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Soufisme

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l'islam

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Le soufisme (arabe : تصوف [tassawwuf]) est une doctrine et une pratique mystique de l'islam qui apparut au VIIIe siècle de l'ère chrétienne et dès les premiers temps de l'avènement de l'islam. Cette pratique se fonde essentiellement sur le Coran et la sunna (tradition prophétique).

Le tassawwuf, cœur de l'Islam, est l'islam vécu dans sa plénitude. Il correspond au degré de l’excellence de la foi et du comportement (al-ihsân) qui par la purification du cœur conduit à la sincérité spirituelle (ikhlâs) permettant d’accueillir la Lumière divine, par laquelle on connaît, par laquelle on voit. Ce n’est pas parce que le mot « soufisme » n’était pas en usage aux premiers temps de l’Islam que sa réalité était absente. Au contraire, quand une chose est entièrement vécue par tous, on n’a pas besoin de la désigner. Ce n’est que «lorsque la mondanité se répandit et que les hommes devinrent de plus en plus dépendants des attaches de cette vie, ceux qui se consacrèrent à l’adoration de Dieu se distinguèrent des autres par l’appellation de soufis» (Muqqaddimah, chap XI)

Celui qui arrive au but, -le soufi- après avoir mené le grand combat, dépouillé de son individualité (ego) et délivré de toutes les visions partielles et illusoires qui y sont attachées, prend vie en Dieu, et n’agit que par Lui ainsi qu’Il l’a dit : « Mon Serviteur ne s’approche pas de Moi par quelque chose que J’aime davantage que par les actes que Je lui ai prescrits, Il ne cesse de s’approcher de Moi par les œuvres surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime. Et lorsque Je l’aime, Je suis son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit, sa main par laquelle il saisit… » (Hadith qoudsi rapporté par Al-Bokhari)

Ce mouvement serait le résultat de ce verset coranique tenu pour être un encouragement au dhikr, à la mystique :

« 

Reste en la compagnie de ceux qui, matin et soir, invoquent leur Seigneur en désirant sa Face. » (Coran XVIII ; 28)</blockquote>

« 

L'islam est la religion de l'unicité de Dieu, de l'amour et de la paix. Il symbolise l'effort permanent, le combat incessant pour l’excellence du comportement, et la sincérité du culte ; le soufisme en est le cœur. C'est la voie de la connaissance de Dieu, et de la sérénité de l'âme. » (Hamza al Qâdiri al Boutchichi)</blockquote>

Ce courant ne va pas jusqu’à créer de véritables monastères, car le Coran récuse clairement la vie monastique.

« 

Ils (les chrétiens) ont inventé la vie monastique – que Nous n’avions nullement prescrite – poussés par le désir de plaire à Dieu. » (Coran LVII ; 27)</blockquote>

Certains font remonter le soufisme bien avant l'Islam :

« 

Avant l’arrivée de l’islam, les soufis, dont le pays d’origine est l’Iran, étaient appelés "derviches" (pauvres). Le premier centre "derviche" était situé dans le nord du grand Khorassan. Les derviches étaient des êtres détachés des biens matériels et amoureux de la vérité absolue (Haqq) et de la réalité (Haqiqat). Leurs maîtres enseignaient à ceux qui en avaient les capacités les Principes de l’Unité de l’Être et les coutumes de la chevalerie (Javanmardi).  » (Dr. Javad Nurbakhsh)</blockquote>


Sommaire

[modifier] Étymologie

Ce que l’on nomme généralement « étymologies » concernant ce mot ne sont en fait que des similitudes phonétiques. La première similitude viendrait de l'arabe safa ou safw صفا [ṣafā] clair ; limpide) qui signifie pureté cristalline, une autre de Ahl al-Soufa, أَهلُ الصُّفَّةِ [ahl aṣ-ṣuffa], les gens du banc), en référence à ceux qui vivaient dans la Mosquée du Prophète à Médine, et qui furent mentionnés dans le Coran comme «  la compagnie de ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir désirant Sa Face. » et qu’on aurait désigné par le mot Suffiyya. Cette deuxième similitude est parfois comparée à ahl al-Saff, (les Gens du Rang), dans le sens de «premier rang » béni et élite de la communauté. La troisième de ces équivalences serait tirée de al-souf (la laine), du fait que les gens pieux de Koufa s’en revêtaient. Quant à la quatrième, elle dériverait de souffat al-kaffa ou éponge molle en référence au cœur du soufi pur et réceptif.

Il est à noter l'hyphotèse d'une racine grecque. Le mot sophi (ex : philo-sophie) venant du grec ancien.

