Francais | English | Espanõl

Théorie de la connaissance

Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.

Cet article (ou cette section) est à recycler. Sa qualité peut être largement améliorée en le réorganisant et en le clarifiant.
L'utilisateur qui appose ce bandeau est invité à énoncer les points à améliorer en page de discussion.

Image:Nuvola apps edu miscellaneous.png Cet article a une forme trop académique (extrait de cours) et nécessite d'être réécrit afin de davantage correspondre aux standards de l'encyclopédie.

La théorie de la connaissance est la partie de la philosophie qui étudie la nature, les origines, les contenus, les moyens et les limites de la connaissance, en particulier de la connaissance humaine. Une grande partie des travaux qui relèvent de cette discipline sont consacrés à l'analyse de la connaissance, c'est-à-dire à la détermination de ses conditions nécessaires et suffisantes. Il s'agit plus précisément d'établir quelles relations entretient la connaissance avec la croyance et la vérité, et quelles procédures de justification permettent de distinguer une simple croyance vraie (qui peut l'être par accident) d'une véritable connaissance.

Une grande partie de cet article porte sur la théorie analytique de la connaissance, discipline philosophique qui s'est pour l'essentiel développée dans le monde anglophone. Cela entraîne quelques problèmes quand on passe au français ; dans les cas litigieux, l'expression anglaise correspondante sera mentionnée entre parenthèses.


Sommaire

[modifier] L'analyse de la connaissance

[modifier] Croyance vraie justifiée

Dans le dialogue de Platon intitulé le Thétète, Socrate passe en revue un certain nombre de définitions possibles de la connaissance. L'une des plus prometteuses identifie la connaissance à la "croyance vraie justifiée". Socrate soutient qu'en plus d'être vraie, une croyance doit être justifiée pour constituer une connaissance authentique. Cette clause supplémentaire permet d'exclure du domaine de la connaissance les cas dans lesquels notre croyance est vraie mais nous ne sommes pas en mesure d'expliquer pourquoi elle est vraie. Cette distinction est particulièrement claire quand l'objet de la croyance est un événement à venir, quand nous faisons des prédictions. Ainsi, une personne malade et n'ayant aucune connaissance médicale précise, mais que son tempérament porte à l'optimisme, peut être amenée à croire qu'elle guérira rapidement. S'il se trouve que cette personne, conformément à sa prédiction, guérit rapidement, nous sommes bien dans un cas de croyance vraie ; mais comme cette croyance ne reposait sur aucun élément de justification, elle ne constitue pas une véritable connaissance. Le malade croyait, mais ne savait pas qu'il allait guérir rapidement.

La justification de la croyance est donc l'élément crucial de cette analyse traditionnelle de la connaissance, et de nombreuses théories contemporaines cherchent à en déterminer précisément la nature et les modalités ; la théorie de la justification est l'une des principales branches de la théorie de la connaissance.

Le terme de "connaissance" a longtemps désigné, en philosophie, des croyances dont la vérité est justifiée de manière certaine. Toute croyance présentant un moindre degré de justification constitue à ce compte une "opinion probable" (ou connaissance par provision). Ce point de vue prévaut encore dans l'œuvre de Bertrand Russell (notamment dans les Problèmes de Philosophie, 1912). Au cours des décennies qui suivirent, l'idée selon laquelle le degré de justification des croyances doit s'évaluer en termes de certitude a perdu en influence.


[modifier] Le problème de Gettier et les analyses contemporaines de la connaissance

Dans son célèbre article de 1963 intitulé "Is Justified True Belief Knowledge?", Edmund Gettier affirme qu'il existe des situations dans lesquelles une croyance peut être à la fois vraie et justifiée, et ne constitue pas pour autant une connaissance. Plus exactement, la thèse de Gettier consiste à dire que l'analyse traditionnelle énonce les conditions nécessaires de la connaissance, mais que ces conditions ne sont pas suffisantes. Pour mieux apprécier la stratégie de Gettier et les arguments que lui opposeront ses contradicteurs, il est utile de partir de l'analyse traditionnelle. D'après celle-ci :

S sait que p si et seulement si

  1. p est vrai ;
  2. S croit que p ; et
  3. la croyance de S dans p est justifiée.

