Steven Spielberg
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Steven Allan Spielberg est un cinéaste américain. Né le 18 décembre 1946 à Cincinnati (Ohio, États-Unis), il est le fondateur de la société de production Amblin et le cofondateur du studio DreamWorks SKG. Il a aussi créé la fondation Shoah Foundation Institute for Visual History and Education, dont l'objectif est de recueillir les témoignages de tous les survivants de l'Holocauste, et de les diffuser aux plus jeunes, dans le but d'éviter un nouveau génocide. Malgré toutes ses activités de financier ou de bienfaiteur, il est surtout connu et reconnu du public pour son métier de réalisateur. Metteur en scène du premier blockbuster (Les Dents de la mer), il est le cinéaste le plus populaire et le plus rentable de l'histoire du septième art. En effet, rares sont ses réalisations qui n'ont pas été couvertes de succès. Sa filmographie est impressionnante tant elle compte de succès et de personnages presque entrés dans notre héritage culturel. Cette filmographie est pourtant assez diverse, et on peut dire qu'elle se divise en trois grandes lignes. Il y a d'abord une trilogie concernant les extra-terrestres (se composant de Rencontres du troisième type, E.T. l'extra-terrestre, et dernièrement La Guerre des mondes). Une autre grande ligne concerne le divertissement, que Spielberg (qu'on appelle d'ailleurs le "roi du divertissement"), traite de façon enfantine, fantaisiste, tombant pour certains trop dans la violence et le cinéma "commercial". On y trouve Les Dents de la mer, la saga des Indiana Jones, Hook ou la Revanche du Capitaine Crochet, les deux Jurassic Park, Arrête-moi si tu peux, Minority Report ou encore 1941. Enfin, une troisième catégorie constitue un cinéma plus sérieux, plus intimiste et se basant sur des faits réels. Spielberg y filme la Seconde Guerre mondiale (Empire du soleil, Il faut sauver le soldat Ryan), le sécuritarisme américain (Le Terminal), la Shoah (La Liste de Schindler), l'esclavage (La Couleur pourpre, Amistad) et plus récemment le conflit israélo-palestinien (Munich). Tous ces films-là ont été l’objet de débats animés sur la réalité historique des œuvres en question. De plus, les origines juives de Spielberg n’arrangent pas les choses : on l’accuse par exemple de ne pas être objectif ou de prendre parti sur des sujets trop sensibles. Spielberg se défend en affirmant à chaque fois développer un cinéma pacifiste. Cependant, son succès ne se dément pas, des millions de fans l'adulent.
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] La jeunesse
Steven Spielberg est né à Cincinnati, le 18 décembre 1946. Au début de son existence, il vécut dans le New Jersey, puis en Arizona. Le petit Steven n'était pas un très bon élève. On peut noter qu'il subit dès son enfance l'antisémitisme de ses camarades, et qu'il affirmait ne pas être juif, son nom étant d'origine allemande. Plus tard, ses diplômes ne lui permirent pas d'entrer facilement dans les écoles de cinéma qu'il désirait fréquenter. C'est pourquoi il suivit les cours d'art dramatique de l'école d'Arcadia, à Phoenix. Pour les autres éléments concernant le cinéma, il est autodidacte, réalisant très tôt des films en amateur.
Il tourne son premier film en 1959 à l'âge de 12 ans, avec la caméra 8 mm de son père. Ce sera The Last Gun, un western de quatre minutes. Il enchaîne en 1961 avec Escape to Nowhere et Battle Squad, deux films de guerre. Le premier de ces deux films fait alors déjà quarante minutes, le suivant, Firelight, un film de science-fiction qu'il tourne en 1964, dure cent cinquante minutes. Celui-ci sera fortement influencé par le Monstre (The Quatermass Experiment) de Val Guest. Par la suite, il tourne avec Allen Daviau, futur chef opérateur de E.T., Amblin' (qui deviendra plus tard le nom de sa maison de production), l'histoire de deux jeunes gens qui vont en autostop du désert jusqu'au Pacifique sans échanger une parole. Ce court métrage remporte plusieurs prix et permet à Spielberg de décrocher un contrat de sept ans avec les studios de télévision Universal.
Ses parents divorcent en 1964, ce qui aura une profonde influence sur son travail.
[modifier] Les années 1960
Spielberg se fait alors remarquer pour ses compétences techniques et se forge une réputation. Il dirige Joan Crawford dans un épisode de Night Gallery et enchaîne avec de nombreuses autres séries, notamment le premier épisode (sans compter les deux pilotes) de Columbo : Le livre témoin.
[modifier] Les années 1970
Son premier gros succès sera un téléfilm, Duel, qui raconte l'histoire d'un camion effrayant, dont le chauffeur restera invisible aux spectateurs, poursuivant sans relâche un employé de commerce. En dépit de son budget minimal et de son scénario laborieux, l'œuvre fait immédiatement sensation pour sa mise en scène et remporte notamment le grand prix du festival d'Avoriaz. Son succès à la télévision sera tel que le film sortira en version longue dans les salles de cinéma. Le pouvoir de Spielberg à Hollywood commence à croître.
