Téhéran
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|---|---|---|---|---|
| Image:Tehran.png | ||||
| Autres noms | Tehrān | |||
| Maire | Mohammad Ghalibaf | |||
| Province | Province de Téhéran | |||
| Nombre d'habitants | Ville : 7 314 000 Agglomération : 12 183 682 (2006) | |||
| Coordonnées | 35° 69’ N, 51° 42’ E | |||
| Altitude | 1 200 m | |||
| Provinces - Villes Source:Gazetteer.de | ||||
Téhéran (en persan : تهران, Tehrān) est la capitale de l'Iran, sa population actuelle est de 11 050 000 (métropole 15 000 000). La ville donne également son nom à la province environnante.
Sommaire |
[modifier] Situation
Établie sur un plateau à une altitude oscillant entre 1 200 et 1 700 m, la ville de Téhéran est une ville plutôt moderne, celle-ci a permis un développement rapide et peut-être une destruction du patrimoine de la ville.Elle est particulièrement polluée par la circulation automobile et les fumées industrielles.
Les quartiers du nord de la ville situés sur les contreforts de l'Elbourz, sont un peu moins pollués, un peu plus frais en été. Ce sont les quartiers résidentiels de la population aisée de la capitale. La majorité des ambassades étrangères s'y trouvent ainsi que le palais et le parc de l'ex-Chah. Vers le sud, en contrebas, et vers le désert, ce sont des quartiers plus populaires et industriels. C'est à l'extrême sud de l'actuelle agglomération que se trouve le site de Ray (Rhagès). Ray a longtemps été la capitale régionale et est le lieu de naissance du calife abbasside Hârûn ar-Rachîd en 766.
La ville est au pied des montagnes ; à la sortie nord de la ville une télécabine monte jusqu'au mont Töchal à 3 966 m. Plus à l'est et à 50 km du centre de Téhéran se trouve le mont Damâvand dont le cône parfait garde quelques traces de neige jusqu'en juillet et culmine à 5 671 m.
Au sud-ouest de la ville, sur la route de Qom, au milieu des cimetières dédiés aux « martyrs » de la guerre Iran-Irak, se trouve le complexe funéraire de l'ayatollah Khomeiny.
[modifier] Histoire
Téhéran est fondée vers le IXe siècle. Elle commence à prendre un peu d'importance après la destruction de Rhagès par les Mongols en 1220.
On ne connait pas avec certitude l'étymologie du nom de la ville, mais une explication courante veut que Téhéran signifie « un endroit chaud », par opposition à « un endroit froid » appelé Shemiran (un district plus froid au nord de Téhéran. Don Ruy Gonzáles de Clavijo, un ambassadeur castilan, fut probablement le premier Européen à visiter Téhéran, s'y arrêtant en juillet 1404, lors d'un voyage vers Samarcande (aujourd'hui en Ouzbékistan et qui était alors la capitale mongole). À cette époque, la ville ne possédait pas de murailles.
Elle devient la capitale de l'Iran du temps de la dynastie Qadjar en 1785, qui avait pris la place de la dynastie Zand. Le développement de la ville commence alors réellement. Les dynasties précédentes avaient préféré des capitales plus au Sud comme Ispahan ou Chiraz. Téhéran doit d'être devenue capitale de l'Iran à l'époque Qadjar à des préoccupations stratégiques : les Russes menacent les frontières nord du pays et les Turcomans celles du nord-est. Téhéran bénéficie d'une situation privilégiée au carrefour de la route est-ouest qui longe le piémont de l'Elbourz et des voies menant aux oasis de l'Iran central et aux bassins du Fars.
Téhéran à l'époque des Qajars, et même jusqu'au milieu du XXe siècle, se concentrait autour de Bazar qui constituait le cœur de la ville. À quelques pas se trouvait la cité royale (ark-e-saltanati) avec la résidence du Chah et la cour. La ville a eu un développement fulgurant depuis les années 1960, et particulièrement après la révolution islamique. Sa population est passée de quelques centaines de milliers à plus de 12 millions, faisant d'elle une des plus grandes métropoles du monde, où de vastes autoroutes relient désormais les différents quartiers de la ville.
En 1943, la ville accueille la Conférence de Téhéran, qui réunit le président américain Franklin D. Roosevelt, le chef d'État soviétique Joseph Staline et le Premier ministre britannique Winston Churchill. Cette conférence préfigura le partage du monde de la Conférence de Yalta. Elle garantit l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Iran.