L'attaque de Gettier repose sur deux prémisses, consistantes avec l'analyse traditionnelle. Première prémisse : il est possible qu'une croyance justifiée soit fausse. (En d'autres termes, il est possible d'avoir de bonnes raisons de croire dans la vérité de p et que p soit fausse.) Seconde prémisse : si S est justifié à croire que p et que p implique q, et si S déduit q de p et accepte q comme un résultat, alors S est justifié à croire que q. A partir de ces prémisses, Gettier construit deux exemples qui manifestent l'insuffisance de la définition traditionnelle. Il suffira d'évoquer le premier.

Smith et Jones se portent candidats pour le même poste. Smith a d'excellentes raisons de croire que la candidature de Jones sera retenue, et il sait par ailleurs que Jones a dix pièces de monnaie dans sa poche. Soit p : "Jones sera embauché et il a dix pièces dans sa poche". On voit que deux des trois conditions traditionnelles sont déjà remplies : Smith croit que p, et il est justifié à croire que p. Considérons maintenant la proposition q : "Celui qui sera embauché a dix pièces dans sa poche". Il est clair que p implique q ; si on suppose que Smith déduit q de p, alors (par la seconde prémisse) Smith croit que q et cette croyance est justifiée.

Maintenant, il se trouve que, contrairement à la prédiction de Smith, c'est Smith, et non Jones, qui obtient le poste. Bien qu'elle soit justifiée, p est donc fausse (cas admis par la première prémisse). Mais il se trouve que Smith, à son insu, a dix pièces de monnaie dans sa poche ; q est donc vraie. Au total, Smith croit que q, il est justifié à croire que q (par inférence à partir de p), et q, à l'insu de Smith, est vraie. Nous sommes donc dans un cas de croyance vraie justifiée qui n'est pas pour autant un cas de connaissance : Smith ne sait pas que q est vraie.

[modifier] Réponses à Gettier

Depuis la publication de l'article de Gettier (dans la revue Analysis, vol. 23, 1963, pp. 121-123) un très grand nombre d'auteurs ont tenté de parvenir à une analyse de la connaissance qui puisse exclure a priori de tels exemples. Les deux stratégies les plus couramment employées consistent : a) à modifier la clause de justification retenue par Gettier, jugée trop faible ; b) ou bien à conserver la clause de justification traditionnelle mais en y ajoutant une autre, censée garantir l'ensemble de l'analyse contre les exemples de type Gettier. La solution proposée par Robert Nozick relève de la première stratégie : la clause de justification traditionnelle est remplacée par deux conditionnelles fixant la relation entre la croyance de S et la vérité du contenu de sa croyance. Selon Nozick, S sait que p si et seulement si :

  1. p est vraie
  2. S croit que p
  3. si p est fausse, S ne croira pas que p.
  4. si p est vraie, S croira que p.

Simon Blackburn a critiqué cette formulation, arguant que nous ne devrions pas admettre au rang de connaissances des croyances qui, bien qu'elles "suivent la vérité à la trace" (conformément aux exigences de Nozick), ne sont pas soutenues par des raisons appropriées. En effet, il semble possible d'imaginer des scénarios dans lesquels la croyance de S est étroitement corrélée à la vérité ou à la fausseté de p, et où S est tout à fait incapable de rendre compte de sa croyance, c'est-à-dire d'avancer des éléments de justification. En d'autres termes, la croyance vraie ne sera véritablement justifiée que si S sait pourquoi elle est vraie. Nous retrouverons plus loin cette idée selon laquelle une croyance n'est justifiée que si le sujet dispose d'un accès épistémique à la base de justification : c'est la thèse fondamentale des théories internalistes de la justification. Les théories externalistes de la justification (dont Nozick nous offre ici un premier exemple) affirment au contraire que la base de justification de nos croyances ne nous est pas nécessairement accessible ; il se peut que nos croyances ne soient pas justifiées par d'autres croyances, mais par des mécanismes fiables les reliant aux modifications de notre environnement.

Dans une autre réponse, Richard Kirkham explique que l'impossibilité de parvenir à une analyse de la connaissance qui soit parfaitement à l'abri des contre-exemples de Gettier tient au fait que seule la définition de la connaissance en vigueur depuis l'Antiquité jusqu'à Russell est véritablement satisfaisante : pour être une connaissance, une croyance ne doit pas seulement être vraie et justifiée, mais sa base de justification doit encore rendre nécessaire sa vérité. Cette contrainte constitue un critère extrêmement exigeant (si nous le retenons, la plupart de nos "connaissances empiriques" n'en sont plus), mais Kirkham remarque que des standards de connaissance très hauts n'empêchent pas d'intégrer l'ensemble de nos savoirs "faibles" à la catégorie des "croyances raisonnables".