En 1974, Spielberg se voit confier la réalisation de son premier long métrage pour le cinéma, ce sera Sugarland Express. Le film, tiré d'une histoire vraie, raconte l'aventure de deux marginaux (interprétés par Goldie Hawn et William Atherton) et de leur otage, poursuivis par un déploiement carnavalesque de policiers et de journalistes. Malgré une ambiance bien gérée et des acteurs bien dirigés, le film sera un échec total au box-office, Universal ne voulant pas en faire une grosse production, jugeant le sujet trop difficile. Selon d'autres informations, Universal aurait saboté sa sortie pour privilégier la sortie de L'Arnaque, avec Robert Shaw et Robert Redford. Note amusante: Robert Shaw fait partie du casting de "Jaws".
Certains considéraient alors la carrière du réalisateur terminée, mais le hasard en décidera autrement. En 1975, Spielberg se rend chez son dentiste et, dans la salle d'attente, il trouve à côté de magazines, le livre alors peu connu de Peter Benchley, Jaws (ce qui veut dire « Mâchoires » en anglais). Curieux, il demande alors à son dentiste de lui prêter le romanréf. nécessaire. Et, une fois chez lui, il « dévora » le livre et décida d'en faire l'adaptation cinématographique. L'échec de son film précédent lui porte préjudice mais il parviendra à réunir un budget de douze millions de dollars pour faire son œuvre. Selon la rumeur, il refusa pour le rôle du héros l'immense Marlon Brando, estimant que le suspense quant à la survie du personnage serait entaché. Et, ayant réuni des acteurs moins connus (Robert Shaw, Richard Dreyfuss, Roy Scheider), le tournage put enfin commencer ; et ce sera, il le dit lui-même,réf. nécessaire le pire tournage de sa carrière. En effet, le tournage dura cent-cinquante-cinq jours de galère, l'un des trois requins mécaniques ne fonctionnant pas toujours très bien. (c'est d'ailleurs pourquoi on ne voit presque jamais le redoutable animal au début du film) Tous les techniciens ne voulaient qu'une chose : que le projet cesse, pareil pour les acteurs, et Spielberg lui-même se disait découragé, les caprices de la météo et de l'océan n'arrangeant pas les choses. À l'issue de ce laborieux tournage, la peur de l'eau qu'avait Spielberg se transforma en une véritable phobie. Mais ces Dents de la mer sortirent en salle et, contre toute attente, le film fut un succès dépassant de loin les prévisions les plus optimistes des studios. En fait, pour la première fois les recettes d'un film dépassèrent les cent millions de dollars pour atteindre finalement les deux cent soixante millions. Spielberg ne révolutionne pas le cinéma d'un point de vue artistique, mais économiquement c'est une réussite. C'est son premier grand film dans lequel surgit le style qui, aujourd'hui, est reconnu comme la « patte » de Spielberg.
Fort de ce succès, Spielberg se lance dans un autre grand projet, qu'il rêve de réaliser depuis fort longtemps. Il s'agit d'une histoire d'extra-terrestres pacifiques, débarquant sur Terre, pour y rencontrer l'homme. Scientifiquement, un tel contact est dénommé « rencontre du troisième type », terme qui donnera le nom de ce film sorti en 1977. Et, surfant sur la vague Star Wars, l'œuvre est une réussite commerciale, le public se pressant pour voir ce nouveau film de science-fiction. Les performances de Richard Dreyfuss et de François Truffaut auquel Spielberg, son admirateur, confie un rôle, donneront lieu à une rencontre culte.
En 1979, Spielberg connaîtra son second revers après Sugarland Express. le film 1941, réalisé avec les deux Blues Brothers ne sera pas le plus grand Spielberg tant sur le plan artistique que commercial. Se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale, le film traite de la paranoïa qu'a connue la Californie après l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais ; la côte ouest pensait être elle aussi la cible d'une nouvelle attaque de leur part.
[modifier] Les années 1980
Spielberg désirait ardemment réaliser un épisode de James Bond, mais la réalisation d'un épisode impliquait la nationalité britanniqueréf. nécessaire. Son ami George Lucas, fort du succès de La Guerre des étoiles, revoyait les vieux films d'aventures des années trente, à la Fritz Lang. C'est ainsi que les deux compères eurent l'idée de créer leur propre personnage, héros d'une grande saga, mélange d'aventures rocambolesques et de personnages hauts en couleur : Indiana Jones était né. La première mission de ce héros interprété par Harrison Ford, sera de trouver l'Arche d'alliance des hébreux avant les nazis, dans le film Les Aventuriers de l'arche perdue (1981), qui fut un énorme succès.
