quartier Saint-Roch (Place des Carmes, vers la rue Fénétra), mise au jour en 2002.

Dès la moitié du IIIe siècle av. J.-C. (donc bien avant l'installation romaine) la région de Toulouse était occupée par une tribu celtique : les Volques Tectosages. On a retrouvé des témoignages de cette occupation dans le sud du site actuel de la ville, notamment sur la commune de Vieille-Toulouse. Il s'agit principalement de puits comblés contenant de nombreux objets pré-romains et romains.

Après avoir défait les Volques Tectosages, les Romains fondèrent la ville de Tolosa (en latin) dans une enceinte délimitée par la place du Capitole au nord, la place du Salin au sud, la Garonne à l'ouest. La ville était alors un important centre administratif et militaire de la province Narbonnaise. Les Romains, comme en d'autres grandes villes, édifièrent un très important aqueduc qui délivrait à chaque habitant autant d'eau qu'aujourd'hui (avec bien entendu une population beaucoup moins nombreuse). La plupart des vestiges de cet aqueduc ont été détruits lors des grands chantiers de construction. Une pile qui en subsistait dans la Garonne a été détruite sous le prétexte d'un danger pour la navigation, par ailleurs à peu près inexistante.

La carte médiévale de la ville laisse amplement deviner cette disposition avec le cardo se superposant à peu près avec la rue Saint-Rome. Le centre de la ville romaine se trouvait à l'emplacement actuel de la place Esquirol. Sur la carte de la période médiévale, on voit que l'enceinte a été étendue au nord autour de la basilique Saint-Sernin. Au Ve siècle, Toulouse devint la capitale du Royaume wisigoth.

Au Moyen Âge, la ville fut longtemps indépendante. Les comtes de Toulouse étendirent leur domaine sur la plus grande partie du Midi de la France constituant ainsi la province de Languedoc. Suite à la croisade contre les Albigeois, l'Université de Toulouse est fondé en 1229, et le Languedoc est rattaché au domaine royal en 1271. Témoin de la présence des comtes de Toulouse, les restes des fondations du château comtal ont été récemment mis au jour près de la porte sud de la ville médiévale à l'emplacement de la place du Salin.

Durant la Renaissance (fin XVe, XVIe), Toulouse connut une période de grande prospérité, grâce à l'industrie du pastel. Deux symboles de la ville, le Pont-Neuf et le Canal du Midi, sont réalisés respectivement en 1632 et en 1682.

Le Capitole est construit, quant à lui, au XVIIIe siècle. En 1762, se déroule l'affaire Calas : le cas d'un protestant injustement condamné provoque une célèbre intervention de Voltaire.

En 1814, la bataille de Toulouse oppose les Hispano-Britanniques de Wellington aux Français du maréchal napoléonien Soult, qui bien que parvenant à résister sont contraints de se retirer.

Dans les années 1920, Toulouse fut la ville des pionniers de l'aviation, sous l'impulsion de Pierre-Georges Latécoère, qui instaura des liaisons avec Casablanca et Dakar. En 1927, l'Aéropostale fut crée, avec des figures comme Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut épargnée par les combats, mais la résistance s'y développa fortement. Elle fut abandonnée par les troupes d'occupation allemandes peu après le débarquement de Normandie.

Au début des années 1960, de nombreux rapatriés d'Algérie vinrent s'installer à Toulouse, et s'ajoutèrent aux nombreux réfugiés républicains espagnols arrivés après la victoire de Franco en 1939. La ville devient préfecture de la région Midi-Pyrénées.

Le nombre d'habitants de la commune augmenta très rapidement, de 269 000 habitants en 1954 à 380 000 en 1968 puis 390 350 habitants en 1999 pour atteindre les 426 700 habitants en 2004.

En 2001, la ville subit le traumatisme de la catastrophe de l'usine AZF, avec 30 morts, plus de 10 000 blessés, la destruction des bâtiments les plus proches et de nombreux logements, notamment dans les quartiers populaires du Mirail et d'Empalot. La thèse de l'accident reste privilégiée par les enquêteurs. Le site de l'usine, rasé et dépollué, voit naître le projet de cancéropôle impulsé par la municipalité.

Voir Histoire de Toulouse. Histoire de Midi-Pyrénées.

