Taekwondo
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Le taekwondo est un art martial externe d'origine coréenne. Il peut se traduire par La voie du pied et du poing (tae, pied - kwon, poing - do, voie). Il a pour but de développer et de perfectionner, par une discipline rigoureuse, toutes les facultés spirituelles et physiques de l'homme. Il se défini comme étant un art martial du sage. Le pratiquant de taekwondo est appelé un taekwondoïste ou Taekwon-Doin.
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[modifier] Historique
[modifier] Origines
Comme beaucoup d'arts martiaux, le taekwondo s'appuie sur une tradition très ancienne, et existait bien avant le Moyen Âge en Corée, à travers de nombreuses écoles, sous le nom de Subak, Subakhi, Subyok, Taekkyeon, Bikaksul, Subyokta et Kwonbop. Le passé du taekwondo est décelable à travers l’histoire orale et les objets issus de l’époque des trois premiers royaumes de Corée (Koguryŏ, Paekche (Baekje) et Silla); ainsi, la découverte en 1935 par des archéologues japonais de deux tombes royales (sur les plafonds desquels sont représentés des techniques et des positions de combat) atteste sans doute l’existence d’arts martiaux originels dans le royaume de Koguryo, d’autres trouvailles archéologiques allant dans le même sens.
Le passé historique du taekwondo est principalement retracé par les peintures murales des tombes royales de l'époque Koguryo (royaume fondé en 37 av. J.-C. par Kojumong, plus connu sous le nom de roi Dong Myeong Sung, et qui perdura jusqu’en 668). Les fresques de Muyang Chong et de Don Su-myo représentent des scènes d’entraînement, et celles de Samsil Chong montrent un homme dans une pose basique d’art martial. La datation historique de ces fresques oscille entre l’an 3 et l’an 427 de notre ère.
Une tribu qui avait fui de Koguryo, Baekjae, s’installa aux abords du bassin de la rivière Han. Le chef, Onjo, unifia toutes les tribus existantes et forma l’ancien royaume de Baekjae en 18 av. J.-C. Comme dans les autres royaumes, les arts martiaux jouaient un rôle significatif dans la défense du pays. Ainsi naquit le susa (comparable au Hwarangdo de Silla). À cette époque, un autre prédécesseur du taekwondo, le subyokta, était pratiqué dans les villages du royaume sous la forme d'événement populaire, le gagnant des compétitions pouvant parfois devenir chef de village ou militaire. Ce fut néanmoins dans le plus petit des trois royaumes, Silla, que fleurirent les arts martiaux qui lui permirent de lutter avec plus ou moins de succès autant contre les attaques des royaumes voisins que contre celle des îles japonaises.
Le royaume de Silla fut fondé par Park Hyuk Kusae en 37 av. J.-C. et perdura jusqu’en 935 de notre ère. Bien qu’en plus d’être le plus petit des trois royaumes, Silla fut une société dite "primitive", celui-ci influença directement la naissance du taekwondo. Au départ désorganisé, ce royaume devint sous l’impulsion de son fondateur le plus puissant des trois royaumes, notamment grâce au développement d’une armée unie et disciplinée (dont les valeurs ne sont pas sans rappeler celles des chevaliers des chansons de geste du Moyen Âge en Occident). Le Hwarangdo crée par le 24e roi de Silla était d'abord une organisation militaire d’élite constituée par des soldats ayant fait leurs preuves durant la bataille. Ces jeunes recrues, appelés Hwarang (jeunes nobles, "chevalier à la fleur"), pratiquaient une nouvelle forme d’art martial codifié, parallèlement aux autres matières institutionnelles. Leur influence ne fut probablement pas sans conséquence sur l'histoire militaire du royaume qui put tant maintenir ses ennemis à l'écart qu'unifier la Corée en 688 av. J.-C. Notons qu'à cette époque, les arts martiaux traditionnels coréens prirent une ampleur particulière dans les institutions.
En 935, alors que tombe le royaume de Silla, se met en place la dynastie Koryo, fondée en 918 par Wang Keon. Dans les mémoires de Koryo, un art martial proche du taekwondo fut d’abord appelé Subakhi. Populaire auprès du peuple de Koryo, il est probable que, de même qu'auparavant dans les autres royaumes, les rois aimaient assister aux compétitions de Soobakhee et récompenser les gagnants. Il est de notoriété que l’université nationale de Koryo et la plus grande institution éducative sur la pensée confucéenne de l’époque, "Kukjakam", enseignaient systématiquement le Subakhi jusqu'au plus haut niveau. En outre, la dynastie connut un essor commercial qui permit les échanges culturels, dont le subakhi. Inversement, le royaume subit les influences d'arts martiaux étrangers.