Présenté à la clôture du festival de Cannes de 1982, E.T. l'extra-terrestre (avec Dee Wallace, Drew Barrymore, Henry Thomas, entre autres) est l'un des films du réalisateur à présent mondialement célèbre. L'histoire de ce petit bonhomme, biologiste, venu d'une planète bienveillante, aura ému des millions de spectateurs, aura laissé quelques répliques cultes. Avec ce film, Spielberg possède le record des meilleures recettes américaines, avant d'être battu par lui-même en 1993 par le film Jurassic Park. Ce succès lui permit également de créer, avec Kathleen Kennedy et Frank Marshall, son propre studio : Amblin Entertainment.
En 1983, Spielberg participa à un film collectif dirigé par John Landis, La Quatrième Dimension, où il dirigea le deuxième épisode : l'histoire d'une maison de retraite, dans laquelle un certain M. Bloom réapprend l'enfance aux vieillards, qui retrouvent leur apparence de jadis.
Le deuxième Indiana Jones sort enfin en salles, Indiana Jones et le temple maudit, en 1984. Le film est un nouveau triomphe pour le couple Spielberg-Lucas, même si les fans lui reprochent un côté trop violent et trop dur. Il est vrai que les enfants fouettés, le cœur arraché du corps vivant d'un des personnages et les soldats dévorés par des crocodiles peuvent ne pas être tout public. Le réalisateur dira lui-même ne pas très apprécier ce film dans sa filmographieréf. nécessaire. C'est pourtant sur ce tournage qu'il rencontrera sa future femme et mère de ses enfants : Kate Capshaw.
En 1985, Spielberg a son premier enfant et sa filmographie abordera des sujets différents après cette naissance, moins orientés sur le cinéma de divertissement et plus axés sur des points de vue intimistes. Le réalisateur mènera à bien deux films plus personnels coup sur coup : La Couleur pourpre et Empire du soleil (1987). Deux œuvres qui racontent respectivement la vie d'une famille noire aux États-Unis du début à la moitié du XXe siècle, et l'aventure d'un jeune Britannique pris dans la tourmente d'une guerre.
En 1989 sortira le troisième opus de la série des Indiana Jones : Indiana Jones et la dernière Croisade. Ce dernier volet en date, au rythme toujours plus effréné, raconte la croisade du célèbre archéologue pour récupérer le légendaire Graal avant les nazis.
[modifier] Les années 1990
Commercialement, les années 1990 commencent fort pour Spielberg. En 1990 sort en salles Always, un remake d'Un homme nommé Joe de Victor Fleming (1944 au cinéma). Malgré la présence de Richard Dreyfuss (déjà vu dans Les Dents de la mer et Rencontres du troisième type), l'accueil sera mitigé. Mais, dès 1991, l'assidu cinéaste se lance dans un autre projet qu'il rêve depuis toujours de réaliser : une adaptation de Peter Pan. Ce sera Hook. Là encore, bénéficiant pourtant d'acteurs renommés (Robin Williams, Dustin Hoffman, Julia Roberts…), le film sera certes enfantin, fantaisiste et aura une carrière honorable auprès des spectateurs, mais la critique n'y retrouve pas le côté magique du célèbre conte.
Ces deux derniers films ne sont que des œuvres mineures dans la filmographie du réalisateur, mais, chez Spielberg, ses « échecs » précèdent souvent des films plus appréciés. En analysant la carrière de Spielberg, on constate que ses mises en scènes les plus reconnues sont souvent précédées de films considérés comme décevants, et c'est justement le cas en 1993. En effet, Spielberg accroît encore sa domination sur Hollywood en réalisant un film dont les effets spéciaux tout droit sortis de la Lucasfilm Ltd. de George Lucas (plus précisément de Industrial Light & Magic) révolutionneront le cinéma avec Jurassic Park. Avec Jeff Goldblum et Sam Neill, cette histoire de dinosaures sera un succès sans précédent. Le film deviendra rapidement le plus gros succès de l'histoire du cinéma, rapportant plus de 900 millions de dollars et battant ainsi le record jusque-là détenu par E.T. l'extra-terrestre, un autre Spielberg.
En cette même année 1993, Spielberg réalise sa plus grande performance : La Liste de Schindler. Sur fond de Shoah, le film nous raconte comment un industriel nazi en l'occurrence Oskar Schindler, sauva un peu plus d'un millier d'êtres humains des camps de la mort. Une œuvre que l'American Film Institute classe comme le neuvième plus grand film américain de l'Histoire. Au contraire, Jean-Luc Godard dans ses Histoire(s) du Cinéma constatera avec amertume qu'avec ce film le " plus jamais ça "radical de l'après-guerre" (avec notamment les films de Roberto Rossellini) s'est transformé en un "c'est toujours ça" très convenu. Jouant sur la sobriété du noir et blanc sobre et des séquences d'émotion, cette Liste de Schindler nous montre la vision de Spielberg d'une humanité juste au milieu d'un décor barbare de désolation. Après ce succès, le réalisateur remporte une multitude de prix et, notamment l'Oscar du meilleur réalisateur et celui du meilleur film, distinctions qui lui avaient été refusées depuis vingt ans par la prestigieuse académie.
