Symphonie n° 3 de Mendelssohn Bartholdy
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La Symphonie n° 3 en la mineur « Écossaise », op. 56, de Felix Mendelssohn Bartholdy est une symphonie composée entre 1826 et 1842.
[modifier] Histoire
Le jeune musicien en a eu l’idée lors d’un voyage en Angleterre où il se fit apprécier par l’entourage de la future reine Victoria. Une histoire raconte que c’est en voyant la chapelle mortuaire de Mary Stuart, envahie par les herbes et le lierre, qu’il eut l’inspiration de la symphonie. Interrompu dans sa composition par un voyage en Italie, il ne reprend cependant la partition que douze ans plus tard, pour finalement l’achever en 1842 à Londres. La nouvelle symphonie, qui en raison de sa naissance datant de 1826, porte le numéro 3 dans la liste des symphonies de Mendelssohn, fut créée le 3 mars 1842 dans la capitale britannique où elle remporta un franc succès et fut applaudie par la reine Victoria, couronnée en 1837.
Aujourd’hui, la Symphonie écossaise, dont le premier motif du finale a été repris dans le film Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré, est l’une des œuvres orchestrales les plus connues de Mendelssohn.
[modifier] Analyse
La Symphonie écossaise est écrite en la mineur, dans une tonalité cependant assez lumineuse, surtout dans la coda du finale. Elle s’inspire des paysages des highlands et des brumes nordiques, l’orchestration étant ici noyée à souhait. Elle dure entre trente-cinq et cinquante minutes et est en quatre mouvements :
- Andante – Allegro un poco agitato (entre 13 et 18 min.)
- Vivace ma no troppo (entre 4 et 6 min.)
- Adagio (entre 10 et 15 min.)
- Allegro vivacissimo – Allegro maestoso (entre 8 et 11 min.)
L’Andante initial part sur une mélodie lyrique qui se perd rapidement dans les chromatismes et le jeu « brumeux » de l’orchestre. Il est suivi d’un Allegro (noté un poco agitato, ce qui ne spécifie pas une vivacité trop prononcée du tempo) qui respecte la forme sonate bithématique des symphonies de Mozart, à ceci près qu’il éclos d’une cellule initiale dont le motif oriente toute la symphonie.
Le Vivace ma no troppo en fa majeur est heureux, léger ; l’Adagio en la majeur est quant à lui plein de méditations interrogatives profondes. L’instrumentation se rapproche de l’atmosphère du premier mouvement. Le finale est torturé, puissant, préoccupé, tel un orage écossais ; la coda casse avec ce climat descriptif en exaltant la grandeur et la majesté de la cour britannique – hommage à la reine Victoria ?
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