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Strangulation

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La strangulation ou étranglement est l'action de serrer l'avant du cou pour comprimer les artères carotides et/ou la trachée. Elle peut causer l'évanouissement puis la mort par asphyxie.

La strangulation peut être volontaire (tentative de suicide, meurtre, pratique érotique) ou accidentelle (compression par la chute d'un objet, vêtement happé par une machine).

Sommaire

[modifier] Traumatologie

Le premier effet de la strangulation est la compression des artères carotides. Ces artères alimentant le cerveau en sang, celui-ci se retrouve privé d'oxygène ce qui à court terme va causer des troubles de la conscience, puis la mort.

Les sensations provoquées par la première phase (hypoxie) sont recherchées par certaines personnes dans des pratiques érotiques, ce qui peut causer des accidents mortels.

Si la strangulation est plus forte, ou qu'elle se concentre sur l'avant du cou, elle provoque un écrasement de la trachée, qui empêche l'air d'arriver aux poumons et entraîne donc une asphyxie. Elle peut également produire une rupture des cartilages du larynx, ce qui peut provoquer une hémorragie.

[modifier] Étranglements en arts martiaux

Voir Étranglement dans les arts martiaux.

[modifier] Strangulation pénale

L'étranglement a été également pendant longtemps un mode d'exécution pour la peine capitale, pratiquée un peu partout dans le monde a des périodes différentes.

  • En Orient (notamment en Chine), il était d'usage d'enserrer la tête du condamné dans une cangue (voir les photographies) disposée à l'horizontale sur un échaffaudage, de façon à ce que les pieds du supplicié ne touchent pas le sol (ceux-ci étant parfois lestés d'une lourde pierre pesant jusqu'à 100 Kg).
  • En Europe, dans l'antiquité, chez les romains, il était souvent d'usage d'étrangler les condamnés dans leurs cellules à l'aide d'une cordelette (mort de Vercingétorix, par exemple). Rarement utilisé par la suite, la strangulation ne fut cependant utilisée que pour abrèger les souffrances des supplciés qui avaient expiés leurs crimes, mais avaient été condamnés à des peines plus lourdes (bûcher, roue ou écartèlement, par exemple). C'est le pratique dite du "retentum". Toutefois, quelques pays européens pratiquèrent ce mode d'exécution selon des techniques diffèrentes, jusqu'au milieu des années 1970 :
    • En Autriche-Hongrie et en Italie, on utilisait la méthode dite "Pendaison autrichienne". Celle-ci consistait à enserrer le cou du condamné à une corde attachée au sommet d'un poteau de façon à ce que ses pieds ne touchent pas le sol. Parfois, l'un des bourreaux qui était placé derrière lui sur une échelle, lui tenait la tête. Tandis que un ou deux autres s'accrochaient aux pieds du supplicié, accèlérant ainsi sa mort. Cette technique fut utilisée une dernière fois en Italie en 1945, pour l'exécution de miliciens fascistes.
    • En Espagne et au Portugal, l'ulisation de la "garotte" était fréquente. Il consistait à asseoir le condamné sur une plate-forme, adossé à un poteau percé d'un trou par lequel on introduisait la bouche d'une corde de chanvre que l'on rétrécissait en la tournant à l'aide d'un bâton. Par suite, la machine fut améliorée, on remplaca la corde par une chaîne, puis par un collier métallique, auquel était assujettie une vis filetée qui traversait le poteau par un système de crémaillère, diminuant ainsi le diamètre du collier et déterminait l'étranglement. Cette vis était actionnée par une grosse clef, puis plus tard par une manivelle. Trois ou quatre tours suffisaient alors à l'exécution. Un système de balancier avec des contre-poids y fut adjoint par la suite pour faciliter le travail du bourreau. De surcroît, il fut également posé sur le poteau une protubérance permettant d'écraser en même temps le cervelet du supplicié. La garotte fut utilisée au Portugal jusqu'en 1867. Elle fut également un mode légal d'exécution en Bolivie, à Cuba, aux Philippines et à Porto Rico jusqu'au début des années 1900. L'Espagne l'abandonna à la chute de Franco, puisque le dernier condamné à mort espagnol à subir ce châtiment fut le militant anarchiste Salvador Puig i Antich le 2 mars 1974.

[modifier] Strangulation criminelle

[modifier] Coup du père François

Le coup du père François, aussi appelé vol à l'étranglement ou coup en traître, est une technique ancienne de strangulation, s'exécutant à l'aide d'un foulard ou d'une ceinture. Elle se pratique généralement ainsi, à deux personnes :

  • Un complice s'adresse à la victime (renseignement, pour du feu, etc.)
  • L'agresseur s'avance par-derrière avec une ceinture ou un foulard tenu dans ses mains
  • Il passe la ceinture par-dessus la tête de la victime
  • L'agresseur pivote sur lui même en tirant la ceinture des deux mains sur une épaule, comme pour charger un sac de légumes sur le dos (technique parfois appelée charriage à la mécanique).

Elle provoque la mort en quelques instants.

[modifier] Autres Circonstances

Cette méthode est utilisé par des criminelles, notamment dans les vendettas.

[modifier] Strangulation à des fins sexuelles ou récréatives

Voir l'article Jeu du foulard.

[modifier] Voir aussi

de:Asphyxie en:Strangling es:Anoxia et:Lämbumine fi:Asfyksia ja:酸素欠乏症 nl:Wurging pl:Asfiksja sv:Strangulation

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