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Tai-chi-chuan

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Image:Yin yang.svg Le tai-chi-chuan (Larousse), ou taiji quan pinyin, ou tài jí quán Wade-Giles. Les sinogrammes du taiji quan sont souvent traduis par « boxe du faîte suprême » ou « boxe avec l'ombre ». C'est un art martial chinois (Wushu) appartenant au groupe des styles internes, tels que le Hsing I Ch'uan et le Bagua zhang).

taiji quan pourrait se traduire par boxe (quan/poing) ultime, c'est-à-dire la boxe qui réunie la quintessence des principes des boxes chinoises en général.

Il est à noter que c'est le même taikyoku qui est utilisé dans les noms de six des premiers katas du shotokan karaté (taikyoku shodan à taikyoku rokudan).

Sommaire

[modifier] Histoire

Image:LaishiTaijitu.jpg Dans le Tao Te King du philosophe chinois Lao-tseu (vers 600 av. J.C), on trouve la première référence au tai-chi : "il projette un adversaire absent" <ref>Tao-te-king, chapitre 69. On peut en lire différentes traduction, par exemple ici et </ref>. Le tai-chi est l'une des pratiques regroupées sous le vocable wei-wu-wei, agir-sans-agir.

Plusieurs hypothéses sur l'origine du Taiji quan :

[modifier] 1. L'origine remonte au village de Chenjiagou

Ceux qui partagent cette opinion croient que le taijiquan a été créé par Chen Wangting vers la fin de la Dynastie Ming (1368-1644). Leurs représentants sont Tang Hao et Gu Liuxin, chercheurs de l'histoire du Wushu. M. Tang a tiré cette conclusion à la suite des investigations qu'il a menées au village de Chenjiagou, district de Wenxian, province du Henan, et en se référant aux Annales du district et au Registre généalogique de la famille Chen. Selon ce registre, Chen Wangting était "maître de boxe de style Chen et fondateur du jeu de l'épée et de la lance". Comme les différentes écoles du taijiquan sont originaires ou héritières de la boxe de style Chen, cette version jouit d'une grande autorité et prédomine, depuis longtemps, dans le milieu du wushu.

[modifier] 2. Le taijiquan fut créé par Zhang Sanfeng

Cette version de longue date était vraisemblablement l'opinion traditionnelle avant que la première version ne se soit répandue. Il est dit dans le Livre complet sur les exercices du Taijiquan écrit par Yang Chengfu (1883-1936) que Zhang San­feng créa le Taijiquan vers la fin de la Dynastie Song (960-1279) et la transmit à Wang Zongyue, Chen Zhoutong, Zhang Songxi et Jiang Fa. Encore plus tôt, Li Yishe (1832-1891) écrivit dans sa Brève introduction sur le taijiquan : "Le taijiquan fut fondé par Zhang Sanfeng des Song." Encore de nos jours, certains partagent ce point de vue.

[modifier] 3. Le taijiquan fut créé par Wang Zongyue

Wang Zongyue, qui vécut sous les Qing (1644-1911), occupe une place importante dans l'histoire du taijiquan et son rôle a été reconnu par les maîtres des différentes époques. Son livre A propos du taijiquan a beaucoup contribué à la propagation du nom de cette boxe et constitue son fondement théorique. Du fait que Wang Zongyue a pour la première fois exposé la théorie et les techniques du taijiquan de manière systématique, certains croient qu'il en est le créateur en faisant le bilan des expériences de ses prédécesseurs. Il est consigné dans des documents que Wang Zongyue transmit le taijiquan à Jiang Fa et ce dernier le transmit à Chen Changxing, habitant du village de Chenjiagou.

[modifier] 4. La boxe taiji vient des monts Wudang

Le wushu a des rapports étroits avec la religion. De là vient la version selon laquelle le taijiquan a pris sa source dans les monts Wudang haut lieu du taoïsme. Les partisans de cette version estiment que l'alchimie est une part importante du taoïsme chinois et que les prêtres taoïstes des monts Wudang créèrent la boxe en partant des exercices qu'ils avaient accumu­lés et en combinant les méthodes, telles que le tuna (expiration et inspiration) et le daoyin (conduction mentale de l'énergie vitale). C'est donc l'une des anciennes méthodes qui visent à ménager la santé de l'homme. Elle permet de «draguer» les méridiens et de régulariser l'énergie et le sang en vue de combattre les maladies et de prolonger la vie. Ce taiji appelé taiji qigong serait l'ancêtre du taiji martial. Cette hypothése est à prendre avec réserve, sachant que depuis 5 ans, le Mont Wudang est l'objet d'enjeux économiques (tourisme de masse) et idéologiques (encadrer une pratique religieuse pour éviter le phénoméne Falun gong et construire un taoisme de pacotille à des fins touristiques).

[modifier] Écoles

Image:Taichi shanghai bund 2005.jpg Il existe différents styles de taiji quan, se subdivisant eux-mêmes en plusieurs écoles :


[modifier] Art martial

Image:Yang Cheng-fu.png Le tai-chi-chuan en tant qu'art martial dit interne insiste sur le développement d'une force souple et dynamique appelée jing, par opposition à la force physique pure.