[modifier] De la création à la scission
Le taekwondo est officiellement né le 11 avril 1955, après un long travail de développement et d'unification des différentes écoles d'arts martiaux coréennes. C'est donc à la fois le fruit d'une longue tradition martiale et le fruit du travail d'un homme, le général Choi Hong Hi, qui présida la réunion de 1955. Ce dernier commence en effet sa pratique du taekyon, un très ancien art martial coréen basé sur des techniques de jambes très complètes pendant sa jeunesse. Nous sommes dans l'entre deux guerres, et la Corée est encore sous la domination japonaise. Lorsque le jeune Choi part faire ses études au Japon, il rentre en contact avec le karaté de maître Funakoshi, sous la direction duquel il commence à pratiquer. De retour en Corée, il poursuit son travail sur le développement d'un nouvel art martial, combinaison du karaté et d'anciens arts martiaux coréens. Mais la Seconde Guerre mondiale éclate, et il est enrôlé de force dans l'armée japonaise. À la libération, son travail sur l'art martial continue. Mais la Corée est de nouveau plongée dans la tourmente du conflit idéologique entre Nord et Sud. Choi Hong Hi s'engage dans le toute jeune armée Sud-coréenne, qu'il contribue à fonder (il fait partie des "Pères fondateurs de l'armée coréenne"). Il commence alors à enseigner son art à ses troupes. Son but est de donner à une Corée meurtrie par l'occupation japonaise et la guerre un art martial national, mais aussi de fonder sur la base des derniers progrès scientifiques une pratique d'autodéfense rationnelle. C'est cet aspect scientifique qui donne sa spécificité première au taekwondo, puisque chaque mouvement est étudié en fonction des principes scientifiques dans le but d'obtenir le maximum de puissance.
Après la création officielle du taekwondo, le 11 avril 1955, des équipes de démonstration furent constituées.
Composées des meilleurs représentants de cet art martial nouveau, elles avaient pour objet d’effectuer des tournées dans le monde entier afin de faire connaître le taekwondo.
En mars 1959, une première tournée fit découvrir à Taïwan et au Sud Viêt Nam ce nouvel art martial.
En 1961-62, le taekwondo était pratiqué par les militaires coréens autant que par la population civile de ce pays, mais aussi par les forces armées américaines stationnées en Corée.
Ces mêmes années, le taekwondo fut introduit à l’académie militaire de West Point (USA), l’une des plus fameuses du monde.
Nommé ambassadeur en Malaisie, le général Choi introduisit le taekwondo dans ce pays, après avoir effectué une démonstration dans un stade à la demande du premier ministre Malais.
En 1963, l’Association malaise de taekwondo fut créée.
En juin de la même année, une démonstration eut lieu dans le bâtiment des Nations unies, à New York, et le taekwondo fut choisi pour l’entraînement des militaires du Sud Viêt Nam.
Toujours en 1963, les associations nationales de Singapour et de Brunei furent créées.
En 1965, le général Choi prit sa retraite avec le grade de Général deux étoiles, et fut chargé par le gouvernement de Corée du Sud de diriger une tournée en Allemagne de l’Ouest, Italie, Turquie, Émirats arabes unis, Malaisie et Singapour.
Les noms des membres de l’équipe de démonstration d’alors sont depuis rentrés dans la légende :
Han Cha Kyo (VIe dan à l’époque), Kim Jun Kun (Ve dan), Kwon Jai Hwa (Ve dan) et Park Jong Soo (Ve dan). Il est inutile de souligner que le taekwondo européen ne serait rien sans ces hommes qui ont voué leur vie tout entière à cet art martial.
Le taekwondo fut alors reconnu comme l’art martial national de la Corée.
Ce fut l’occasion de faire connaître le taekwondo dans ces pays, ainsi que d’établir les associations nationales qui, le 22 mars 1966 se réunirent pour former la Fédération internationale de taekwon-do, l’ITF.