L’hypothèse la plus courante est que le mot soufi et ses dérivés viennent de l'arabe souf signifiant laine (صوف [ṣūf], laine). C’est celle que retient Ibn Khaldoun. Le soufi porte en général un vêtement de laine en signe de modestie comme le prophète et les pauvres. La modestie et la pauvreté sont évoquées dans d'autres noms donnés à certains d'entre eux : derviche (farsi : درويش [derwiš], mendiant) ou fakir (arabe : فقير [faqīr], pauvre).

Certains ont fait remarquer qu'à part la première dérivation, toutes les autres sont incorrectes du point de vue de la grammaire arabe (par exemple, l'attribution à safâ se dit safawiy et non soufi).

Conformément à la langue arabe dont les lettres correspondent à des nombres, le sens véritable du mot ne peut être donné que par « l’addition des valeurs numériques des lettres dont il est formé ». Le sheikh René Guénon (Abdel Wahid Yahya) nous livre le résultat : « le mot soufi a le même nombre que El-Hekmah el-ilahiyah, c’est-à-dire la « Sagesse divine » ; le soufi véritable est donc celui qui possède cette sagesse, ou, en d’autres termes, il est el-ârif bi’llah, c’est-à-dire « celui qui connaît par Dieu » (Esotérime islamique et Taoïsme, René Guenon, p. 21.)

[modifier] Les pratiques

Le soufisme est reconnu par les quatre écoles juridiques (madhhab) sunnites et par les chiites comme une expression de la foi islamique. Cependant certaines confréries sont à la limite, voire sortent des limites de l’islam quand elles y amalgament des croyances extérieures. Dans ce cas, et bien que se réclamant de l’islam, leurs membres se voient parfois refuser le titre de musulmans. Les Wahhabites, Salafistes cheikhistes (cheikh al uthaymin qualifie ce mouvement comme "le cancer de la communauté musulmane") refusent le soufisme dans son ensemble, en le considérant comme une innovation hérétique (bid`ah).

À cause de son caractère initiatique le soufisme est parfois comparé à la franc-maçonnerie, mais il est sans doute plus juste de le comparer au bouddhisme zen ou au gnosticisme.

Un membre initié du soufisme est généralement appelé un soufi, bien que ce terme désigne un individu parvenu à la réalisation spirituelle totale. Un aspirant à une telle réalisation intérieure devrait être appelé moutaçawwif (مُتَصَوِّف [mutassawwif]).

Les maîtres soufis se sont servis de la terminologie coranique pour décrire différents degrés de réalisation spirituelle. Ils distinguent trois phases dans l'élévation de l'âme vers la connaissance de Dieu : d'abord l'âme gouvernée par ses passions. Le postulant à l'initiation, qui est considéré comme étant à ce stade, est appelé mourîd (مُريد [murīd], novice; nouvel adepte; disciple). Vient ensuite le degré de l'âme qui se blâme elle-même, c’est-à-dire qui cherche à se corriger intérieurement, l'initié qui parvient à ce stade est appelé salîk (farsi : سالك [sālik], voyageur) itinérant, allusion au symbolique « voyage intérieur ». Puis le troisième et dernier niveau est celui de l'âme apaisée, réintégrée à l'Esprit.

Les soufis sont organisés en confréries (turuq, pluriel de tarîqa; chemin, voie) fondées par des maîtres spirituels (chaykh) généralement descendants du prophète Muhammad par son cousin Ali et sa fille Fâtima. Chaque soufi doit faire état d'une « chaîne » (silsilah) qui le rattache par différents intermédiaires à l'enseignement du Prophète. L'exercice spirituel que les soufis privilégient est le dhikr (remémoration, souvenir); il s'agit d'une pratique consistant à évoquer Allah (Dieu) en répétant Son nom de manière rythmée et en restant centré sur Sa pensée. Le dikhr est considéré comme une pratique transformatrice de l'âme, car on juge que le nom d'Allah possède une sorte de valeur théurgique qui agit sur l'âme.

Les premiers groupes de soufis s'organisèrent à Koufa et à Bassorah dès le VIIIe siècle de l'ère chrétienne, puis à Bagdad au IXe siècle. Le soufisme est surtout implanté dans les régions tardivement converties à l'Islam : en Asie centrale, en Inde, où il fut l'un des fers de lance de l'islamisation, et dans le monde turc.

Le soufisme est un courant ésotérique qui professe une doctrine affirmant que toute réalité comporte un aspect extérieur apparent (exotérique ou zahir) et un aspect intérieur caché (ésotérique ou batin). Il se caractérise par une forme de renoncement aux biens matériels (piétisme) et une volonté de recherche de l'extase, ou plutôt de « l'extinction » (al-fana'), c’est-à-dire l'annihilation de l'ego pour parvenir à la conscience de la présence de l'action de Dieu en soi : Le moi individuel doit être sacrifié pour laisser place à l'Esprit, étincelle divine en l'homme :

Il l'a formé harmonieusement puis lui a insufflé de Son esprit.
Le Coran (XXXII; 9)

Le soufisme se présente donc comme l'aspect intérieur de l'Islam.