[modifier] Perspectives

Aujourd'hui, Toulouse est une métropole à vocation européenne et mondiale, plus peuplée et plus dynamique que son éternelle rivale, Bordeaux. Ainsi, si la croissance se poursuit au rythme actuel (plus de 15 000 habitants en plus chaque année) son agglomération rentrera dans le cercle fermé des agglomérations françaises de plus d'un million d'habitants.

La ville n'est pas uniquement le symbole de la firme Airbus, cette dernière connait actuellement de graves problèmes industriels sur l'A380, c'est aujourd'hui une technopole européenne qui regroupe de nombreuses industries de pointe (dont prochainement Galileo) ainsi que de nombreux instituts de recherche comme bientôt le cancéropole de Toulouse qui sera le plus grand centre de recherche contre le cancer en Europe.

C'est aussi une ville étudiante (la deuxième de France avec plus ou moins 140 000 étudiants), qui ne cesse d'ouvrir de nouveaux équipements culturels comme le centre de congrès, la médiathèque José Cabanis, le Zénith, le musée d'art moderne des Abattoirs, la cité de l'Espace ou encore le Théâtre national de Toulouse (TNT).

Ainsi, la ville rose ne cesse d'attirer de nouveaux habitants (plus fort solde migratoire positif de France), que ce soit pour son cadre de vie (dans un journal français, Toulouse était la ville ou il faisait le "plus bon vivre en France" en 2006 selon son positionnement face à une trentaine de critères divers et variés) ou pour son économie en plein essor.

Révélateur de cette tendance, récemment, Toulouse était la seule ville Française à apparaitre dans une liste établie par une des plus sérieuse revue américaine (Newsweek), présentant les dix métropoles mondiales les plus avant-gardistes du moment, la ville rose se plaçait à la quatrième place, juste entre Londres et Nanchang (Chine).

[modifier] Administration

[modifier] Maires de Toulouse

[modifier] Quartiers

La commune de Toulouse est divisée en plusieurs quartiers, qui ne correspondent cependant pas à des divisions administratives.

Rive droite de la Garonne

Rive gauche de la Garonne

[modifier] Cantons

Toulouse est divisée en 15 cantons (voir aussi cantons de la Haute-Garonne) :

[modifier] Députés

Toulouse est divisée en six circonscriptions législatives :

[modifier] Enseignement supérieur et recherche

Les trois pôles universitaires, successeurs à l'ancienne Université de Toulouse, sont :

À ces trois pôles s'ajoute maintenant l'INPT (Institut national polytechnique de Toulouse) qui a le statut d'université et qui regroupe trois grandes écoles d'ingénieurs (ENSEEIHT, ENSIACET, ENSAT).

L'importance de la vie universitaire à Toulouse se manifeste également par la richesse et la diversité des laboratoires de recherche présents sur les campus universitaires et les centres hospitalo-universitaires.

Les principales grandes écoles :

  • Écoles d'ingénieur
    • SUPAERO (ENSAE) (École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace)
    • L'ENAC (École nationale de l'aviation civile)
    • L'ENSICA (École nationale supérieure d'ingénieurs de constructions aéronautiques)
    • L'ENSEEIHT (École nationale supérieure d'électronique, d'électrotechnique, d'informatique, d'hydraulique, et des télécommunications)
    • L'ENM (École nationale de la météorologie)
    • L'ENSIACET (École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques)
    • L'ENSAT (École nationale supérieure d'agronomie de Toulouse)
    • L'ICAM (Institut catholique des arts et métiers)
    • L'INSA Toulouse (Institut national des sciences appliquées de Toulouse)

[modifier] Economie

Toulouse est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse. Elle gère l'Aéroport Toulouse Blagnac.

[modifier] Industrie

Contrairement aux autres grandes villes de France, Toulouse n'a pas connu la révolution industrielle aux XIIIe siècle et XIXe siècle. Cette spécificité l'a tenue à l'écart des grandes décisions politiques et stratégiques pendant de nombreuses décennies… jusqu'à l'arrivée de l'aéronautique, il y a un siècle environ, qui a inversé la donne. Le pastel nouveau venait de débarquer !

Aujourd'hui, on rencontre à Toulouse peu d'industries traditionnelles dans les secteurs chimique, métallurgique ou textile par exemple. Ironie du sort, la tragédie d'AZF a contribué à enfoncer le clou. Il s'agissait, en effet, de l'un des rares vestiges du passé industriel toulousain.