Les pays fondateurs de l’ITF sont donc la Corée, le Viêt Nam, la Malaisie, Singapour, l’Allemagne de l’Ouest, les États-Unis, la Turquie, l’Italie et les Émirats arabes unis.
Le siège de l’ITF est alors à Séoul.
En 1968, le Général Choi visita la France à l’occasion du symposium sur le sport militaire.
Les représentants de 32 pays furent les témoins d’une démonstration historique.
La même année, la Grande-Bretagne forma une association nationale de taekwondo, et le général se rendit en Espagne, au Canada, aux Pays Bas, en Belgique et en Inde.
En 1969, le général effectua une tournée dans 29 pays afin de rencontrer les instructeurs des ces différents pays et effectuer les prises de vues qui illustrent la première édition de l’Encyclopédie (©1972).
L’année 1970 fut à l’image de 1969.
Le général voyagea dans le monde entier pour faire découvrir le taekwondo et conduire des séminaires pour former des instructeurs ou perfectionner la technique de ceux-ci.
[modifier] 1973, une année charnière
En 1972, le Général Choi introduisit le taekwondo en Bolivie, République Dominicaine, Haïti et Guatemala. Mais confronté à une situation politique particulièrement difficile dans son pays, il fut contraint à l’exile.
Afin de ne pas perdre le taekwon-do, et avec l’accord des pays membres de l’ITF, le général Choi déplaça le siège de l’ITF à Toronto, au Canada, d’où il espérait pouvoir diffuser plus aisément le taekwondo dans les pays de l’Est.
Le gouvernement de Corée du Sud, qui ne voulait pas, lui non plus, perdre le taekwon-do, qui était devenu un extraordinaire outil de propagande pour le pays, créa la WTF (World Taekwondo Federation) en 1973.
Après un remaniement total des techniques, ce nouvel art martial, totalement différent du taekwon-do créé par le général Choi, commença à se répandre dans de nombreux pays.
Bénéficiant de l’appui du gouvernement, cet art martial put se développer très rapidement, surtout dans les pays de l’Ouest.
Dès lors, les deux taekwondoo cohabitent plus ou moins pacifiquement. Le maintien d'un seul nom pour désigner ces deux disciplines est à la base de nombreuses confusions, ces deux arts martiaux étant très différents dans les faits. Si le taekwondo du général Choi a poursuivi son évolution scientifique, celui de la WTF a pris une tout autre direction, celle de l'olympisme.
C’est ainsi qu’il fut reconnu sport olympique il y a quelques années.
Précisons ici que cet art martial est encore fortement majoritaire en France, où l’ITF ne se re-développe que depuis une dizaine d’années.
[modifier] L'ITF (International Taekwon-Do Federation) : le taekwondo du fondateur
[modifier] Un développement constant
Après la création de la WTF, le général Choi continue son travail de développement du taekwondo originel par la biais de l'ITF, et une nouvelle équipe de démonstration part en tournée dès novembre-décembre 1973.
Maître Park Jong Soo, désormais VIIe dan, en fait toujours partie.
Il est accompagné par Maître Rhee Ki Ha, Maître Park Sun Tae et Maître Choi Chang Keun.
Ils visitent 23 pays d’Europe, d’Asie, du Moyen Orient et d’Afrique, et établissent des organisations nationales dans 5 d’entre eux.
Sans s’arrêter de voyager, le général Choi assiste à l’organisation du Ier championnat du Monde en 1974 à Montréal (Canada) et du Ier championnat d’Europe à Amsterdam (Pays-Bas) en 1976.
En 1978, une nouvelle équipe de démonstration est constituée.
Elle comprend Maître Choi Chank Keun, Park Jung Tae, Rhee Ki Ha et Leong Wei Meng.
Ces deux derniers, ainsi que Park Jong Soo, ont aujourd’hui le grade de Grand Maître.
En 1979, l’AETF (All Europe Taekwon-Do Federation) est fondée à Oslo (Norvège).
Les équipes de démonstrations se succèdent, voyageant dans le monde entier pour introduire le taekwon-do.
L’année 1980 est une année historique pour le taekwondo et pour le général Choi, puisqu’une équipe de 15 membres (comprenant son fils maître Choi Jung Hwa) effectue une tournée en Corée du Nord, pays natal du Général Choi.
C’est la première fois que le taekwondo est introduit dans ce pays.