La règle première du tai-chi-chuan est la décontraction (song, song kai) qui permet de délier les mouvements : un mouvement de coup de poing va provenir de la taille, plutôt que du bras ou de l'épaule.

Une fois la relaxation song installée, le pratiquant va développer le peng jing ou force interne consistant à relier chaque partie du corps en restant relaxé : une partie bouge, tout le corps bouge; une partie s'arrête, tout le corps s'arrête. Le peng jing est la force caractéristique du tai-chi ; l'analogie est de la comparer à une boule élastique : frapper dedans, et votre coup sera retourné dévié vers vous.

Lors des coups frappés, l'énergie est tout d'abord concentrée dans le dantian, qui est un des points d'énergie (plus connus connus sous le nom de "chakras"), situé deux pouces en dessous du nombril ( equivalent au second chakra ), puis est libérée, accompagnée d'une onde de choc propagée par l'ondulation des articulations du pratiquant, tel un fouet. On appelle cela exploser la force ou fajing.

Le tai-chi porte une attention particulière à l'enracinement. L'énergie doit aussi partir des « racines » dans les pieds, puisque c'est généralement eux qui dans la majorité des cas vont lancer le coup que donnera la main, ou tout autre partie frappante.

On dit parfois, « le pied donne le coup, la hanche dirige, et la main transmet. »

Ce contrôle du qi s'apprend avec les exercices de qi gong (littéralement, travail du souffle) taoïste (différent des exercices de qi gong bouddhique).

L'entraînement aux exercices de tai-chi-chuan est tout d'abord exécuté lentement pour justement percevoir la relaxation et la circulation du mouvement.

Ensuite, le pratiquant pourra commencer à accélérer les gestes, et pratiquera les fajing - libération de l'énergie - d'abord réduits afin d'éviter d'abîmer ses articulations, puis de plus en plus complets.

Les exercices de poussées de mains permettent d'appliquer les principes du tai-chi avec un partenaire et ceci de manière progressive : rester relaxé (song) sur une poussée par exemple pour démarrer.

Le tai-chi permet d'exprimer la force (exploser la force ou contrôler simplement par deséquilibre) avec n'importe quelle partie du corps, ce qui permet d'envisager aussi bien des techniques longues de boxe que du corps à corps. À l'extrême, l'explosion de force s'effectue avec un mouvement imperceptible.

Le tai-chi-chuan se pratique généralement à mains nues. Toutefois il existe des formes de tai-chi avec armes, que le pratiquant pourra apprendre après quelques années d'expérience à mains nues.

[modifier] Noms de mouvements

Saisir la queue de l'oiseau, Le simple fouet, La cigogne se rafraîchit les ailes, Jouer du violon, Emporter le tigre à la montagne, Reculer et repousser le singe, Le vol oblique, L'aiguille au fond de la mer, L'éventail, Caresser le cheval, Frapper le tigre, Séparer la crinière du cheval sauvage, La fille de jade lance la navette, Le serpent rampe, Le coq sur une patte, Le serpent blanc tire la langue, Reculer et chevaucher le tigre, Coup de pied du lotus, Tirer sur le tigre avec un arc...

[modifier] Les différentes pratiques

- Les "ba duan jin" ou les "huit brocarts" : ce sont une série d'exercices de Qi Gong préparant le corps à la pratique du Taiji Quan. Le but est d'ouvrir les trois portes, c'est à dire libérer les épaules, la taille et les hanches, afin de faciliter la circulation d'énergie.

- Le grand enchaînement ou Forme Longue : Il se compose de 80 à 108 mouvements (selon la façon de les décompter des différentes écoles) qui simulent un combat contre un adversaire imaginaire. Il s'exécute très lentement. La respiration est abdominale, la tête est droite, dans le prolongement du tronc, comme si elle était maintenue vers le haut par un fil. La pointe de la langue est collée contre le palais afin de faciliter la circulation de l'énergie intérieure (Qi) en soi.

- Le "Tui Shou" ou "Poussée avec les mains" : ce sont les premiers exercices qu'on exécute à deux. Leur but est d'apprendre à esquiver, à dévier et à contrôler une force qui est exercée contre soi.

- Le "San Shou" ou "Esquiver les mains" : exercice à deux dont le but est d'apprendre à esquiver une attaque menée de loin.

- Le "Ping Chi" ou "Pratique des armes" : la pratique des armes fait partie de la grande tradition du Taiji Quan. Pour chaque arme, on étudie un enchaînement fondamental.

" Les différentes pratiques " tirés du site : http://perso.orange.fr/world/spirale/

Image:Manuel Joseph 2005.jpg

[modifier] Liste d'armes utilisées dans les tai-chi d'armes

[modifier] Bibliographie

  • Catherine Despeux - Taiji Quan : Art martial - Technique de longue vie. Éd. Guy Trédaniel, 1990, ISBN: 2-85707072-1
  • Michel Deverge - Tai Ji Quan d'après l'enseignement du Maître Ang Tee Tong, Au signal-Chiron-SEDIREP, 1988, ISBN 2-7027-0293-7.

[modifier] Notes

<references/>

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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