Stanislas Rodanski
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Poète né et mort à Lyon (1927-1981). De son vrai nom Bernard Glucksman, il est déporté durant son adolescence. Membre du mouvement surréaliste après la guerre, il collabore au journal Néon. Après son exclusion comme membre de la "fraction" de Victor Brauner, il partage avec Alain Jouffroy une existence volontairement marginale ; c'est durant cette période qu'il rédige ses principales œuvres, obnubilées par l'exemple de Nerval et par le désir d'un héroïsme d'un nouveau genre, identifié à la notion de néant. Après 1949, il est arrêté plusieurs fois, et interné trois ans. C'est durant sa dernière période de liberté qu'à l'invitation de François Di Dio il rédige sa Lettre au "Soleil Noir" qui résume son attitude face au monde. Il se fait volontairement interner en 1954 à l'hôpital Saint-Jean de Dieu de Lyon, où il demeure jusqu'à sa mort.
[modifier] Bibliographie
Oeuvres de Stanislas Rodanski : La victoire à l'ombre des ailes (Le Soleil Noir, 1975 ; Bourgois, 1989), La Montgolfière du Déluge (Deleatur, 1991), Journal 1944-1948 (Deleatur, 1992), Ecrits (Bourgois, 1999).
Les carnets de Stanislas Rodanski, encore largement inédits, sont conservés à la Bibliothèque Municipale de Lyon. Des extraits en ont été publiés dans la revue "Avant Post".
Sur Stanislas Rodanski : Julien Gracq, Lettrines (José Corti, 1973). Alain Jouffroy, Le Temps d'un livre (Gallimard, 1966 ; Rocher, 1993).
A. Jouffroy, Stanislas Rodanski, une folie volontaire (Jean-Michel Place, 2002). Stanislas Rodanski, revue "Actuels", 1977.