En 1981, une équipe de démonstration composée de nord-coréen et de sud-coréens est présentée par le Général Choi.
En 1985, le siège de l’ITF déménage de nouveau pour Vienne, où il est encore de nos jours.
Le décès du fondateur du taekwondo et président de l’ITF le général Choi Hong Hi survient le 15 juin 2002. Sa succession ne s'est pas faite dans l'unanimité. Il existe maintenant 3 fédérations portant le même nom et qui sont présidées par 3 hommes différents.
[modifier] La compétition ITF
[modifier] Le combat vu par le fondateur
Un match de taekwondo est plus qu’un simple affrontement de force et de talent.
C’est aussi une exhibition esthétique de l’art martial dans une tradition honorable.
Il existe une grande beauté dans le combat libre lorsqu’il est agressif mais contrôlé, dans l’exécution parfaite des formes ou dans le spectacle extraordinaire des coups de pieds volants et des techniques de casse.
Bien que l’enjeu et l’esprit de compétition des participants soient important, les étudiants devraient également apprécier la rencontre et profiter de cet évènement pour lier de nouvelles amitiés dans la fraternité du taekwondo, en échangeant de nouvelles techniques d’entraînement, et partageant ainsi les qualités physiques et mentales de l’art martial avec les spectateurs.
Les compétiteurs prennent souvent le match beaucoup trop au sérieux et gâchent ainsi le spectacle au public et à eux-mêmes par leur manque de fair-play.
Les accolades et les trophées représentent souvent des formes superficielles de reconnaissance.
C’est le respect ressenti par les instructeurs et leurs élèves envers les autres qui contient la plus grande valeur.
Une très grande importance a été placée sur le combat libre.
Bien que le combat libre soit un indicateur de l’entraînement de l’étudiant, il ne peut en aucun cas être le seul critère d’appréciation du niveau technique d’un pratiquant.
Il faut en effet prendre en compte un nombre important de paramètres.
Dans le cas du combat libre, certains instructeurs et étudiants pensent que la victoire ne peut-être acquise qu’en plein contact, avec ou sans équipements de protection.
Certainement, comme dans le cas du kick boxing ou d’autres styles de combat à main ouverte, le contact peut avoir lieu sans risque de blessure grave.
Cependant, un étudiant en taekwondo, en utilisant une technique correcte, peut facilement déboîter la mâchoire d’un adversaire ou causer la mort instantanée en une seule frappe.
La grande majorité préfère le plein contact avec protections.
Il existe un certain nombre de raisons pour lesquelles ceci est inadapté :
- avec un équipement de protection, il serait nécessaire de couvrir complètement le corps plutôt que quelques points vitaux et armes naturelles. Des protections autour du cou, des dessous de bras, des tempes (atteignables en dépit du port d’un casque) et du visage seraient nécessaires en plus de casques et plastrons.
Le corps tout entier serait protégé et les combattants ressembleraient a des chevaliers du moyen age. On doit aussi se rappeler que des étudiants capables de casser 4 ou 5 planches avec un coup de poing ou un coup de pied, peuvent causer de sérieuses contusions.
- la liberté de mouvement serait grandement réduite et les protections deviendraient un fardeau pour les personnes légères.
- le nombre des armes d’attaque utilisables serait limité. Avec des gants de boxe par exemple, il serait impossible d’utiliser le tranchant de la main ou le revers du poing ou le bout des doigts.
- vitesse et précision deviendraient des critères inutiles.
- Il serait impossible d’utiliser des techniques spéciales, par exemple, les coups de pied volants.
- Le plein contact interdirait la compétition aux femmes, aux seniors, aux enfants et aux handicapés.
- Les protections élimineraient la douleur, ce qui induirait une action réflexe dans les techniques de blocage. La douleur est la plus pénible mais la plus efficace des aides pour bâtir ténacité, courage et fierté.
La méthode adéquate pour tester le talent et la puissance d’un étudiant est de conduire une rencontre proposant des tests cohérents d’habileté, ce qui inclus combat libre, formes, tests de puissance, et techniques spéciales.
Grâce au combat libre, on testerait le courage, l’agressivité, l’esprit, la précision et la vitesse ; grâce aux formes, on testerait l’équilibre, la beauté et la concentration ; grâce a la casse, on testerait la puissance et grâce aux techniques spéciales, on testerait la coordination, les talents acrobatiques et la résolution.