Si on opte pour la seconde stratégie (ajouter une quatrième clause aux trois traditionnelles), une des possibilités consiste à exiger que la justification de la croyance soit "invaincue" (undefeated). Cette nouvelle théorie, due en particulier à Keith Lehrer et à Thomas D. Paxson Jr., ne vaut pas pour toute connaissance en générale, mais seulement pour celles que ces auteurs appellent "non basiques" (nonbasic). La distinction des connaissances "basiques" et "non basiques" vise le contenu de la base de justification : si S sait que p et que la base de justification de sa croyance ne comporte pas d'autres croyances, alors sa connaissance sera dite "basique". Cette description correspond en particulier aux connaissances perceptives non inférentielles du type : "je perçois une douleur dans ma cuisse gauche". On voit bien que cette connaissance ne repose pas sur une autre croyance, mais dérive uniquement du contenu de mon expérience. Selon Lehhrer et Paxson, la définition traditionnelle de la connaissance rend suffisamment compte des connaissances de ce type. En revanche, si S sait que p est vrai et qu'une autre proposition q entre dans la base de justification de cette croyance, alors sa connaissance sera dite "non basique" : il s'agit ici des connaissances dites "inférentielles", c'est-à-dire des connaissances qui dépendent logiquement de la vérité d'autre croyances, plus ou moins nombreuses. Dans le cas des connaissances non basiques, une quatrième clause est requise pour que l'analyse soit à l'abri des contre-exemples : la croyance vraie et justifiée doit en outre être "invaincue" (undefeated). En d'autres termes, si S sait que p et que la base de justification de p comporte q, il ne doit y avoir aucune autre proposition r qui soit vraie et qui invalide q.

[modifier] La connaissance peut-elle faire abstraction d'une approche matérialiste et sensualiste

Helvetius dans son ouvrage majeur "de l'esprit" en 1758 définit les conditions qui précèdent l'émergence d'une connaissance: la perception du monde sous forme d'objets en interrelations et l'action que nous avons sur eux. La connaissance se traduit par deux niveaux, la structure formelle des relations qui dépendent uniquement du concept auquel renvoie l'objet, ainsi « les hommes parlent une langue » est une perception qui est vraie quelque soit l'individu en cause ainsi que la langue. Par contre la logique du modus ponens, le si alors si, permet de traiter les cas d'exception dont les règles s'appliquent en fonction des cas d'espèces traités, ainsi "jean est barbu" jean est un homme et il porte une barbe mais pierre est un homme qui n'en porte pas.

Ainsi donc la connaissance pourrait n'être considérée que comme la plus haute abstraction possible avant de devoir introduire des règles d'exception supportées par la logique.

La perception du monde sous forme d'objets et de relations peut toujours s'exprimer à l'aide d'un langage dont les groupes nominaux sont l'image des objets et les verbes l'image des relations. Le niveau d'abstraction des groupes nominaux renvoie au niveau formel ou non de l'expression de cette connaissance. La question fondamentale qui peut être posée est bien celle des degrés d'abstraction que supporte le langage, il semble que ce nombre soit limité, non pas par l'intelligence ou la créativité de l'esprit humain mais simplement par la structure en couche de son cerveau (6 couches utiles).

En adoptant ce point de vue, on peut aisément démontrer que toute expression d'une connaissance peut conduire à une conclusion absurde du type paradoxe « en revenant dans le passé, j'ai tué mon père avant qu'il ne me conçoive, donc je n'ai pas pu naître et donc je n'ai pas pu empêcher qu'il me conçoive, etc. ». Cette phrase est bien sûr vraie dans une logique formelle puisqu'indépendante de la personne et pourtant elle conduit à une absurdité. C'est parce que l'abstraction développée "homme présent dans le passé" n'existe dans notre esprit que comme dérivée d'un postulat qui situe tout être vivant dans un échelle de temps. La vie est donc un niveau supérieur d'abstraction par rapport au concept de l'espèce qui en est porteuse. Pourtant les mots pour écrire cela sont de même nature quelque soit le niveau.

La connaissance n'est finalement que la capacité que nous avons de produire un discours dont chaque niveau d'abstraction est bien identifié et est positionné correctement par rapport à la teneur contextuelle de ce qui est exprimé.