Téhéran accueille en 1974 les 7e jeux olympiques asiatiques.
En 1979, c'est à Téhéran qu'ont lieu la chute du chah Mohammad Reza Pahlavi et la Révolution islamique menée par l'ayatollah Khomeiny.
[modifier] Clin d’œil sur Téhéran
Téhéran était jadis une bourgade inconnue située à sept ou huit kilomètres de la grande ville historique de Rey. C’était à vrai dire un des premiers villages du nord de cette ville dont les habitants se réfugiaient à Shémiran, Qasran et dans les piémonts de l’Elbourz afin de fuir la chaleur du sud désertique.
Sous le règne du sultan Mahmoud Ghaznavi, ce village devint comme tous les autres villages du nord de Rey, un refuge pour les chiites fuyants le rigorisme religieux de celui-ci.
Durant la période seldjoukide, après la mort de Toqrol à Tajrasht (Tajrish d’aujourd’hui) en 1063, et l’arrivée du sultan Arsalan en 1166, Téhéran pris de l’importance. Cela continua durant le règne des Alaouites et des Émirs du Mazandéran. Cependant suite à la défaite de la dynastie Kharezmshah et l’entrée des Mongols à Rey qui laissèrent des champs de ruines derrière eux, le village de Téhéran se développa timidement. Douze quartiers se formèrent donc qui pouvaient chacun appartenir à une tribu. Ainsi Téhéran se transforma au fur et à mesure en une petite ville possédant douze quartiers, quatre Imamzadeh (mausolée de saints), et de vastes jardins. C’est sous cette forme que cette ville entra dans l’ère du règne des Safavides.
Chah Tahmasb Safavi, deuxième roi de la dynastie safavide, donna l’ordre en 1553 de construire un mur d’enceinte avec 114 tourelles (au nombre des sourates du Coran). Il exigea aussi qu’une sourate ou bien un Coran soit dissimulé à l’intérieur de chacune des tourelles afin de les bénir.
Chah Abbas II résida aussi à Téhéran, et chah Suleïman y fit construire un palais dans le Arg (centre de la ville) qui fut appelé plus tard « Divan Khaneh ». C’est en ce lieu que l’ambassadeur du Sultan ottoman Ahmad III rencontra chah Sultan Hossein, le dernier roi de la dynastie safavide en 1721. L’année suivante les troupes de Mahmoud Afghan envahirent Ispahan et l’Iran entra dans une période de troubles.
En même temps que la prise de pouvoir de Karim Khan Zand, Téhéran devint un centre militaire au sein des querelles existantes entre les dynasties Zand et Qadjar. Entre 1855 et 1859 Karim Khan désirait déjà nommer Téhéran en tant que capitale.
[modifier] Les débuts de Téhéran en tant que capitale
Agha Mohamad Khan, premier roi de la dynastie Qadjar fut couronné en mars 1786, le jour même du nouvel an iranien à Téhéran. Des pièces furent frappées à son effigie et depuis ce jour Téhéran devint la capitale de l’Iran.
Au règne de chah Tahmasb,Téhéran avait une circonférence d’environ 3 km, et devint ensuite, inspirée de Paris en se basant sur les plans d’un ingénieur français, le général Alexandre Buhler, un polygone à huit angles ayant une circonférence d’environ 19 km et une superficie de 18,980 km². De nouveaux fossés furent creusés autour de la ville. Ils faisaient entre 4 et 10 aunes (aune = 104 centimètres) de largeur, et 4 aunes de profondeur. Ce chantier commença en 1867 et dura une dizaine d’année puis Téhéran fut baptisée « la maison du souverain Naseri ».
En 1922, la population de Téhéran compte 210 000 personnes et 21 745 maisons y sont recensées.
En 1932, les portes de la ville disparaissent les unes après les autres et les fossés sont remplis. À ce moment là, la nouvelle étendue de Téhéran est équivalente à 46 km² ce qui représente onze fois la superficie de cette ville pendant la période de Fath Ali Shah. La population augmenta. Les maisons anciennes tombèrent en ruine. Certains palais Qadjar furent détruits et d’autres palais furent construits ici et là. De nouveaux bâtiments étatiques virent le jour (la poste, bureau de télégraphe, bureau de police, musée, ministère des Affaires étrangères, gare de Téhéran, …). Les nouvelles artères de la ville permettant la circulation automobile transforma le tissu urbain, et causa la destruction de nombre d’œuvres architecturales de Téhéran. De nouveaux bâtiments furent construits sur des styles architecturaux remarquables (européen classique, allemand, antique).