En 1994, lui et ses deux associés Jeffrey Katzenberg (l'ancien responsable du département animation de Walt Disney Pictures) et David Geffen (le fondateur de Geffen Records) fondent une immense société de production et de distribution spécialisée dans le cinéma, la musique et les programmes télévisés : DreamWorks SKG (Spielberg-Katzenberg-Gaffen). C'est aussi en cette année qu'il créa Shoah Foundation Institute for Visual History and Education, qui a recueilli les témoignages de tous les survivants de l'Holocauste, et les diffuse aux plus jeunes, dans le but d'éviter un nouveau génocide. La fondation a déjà recueilli 8700 témoignages en Israël. Spielberg réalisera plus tard (en 1997) la suite de Jurassic Park, peaufinant encore les effets spéciaux. Le Monde perdu : Jurassic Park sera encore un succès. L'effet de surprise n'est plus là et les situations sont moins tragiques malgré la dramatisation.
En cette même année 1997, Amistad (avec Morgan Freeman, Anthony Hopkins et Djimon Hounsou), sa nouvelle réalisation, ne déplacera pas les foules. Il faut dire que le sujet portant sur l'esclavage était difficile, dans le sens où il abordait sans détours un point névralgique de l'Histoire des États-Unis d'Amérique, à une époque où le peuple américain semble se sentir mal à l'aise avec ce passé, pris entre les remords sincères et la nécessité d'oublier pour avancerréf. nécessaire ; d'autant que Spielberg déforme, selon certains historiens, la vérité historique.
En 1998, sort un autre film. Il s'agit encore une fois d'un film historique malgré l'échec de sa dernière œuvre. Il faut sauver le soldat Ryan, tourné pour 70 millions de dollars, raconte l'histoire d'une unité de soldats américains, chargé de sauver un seul homme, au péril de leur vie. L'histoire se passe durant la fin de la Seconde Guerre mondiale, pendant l'opération Overlord. Tom Hanks, Matt Damon et Barry Pepper s'y distinguent, et contribueront au succès commercial et critique du film, qui remportera quelques récompenses, dont celle du meilleur réalisateur pour Spielberg.
[modifier] Les années 2000
En 2001, Spielberg réalise A.I. Intelligence artificielle avec l'enfant-star Haley Joel Osment et Jude Law, un projet repris du défunt réalisateur Stanley Kubrickt. Le film aura une belle carrière commerciale, mais ce Pinocchio moderne (et même futuriste), recevra un accueil critique mitigé, certains le trouvant magnifique, d'autres trop long et ennuyeux. Plus généralement, ce film constitue un retour à la science-fiction pour Spielberg, un genre qu'il avait délaissé depuis E.T. l'extra-terrestre.
Steven Spielberg poursuit sa période de science-fiction en 2002, en réalisant un film futuriste et inattendu, Minority Report, d'après une nouvelle de Philip K. Dick. Tom Cruise y joue un policier travaillant dans un système de sécurité où, grâce à des devins, on arrête les meurtriers avant qu'ils n'aient commis leur crime. Un Spielberg étonnant, au scénario complexe, où les thèmes de la tragédie antique (dont l'idée du fatum) trouvent un écho particulier dans la mise en scène d'un monde ultramoderne, sans être outrancièrement futuriste. Ce film marque la première collaboration entre le réalisateur et Tom Cruise (avant La Guerre des mondes en 2002).
Une nouvelle collaboration entre Tom Hanks et Spielberg, une première entre Leonardo DiCaprio et le réalisateur, Arrête-moi si tu peux est un film humoristique et tendre, à la mise en scène inventive. L'histoire vraie de l'imposteur Frank Abagnale Jr., qui aida à l'écriture de cette œuvre biographique, et qui participa de ce fait à ce succès commercial qui eut un bon accueil auprès des critiques.
Deux années plus tard, Spielberg réalise un autre film dont la jovialité et l'humour ne masque pourtant pas le côté engagé, il s'agit du Terminal. Avec deux célèbres acteurs, Tom Hanks et Catherine Zeta-Jones, l'histoire d'un immigrant coincé dans un aéroport.