Ce qui a tenu Toulouse aux bancs de touche des grandes villes françaises est, au fil du XXe siècle, devenu un de ces principaux atouts. Pas de secteurs traditionnels dit aussi… pas de crises, comme Lille et tant d'autres villes du Nord de l'Europe ont connu après la seconde guerre mondiale !

La place étant libre, on comprend pourquoi Toulouse regorge aujourd'hui d'industries œuvrant dans les secteurs de pointe, gourmandes en ingénieurs et autres grands diplômés.

[modifier] Agriculture, culture maraîchère

Comme la plupart des grandes villes situées en plaine alluviale, Toulouse a développé une culture maraîchère propre à lui permettre un approvisionnement régulier en produits frais. Ainsi, le sud-est et le nord de la ville sont des zones traditionnellement dévolues à ce type de cultures. Cependant, cette pratique tend à diminuer, les surfaces disponibles se réduisant sous la pression foncière.

Toulouse est aussi connue pour la culture de la violette, pour ses fleurs et son parfum.

[modifier] Aéronautique et espace

La ville a un long passé historique lié à l'aviation, car bien avant la première guerre mondiale (contrairement aux idée reçues), Clément Ader (originaire de Muret, au sud de Toulouse) inventera en 1890 plusieurs avions : l'Éole (l'Avion), le Zéphyr (Avion II) et l'Aquilon (Avion III). Avec ces inventions, il est considéré comme le père de l'aviation moderne.

Puis arrive la Première Guerre mondiale, où on délocalise les activités Aéronautique vers Toulouse car on considère la ville comme suffisamment éloignée des lignes de front traditionnelles.

Latécoère, est initialement arrivé dans la ville rose pour créer des wagons de chemin de fer, mais lorsque la guerre éclate, il est chargé par le gouvernement de développer des avions sur son site industriel de Montaudran. Quand la guerre se termine, il reste passionné par l'aviation et son site initial de fabrication de wagons est désormais une chaine de montage d’avions de guerre. C'est à ce moment qu’il prend le défi de créer l’aéropostale. Avec les anciens avions de guerre, Latécoère désire acheminer le courrier de Toulouse à Dakar, et pourquoi pas en Amérique du Sud. Ainsi de 1920 à 1933, plus de 120 pilotes se succéderont sur les pistes de Montaudran, dont les célèbres noms de Daurat, Jean Mermoz, Antoine de Saint-Exupéry. Latécoère exploitera des nouvelles lignes comme Toulouse-Casablanca, Casablanca-Dakar et Toulouse-Rio de Janeiro-Recife au Brésil. L'Aéropostale relie bientôt la France à l'Amérique du Sud, après que la première traversée de l'Océan Atlantique Sud soit assurée par Mermoz. L'aéropostale développe de nombreuses autres lignes aériennes entre les villes de l'Amérique du sud, parfois par-dessus la cordière des Andes. Les exploits des pilotes, repoussant constamment les limites de l'aviation, défiant la brutalité des éléments, sont indiscutables. Par ailleurs Les récits d'Antoine de Saint-Exupéry assureront aussi une certaine notoriété, tel le roman Vol de nuit.

Les premiers pas de l'aérospatiale seront posé par un ancien mécanicien : Émile Dewoitine qui va concevoir les premiers avions en métal avec pare brise, et cela dés 1920. Par la suite, l'état va soutenir l'industrie aéronautique Toulousaine.

Le 31 juillet 1963, l'Etat va prendre une décision importante et décisive pour la région toulousaine, dans sa politique de décentralisation, Toulouse sera confirmé dans son rôle central de capitale de l'aéronautique, en y décentralisant à Rangueil (au sud de la ville) le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES). Bientôt, on y concevra tous les futurs systèmes orbitaux européens. De plus, grâce à l’implantation du CNES, de nombreuses grandes écoles d’ingénieur et d’important laboratoire s’installe à Toulouse, tel Sup’Aéro, le Cert, l’Enac, l’Ensica ou le Laas qui permettent d’assurer au CNES des chercheurs hautement qualifiés. Puis, sur le site du Palays dans la ville de Labège dans le sud-est de l’agglomération, une filiale du groupe Lagardère-Matra, aujourd’hui devenue Astrium, s’installe. Cet dernière entreprise, lié à EADS (actionnaire majoritaire d’Airbus) est leader dans le domaine des satellites d’observation et détient une forte implication dans Spot et sa version militaire, Hélios. Astrium s’occupe aussi de ERS qui surveille l’environnement de notre planète ou encore du programme Soho, qui tente de nous délivrer les secrets du soleil. Le cerveau électronique d’Ariane est par ailleurs réalisé à Toulouse.