Au cours des premières années de la Révolution islamique, la migration intense vers le « centre du nouveau gouvernement islamique » causa encore plus de désordre. Ainsi le grand Téhéran d’aujourd’hui est une métropole plus vaste que certains pays du monde, et qui contient 15 millions d’habitants.
[modifier] Monuments
Téhéran est une ville récente en comparaison d'autres villes importantes d'Iran, les quelques monuments anciens se trouvent à Ray à la limite sud-est de la ville. Dans Téhéran même, les monuments les plus anciens remontent à l'époque Qadjar. En revanche, la ville regorge de musées et, depuis la révolution, de plusieurs palais ouverts au public.
[modifier] Mosquées et églises
Il y a peu de mosquées très remarquables dans Téhéran surtout au regard de villes comme Ispahan ou Chiraz.
- La Mosquée de l'imam Khomeiny (ex-Mosquée du Chah) est complètement insérée dans le bazar sans qu'il y ait de véritable séparation entre la rue et la cour de la mosquée.
- La cathédrale arménienne construite dans les années 1960 est une preuve que l'Iran n'est pas uniformément musulman et chiite. Téhéran comporte une dizaines d'églises et plusieurs synagogues.
- La mosquée, et le minaret de Pamenar qui date du XIIIe siècle et a été construit sous le règne de Al-e Mozaffar en l'an 793 du calendrier iranien sur commande du sultan Emad-eddin Mahmoud, sont considérés comme faisant partie du patrimoine artistique et historique de l'Iran.
[modifier] Musées
- Musée des verres et de la céramique : c'est un petit musée dans un très joli cadre avec une présentation moderne et agréable. L'immeuble était la maison de Ghavam Saltaneh, homme politique iranien et a servi d'ambassade de l'Égypte jusqu'en 1976.
- Le Musée national d'Iran (ex Iran Bastan) détient une très riche collection sur l'Iran antique. Ce complexe culturel est en expansion et un projet le destine à devenir un des cinq plus grands musées du monde.
- Le Musée des arts islamiques voisine le précédent.
- Musée d'art contemporain avec des expositions temporaires et quelques pièces très intéressantes des plus grands artistes contemporains comme Giacometti, Picasso… Unique dans cette région du monde.
- Musée du tapis est proche du musée d'art contemporain et du grand parc public Laleh.
- Musée des joyaux de la couronne avec une extraordinaire collection. Un des plus riches au monde !
- Musée Reza Abassi avec une riche collection des miniatures iraniennes
- et encore quelques autres…
[modifier] Palais et jardins
- Le Golestân est le palais de la dynastie Qadjar. C'est un vaste ensemble de bâtiments encerclant un jardin. Des restaurations dont la fin n'est pas connue sont en cours. Il est situé dans le quartier du Bazar.
- Le palais Sa'd Âbâd était la résidence de la famille Pahlavi. Son intérêt est d'être sur les hauteurs de Téhéran en dehors de la pollution et d'être entouré d'un parc dont la fraîcheur incite à s'y attarder.
D'autres palais comme Niavaran, la dernière résidence du Chah, se situent dans un grand complexe contenant plusieurs monuments de l'époque Qajar, comme palais Sâhebgharanyeh et koushk Ahmad Shahi. Il se situe au nord de la ville.
Téhéran contient également plusieurs jardins publics. Grands et bien entretenus, ils sont parsemés dans la ville et présentent un havre de calme dans une métropole bruyante. Les plus importants sont :
- Parc Mellat (ex Chahanchahi) dans l'avenue Vali-Asr. Le complexe de la Télévision nationale se trouve à proximité.
- Parc Lâleh (ex Farah) dans le boulevard Keshavarz. Les musées du tapis et d'art contemporain y sont accolés.
- Parc Saii, sur l'avenue Vali-Asr.
- Parc Danechjou (ex Valiahd) au centre de la ville. L'Opéra de Téhéran (Talar-e Vahdat) se trouve à proximité et le Théâtre de la Ville ( Teatr-e Shâhr) à l'intérieur du jardin.
- Parc Shahr dans le sud de la ville, près du Bazar.
- Parc Niavaran au pieds du palais du même nom au nord de la ville.
- Parc Jamchidieh au pied de la montagne. Mignon et joliment décoré. Un des derniers jardins public construit à l'époque Pahlavi.
- Photos récentes et histoire de Téhéran
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