On a souvent dit de Spielberg qu'il était « maniaco-dépressif »réf. nécessaire, capable de passer en une année d'un sujet comique à un sujet difficile. Entre 2004 et 2005, il va réaliser deux films : d'abord, Le Terminal, puis La Guerre des mondes, qui raconte tout simplement l'extermination de la race humaine par des « êtres venus d'ailleurs ». Cette adaptation du roman d'Herbert George Wells était attendue. Le film est un immense succés commercial. Spielberg y traite par extraterrestres interposés du 11 septembre, tandis qu'une mini-polémique nait à propos de la ressemblance troublante de l'affiche du film avec la couverture du livre The Invaders Plan de Ron Hubbard, gourou de l'Église de Scientologie. Et, le lendemain de la sortie américaine de l'œuvre, Steven Spielberg se lança dans la réalisation de son prochain film : Munich. Il s'agit d'un sujet éminemment polémique puisqu'il donne une vue subjective des opérations noires d'un membre des services secrets israéliens agissant de manière autonome pour assassiner les commanditaires de la tragique prise d'otages des JO de 1972 ; Spielberg se met au diapason de son public, puisque la sortie d'un tel sujet n'est possible que dans le contexte de la guerre contre le terrorisme telle qu'elle est définie par le pouvoir à la Maison Blancheréf. nécessaire.
Steven Spielberg a déclaré vouloir prendre un peu de repos après avoir tourné coup sur coup La Guerre des mondes et Munich. Il en profitera pour peaufiner le scénario d'un de ses prochains films : une biographie filmée de la vie d'Abraham Lincoln. Parallèlement, le scénario du prochain Indiana Jones est toujours en préparation pour un tournage prévu pour fin 2006/début 2007. Le script de Jeff Nathanson a été approuvé par le producteur de la saga George Lucas, et est actuellement dans les mains de David Koepp pour une séance de script doctoring. Il a aussi un projet d'adaptation filmée de la série de bande dessinée Tintin de Hergé.
[modifier] L'art de Spielberg
[modifier] Caractéristiques récurrentes
On constate dans la plupart des films réalisés par Spielberg un certain nombre de caractéristiques récurrentes :
- Tous les films de Spielberg ayant un rapport avec les extra-terrestres, autrement dit de science-fiction, ne se déroulent pas dans une autre galaxie comme chez George Lucas, mais sur notre planète. Dans sa première œuvre de ce genre, Rencontres du troisième type (1977), les extra-terrestres s'invitent dans notre monde. En 1982, E.T., se retrouve perdu sur Terre et, dernièrement, dans La Guerre des mondes, les ovnis viennent envahir notre monde et y exterminer toute vie.
- Lorsque Spielberg traite une scène tragique qui doit émouvoir le spectateur, il n'utilise pas comme d'autres cinéastes un environnement sombre et inquiétant. Spielberg place ses acteurs dans un lieu où une lumière éblouissante illumine puissamment la scène. La raison de cette technique illustre l'originalité du réalisateur, car celui-ci, en plaçant cet éclairage, renvoie à l'inconscient du spectateur, le souvenir qui selon certains psychologues serait le premier grand traumatisme pour chaque être vivant : le moment de la naissance. Cet instant où l'on voit le jour pour la première fois est un choc, car on nous arrache du ventre maternel et on nous inflige une lumière qu'il ne nous a encore jamais été donné de voir.
- Dans le cinéma spielberguien, la relation entre le fils et le père, ou plus généralement entre l'enfant et l'adulte, est souvent un sujet important du film, qui rime parfois avec confrontation. Dans E.T. l'extra-terrestre, les enfants recueillent l'extra-terrestre, et le cachent à leurs parents, qu'ils jugent incapables d'aimer le célèbre petit être. Dans Jurassic Park, Allan Grant, le paléontologue joué par Sam Neill, déteste les enfants, au début du film. Ou encore, dans La Guerre des mondes, Ray, personnage principal, est mal à l'aise face à son rôle de père, et entre souvent en conflit avec son fil ainé. Autrement, la relation père-fils est moins conflictuelle, au contraire (certains voient à l'origine de ce phénomène le divorce des parents de Spielberg, ayant eu comme conséquence l'absence de père pour le futur réalisateur).
- Les mises en scène de Spielberg se déroulent principalement dans des familles américaines représentatives de la classe moyenne, habitant en banlieue et n'ayant pas de véritable histoire, sinon la banalité des vies des membres qui les composent. Puis, elles tombent dans la tourmente des histoires du réalisateur et, comme souvent, l'enfance y tient une place importante.
[modifier] Un cinéaste commercial ?
Spielberg est parfois considéré par certaines personnes comme étant un réalisateur commercial. Il lui est parfois réproché de n'avoir révolutionné le cinéma que d’un point de vue économique, et ce en réalisant certains des plus gros succès de l’histoire du septième art. Par exemple, Les Dents de la mer est le premier film à avoir eu une puis plusieurs suites (Les Dents de la mer 2, etc.). Son cinéma est parfois considéré comme étant violent et le cinéma commercial est friand de violence. Pour finir, il arrive que Spielberg réalise des suites de ses propres films (ce que certains ne considèrent pas comme une démarche très artistique), comme avec Jurassic Park, (qui n’était pas un film d’auteur).
