Somalie
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| Devise nationale : aucune | |||||
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| Langue officielle | Somali, arabe | ||||
| Autres langues | Italien, anglais, [[Français] | ||||
| Capitale | Mogadiscio Les institutions en exil siègent à Nairobi (Kenya) et à Baidoa en (Somalie) ??? | ||||
| Plus grande ville | Mogadiscio | ||||
| Président | Abdullah Yusuf Ahmed (10 octobre 2004) | ||||
| Superficie - Totale - Eau (%) | Classé 42e 637 657 km² Négligeable | ||||
| Population - Totale (2003) - Densité | Classé 88e 8 025 190 hab. 8,51 hab./km² | ||||
| Indépendance - Déclarée et reconnue | Indépendante du Royaume-Uni et de l'Italie, depuis le 1er juillet 1960 | ||||
| Gentilé | Somalien(ne) | ||||
| Monnaie | Shilling somali (SOS)
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| Fuseau horaire | UTC +3 (été +4) | ||||
| Hymne national | Sans parole, musique de Giuseppe Blanc | ||||
| Domaine internet | .so | ||||
| Indicatif téléphonique | +252
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Image:So-map-fr.png La Somalie (Somali: Soomaaliya; Arabe: الصومال, As-Sumal), est un pays d'Afrique.
Sommaire |
[modifier] Histoire
[modifier] Générale
La Somalie historique fut occupée successivement par l'Italie, le Royaume-Uni et la France. La Somalie est née de la fusion de la Somalie italienne et britannique. Siad Barre fut dictateur entre 1969 et 1991.
En 1993, l'ONU intervint pour tenter de mettre fin à la guerre civile somalienne. