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Thérèse d'Avila

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Thérèse d'Ávila (15 mars 1515 - 4 octobre 1582), (en religion : Teresa de Jesús, baptisée : Teresa de Cepeda y Ahumada) est une sainte catholique et une réformatrice monastique du XVIe siècle. En plus de son talent à réformer les couvents, elle s'est imposée comme un maître de la spiritualité chrétienne, fait remarquable à cette époque pour une femme. Elle naquit à Ávila (à 70 km au Nord-Ouest de Madrid), en Castille et mourut à Alba de Tormes (province de Salamanque). Elle est fêtée le 15 octobre.


Sommaire

[modifier] Enfance

L'idéal pieux et l'exemple édifiant de la vie des saints et martyrs lui fut instillé dès son enfance par ses parents, le chevalier Alonso Sánchez de Cepeda et Beatriz d'Ávila y Ahumada. Sa famille paternelle était issue de Juifs convertis de Tolède. La branche maternelle était de la petite noblesse castillane. Elle est la troisième enfant d'une famille qui en comptera douze. Selon la description faite dans ses écrits destinés à son confesseur (et plus tard recueillis dans une autobiographie : Vida de Santa Teresa de Jesús), Thérèse montra dès sa tendre enfance une nature passionnée et une imagination fertile.

Son père, amateur de lecture, possédait quelques romans, dont l'étude suscita l'éveil de la sensibilité de la petite fille de six ans.

Déjà précocement, introduite aux histoires édifiantes de la vie des saints et des martyrs, elle souhaitait vivre le martyre en allant avec son frère Rodrigue dans les “terres des infidèles”. C'est-à-dire aller dans les zones de l'Espagne sous contrôle musulman pour demander l'aumône et finir décapités.

Convaincus que leur projet était irréalisable, le frère et la sœur décidèrent de se faire ermites. Thérèse écrit : “Je faisais l'aumône comme je pouvais, et je pouvais peu. J'essayais la solitude pour prier mes dévotions, qui étaient nombreuses, et particulièrement le rosaire… J'aimais beaucoup faire comme si nous étions des nonnes dans des monastères, quand je jouais avec d'autres petites filles, et je pense que je souhaitais l'être."

Thérèse perdit sa mère en 1527, c'est-à-dire à l'âge de douze ans. Déjà à cet âge, sa vocation religieuse avait été continuellement démontrée. Passionnée de roman de chevalerie, elle oublia ses jeux d'enfance. Voilà ses paroles : “J'ai commencé à porter de beaux habits, et à vouloir paraître élégante, je soignais mes mains, ma coiffure et mes parfums, et toutes les vanités de cet âge, car j'étais très curieuse… j'avais quelques cousins germains… ils était à peu près de mon âge, un peu plus vieux que moi; nous étions toujours ensemble, ils m'aimaient beaucoup et chaque fois que quelque chose les rendait heureux, nous discutions et j'écoutais leurs joies et leurs enfantillages… Tomé todo el daño de una parienta (se cree que una prima), que trataba mucho en casa… Con ella era mi conversación y pláticas, porque me ayudaba a todas las cosas de pasatiempo, que yo quería, y aun me ponía en ellas, y daba parte de sus conversaciones y vanidades. Hasta que traté con ella, que fue de edad de catorce años… no me parece había dejado a Dios por culpa mortal.”

Del relato de Teresa resulta que durante sólo tres meses tuvo “amor a los pasatiempos de buena conversación”, favorecidos por las criadas, con ocasión de peligro para ella y deshonra para su padre y hermanos, juntamente con la afición a las galas y el deseo de contentar y parecer bien; pero ella misma declara que las “cosas deshonestas naturalmente las aborrecía.” Son père coupa le mal à la racine en envoyant Thérèse au couvent de Santa María de Gracia à Ávila en 1531. También se ha dicho que hacia 1529 escribió Teresa libros de caballerías. Une fois au monastère, Thérèse supporta difficilement son manque de liberté. Elle ne voulait pas devenir sœur, y sus adoradores la enviaban recados, mas según su propia frase, “como no había lugar, presto se acabó.” Thérèse resta dans ce couvent jusqu'en automne 1532, sans se décider à embrasser la carrière religieuse.

[modifier] Vocation religieuse

Tombée gravement malade, elle dut rentrer chez ses parents. Après sa convalescence, ils la confièrent à sa sœur Marie de Cepeda, qui avec son mari, Don Martín de Guzmán y Barrientos, vivaient à Castellanos de la Cañada. Luttant contre elle-même, elle parvint à dire à son père qu'elle souhaitait entrer dans les ordres, tout en sachant qu'elle ne reviendrait pas sur sa décision. Son père lui répondit qu'il ne l'accepterait jamais de son vivant. Cependant, Therèse fugua du domicile familial le 2 novembre 1533 pour le couvent de l'Incarnation d'Ávila. Celui-ci était un monastère non cloîtré permettant aux religieuses de sortir et de recevoir des visites. Elle y fit ses vœux le 3 novembre 1534. Thérèse passa vingt-sept ans dans cette communauté très nombreuse, de style encore médiéval. Ces premières années au carmel se passèrent sans événements très notables. On sait quand même qu'elle souffrit très probablement de crises d'épilepsie. Mais, très critique vis-à-vis des pratiques religieuses de l'ordre, elle souhaitait le réformer.


Après être entrée au couvent sa santé se détériora. Elle souffrit d'évanouissements, d'une cardiopathie non définie et d'autres troubles ; ainsi se passa la première année. Pour la guérir, son père l'emmena en 1535 à Castellanos de la Cañada avec sa sœur. Thérèse resta dans ce village, où elle réussit à convertir un prêtre vivant en concubinage, jusqu'au printemps 1536, puis s'en fut à Becedos. De retour à Ávila (le dimanche des Rameaux de l'année 1537), elle subit en juillet une rechute de quatre jours chez son père. Elle resta paralysée pendant plus de deux ans. Aussi bien avant qu'après sa rechute, ses souffrances physiques furent extraordinaires.

[modifier] Evolution spirituelle

A mediados de 1539 Teresa quedó sanada según ella por San José. Con la salud volvieron las aficiones mundanas, fáciles de satisfacer, puesto que la clausura a todas las religiosas no se impuso como obligatoria hasta 1563. Vivía Teresa de nuevo en el convento, donde recibía frecuentes visitas. Image:SantaTeresa.jpg Languideció según ella entonces su espíritu, y dejó la oración (1541). Afirma que luego se le apareció Jesucristo (1542) en el locutorio con semblante airado, reprendiéndole su trato familiar con seglares. No obstante, permaneció Teresa en él durante muchos años, hasta que se movió a dejar el trato de seglares (1555) a la vista de una imagen de Jesús crucificado.

Les derniers mots de son père (décédé en 1541) l'avaient profondément impressionnée. Le prêtre qui lui avait donné les derniers sacrements (le dominicain Vicente Barón) devint le directeur de conscience de Thérèse, qui jusque là, connaissant ses fautes, ne voulait pas s'en corriger. La lecture des Confessions de Saint Augustin l'encouragea dans sa conversion. En 1555, les Jésuites Juan de Padranos et Baltasar Alvarez fondèrent un collège à Avila. Padranos devint le confesseur de Thérèse ; l'année suivante, celle-ci commença à ressentir des faveurs spirituelles intenses. Teresa confesó con Padranos; al año siguiente (1556) comenzó a sentir grandes favores espirituales, y poco después se vio animada (1557) por San Francisco de Borja. Tuvo en 1558 su primer rapto y la visión del infierno; tomó por confesor (1559) a Baltasar Alvarez, que dirigió su conciencia durante unos seis años, y disfrutó, dice, de grandes favores celestiales, entre los que se contó la visión de Jesús resucitado. Hizo voto (1560) de aspirar siempre a lo más perfecto; Saint Pierre d'Alcántara aprobó su espíritu, y San Luis Beltrán la animó a llevar adelante su proyecto de reformar la Orden del Carmen, concebido hacia dicho año. Quería Teresa fundar en Ávila un monasterio para la estricta observancia de la regla de su Orden, que comprendía la obligación de la pobreza, de la soledad y del silencio. Por mandato de su confesor, el Dominico Pedro Ibáñez, escribió su vida (1561), trabajo que terminó hacia junio de 1562; añadió, por orden de fray García de Toledo, la fundación de San José; y por consejo de Soto volvió a escribir su vida en 1566. Selon le biographe Pierre Boudot: « Dans toutes les pages (du livre de sa vie) se voient les marques d'une passion vive, d'une franchise absolue et d'un illuminisme de la foi des fidèles. Toutes ses révélations témoignent de sa croyance profonde en une union spirituelle entre elle et le Christ. Elle voyait Dieu, la Vierge, les saints et les anges dans tout leur splendeur. y de lo alto recibía inspiraciones que aprovechaba para la disciplina de su vida interior. En su juventud las aspiraciones que tuvo fueron raras y parecen confusas; sólo en plena edad madura se hicieron más distintas, más numerosas y también más extraordinarias. Pasaba de los cuarenta y tres años cuando por vez primera vivió un éxtasis. Sus visiones intelectuales se sucedieron sin interrupción durante dos años y medio (1559-1561). Sea por desconfianza, sea para probarla, sus superiores le prohibieron que se abandonase a estos fervores de devoción mística, que eran para ella una segunda vida, y la ordenaron que resistiera a estos arrobamientos, en que su salud se consumía. Obedeció ella, mas a pesar de sus esfuerzos, su oración era tan continua que ni aun el sueño podía interrumpir su curso. Al mismo tiempo, abrasada de un violento deseo de ver a Dios, se sentía morir. En este estado singular tuvo en varias ocasiones la visión que dio origen al establecimiento de una fiesta particular en la Orden del Carmelo. »

Alude el biógrafo francés al suceso (1559) que refiere la santa en estas líneas: « Vi a un ángel cabe mí hacia el lado izquierdo en forma corporal… No era grande, sino pequeño, hermoso mucho, el rostro tan encendido que parecía de los ángeles muy subidos, que parece todos se abrasan… Veíale en las manos un dardo de oro largo, y al fin del hierro me parecía tener un poco de fuego. Este me parecía meter por el corazón algunas veces y que me llegaba a las entrañas: al sacarle me parecía las llevaba consigo, y me dejaba toda abrasada en amor grande de Dios. Era tan grande el dolor que me hacía dar aquellos quejidos, y tan excesiva la suavidad que me pone este grandísimo dolor que no hay desear que se quite, ni se contenta el alma con menos que Dios. No es dolor corporal, sino espiritual, aunque no deja de participar el cuerpo algo, y aun harto. Es un requiebro tan suave que pasa entre el alma y Dios, que suplico yo a su bondad lo de a gustar a quien pensare que miento… Los días que duraba esto andaba como embobada, no quisiera ver ni hablar, sino abrasarme con mi pena, que para mí era mayor gloria, que cuantas hayan tomado lo criado » (Vida de Santa Teresa, cap. XXIX). Para perpetuar la memoria de dicha misteriosa herida, el Papa Benedicto XIII, a petición de los Carmelitas de España e Italia, estableció (1726) la fiesta de la Transverberación del corazón de Santa Teresa. El biógrafo francés agrega: « Hasta exhalar el último suspiro Teresa gozó la dicha de conversar con las personas divinas, que la consolaban o revelaban ciertos secretos del cielo; la de ser transportada al infierno o al purgatorio, y aun la de presentir lo venidero. »

[modifier] Caractéristiques physiques

Francisco de Rivera, le confesseur de la sainte la décrivait ainsi : « Elle était de bonne stature, y en su mocedad hermosa, y aun después de vieja parecía harto bien: el cuerpo abultado y muy blanco, el rostro redondo y lleno, de buen tamaño y proporción; la tez color blanca y encarnada, y cuando estaba en oración se le encendía y se ponía hermosísima, todo él limpio y apacible; el cabello, negro y crespo, y frente ancha, igual y hermosa; las cejas de un color rubio que tiraba algo a negro, grandes y algo gruesas, no muy en arco, sino algo llanas; los ojos negros y redondos y un poco carnosos; no grandes, pero muy bien puestos, vivos y graciosos, que en riéndose se reían todos y mostraban alegría, y por otra parte muy graves, cuando ella quería mostrar en el rostro gravedad; la nariz pequeña y no muy levantada de en medio, tenía la punta redonda y un poco inclinada para abajo; las ventanas de ella arqueadas y pequeñas; la boca ni grande ni pequeña; el labio de arriba delgado y derecho; y el de abajo grueso y un poco caído, de muy buena gracia y color; los dientes muy buenos; la barba bien hecha; las orejas ni chicas ni grandes; la garganta ancha y no alta, sino antes metida un poco; las manos pequeñas y muy lindas. En la cara tenía tres lunares pequeños al lado izquierdo, que le daban mucha gracia, uno más abajo de la mitad de la nariz, otro entre la nariz y la boca, y el tercero debajo de la boca. Toda junta parecía muy bien y de muy buen aire en el andar, y era tan amable y apacible, que a todas las personas que la miraban comúnmente aplacía mucho. »

[modifier] Des couvents fondés dans toute l'Espagne

En 1562, sous son impulsion, le petit monastère de Saint-Joseph est fondé, créant un type nouveau de communauté, mieux adapté à l'époque et cherchant à être plus fidèle à la tradition du Carme : selon elle, les religieux doivent vivre dans la pauvreté ; ils abandonnent les chaussures et sont ainsi rebaptisés les Carmes déchaussés ou les Carmes déchaux. Pendant vingt ans, Thérèse va poursuivre son chemin de réformes. Elle quitte Ávila, pour partir sur les routes de Castille et d'Andalousie et donner naissance à 17 monastères. Elle suscite le même élan chez les carmes, dont l'un des premiers fut Jean de la Croix.

Fin 1561, Thérèse reçut une somme d'argent envoyée par l'un de ses frères depuis le Pérou. Elle s'aida de cet argent pour financer son projet de fondation du couvent Saint Joseph. Pour ce même projet, elle reçut l'aide de sa sœur Jeanne, dont le fils aurait été ressuscité par la sainte. Au début de l'année 1562, Thérèse partit à Tolède chez Doña Luisa de la Cerda, chez qui elle resta jusqu'en juin. La même année, elle fit connaissance du père Báñez, qui devint ensuite son principal directeur, et du frère García de Toledo, tous deux Dominicains.

Mécontente du « relâchement » des règles, qui avaient été assouplies en 1432 par Eugène IV, Thérèse décida de réformer l'ordre pour revenir à l'austérité, la pauvreté et l'isolement qui faisaient partie pour elle de l'esprit carmélite authentique. Elle demanda conseil à Francisco de Borja et à Pedro de Alcántara qui approuvèrent sa ligne de pensée et sa doctrine.

Après deux années de combat, la bulle de Pie IV pour la construction du couvent Saint-Joseph lui fut remise à Ávila. Celui-ci fut inauguré le 24 août 1562. Quatre novices du nouvel ordre des carmélites déchaussées de Saint-Joseph y emménagèrent.

Des émeutes à Ávila obligèrent la sainte à retourner au couvent de l'Incarnation, et, une fois les esprits calmés, Thérèse vécut quatre ans au couvent de Saint Joseph dans une grande austérité. Les religieuses fidèles à la réforme de Thérèse dormaient sur une paillasse de paille, portaient des sandales de cuir ou de bois ; elles consacraient huit mois par an aux rigueurs du jeûne et s'abstenaient totalement de manger de la viande. Thérèse ne désira aucune distinction pour elle-même et vécut de la même manière que les autres religieuses.

Les Carmes obéissant à la réforme entreprise par Thérèse et Saint Jean de la Croix - qui concernait aussi la partie masculine de l'ordre - prirent le nom de Carmes déchaux. La réforme progressa rapidement, malgré les faibles moyens dont disposait son instigatrice. Le père Rossie, supérieur général du Carmel, visita en 1567 le couvent de San José, et donna à Thérèse la permission de fonder d'autres couvents de femmes, et deux couvents d'homme. Elle se rendit à Medina del Campo, Madrid et Alcalá de Henares pour réformer de nouveaux couvents (le dernier cité avait été fondé par son amie Marie de Jésus. Puis la réforme prit de l'ampleur dans les couvents d'hommes : un nouveau monastère fut fondé à Malagón. Thérèse se rendit ensuite à Tolède, où elle tomba malade, et passant par Escalona, elle revint à Ávila, avant de repartir pour Valladolid où elle fonda un nouveau couvent.

Pasó a Toledo y Madrid; de aquí otra vez a Toledo, ciudad en la que experimentó muchas dificultades para la fundación de un convento, la cual quedó hecha a 13 de mayo, y vencidos otros obstáculos, tomó posesión del monasterio de Pastrana (9 de julio). De vuelta en Toledo, allí permaneció un año, durante el cual hizo algunas breves excursiones a Medina, Valladolid y Pastrana. En Duruelo se había fundado el primer convento de hombres (1568). Se afirma que vio Teresa milagrosamente el martirio del Padre Acevedo y otros 40 Jesuitas asesinados (1570) por el pirata protestante Jacobo Soria. Tras una visita a Pastrana, de donde regresó a Toledo, entró en Ávila (agosto). Poco después se fundaba en Alcalá el tercer convento de Descalzos, y en Salamanca, ciudad en que estuvo la santa, el séptimo de Descalzas, al que siguió otro de mujeres en Alba de Tormes (25 de enero de 1571). De Alba volvió Teresa a Salamanca, siendo hospedada en el palacio de los condes de Monterrey; pasó a Medina, y de vuelta en Ávila, aceptó el priorato del convento de la Encarnación, cuya reforma consiguió. El priorato duró tres años. Se fundaron varios conventos más de Descalzos; algunos en Andalucía abrazaron la reforma, y comenzó la discordia entre Calzados y Descalzos, todo ello en 1572, año en que Teresa recibió muchos favores espirituales en el convento de la Encarnación: tales fueron su desposorio místico con Jesucristo y un éxtasis en el locutorio cuando conversaba con San Juan de la Cruz. Teresa, que en el transcurso de su vida escribió muchas cartas, estuvo en Salamanca en 1573. Allí, obedeciendo a su director, el Jesuíta Ripalda, redactó el libro de sus fundaciones.

[modifier] Une réformatrice

Pierre d'Alcantara inspira Thérèse dans sa détermination à mettre en pratique sa foi et son appel mystique. C'est dès 1560 qu'ils se rencontrèrent. Il devint son maître spirituel et son conseiller. Ce support moral lui permit d'entreprendre la création d'un carmel différent du laxisme qui l'avait choqué dans de nombreux cloîtres dont celui de l'Incarnation. L'entreprise fut financée par Guimara de Ullon, une riche donatrice et amie de la sainte.

Le dépouillement absolu du nouveau couvent (St-Joseph), établi en 1562, suscita critiques et hostilité chez les Avilans de tous bords et les édiles de la cité. Rapidement la nouvelle institution fut menacée de fermeture. Mais l'appui de puissants prescripteurs, dont l'évêque et les succès de subsistance déjouèrent l'animosité. Peu à peu, l'expérience devint un modèle.

En mars 1563, elle reçu la sanction papale pour ses principes de pauvreté absolue et de renoncement à la propriété formulés dans une "Constitution." Son but était le retour aux règles monastiques strictes avec des règles telles que :

  • trois disciplines de cérémonie (flagellation) pour les messes hebdomadaires
  • le déchaussement des carmes
  • ou la substitution des chaussures par des sandales.

Les cinq premières années, Thérèse resta recluse, engagée dans son projet d'écriture.

Rubeo de Ravenna, principal des carmes, publia une lettre patente en 1567, autorisant la création d'autres couvents. Cet essaimage dans toutes les provinces d'Espagne généra de nombreux voyages pour la sainte. Le Livre des fondations (publié, Madrid, 1880; trad., Livre des fondations), relate ces déplacements. De 1567 à 1571, des couvents réformés furent établis à Medina del Campo, Malagon, Valladolid, Tolède, Pastrana, Salamanque et Alba de Tormes.

Elle vit ensuite à Alba (1574), avant d'aller, malgré son état de santé déplorable à Medina del Campo, Ávila et Ségovie. Dans cette ville elle créa un nouveau couvent qui servit aux religieuses chassées de leur cloître par Ana de Mendoza de la Cerda, princesse d'Éboli, ayant décidé de se convertir en religieuse sous le nom de sœur Ana de la Madre de Dios, sous un ordre différent de celui des Carmes.