Puis, en 1998, à l’autre bout de la ville, dans la zone de Candie, s’installe un autre grand de l’espace. Alcatel space (qui regroupe les activités satellite d’Alcatel et Thomson Espace).

En 2002, la moitié des personnels de France travaillant dans le secteur spatial travaille à Toulouse soit près de 10 000 personnes.

De plus, de nombreuses PME et PMI viennent se greffer aux tissus industriels des grandes firmes de l’aérospatiale et de l’aéronautique.

Capitale européenne de l'Aéronautique et de l'Espace, et siège d'Airbus Industries (en fait à Blagnac, dans sa proche banlieue), Toulouse est aussi avec Hambourg (Allemagne) l'un des deux pôles européens choisis par Airbus pour la conception, l'assemblage et les essais des avions de sa gamme, comme l'A380.

L'usine est située à l'ouest de Toulouse, à cheval sur le quartier de Saint-Martin-du-Touch et la commune limitrophe de Blagnac. De nombreux chefs d'États et de personnalités l'ont visitée, dont notamment : le Président français Jacques Chirac dans l'été 2002, le Premier ministre (Chine)|Premier ministre chinois en 2003, la reine Élisabeth II du Royaume-Uni en avril 2004, le roi Juan Carlos Ier d'Espagne en mars 2006.

Enfin, dans quelques années va s’ouvrir le nouveau site Aérospace Campus (sur 40 hectares soit 120 000 m2 de surfaces) sur les anciennes pistes de Montaudran, avec le siège de Galileo.

[modifier] Chimie

Situé principalement dans la zone sud de la ville, le pôle chimique comprend des entreprises des secteurs de la chimie lourde (SNPE, Ets Lacroix), de la chimie pharmaceutique, de la peinture (pigments)…

Le pôle chimique toulousain a connu une importante activité jusqu'à la catastrophe du 21 septembre 2001 : l'explosion de l'usine AZF a fait 30 morts et environ 2 500 blessés, ainsi que des dégâts matériels considérables (Université de Toulouse-Le Mirail, quartiers Mirail, Empalot, La Reynerie, Rangueil et l'hôpital psychiatrique Marchand en particulier).

Cette activité tend depuis à se réorienter vers de la chimie fine et la chimie pharmaceutique, jugées moins polluantes et moins menaçantes par la population.

[modifier] Informatique

De nombreuses entreprises du secteur sont implantées à Toulouse, bénéficiant de la qualité de la formation universitaire et des grandes écoles locales. Notamment les SSII Osiatis, Atos Origin, Steria, Capgemini, Unilog, Sogeti, CSSI, Coframi et IBM.

La communauté d'agglomération du Grand Toulouse s'est dotée depuis fin 2001 d'une infrastructure métropolitaine de télécommunications (IMT). Composée de 5 boucles totalisant 77 km de fibre optique l'IMT s'étend sur le Grand Toulouse du nord au sud et d'est en ouest autour de Toulouse, de Blagnac à Labège et de L'Union à Tournefeuille. Passant principalement par le métro toulousain, le périphérique et le Canal du Midi. Chaque câble est composé de 144 fibres optiques noires, chaque paire de fibre offre une capacité de 2,5 Gb/s dans les deux sens.

Voir le site officiel de l'IMT dans les liens.

[modifier] Météorologie

Le Centre national de calcul de Météo-France est installé depuis 1982 à Toulouse. C'est notamment au sein de ce centre que sont effectués les prévisions météorologiques pour la France entière.

La Météopôle de Toulouse regroupe de plus le Centre national de recherches météorologiques (CNRM).