Les confréries soufies furent persécutées par certaines autorités du sunnisme car jugées hétérodoxes par certains docteurs de la loi musulmane et car alliées au chiisme. Aujourd'hui encore le wahhabisme cherche à diminuer l'influence des confréries soufies dans le monde, le soufisme étant considéré comme un instrument pour sortir du cadre d'une forme d'orthodoxie stricte et littérale définie par les autorités spirituelles du wahhabisme. En Perse la dynastie des Séfévides était issue d'une dynastie soufie.

Au XIXe siècle, le soufisme s'est développé en Afrique et au Maghreb dans une réaction contre la colonisation des Européens ; il y persiste encore.

[modifier] Principales Figures du Soufisme

Le pôle 'Abd al-Salâm ibn Mashîsh, père mystique de la tariqa Shâdhiliyya La réalité du soufisme serait intérieure. Aussi le soufi se confond dans sa forme extérieure à la classe des gens en recherche authentique. Il se confond aux maîtres des écoles de sagesse qui de l'Anatolie à New Delhi préexistent bien avant l'islam. L'état d'absolue humilité qui caractérise la pensée soufie rend délicate sa séparation de l'emballage du moment.

[modifier] Martyrs

« Pratiquement tous les martyrs soufis ont trouvé la mort aux mains d’autorités fanatiques religieuses ou légalistes littérales, toutes convaincues d’avoir raison et de représenter officiellement l’Islam », selon Federico Gonzalez. Ajouter 'Abd al-Salâm ibn Mashîsh, Cf. l'ouvrage de Zakia Zouanat "Ibn Mashîsh maître d'al-Shâdhilî", Al-Najah al-Jadida, Casablanca, 1998

[modifier] Critique du soufisme

  • Ibn Al-Djawziy (XIIème siècle) consacre une grande partie de son livre Talbîsu Iblîs à la critique du soufisme et des soufis. Il rapporte également les propos du hanbalite Ibn 'Aqîl qui était également très opposé au soufisme.
  • Ibn Taymiyyah et son élève Ibn Al-Qayyim (XIVème siècle) ont dénoncé plusieurs dérives du soufisme, mais ils avaient de l'estime pour certains soufis qu'ils jugeaient conformes à l'orthodoxie, tels que Al-Junayd.
  • L'école rationaliste et réformiste de l'égyptien Muhammad Abduh et de son élève syrien Mohammed Rachid Rida (fin du XIXème - début du XXème siècle) s'opposait radicalement au soufisme, considéré comme une des principales raisons de la décadence des musulmans, par son encouragement au fatalisme et à l'inertie, et par les superstitions et les mythes qu'il a introduits.
  • Les salafis contemporains rejettent le soufisme en entier le considérant comme une innovation dans la religion (bid'ah).

Les critiques de ces oulémas portent notamment sur :

  • La distinction que font les soufis entre charî'a (ou aspect apparent de la religion) et h'aqîqah ("vérité" de la religion), alors que selon ces oulémas, la religion musulmane n'a pas d'aspect caché. Les soufis se basent sur un hadit de Mahomet avançant "il y a un islam que je vous ai enseigné, et un autre que je garde secret car si je venais à vous le révéler vous me trancheriez la tête"
  • L'accusation de panthéisme (wih'dat ul-wudjûd) ou de h'ulûl (incarnation du divin dans les créatures) à l'égard de certains soufis comme Al-Hallâj qui ont eu des paroles telles que : "Dans la djubbah [que je porte], il n'y a que Dieu".
  • Un défaut de monothéisme à cause du culte des saints et de la croyance aux aqtâb qui sont censés avoir un rôle dans la gestion l'univers.
  • L'adoption d'actes d'adorations qui ne sont pas attestés par des hadiths authentiques.
  • Le chant et la danse comme pratique religieuse. Ibn Al-Qayyim dit, dans un poème, à cet égard :

"Lorsque le Livre (Coran) leur était récité, ils baissèrent la tête, non par crainte [de Dieu],

Mais c'est l'attitude du distrait négligent.

Et quand vint le chant, ils se mirent à braire comme des ânes.

Par Allah, ils ne dansèrent pas pour Lui.

Une tambourine, une flûte et la mélodie d'un faon...

As-tu jamais vu une adoration par du divertissement ?"