Suivant son exemple et son esprit Jean de la Croix initia un mouvement de réforme monastique analogue. Les fondations de couvent de Ségovie (1571), Vegas de Segura (1574), Séville (1575), et de Caravaca de la Cruz (Murcie, 1576) furent appuyées par Géronimo Grecian, visiteur de l'ancienne observance carmélite et vicaire apostolique. Mais le charismatique et mystique Jean, usa de son pouvoir de prédication et d'enseignement pour donner son âme au mouvement.

En dicho año se denunció a la Inquisición por vez primera la autobiografía de Teresa, que, de regreso en Ávila, terminado (6 de octubre) su priorato en la Encarnación, volvió a su convento de San José. A fines de año marchó a Valladolid. En principios de enero de 1575 por Medina, llegó a Ávila, y deteniéndose poco, fue a Veas por Toledo, Malagón y Almodóvar, donde se dice que profetizó las virtudes del beato Juan Bautista de la Concepción, reformador de los Trinitarios. Hecha la fundación del décimo convento de Descalzas en Veas (24 de febrero), y fundado el convento de Descalzos de Almodóvar del Campo (7 de marzo), se trasladó Teresa a Sevilla estando enferma, y pasó grandes incomodidades en el viaje. Sufrió también grandes contradicciones en Sevilla, aunque logró fundar en ella el undécimo convento de Descalzas.

En 1576 une série de persécutions fut lancée par l'ordre carmélite de l'ancienne observance contre les réformateurs, Thérèse et ses disciples. Estalló la discordia entre Carmelitas Calzados y Descalzos en el capítulo general celebrado por aquellos en Plasencia; en virtud de las bulas pontificias se acordó tratar con rigor a los Descalzos, que se habían extralimitado en sus fundaciones, y como fuera el Padre Gracián (21 de noviembre), por comisión del nuncio, a visitar los Carmelitas Calzados de Sevilla, estos resistieron la visita con gran alboroto. El padre Salazar, provincial de Castilla, intimó a Teresa que no hiciera más fundaciones y que se retirase a un convento sin salir de él. Trató la santa de retirarse a Valladolid, pero se opuso Gracián. En Sevilla estaba Teresa al fundarse en Caravaca (1 de enero de 1576) el duodécimo convento de Descalzas. Delatada a la Inquisición por una religiosa salida del convento, eligió para su residencia el convento de Toledo. Dejó Sevilla (4 de junio), llegó a Malagón (11 de junio), y de allí a Toledo, donde ya estaba a principios de julio. Antes de establecerse, marchó al convento de Ávila para arreglar varios asuntos; pero regresó rápidamente a Toledo en compañía de Ana de San Bartolomé, a la que había tomado por secretaria. Allí concluyó el libro de las fundaciones, las cuales se suspendieron en los cuatro años que duraron las persecuciones y conflictos entre Calzados y Descalzos. Eligió en Toledo por confesor a Velázquez. Propaladas muchas calumnias contra Teresa, se trató de enviarla a un convento Americano. Hizo la santa un viaje de Toledo a Ávila (julio de 1577), para someter a la Orden del Carmen el convento de San José, antes sujeto al ordinario. Miguel de la Columna y Baltasar de Jesús, desertores de la reforma, extendieron las calumnias contra los Descalzos, a los que con tal motivo persiguió el nuncio Felipe Sega. Acudió Teresa al rey, que tomó mano en el asunto. Las monjas de la Encarnación, en Ávila, la eligieron priora, a pesar de las censuras del Padre Valdemoro (octubre de 1577). La santa escribió (julio a noviembre) el libro De Las moradas. Sostuvo luego (1578) una polémica con el Padre Suárez, provincial de los Jesuítas, y el nuncio redobló sus persecuciones hasta el punto de pretender destruir la reforma, desterrando a los principales Descalzos y confinando a Toledo a Teresa, por él calificada de fémina inquieta y andariega. En Sevilla un confesor delató a la Inquisición las supuestas faltas de la priora de las Descalzas y de Teresa misma, sobre lo cual se formó un ruidoso expediente que puso en claro la inocencia de ambas.

En suivant des décrets adoptés lors de la réunion générale du chapitre à Plaisance, les "définisseurs" de l'ordre gelèrent toute nouvelle ouverture de couvents. Thérèse fut assignée à rester dans l'un de ses couvents. Elle obéit et choisit St-Joseph à Tolède. Ses amis et disciples furent soumis à des décisions encore plus sévères.