[modifier] Quatre disciplines
Les compétitions organisées sous le patronage de l'ITF regroupent quatre sous-disciplines :
[modifier] Le combat libre
Il s'agit d'un combat de semi-contact, c'est-à-dire que les coups sont maîtrisés, et n'ont pas pour but de mettre l'adversaire hors de combat. Tous les coups effectués avec les extrémités des membres (mains et pieds) sont autorisés au-dessus de la ceinture. Cela signifie que les combattants peuvent utiliser des frappes effectuées avec les poings, le tranchant ou le dos de la main, le dessus du pied, le talon, etc. Les coups de coude, de genoux et de tête sont interdits, de même que les coups effectués avec le bout des doigts et les coups portés dans le dos ou derrière la tête. Les combattants portent un protège-dents et une coquille ainsi que des gants et des protège-pieds. Il existe cinq catégories de poids, et trois catégories d'âge (junior, senior et vétérans).
[modifier] Les tuls ou formes
C'est le versant technique des compétitions de taekwondo. Les compétiteurs s'affrontent côte-à-côte, face à un jury qui juge la qualité de l'exécution des formes effectuées par chaque compétiteur.
Remarque : les formes sont des enchaînements de mouvements codifiés. Il en existe 24 en Taekwon-Do ITF.
[modifier] La casse
La casse est une épreuve de puissance. Chaque compétiteur se présente pour effectuer cinq casses. L'une s'effectue avec un coup de poing, une avec le tranchant de la main, une avec un coup de pied de côté, une avec un coup de pied circulaire, et une avec un coup de pied retourné. Le compétiteur qui brise le plus de planches remporte la compétition.
[modifier] Les techniques spéciales
Comme dans la casse, chaque compétiteur a cinq techniques à effectuer. Il ne s'agit cependant pas de briser des planches en puissance, mais d'atteindre avec chaque technique une cible placée le plus haut possible.
[modifier] La WTF (World Taekwondo Federation) : le Taekwondo et l'olympisme
[modifier] Le Taekwondo WTF: Historique
Le Taekwondo WTF est né de la KTA, dès le départ en Malaisie du général Choi (1961), le président Park Chung Hee décida d'ordonner une réunification des différentes écoles, en effet, hormis les militaires du Chundokwan et Ohdokwan, peu faisaient le taekwondo tel qu'enseigné par le général Choi, de nombreux maîtres, non satisfaits du nom Taekwondo continuèrent à enseigner sous les noms "Gongsoodo, Dangsoodo, Soobahkdo". Hwang Kee, le principal rival de la KTA avait créé sa propre fédération: Korea Dangsoodo association, qui changera plus tard en Korea Soobahkdo Association.
Le 16 septembre 1961, un nouvelle réunion a lieu, et les différents représentants tombent d'accord sur le terme "taesoodo" qui combine taekwondo, gongsoodo, soobahkdo et dangsoodo. À son retour de Malaisie, le général Choi demanda un vote pour rechanger le nom taesoodo en taekwondo le 5 août 1965, les conditions de ce vote sont restées douteuses, car le nom taekwondo, qui ne contentait que l'Ohdokwan et le Chungdokwan, ne fut choisi qu'avec une voix d'écart.
Les tensions se faisaient de plus en plus fortes entre les membres de la KTA et le général Choi, car celui-ci ne reconnaissait militairement que les ceintures noires de son école et de l'école Chungdokwan, ce qui était pris comme un affront par les autres maîtres. De plus, il continuait a évoluer dans son programme, sans tenir compte des autres maîtres. La KTA commença a fonder un programme technique commun et nomma un comité de création de formes, ce comité était :
1) KWAK Kun Sik (Chung Do Kwan) 2) LEE Yong Sup (Song Moo Kwan) 3) PARK Hae Man (Chung Do Kwan) 4) HYUN Jong Myung (Oh Do Kwan) 5) KIM Soon Bae (Chang Moo Kwan)
Ils créèrent les poomsae Palgwae et Yoodanja poomsae (Koryo à Ilyeo), malheureusement, ces poomsae furent créés sans la participation de deux Kwan originaux, Ji Do Kwan et Moo Duk Kwan, fusionnés au sein de la Korea Soo Bahk Do association. Quelques années plus tard, sous l'impulsion de Chong Hong Soo et Im Young Taek (Moo Duk Kwan) et Lee Chong Woo (Ji Do Kwan) une partie de ces Kwan rejoignit la KTA, et l'on décida de refaire les poomsae avec leurs avis, les nouveaux membres du comité de Poomsae étaient :
6) LEE Chong Woo (Jidokwan) 7) BAE Young Ki (Jidokwan) 8) HAN Yong Tae (Moo Duk Kwan)
Avec eux, de nouveaux poomsae furent créés : les TAEGEUK.
En 1971, le gouvernement décida de construire le Kukkiwon, centre mondial pour la KTA, en 1973, la WTF fut officiellement créée, à l'occasion des premiers championnats du monde.
[modifier] Le Taekwondo WTF: Techniques
Le taekwondo est surtout célèbre pour ses techniques de pied spectaculaires.
[modifier] Principales techniques de pied (Tchagui)
| NOM | MOUVEMENT | CIBLE | SURFACE DE FRAPPE |
|---|---|---|---|
| Ap Tchagui | direct (avant) | tronc ou tête | « bol » du pied ou talon, dos du pied (nangsim tchagui) |
| Yop Tchagui | latéral | tronc ou tête | talon ou tranchant du pied |
| Dolio Tchagui | circulaire (avant) | tête | dessus du pied ou bol du pied |
| Bandal Tchagui | semi-circulaire (avant) | côtes | dessus du pied ou bol du pied |
| Twit Tchagui | direct (arrière) | tronc ou tête | talon |
| Neryo Tchagui | de haut en bas (marteau) | tête ou tronc | talon ou plat du pied (jambe tendue) |
| Mom Dolio Tchagui | circulaire 360° (arrière) | tête | talon ou plat du pied (jambe tendue) |
| Twidora Bandal Tchagui | semi-circulaire 180° | côtes | dessus du pied |
Les techniques de coup de genou (Mouroup Tchigui), interdites en compétition, ne servent que pour l'auto-défense et les Pumse (voir plus loin).
[modifier] Techniques de main
Quasiment pas utilisées en compétition, elles portent des noms plus techniques, composées :
- d'un nom de position de main : Joumok (le poing de face), Deung Joumok (le dessus du poing), Me Joumok (le côté extérieur du poing), Sonnal (le tranchant de la main), Batang Son (la paume), Pyon Son Keut (le bout des doigts tendus et serrés), Ka Oui Son Keut (le bout de 2 doigts tendus et écartés), Pal Koup (le coude), Pal Mok (l'avant-bras)…
- d'un nom de mouvement : Yeup (coup latéral), Nelyeu (de haut en bas, coup du marteau), Pandé (avec la main du même côté que la jambe avant), Paro (avec la main du même côté que la jambe arrière)…
- d'un nom de hauteur : Aré (sous la ceinture), Mom Tong (tronc), Olgoul (tête)…
- d'un nom de technique : Tchigui, Jireugi, Tchilleugi, (attaque) ou Maki (blocage).
En plus des techniques traditionnelles, il y a aussi :
- de la casse (Gyokpa)
- de la self-défense (Ho-Shin-Soul)
[modifier] Les formes "Poomsae"
Les poomsae en WTF sont les équivalents des Tul ITF. Ils sont, à la différence de leurs homologues, non pas des dictionnaires techniques, mais des références techniques.
Les poomsae comportent très peu de techniques par rapport à toutes celles contenues en taekwondo, car le poomsae est un noyau de travail, il contient des principes techniques. La première critique est qu'il existe très peu de coups de pied dans ces formes WTF, apchagi, yopchagi, dollyochagi, pyojokchagi, tuio chagi et doobal dangsang chagi. Ceci s'explique quand on sait que les formes restent un noyau, les coups de pieds s'y trouvant sont les trois coups de pieds de base (ap, yop, dollyo) desquels dérivent tous les autres, ainsi que l'introduction des techniques sautées (tuio) sautées en enchaînement (doobal dangsang) et sur cible (pyojok).
Chaque poomsae amène avec lui son lot de principes techniques, ainsi, dans le Taegeuk 5 Jang, les nouvelles techniques sont :
Wilo paegi, Mae jumeok Naelyo chigi, Palkup dollyo chigi, palkup piojok chigi, bapchagi et duitkkoa seogi.