Cependant derrière ses mises en scènes populaires se cachent des réflexions sur divers sujets politiques ou sociaux complexes, tels que la lutte contre le terrorisme, le conflit israélo-palestinien, le clonage, les dérives sécuritaires américaines, l’esclavage, le racisme, ou la guerre. Par ailleurs, dans la plupart de ses films, Spielberg défend sa vision d'un monde pacifique, et ce même dans ses œuvres les plus grand public. Certains affirment même que Spielberg est un réalisateur intimiste, dans la mesure où ses films commencent toujours dans de modestes familles américaines, habitants des banlieues pavillonnaires.
[modifier] Anecdotes
- Ses parents se prénommaient Leah et Arnold.
- On lui a diagnostiqué le syndrome d'Asperger.
- Il cite le travail de David Lean comme ayant eu une profonde influence sur sa carrière.
- Il a réalisé le troisieme épisode de la série Columbo.
- Gwyneth Paltrow l'appelle « oncle Morty ».
- Il ne s'est jamais plié à l'exercice du commentaire de ses films sur support DVD.
- Il est le parrain de Drew Barrymore, actrice qu'il a dirigée enfant dans E.T. l'extra-terrestre.
- Voilà fort longtemps que Spielberg travaille avec les mêmes personnes sur ses films. D’abord, John Williams, est le compositeur attitré du réalisateur. Michael Kahn, lui, est le chef monteur de la plupart des films de Spielberg depuis Rencontre du troisième type. Pour finir, Janusz Kaminski est son directeur de la photographie officiel.
- Au début de sa carrière, alors qu'il travaillait pour Universal Studios, on le chargea d'emmener faire la visite du studio à un romancier qui venait juste de vendre à la compagnie les droits d'un de ses livres. Il se révèle que cet invité n'était autre que Michael Crichton, dont Spielberg adapta quelques années plus tard les romans Jurassik Park et le Monde perdu.
- Avant la sortie des Dents de la mer, Spielberg eut l'idée d'acheter avec certains de ses amis, à plusieurs milliers d'exemplaires le livre d'où est tiré le célèbre film : Jaws de Peter Benchley. Ainsi le roman devint rapidement un grand best-seller, les gens étant attirés par ce livre qui se vendait bien (grâce aux achats des relations du cinéaste). Par conséquent, les ventes gigantesques du livre firent de la sortie du film un événement, qui attire, par définition l'œil du spectateur. réf. nécessaire
- La passion de Spielberg pour les « êtres venus d'ailleurs », et plus généralement pour la science-fiction, viendrait d'une nuit où son père le réveilla ainsi que sa mère. Ils partirent alors, dans une direction que seul son père connaissait. Puis ils arrivèrent dans un pré, entouré d'une multitude d'autres personnes, qui regardaient toutes vers le ciel. C'est alors qu'apparurent au travers des nuages une multitude de grandes traînées blanches ; il s'agissait d'une pluie de météorites que regarda, bouche bée, l'enfant Spielberg. Cette nuit fut pour lui la preuve que l'homme n'était pas seul dans l'univers, on peut aussi dire que ce souvenir nous donna quelques-uns des plus grands films du réalisateur, tels que Rencontre du troisième type, E.T. l'extra-terrestre et, dernièrement, La Guerre des mondes.
- Pour ses études de cinéma, Spielberg s'inscrit en 1965 à l'université de Californie (la California State University) à Long Beach. Mais trois ans plus tard, le futur réalisateur arrête, trouvant un emploi chez Universal. Suivra la carrière que l'on sait… Ce n'est qu'en mai 2002, que Spielberg décrocha son diplôme de cinéma. Il déclara par la suite : "Je voulais faire ça depuis des années, pour remercier mes parents qui m'ont donné la possibilité de faire des études et de faire carrière, et pour expliquer à ma propre famille, et à tous les jeunes, qu'il est important d'aller jusqu'au bout. J'espère seulement qu'ils y arriveront plus vite que moi !".
[modifier] Spielberg en chiffres
- Depuis l'origine du cinéma, sept des dix films qui ont fait le plus d'entrées dans le monde ont été réalisés par Steven Spielberg. Au total, ses films ont rapporté plus de 2,17 milliards de dollars (2,36 milliards d'euros) de recettes aux États-Unis et plus de 10 milliards dans le monde entier. Ce qui fait de lui le cinéaste le plus rentable de l'histoire du septième art.
- La société de production fondée par Steven Spielberg, David Geffen et Jeffrey Katzenberg (DreamWorks SKG), aurait assuré le célèbre réalisateur, producteur et scénariste pour la somme record d'1,2 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) en juillet 2001. Cette somme devrait couvrir les pertes estimées par la société en cas de mort du cinéaste.
- Selon le magazine britannique Empire spécialisé dans l'actualité cinématographique, Steven Spielberg serait le plus grand metteur en scène de toute l'histoire du cinéma. Un choix contesté, puisque le réalisateur se trouve dans le Top 10, devant Stanley Kubrick, Orson Welles, Alfred Hitchcock ou encore d'autres cinéastes de renom.