Fue aquel año (1578), que la santa pasó en Ávila, el más triste para Teresa, pues ella misma en una de sus cartas dijo que le hacían guerra todos los demonios. Por entonces se hizo otra denuncia del libro de su Vida. Desde principios de 1579 comenzó a calmar la tempestad contra Teresa y su reforma. La santa escribió en Ávila (6 de junio) los cuatro avisos que dijo haber recibido del mismo Dios para aumento y conservación de su Orden, los cuales publicó Fray Luis de León al fin del libro de la Vida. De Ávila salió (25 de junio) para visitar sus conventos. Sucesivamente estuvo en Medina del Campo, Valladolid, otra vez en Medina, en Alba de Tormes y Salamanca. De regreso en Ávila (noviembre), salió para Malagón, a pesar de estar enferma, y llegó a dicho pueblo (día 19) pasando por Toledo. En Villanueva asistió a la fundación (25 de febrero de 1580) del décimotercero convento de Descalzas. Regresó a Toledo, a pesar del mal estado de su salud y de los dolores de un brazo que se lo había roto (1577) resultado de una caída. En Toledo tuvo una parálisis y fallas cardíacas, que la pusieron a las puertas de la muerte. De allí pasó a Segovia y volvió a la ciudad de Ávila. Por aquellos días Gregorio XIII expidió las bulas (22 de junio) para la formación de provincia aparte para los Descalzos. Teresa visitó Medina y Valladolid, donde cayó gravemente enferma. En Palencia fundó otro convento, al que siguieron dos de Descalzos, uno en Valladodolid y otro en Salamanca, ambos fundados en 1581. El décimoquinto de Descalzas quedó fundado por la santa en Soria (3 de junio de 1581). Luego Teresa pasó por el Burgo de Osma, Segovia y Villacastín a la ciudad de Ávila, en la que las monjas del convento de San José la eligieron priora, cargo que hubo de aceptar.

[modifier] Dernières fondations et décès

Après (1582), elle fut à Medina del campo, Valladolid, Palencia et Burgos, presque toujours malade. Elle sut que le seizième couvent carmélite avait été créé à Grenade et un de déchaussées à Lisbonne. Le dix-septième carmel fut créé à Burgos, ou elle initia sa dernière fondation. Après Burgos, elle continua sa route en passant par Palencia, Valladolid, Medina del Campo et Peñaranda. A son arrivée à Alba de Tormes (le 20 septembre) son état empira. Elle mourut dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582, quand l'Espagne et le monde catholique bascula du calendrier julien au calendrier grégorien. Sa dépouille fut enterrée dans le couvent de l'Annonciation de la ville. A son exhumation le 25 novembre 1585, on y laissa un bras et le reste du corps fut envoyé à Avila, dans la salle du chapitre. Cependant le cadavre, par ordre papal, fut rendu au bourg d'Alba, ayant été trouvé intact (1586). En 1598, un sépulcre fut édifié. On y transféra son corps, toujours intact, dans une nouvelle chapelle en 1616, puis en 1670, dans une chasse d'argent.

Thérèse fut béatifiée en 1614 par Paul V, et incluse parmi les saints par Grégoire XV le 12 mars 1622 puis fut désignée (1627) comme patronne d'Espagne par Urbain VIII.

Le pape Paul VI la proclame, avec Catherine de Sienne, docteur de l'Église en 1970. Le mysticisme de son œuvre influença durablement les théologiens des siècles suivants, notamment saint François de Sales, Fénelon, et les jansénistes de Port-Royal.

[modifier] Reliques et restes

Neuf mois après sa mort fut ouvert le cercueil et l'on découvrit que le corps était intact alors que les vêtements avaient pourri. Avant l'enterrement, une main avait été sectionnée et conservée dans un reliquaire d'Avila. Le père Gracián en coupa le petit doigt.

Le capítulo de los Descalzos (?) décida que le corps de Thérèse devait être retourné à Ávila et être placé sous la garde du couvent de saint Joseph. Le transfert se fit un samedi du mois de novembre de 1585, presque en secret. Les religieuses du couvent d'Alba de Tormes demandèrent à conserver un bras comme relique. Quand le duc d'Alba se rendit compte du transfert, il se plaignit à Rome et entama des négociations pour le récupérer. Le corps fut renvoyé à nouveau à Alba de Tormes.