Par contre, les nouveaux principes techniques sont :
Les dégagements : wilo paegi, mitulo paegi, sonmok paegi, meongye paegi. Les techniques du marteau de la main : maejumeok naelyo chigi, maejumeok bakkat chigi. Les techniques du coude : Palkup dollyo chigi, palkup ollyo chigi, palkup naelyo chigi. Les techniques sur cible : Palkup pyojok chigi et ses applications en saisie. L'écrasement du pied : bapchagi, et ses applications en Hoshinsul. Les positions croisées : apkkoa seogi et duikkoa seogi, et leurs applications en combat.
Ce qui augmente considérablement le nombre de techniques acquises avec un nouveau poomsae
Au-delà de cet aspect dans le nombre de technique, le poomsae contient de nombreux "pièges" où le pratiquant débutant tombera, et qui ont pour but de travailler sa proprioception et sa psychomotricité.
Le troisième aspect du Poomsae, sûrement le plus important, est les valeurs qui doivent êtres transmises avec chaque nouvelle forme, le 1 Jang est symbolisé par le ciel, signe du débutant, le 2 Jang est symbolisé par le lac, qui apprend le calme, le 3 Jang est symbolisé par le feu, qui apprend l'amitié, le 4 Jang est symbolisé par le tonnerre, qui apprend le courage…
[modifier] Terminologie officielle
Retrouvez la terminologie officielle (en anglais) sur le site du Kukkiwon. Cette terminologie est approuvée et créée par le Concile Technique.
En taekwondo, le développement personnel, la ténacité, la volonté et la technique sont gradés tout comme les capacités individuelles.
L’échelle de promotion est divisée en 19 rangs – 10 grades (Geup) et 9 degrés (Dan). Le débutant commence avec le 10e grade et termine avec le 1er grade. Les degrés commencent par le 1er degré (Dan) et finissent avec l’ultime 9e degré.
Il existe évidemment une symbolique dans ce système de numérotation.
Concernant les degrés, le 9 est non seulement le plus grand des chiffres mais est également le résultat de la multiplication du chiffre 3 par lui-même.
En Orient, 3 est le plus respecté des tous les nombres. On croyait qu’un individu qui réussissait a promouvoir son pays, ses compatriotes et Dieu, et qui était capable d’unifier les trois pouvait prétendre à devenir Roi.
Lorsque l’on multiplie trois par lui-même, on obtient 9, le plus grand des grands ; 9 est donc le grade le plus élevé des grades supérieurs. Il est également intéressant de noter que si l’on multiplie 9 par n’importe quel chiffre, et que l’on fait la somme des chiffres composant le résultat de la multiplication, cette somme est toujours égale à 9, i.e., 9 x 1 = 9 ; 9 x 2 = 18, 1 + 8 = 9 ; 9 x 3 = 27, 2 + 7 = 9 etc … 9 x 9 = 81, 8 + 1 = 9. Puisque 9 est le seul chiffre a posséder cette propriété, 9 représente le plus positif des présages.
Si nous poussons l’utilisation du chiffre 3 en peu plus loin, les degrés sont à nouveaux divisés en trois classes distinctes :
- Les 1er, 2e et 3e degrés sont les premières étapes du novice sur le chemin de la ceinture noire. Les étudiants sont alors encore des débutants si on les compare aux degrés supérieurs.
- Le 4e degré marque l’entrée dans la classe des experts.
- Du 7e au 9e degré, on trouve les maîtres en taekwondo, l’élite qui comprend pleinement tous les aspects physiques et mentaux du taekwondo.
Une dernière question est peut-être : pourquoi commence-t-on avec le plus faible des nombres à deux chiffres comme grade, 10, pourquoi ne pas commencer avec le plus faible des chiffres puis procéder, du 1er au 10e grade et enfin du 1er au 9e degré ?
Bien que cela serait sans doute plus logique, le système numérique de 10 à 1 puis de 1 à 9 est en Orient une tradition sans âge. Il serait impossible, voire impertinent, d’essayer de changer une habitude qui se retrouve même dans les jeux d’enfants. Peut-être existait-il une raison logique pour cela mais cette raison s’est perdue dans l’antiquité. Quoiqu’il en soit, 10 est le plus petit des nombres à deux chiffres et par conséquent, un débutant doit commencer avec ce grade plutôt qu’avec 11 ou 12, nombres plus grands.