- Le plus grand succès commercial de la carrière de Spielberg est Jurassic Park (1993). Bénéficiant à l'époque de la plus grande campagne de publicité de l'histoire du cinéma (la moitié du budget), l'œuvre rapporta 920 millions de dollars dans le monde entier, alors que le film n'en coûta « que » 63 millions.
- Le film les Dents de la mer fut le premier film dont les recettes dépassèrent 100 millions de dollars, avant d'atteindre 260 millions de dollars aux États Unis. C'est donc le premier « blockbuster » de l'histoire du septième art.
- Le film réalisé par Steven Spielberg ayant eu le meilleur démarrage est Le Monde perdu : Jurassic Park. Cette œuvre dépassa la barre des 100 millions de dollars de recettes en 5 jours.
- Dans le Top 100 de l'American Film Institute, qui classe les cent meilleurs films américains de l'histoire, cinq films de Spielberg sont répertoriés, ce qui fait du réalisateur Spielberg le cinéaste américain le plus cité dans ce classement.
[modifier] Filmographie
[modifier] Réalisateur
[modifier] Cinéma
[modifier] Télévision
| Année | Titre | Remarque |
|---|---|---|
| 1968 | The Name of the Game | Série TV - épisode L.A. 2017 |
| 1969 | Marcus Welby, M.D. | Série TV - épisode The Daredevil Gesture |
| 1969 | Rod Serling's Wax Museum | Série TV - épisode Eyes |
| 1970 | Rod Serling's Night Gallery | Série TV - épisodes Eyes et Make Me Laugh |
| 1971 | The Psychiatrist | Série TV - épisodes Par for the Course et The Private World of Martin Dalton |
| 1971 | Columbo | Série TV - épisode le Livre témoin |
| 1971 | Owen Marshall: Counselor at Law | Série TV - épisode Eulogy for a Wide Receiver |
| 1971 | Duel | |
| 1972 | Something Evil | |
| 1973 | Savage | |
| 1985 | Amazing Stories | Série TV - épisodes Ghost Train et The Mission |
[modifier] Producteur
| Année | Titre français | Titre original (si différent) | Réalisateur(s) |
|---|---|---|---|
| 1982 | Poltergeist | Tobe Hooper | |
| 1982 | E.T. l'extra-terrestre | E.T. the Extra-Terrestrial | Steven Spielberg |
| 1983 | La Quatrième Dimension | Twilight Zone: The Movie | Steven Spielberg, John Landis, Joe Dante, et George Miller |
| 1985 | La Couleur pourpre | The Color Purple | Steven Spielberg |
| 1987 | Bigfoot et les Henderson | Harry and the Hendersons | William Dear |
| 1987 | Empire du soleil | Empire of the Sun | Steven Spielberg |
| 1989 | Always (Pour toujours) | Steven Spielberg | |
| 1991 | Fievel au Far West | An American Tail: Fievel Goes West | Phil Nibbelink, Simon Wells |
| 1993 | La Liste de Schindler | The Schindler's List | Steven Spielberg |
| 1997 | Amistad | Steven Spielberg | |
| 1998 | Il faut sauver le soldat Ryan | Saving Private Ryan | Steven Spielberg |
| 2001 | A.I. Intelligence artificielle | Artificial Intelligence: AI | Steven Spielberg |
| 2002 | Arrête-moi si tu peux | Catch Me If You Can | Steven Spielberg |
| 2004 | Le Terminal | The Terminal | Steven Spielberg |
| 2005 | Munich | Steven Spielberg | |
| 2006 | Monster House | Gil Kenan | |
| 2006 | Flags of Our Fathers | Clint Eastwood | |
| 2007 | Indiana Jones 4 | Steven Spielberg | |
| 2007 | The Untitled Steven Spielberg/Abraham Lincoln Project | Steven Spielberg |
[modifier] Scénariste
| Année | Titre français | Titre original (si différent) | Réalisateur(s) | Remarque |
|---|---|---|---|---|
| 1961 | Fighter Squad | Steven Spielberg | Court-métrage | |
| 1961 | Escape to Nowhere | Steven Spielberg | Court-métrage | |
| 1964 | Firelight | Steven Spielberg | ||
| 1967 | Slipstream | Steven Spielberg | Non achevé | |
| 1968 | Amblin' | Steven Spielberg | ||
| 1974 | Sugarland Express | The Sugarland Express | Steven Spielberg | Histoire |
| 1977 | Rencontres du troisième type | Close Encouters of the Third Kind | Steven Spielberg | |
| 1982 | Poltergeist | Tobe Hooper | ||
| 1985 | Les Goonies | The Goonies | Richard Donner | Histoire |
| 2001 | A.I. Intelligence artificielle | Artificial Intelligence: AI | Steven Spielberg |
[modifier] Producteur délégué
| Année | Titre français | Titre original (si différent) | Réalisateur(s) |
|---|---|---|---|
| 1978 | Crazy Day | I Wanna Hold Your Hand | Robert Zemeckis |
| 1980 | La Grande Magouille | Used Cars | Robert Zemeckis |
| 1988 | Qui veut la peau de Roger Rabbit ? | Who framed Roger Rabbit? | Robert Zemeckis |
| 1996 | Twister | Jan de Bont | |
| 2000 | Apparences | What Lies Beneath | Robert Zemeckis |
| 2000 | Seul au monde | Cast Away | Robert Zemeckis |
[modifier] Producteur exécutif
[modifier] Acteur
Le plus souvent en caméo.