  • L'exagération dans l'ascèse. Il est rapporté, par exemple, que certains soufis ne mangeaient qu'une datte tous les quarante jours. Or, dans un hadith rapporté dans Sahîh Al-Bukhâriy et Sahîh Muslim, il est dit que trois hommes sont venus se renseigner sur la pratique religieuse du Prophète. L'un d'entre eux a dit : "Moi, je prie toute la nuit", le deuxième a dit : "Moi, je jeûne pendant toute ma vie" et le troisième a dit : "Moi, je ne m'approche pas des femmes, et je ne me marierai jamais". Le Prophète est venu les voir et leur a dit : "C'est vous qui disiez telle et telle chose ? Par Allah, je crains Allah et je le vénère plus que vous, mais je jeûne parfois et je mange d'autres fois, [la nuit] je prie et je dors, et je me marie avec des femmes. Et celui qui n'apprécie pas ma voie, ne peut se prévaloir de moi".

[modifier] Voir aussi

La catégorie Soufisme contient d'autres articles annexes.

[modifier] Liens connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • Dans la Taverne de la Ruine, Javad Nurbakhsh, éd. Khaniqahi Nimatullahi Publications. ISBN 2-909698-22-X
  • Les soufis et l'ésotérisme, Idries Shah, éd. Petite Bibliothèque Payot.
  • La Voie soufie, Faouzi Skali, éd. Albin Michel (coll. Spiritualités vivantes).
  • Le Face à face des cœurs, Faouzi Skali, éd. Pocket.
  • Sidi Hamza al-Qadiri Boudchichi: le renouveau du soufisme au Maroc, Karim Ben Driss, éd. Al Bouraq, 2002.
  • L'Instant soufi, Éric Geoffroy, éd. Actes Sud (coll. Le Souffle de l'esprit)
  • Le Soufisme, al-tasawwuf et la spiritualité islamique, Christian Bonaud, Paris, Maisonneuve & Larose, 2002.
  • Le Livre des Haltes, Cheikh abd Allah Penot, éditions Alif (traduction partielle d'un ouvrage du shaykh abd al Kader al Jaziri)
  • Les Religions de l'humanité, éd. Criterion, 2004. Au chapitre de l'Islam, un excellent résumé: le soufisme est l'une des composantes majeures de la spiritualité universelle.
  • Soufisme d'Orient et d'Occident, (périodique) éd. Al Bouraq
  • Schubert, Eva, Sarif, Walid : Pèlerinage, sciences et soufisme - l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza ; cycle international d'expositions Musée Sans Frontières , Aix-en-Provence, Édisud [u.a.], 2004 ISBN 2-7449-0171-7
  • Geoffroy, Éric : Initiation au soufisme, Paris, Fayard 2004 ISBN 2-213-60903-9
  • Brahy, Colette-Nour : Dix jours en Ouzbékistan - récit d'un pèlerin soufi, Beyrouth, Albouraq, 2004, ISBN 2-84161-243-0
  • Willar, Lise : Soufisme et hassidisme, Paris [u.a.], L' Harmattan, 2003 ISBN 2-7475-4000-6
  • Kahale, Joseph : Le soufisme et ses grands maîtres spirituels , [Châtenay-Malabry], Alteredit, 2002, ISBN 2-84633-034-4
  • Chih, Rachida : Le soufisme au quotidien - confréries d'Egypte au XXe siècle, Arles, Sindbad, 2000, ISBN 2-7427-2548-2
  • Karim Ben Driss : Sidi Hamza al-Qadiri Boudchichi: le renouveau du soufisme au Maroc, éd. Al Bouraq, 2002.
  • Christian Bonaud: Le Soufisme, al-tasawwuf et la spiritualité islamique, Christian Bonaud, Paris, Maisonneuve & Larose, 2002
  • Erguner, Kudsi, Riard, Jean-Michel : La fontaine de la séparation, voyage d'un musicien soufi , L'Isle-sur-la-Sorgue, Bois d'Orion, 2000, ISBN 2-909201-28-7
  • Gazzali, Abu Hamid, Muhammad Ibn Muhammad al-Diakho, Abu Ilyas Muhammad : Les dix règles du soufisme selon Ghazzâli, Beyrouth, Éd. Al-Bouraq, 1999, ISBN 2-84161-044-6
  • Geoffroy, Éric : Le soufisme en Egypte et en Syrie sous les derniers Mamelouks et les premiers Ottomans - orientations spirituelles et enjeux culturels, Damas, Inst. Français de Damas, 1996, ISBN 2-901315-21-6
  • Zarcone, Thierry : Mystiques, philosophes et francs-maçons en Islam - Rza Tevfik, penseur ottoman (1868 - 1949), du Soufisme à la Confrérie, Paris, Libr. d'Amérique et d'Orient Maisonneuve, 1993, ISBN 2-7200-1089-8
  • Mélikoff, Irène : Sur les traces du soufisme turc - recherches sur l'Islam populaire en Anatolie, Istanbul, Ed. Isis, 1992, ISBN 975-428-047-9


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