Cette parole est un modèle déterministe d’une connaissance acquise. Cette connaissance est infinie puisqu’ elle est combinaison de l’ensemble des relations entre les objets perçus et tous les objets ont un potentiel d’échange entre eux. Il existe d’ailleurs une probabilité d’échange entre deux mots. Cette probabilité est nulle si ma connaissance est correcte de l’inexistence d’un lien direct et elle est aussi nulle si mon ignorance du phénomène m’empêche de discerner la relation. Cette probabilité est forte si, dans un domaine de validité donné, la relation est connue. On peut donc définir un attracteur d’objet, probabilité d’établir une relation dans un domaine de connaissance.

Si je ne sais pas, l’attracteur est nul, mais si je trouve la personne qui sait et qu’elle peut me transférer son savoir, l’attracteur grandit. Mon potentiel de savoir est donc démultiplié par les autres. Tiens comme c’est curieux, les autres sont catalyseurs de mon propre savoir.

Chaque homme est dépositaire d’un fragment de connaissance qu’il a à transmettre sous plusieurs formes :

Transmission génétique grâce à un mécanisme sexué (le signe) Transmission comportementale grâce à la culture, ensembles des valeurs reconnus (le geste) Transmission cognitive grâce à la langue (la parole)

En vertu de quoi chaque homme est dépositaire d’une partie du patrimoine génétique, culturel et cognitif de la Société. Et à chaque niveau, il est dans l’obligation d’unir ses propres compétences dans chaque strate avec celles des autres hommes afin de faire fructifier ce patrimoine. En quelque sorte, la transmission cognitive est elle-même sexuée, le vecteur de la transmission, à l’identique du rôle du sperme, étant la parole échangée. Combien de mots émis pour atteindre la cible de l’ovule, porteur en puissance d’une mitose profitable à condition que le mot porté par la phrase atteigne la cible.

Mais comment naît la parole, par quelle circonvolution magique des influx cérébraux spinal peut-on émettre ces sons ? La parole est-elle d'ailleurs fille de la pensée ou la parole est-elle une des manifestations de la pensée ?

Il est fort probable que la pensée ne puisse s'exercer sans l'existence de la parole même si la petite chanson interne que chacun d'entre nous perçoit reste implicite tout en sonorisant l'intérieur de nous même quand même. Il est d'ailleurs amusant d'essayer de penser que l'on est en train de dire quelque chose, le sport est quasi impossible. On peut toujours écrire sa pensée et la relire, dans ce dernier cas la lecture est phonème émis sans réelle nécessité de comprendre le texte en se laissant guider par les ponctuations. On peut animer la lecture du texte à condition d'en connaître par avance le contenu et dans ce cas l'interpréter en y ajoutant les sentiments qu'il nous inspire.

Cette dualité pensée - parole, pas de parole sans pensée, pas de pensée sans parole, qu'il faut bien appeler "penrole" peut permettre l'analogie suivante :

La parole est le tuyau transportant la pensée, pas de pensée sans parole.

La pensée est génératrice de la parole lorsqu'elle est suffisamment pertinente pour être émise lors de la cogitation. Donc notre tuyau est construit par son contenu et les règles de construction du tuyau sont des limites de la pensée consciente.

Progresser dans le domaine de la connaissance revient donc à faire émerger le concept de base articulant les raisonnements sur la pensée. Je propose donc la "PENROLE" objet que l'on pourrait désigner comme étant "une pensée émise à l'aide un langage".

Il n'y a donc pas de vérité absolue dans la connaissance d'une chose, puisque l'expression de la chose dépend du langage et que l'idée a été construite à l'aide de la grammaire du dit langage.

[modifier] L'immédiateté est elle dans le champ de la connaissance

La perception fonctionne aussi dans le champ de l'immédiateté, une simple scène qui se déroule sous nos yeux et qui met en jeu nos émotions primaires est perçue immédiatement et provoque sans délai des réactions de plaisir-déplaisir, peurs ou angoisses, réflexes de fuite, alarmes généralisées dans les paramètres biologiques de notre corps. Le cerveau n'a pas le temps matériel de computer et de faire appel à la sémantique pour décoder l'évènement. Peut-on dans ce cas parler de connaissance lorsque le phénomène d'adaptation à l'environnement qui est l'enjeu de la connaissance à base de sémantique, emprunte des voies qui la court-circuite ?