Il est tout de même à noter que seuls les adultes fonctionnent sur cette base de 10 grades. Au niveau enfant, le taekwondo est basé sur 15 grades. De plus, il est possible d'obtenir un 10e dan en taekwondo. En effet, celui-ci est donné à titre posthume.
[modifier] WTF: Grades, degrés et ceintures
D'une école à l'autre, la correspondance entre grades, degrés et ceintures peut varier fortement. Aussi, on peut trouver une progression en plus de 10 grades pour les enfants, incluant les ceintures orange et violette. Voici un exemple de progression pour un adulte :
- 10e grade : ceinture blanche
- 9e grade : ceinture jaune
- 8e grade : ceinture jaune avec une barrette bleue
- 7e grade : ceinture jaune avec deux barrettes bleues
- 6e grade : ceinture bleue
- 5e grade : ceinture bleue avec une barrette rouge
- 4e grade : ceinture bleue avec deux barrettes rouges
- 3e grade : ceinture rouge, Sim Bae Nim
- 2e grade : ceinture rouge avec une barrette noire, Sim Bae Nim
- 1er grade : ceinture rouge avec deux barrettes noires, Sim Bae Nim
- 1er Dan : ceinture noire avec une barrette or, ou simplement noire sans barrette, Yu Dang Sa Nim
- 2e Dan : ceinture noire avec deux barrettes or, Cho Sa Nim
- 3e Dan : ceinture noire avec trois barrettes or, Kyo Sa Nim
- 4e Dan : statut de maître, Sah Buh Nim
- 7e Dan : statut de Grand Maître, Kwan Jang Nim
Pour passer de 1ere dan à 2eme dan, il faut attendre 1an. Pour passer de 2e dan à 3e dan, il faut attendre 2 ans, etc. Donc, sans compter les ceintures de couleur, pour passer de 1ère dan à 7e dan, il faut… 21 ans!
[modifier] La compétition en WTF
[modifier] Protections
En combat, lors des compétitions, les coups étant portés, le port des protections suivantes est obligatoire : casque, plastron, protèges avant-bras, protèges-tibias, protège-dents, coquille génitale (pour les hommes) (informations supplémentaires sur le site officiel de la WTF).
[modifier] Coups autorisés
- Tous les coups doivent être portés debout et au-dessus de la ceinture.
- Les coups de pieds sont autorisés au niveau de la tête (2 points, 3 en cas de touche franche) et du plastron (1 point, sauf dans le dos). Le coup le plus utilisé en compétition est Bandal Tchagui (coup de pied latéral niveau moyen).
- Les coups de poing n'étant autorisés qu'au niveau du plastron, leur efficacité s'en trouve forcément amoindrie, et sont donc peu utilisés. Cependant, un coup de poing bien placé peut se montrer efficace pour déséquilibrer l'adversaire (ce qui peut valoir 1 point).
[modifier] Comptage des points
- une touche d'une technique de pied sur la tête (casque) = 2 à 3 points
- une touche d'une technique de pied au corps (mais plus haut que la ceinture) = 1 point
- une touche d'une technique de main qui déséquilibre l'adversaire = 1 point
- compte de 8 à la suite d'une technique réussie au visage ou ayant fait chuter son adversaire au corps = 1 point
[modifier] Arbitrage
L'arbitrage sera détaillé plus tard, des changements au niveau mondial ayant lieu.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- (fr) Fédération française de taekwondo et disciplines associées
- (fr) Liste des clubs de taekwondo et Hapkido en France, Suisse et Belgique
- (fr) Site d'information sur le taekwondo, mis à jour régulièrement, pour néophytes et pratiquants
- (en) Site de la WTF
- (fr) Site ITF France - ATIF
- (be) Vlaamse Taekwondo Bond - VTB
- (be) Association belge francophone de taekwondo - ABFT
- (fr) Site ITF France-UFTI
- (en) Site de l'ITF
- (fr) Site ITF
- (en) Site ITF
- (en) Site de la Fédération européenne
- (en) Site du Kukkiwon WTF
- (en) General Taekwondo Information
- (fr) Information générales sur le taekwondo, en francais
- (be) Corea Club Charleroi Belgium Club
- (be) Yollimsae Taekwondo Belgium Club
- (be) White Tigers TaeKwonDo Club - Belgium
- (no) Korea Nationale Taekwondo Team • Performance in Oslo Norway • 23.05.06
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