[modifier] Culture

La vie culturelle toulousaine est riche :

  • des apports liés à diverses vagues d'immigration (espagnole durant la guerre civile, pied-noir dans les années 1960, maghrébine dans les années 1970) ;
  • de la diversité et de la jeunesse de la population estudiantine ;
  • de la mouvance culturelle alternative ;

[modifier] Théâtre

Toulouse a été le terreau d'éclosion de compagnies de théâtre de rue comme Royal de Luxe et de tout un mouvement d'artistes liés à la scène urbaine.

Plusieurs scènes comme le Théâtre de la cité, le Théâtre Garonne, le Théâtre Daniel Sorano, le Théâtre du Pavé, le Théâtre du Grand Rond, le Grenier-Théâtre accueillent des pièces chaque année.

Citons aussi des scènes proches tel Altigone à Saint-Orens ou Odyssud à Blagnac.

La vie théâtrale amateur connaît également une activité importante que sert par exemple le Théâtre Jules Julien.

[modifier] Musique

Les opéras sont proposés par le Théâtre du Capitole de Toulouse dont l'Orchestre national du Capitole de Toulouse s'est fait une réputation internationale dans le domaine de la musique classique, porté dans les premiers rangs de la scène nationale par le chef d'orchestre Michel Plasson, et placé sous la direction actuelle de Tugan Sokhiev. Notons aussi la résidence principale de l'orchestre, la Halle aux Grains.

Également réputé, l'Orchestre de chambre de Toulouse, fondé par Louis Auriacombe, est actuellement dirigé par le violoniste Gilles Colliard. Ses multiples initiatives ont considérablement accru le rayonnement de cet ensemble, dont le répertoire varié, va de la musique baroque à la musique moderne. Il se produit en divers lieux du Grand Toulouse, notamment à L'auditorium de Saint-Pierre des Cuisines, à la chapelle Ste-Anne, au cinéma Utopia de Tournefeuille, etc.

Plusieurs artistes et groupes toulousains se sont fait une réputation nationale dans de nombreux styles musicaux (chanson française, rock…) :

Également, la toulousaine, « O Moun Païs » du compositeur Louis Deffès chantée ici par Benjamin Auriol, accompagné au piano par Nino Pavlenichvili.

Voir aussi Rock à Toulouse.

[modifier] Le conservatoire de musique

Dirigé par Gérard Duran, le Conservatoire national de région de Toulouse compte parmi les grands pôles d'excellence dans le domaine de l'enseignement de la musique en France.

[modifier] Spectacles

Salles :

  • Le Bikini, petite salle mythique de Toulouse, de nombreux artistes de renom s'y sont produits. La salle à été soufflée lors de l'explosion d'AZF. Sa reconstruction au bord du canal du Midi est initialement prévue pour 2005, dans une configuration un peu plus grande (1200 personnes) ; dans l'attente, la salle des fêtes de Ramonville accueille la programmation. Sa réouverture devrait finalement avoir lieu en 2007.
  • Le Zénith de Toulouse, plus grande salle couverte de France (9 000 pers.) après Bercy (15 000 personnes) ;
  • Le Palais des Sports de Toulouse (actuellement en reconstruction). Il a été entièrement rasé, ses structures porteuses ayant également souffert de la catastrophe d'AZF ;
  • L'église Saint-Pierre des Cuisines a été récemment ouverte comme auditorium et salle de spectacle.
  • Le havana-café est une salle de spectacles et de concerts à Ramonville-Saint-Agne, près de Toulouse.
  • Le Mandala, proche du musée des abattoirs, petite salle chaleureuse où ont débuté des grands (Art Mengo, Pascal Rey…) et où jouent de grands musiciens (Peter Erskine…)

Festivals :

[modifier] Cinémas

Toulouse est doté de nombreux cinémas:

  • Utopia : cinéma indépendant situé rue Montardy. Ce cinéma a reçu notamment le Trophée de la meilleure salle Art et essai de France en 2001. Un autre cinéma Utopia est situé à Tournefeuille.
  • à compléter...