Cette immédiateté serait due à l'application de schémas qui permettent de se référer à des globalités; le cerveau superposerait des schémas historisés à celui perçu. Là encore on peut essayer de comprendre le mécanisme en émettant l'hypothèse que la perception des objets est instantanée par rapport à celle des relations qui les unissent et ce sont ces dernières qui prennent du temps et ont recours à la partie analytique et sémantique du cerveau. L'hypothèse selon laquelle à une collection d'objets dont on ne connaît pas les relations correspond une évaluation instantanée du risque mérite qu'on s'y penche. Nous savons tous que la concomitance d'objets à un moment est synonyme d'un facteur de risque ou de chance de l'occurrence d'un risque. Par exemple au bord de la route, une voiture dans le fossé, une ambulance avec ses feux clignotant, donne instantanément un facteur de risque qui fait lever le pied de l'accélérateur. Nous n'avons pas encore analysé la situation en faisant la relation entre les objets et pourtant nous sommes déjà en train d'agir.

L'immédiateté est en quelque sorte un état de préconnaissance par évaluation d'un potentiel de risque.

[modifier] Le temps joue-t-il un rôle dans la connaissance ?

En mécanique newtonienne, l'énergie cinétique contenue dans une masse M est égale à cette masse multipliée par sa vitesse au carré et la vitesse est une distance divisée par un temps (à un facteur un demi près). Si le temps n'existe pas, l'énergie n'existe-t-elle pas ? Il semble que non, donc probablement le temps existe. En fait le temps n'est que la manière dont nous concevons le changement.

Si les choses changent c'est que le temps a passé. Et le changement existe dans la mesure ou nous percevons des effets de ces changements.

On peut dire en quelque sorte que le temps est la mesure de notre vitesse d'évolution.

Mais ce temps, nous le percevons alors comme un objet, une abstraction, quelque chose de palpable, nous lui donnons une identité, un contenu; nous le banalisons par rapport à nos autres perceptions : l'œuf, la poule, la distance, le temps. Nous avons conceptualisé le temps. En devenant un objet il peut alors devenir sujet d'une phrase ou complément d'objet :

« Le temps s'écoule » « Je n’ai pas le temps »

Il devient alors possible d'inclure le temps dans un raisonnement logique du type de celui des paradoxes classiques du type du petit-fils qui remonte dans la machine à remonter le temps et tue son grand-père.

Nous sommes donc capables de créer des impossibilités en respectant la logique.

Le temps n'est pas un objet, seul l'état de quelque chose à un moment donné est un objet.

Le temps n'existe pas en tant qu'objet, il est l'expression d'une perception :

Supposons un observateur qui voit la neige tomber pour la première fois et que personne ne lui donne d’explication sur ce merveilleux phénomène, il ne peut pas savoir que sous l’influence de la température du ciel cette neige retrouvera la forme liquide de l’eau que par ailleurs il connaît.

Le retour à l’eau à la fonte de la neige ne peut donc être déduit à priori par notre novice.

A contrario la présence de verglas est liée à la pluie sur sol gelé, il y a donc une relation eau – température - verglas.

En attendant le redoux, notre homme ne peut pas imaginer de points communs entre les deux manifestations. Mais au redoux, il pourra avoir l’illumination du lien entre les deux. Un objet aura donc été unifié à un autre objet par une analyse de la transition a priori comparée à une analyse à posteriori.

L’esprit, qui a analysé une situation dans le passé et comparé à la situation présente, n’a pas hésité à rapprocher deux phénomènes qui fonctionnent en deux sens différents avec un point commun.

Ceci est très étrange, en effet il semble vraiment que l’esprit perde le sens du temps lorsque la classification s’est opérée c'est à dire qu'il projette le passé dans le présent.

En fait le mot désignant l’objet (neige, pluie, verglas) contracte ce mécanisme physique dans un atome essentiel en deçà duquel l’être humain ne désire plus ré analyser son contenu. On va gagner du temps en disant un mot au lieu de décrire une circonstance ou le temps intervient.

C’est donc la structure grammaticale commune qui fédère les objets de nature différente (objet réel et temps) en créant une communauté entre eux.