| Année | Titre français | Titre original (si différent) | Réalisateur(s) | Rôle |
|---|---|---|---|---|
| 1972 | Something Evil | Steven Spielberg | ||
| 1975 | Les Dents de la mer | Jaws | Steven Spielberg | Employé du poste de garde d'Amity Point (Voix) |
| 1980 | The Blues Brothers | John Landis | Cook County Assessor's Office Clerk | |
| 1984 | Gremlins | Joe Dante | L'homme en fauteuil roulant | |
| 1984 | Indiana Jones et le temple maudit | Indiana Jones and the Temple of Doom | Steven Spielberg | Un touriste à l'aéroport |
| 1985 | Retour vers le futur | Back to the Future | Robert Zemeckis | Le conducteur de la jeep où Marty s'agrippe avec son skateboard |
| 1994 | A Century of Cinema | Caroline Thomas | ||
| 1997 | Le Monde perdu : Jurassic Park | The Lost World: Jurassic Park | Steven Spielberg | L'homme qui mange du pop-corn |
| 2001 | Vanilla Sky | Cameron Crowe | Un invité à la fête de David Aames | |
| 2002 | Austin Powers dans Goldmember | Austin Powers in Goldmember | Jay Roach | Le réalisateur du film |
[modifier] Nominations et récompenses
- Nominé à l'Oscar du meilleur réalisateur en 1977 pour Rencontres du troisième type
- Nominé à l'Oscar du meilleur réalisateur en 1981 pour les Aventuriers de l'arche perdue
- Nominé à l'Oscar du meilleur film en 1982 pour E.T. l'extra-terrestre
- Nominé à l'Oscar du meilleur réalisateur en 1982 pour E.T. l'extra-terrestre
- Nominé à l'Oscar du meilleur film en 1985 pour la Couleur pourpre
- Golden Globe du meilleur film dramatique en 1983 pour E.T. l'extra-terrestre
- Oscar du meilleur film en 1993 pour la Liste de Schindler
- Oscar du meilleur réalisateur en 1993 pour la Liste de Schindler
- Golden Globe du meilleur film dramatique en 1994 pour la Liste de Schindler
- Golden Globe du meilleur réalisateur en 1994 pour la Liste de Schindler
- Nominé à l'Oscar du meilleur film en 1998 pour Il faut sauver le soldat Ryan
- Oscar du meilleur réalisateur en 1998 pour Il faut sauver le soldat Ryan
- Golden Globe du meilleur film dramatique en 1999 pour Il faut sauver le soldat Ryan
- Golden Globe du meilleur réalisateur en 1999 pour Il faut sauver le soldat Ryan
- Chevalier de l'Ordre de l'empire britannique (KBE) en 2000
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Analyse de ses films
- (fr) Les Aventuriers de l'Arche perdue - Une approche du cinéma de Steven Spielberg par l'analyse d'un de ses films (400 pages)
- (fr) Spielberg envers et contre tout, analyse de son cinéma
- (fr) Site sur les films de Spielberg
- (fr) Analyse de l'art "Spieberguien"
- (fr) En tournant pour Spielberg, par François Truffaut
- La carrière de Spielberg
- (en) Steven Spielberg sur IMDB
- (fr) Steven Spielberg sur Allociné
- (fr) Spielberg sur Comme au cinéma
- Sites de fans
- Sites en rapport avec Steven Spielberg
[modifier] Bibliographie
- John Baxter (trad. Mimi et Isabelle Perrin), Citizen Spielberg : biographie, Nouveau monde, Paris, 2004, 479 p. (ISBN 2-84736-048-4)
- Jean-Pierre Godard, Steven Spielberg, Rivages, coll. « Cinéma », Paris, 1987 (réimpr. 1994, 2002), 247 p. (ISBN 2-86930-803-5)
- Jean-Pierre Godard, Steven Spielberg : mythes et chaos, Horizon illimité, coll. « Cinéma », Paris, 2003, 189 p. (ISBN 2-84787-046-6)
- Tony Crawley (trad. inconnu), L'Aventure Spielberg, Pygmalion, coll. « Cinéma », Paris, 1984, 190 p. (ISBN 2-85704-165-9)