[modifier] Médias

  • Certaines télévisions sont installées à Toulouse :
    • TLT est la télévision locale de Toulouse. Elle est installée à la nouvelle Médiathèque José Cabanis, à Marengo (à l'origine son siège était à Compans-Cafarelli)
    • Tv Bruits sont des télévisions associatives qui émettent aussi à Toulouse
    • OC-TV est une télévision sur Internet
    • France 3 Sud est la télévision régionale du Sud, ses studios sont situés à la Cépière
    • M6 a aussi un décrochage local à Toulouse
  • Toulouse abrite les studios des radios :
  • Pour la presse écrite, on trouve essentiellement le siège social du quotidien régional de gauche La Dépêche du Midi.
  • Un hebdomadaire économique, la Gazette du Midi, créé en 2005 (un des rares journaux de la région à ne pas appartenir au Groupe la Dépêche) - www.forumeco.com
  • Il existe aussi "La Croix du Midi" ciblant le public catholique, rebaptisé "la Voix du Midi"
  • Le Satiricon, journal satirique
  • Toulouse Mag, magazine généraliste d'information locale, appartient au groupe la Dépêche.

[modifier] Photographie

La Galerie du Château d'eau met en scène régulièrement des expositions photographiques. Jean Dieuzaide en fut un acteur renommé et souvent exposé. Des événements autour de la photographie comme le « Printemps de septembre » ou le « Forum de l'image » sont également organisés sous forme de festivals.

[modifier] Gastronomie

Au cœur du Sud-Ouest, Toulouse occupe une place stratégique à proximité de la Gascogne. Les restaurants de la ville servent donc de nombreuses spécialités à base de canard (gras de préférence). Cependant le plat qui est le plus connu est sans doute le cassoulet, à base de saucisse de Toulouse et de haricots blancs, alimentant une querelle ancestrale entre les partisans du cassoulet de Castelnaudary contre ceux du cassoulet de Toulouse sur ses origines et pour les départager en qualité gustative. À noter aussi le Cachou Lajaunie, inventé en 1880 à Toulouse par Léon Lajaunie, pharmacien.

[modifier] Monuments et lieux touristiques

Toulouse est classée ville d'art et d'histoire. Les boulevards de ceinture déterminent le plus grand secteur sauvegardé de France (220 ha). De nombreux lieux toulousains sont à découvrir en flânant. Le patrimoine de bâtiments religieux est particulièrement riche, avec quelques curiosités comme l'église des Jacobins (nef à piliers centraux en palmiers). Toulouse est la ville française qui compte le plus d'hôtels particuliers de la Renaissance, dus à l'âge d'or du pastel, et le plus de carillons intra muros (quatorze de neuf cloches et plus).

De plus, Toulouse se tourne irrémédiablement vers l'avenir et vers l'industrie de pointe qui compose la principale part de son économie, avec de nouveaux lieux touristiques comme la visite des sites d'airbus dont les chaines de montage de l'A380, le musée d'art moderne et contemporain (les abattoirs) et la cité de l'espace avec l'exposition d'une reproduction de la station MIR, une fusée Ariane V, un cinéma grand format en 3 D et bien d'autres curiosités liés à l'espace.


Image:CapitoleTOLOSAII.jpg
Le Pont Neuf construit de 1544 à 1632
Les toits de Toulouse depuis la rue Boulbonne

[modifier] Bâtiments et lieux publics remarquables

[modifier] Hôtels particuliers

Toulouse est la ville française où l'on trouve le plus d'hôtels particuliers datant du XVIe siècle. Il est vrai qu'à la fin du Moyen Âge, dans cette période faste de la Renaissance et du commerce Toulousain du pastel, nombre de commerçants et de capitouls ont érigé leurs hôtels particuliers, souvent surmontés d'une tour (symbole de puissance et signe de reconnaissance des personnages importants de la cité). Puis, les parlementaires se sont dotés à leur tour de demeures prestigieuses, rivalisant d'audace et de génie pour avoir le plus bel édifice de la ville. Ainsi, dans le centre ville, on dénombre pas moins de 74 hôtels particuliers.

[modifier] Bâtiments religieux

Monuments catholiques 
Monuments protestants 
  • Le temple de la place du Salin
  • Le vieux temple de la rue Pargaminière
Monuments orthodoxes 
  • l'église Saint-Saturnin - avenue de Lavaur
  • l'église Saint-Nicolas - avenue de Grande-Bretagne
Monuments juifs 
  • Nouvelle synagogue et Grand centre communautaire (de construction récente)

[modifier] Musées

Les nombreux musées de la ville présentent un patrimoine historique important. Parmi ceux-ci, on peut citer :

[modifier] Photos de Toulouse