On voit donc dans cet exemple deux rôles essentiels du temps :

- le temps est effacé dans notre esprit lorsqu'on cherche à établir un lien passé présent, - le temps est contracté dans un objet

Le temps est nié en quelque sorte dans son existence propre, pourtant il est à l'origine de tout parce qu'il est la manifestation de l'évolution donc de la vie.

On admet bien que la matière a en face d'elle l'anti-matière c'est-à-dire qu'un atome de matière rencontrant une atome d'antimatière se détruisent mutuellement en produisant une énergie.

Et si l'anti-temps existait ?

C'est à dire ce qui ferait qu'on désapprend en perdant des mots et qui ferait que l'on ne pourrait pas rapprocher le passé du présent.

Ainsi dans le désert, en raisonnement par analogie, qu’est-ce qui pourrait s’apparenter à la neige. La tempête de sable peut être ?

Poursuivons le raisonnement :

Lorsque la température du [substrat à définir] est voisine de [valeur à définir], alors le sable se transforme en une matière poussiéreuse qui se retransformera en sable lors que la température redescendra.

La phrase est presque adaptable, même si elle est incompréhensible à l'entendement.

Le verbe « TRANSFORMER » ne peut donc pas être accepté et l’assimilation du sable et de l’eau ne peut se produire.

Mais toute matérialité acceptant la phrase suivante définira une communauté d’objet :

Lorsque la Température d’un [substrat] est voisine d’une [valeur] , alors une [matière] se transforme en une [matière] et retrouvera son état initial lorsque la température variera.

Cette phrase a du sens et est donc potentiellement une connaissance

Mieux encore dans une autre formulation :

Lorsqu’un [paramètre physique] d’un [substrat] est voisin d’une [valeur], alors une [matière] se transforme en une [matière] et retrouvera son état initial lorsque la température variera.

Avec ce degré d’abstraction, on peut alors envisager que certains changements de phase de tout type de matériaux permet de classer ces matériaux dans une communauté d’objets. Et là , si on admet que la sémantique proposée est correcte, cette phrase prend du sens et s'apparente à une connaissance.

Mais pas le sable avec l’eau, car le sable ne se transforme pas.


La phrase émise porte le sens de la connaissance dans sa structure profonde mais elle est fausse.

Elle est donc toujours vraie en ce sens que la règle qu’elle représente est formelle et non dépendante des valeurs des occurrences pour lesquelles elle s’applique.

Voilà une connaissance fausse qui est exprimée de manière juste et pleine de sens.

A partir d’une observation, notre pensée recherche des structures sémantiques qui soient capables de porter l’observation. Si elle y arrive, alors l’objet observé est classifié dans la communauté des observations antérieures.

Si elle n’y arrive pas, on entre alors dans le domaine d’une connaissance véritablement nouvelle qui induit des objets nouveaux qu’il faudra dénommer et dénombrer pour en juger de l’importance.

La connaissance est donc une structure grammaticale reconnue capable de porter la matérialité d’une observation en faisant disparaître le rôle du temps.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Concepts fondamentaux

Article détaillé : Liste des concepts de la philosophie.
Article détaillé : Concepts logiques.

Conscience | Inconscient | Pensée | Concept | Cognition | Vérité | Objectivité | Langage | Théorie

[modifier] Conditions de l'expérience

Perception | Phénomène | Espace | Temps | Matière | Réalité | Nature

[modifier] Facultés cognitives

Cognition | Intuition | Faculté | Esprit | Raison | Entendement | Croyance | Jugement | Mémoire | Imagination | Biais cognitif

[modifier] Types de connaissance

Connaissance

Sciences humaines

Connaissance scientifique | Connaissance technique

Connaissance métaphysique. Sur ce point, voir chez Descartes la distinction entre le doute méthodique, dans le discours de la méthode, et le doute hyperbolique qu'il introduit dans les méditations métaphysiques.

Dialectique

[modifier] Théories de la connaissance

Empirisme | Idéalisme | Rationalisme | Réalisme | Épistémologie constructiviste

[modifier] Antonyme

Ignorance fortuite, volontaire, rationnelle...

Image:Philosophie.jpg Portail de la philosophie – Accédez aux articles de Wikipédia concernant la philosophie.

ca:Epistemologia da:Epistemologi de:Erkenntnistheorie en:Epistemology eo:Sciteorio es:Epistemología et:Epistemoloogia ja:認識論 pl:Epistemologia ru:Теория познания fi:Epistemologia sv:Epistemologi tl:Epistemolohiya

Outils personnels