Après ces événements, on ne fit plus d'autres atteintes à ses restes. Ils sont désormais dans plusieurs endroits :

  • Son pied droit et une partie de la mandibule supérieure sont à Rome.
  • Sa main gauche à Lisbonne
  • Son œil gauche et sa main droite à Ronda (Espagne).
  • Son bras gauche et son cœur dans des reliquaires du musée de l'église de l'Annonciation d'Alba de Tormes.
  • Ses doigts sont conservés dans divers endroits d'Espagne.

[modifier] Titres posthumes

  • Docteur de l'Université de Salamanque.
  • Sainte patrone des escrivains espagnols.
  • Mairesse d'Alba de Tormes en 1963.
  • Docteur de l'Eglise en 1970.


[modifier] Œuvre littéraire

Animée par son enthousiasme, Thérèse sut rendre par écrit sa foi au travers de poèmes aux vers faciles. Le style ardent et passionné est témoin de cet idéal d'amour embrassé par le choix de la vie monastique.

[modifier] Œuvres mystiques à portée didactique

Elle a laissé des plusieurs écrits traitant de spiritualité, en particulier :

[modifier] Œuvres d'organisation et de prière

  • Vida de Santa Teresa de Jesús (1562-1565) autobiographie dont les originaux se trouvent au Monastère Saint-Laurent de l'Escorial;
  • Libro de las relaciones;
  • Libro de las fundaciones (1573-1582);
  • Libro de las constituciones (1563);
  • Avisos de Santa Teresa;
  • Modo de visitar los conventos de religiosas;
  • Exclamaciones del alma a su Dios;
  • Meditaciones sobre los cantares;
  • Visita de descalzas;
  • Avisos;
  • Ordenanzas de una cofradía;
  • Apuntaciones;
  • Desafío espiritual et
  • Vejamen.

[modifier] Autres contributions

Thérèse écrivit aussi de nombreux poèmes, cartes. Ses écrits ont fait l'objet de traductions dans beaucoup de langues. Son nom figure parmi le Catalogue des autorités de la langue (espagnole) publié par la Real Academia Española.

[modifier] Citations

  • "Si Satan pouvait aimer, il arrêterait d'être mauvais."
" nada te turbe, 
nada te espante, 
todo se pasa, 
Dios no se muda
La paciencia todo lo alcanza
quien a Dios tiene
nada le falta
solo Dios basta."
"Que rien ne te trouble
Que rien ne t'effraie
Tout passe
Dieu ne change pas
La patience permet tout
Qui en Dieu a foi
Ne manquera de rien
Seul Dieu suffit"

[modifier] Bibliographie

  • Pierre Boudot, la Jouissance de Dieu ou le Roman courtois de Thérèse d'Avila (préface de Xavier Tilliette). Cluny : A contrario, coll. « La sœur de l'ange. Les classiques méconnus », 2005. 281 p., 21 cm. ISBN 2-7534-0032-6.
  • Etxeberri, Xabier: Vida y obra de Santa Teresa de Ávila. Barcelona: Editorial Cartes, 1955.
  • García Valdés, Olvido: Santa Teresa de Jesús. Barcelona: Ediciones Omega S.A., 2001. (ISBN: 842821235X)
  • Lope de Vega, Félix: Santa Teresa de Jesús. Barcelona: Linkgua ediciones, 2005. (ISBN: 8496428915)
  • Martínez-Blat, Vicente: La Andariega: Biografía íntima de Santa Teresa de Jesús. Madrid: Biblioteca de autores cristianos, 2005. (ISBN: 8479147792)
  • Ribera, Francisco: La vida de la madre Teresa de Jesús: Fundadora de las descalzas y descalzos carmelitas. Madrid: Editorial Edibesa, 2005. (ISBN: 8484074277)
  • Santa Teresa de Jesús: Castillo Interior, o Las Moradas. Madrid: Editorial Aguilar, 1957.
  • Santa Teresa de Jesús: Exclamaciones del alma a su Dios. Madrid: Editorial Aguilar, colección crisol, 1957.
  • Santa Teresa de Jesús: Poesías. Madrid: Editorial Aguilar, colección crisol, 1957.

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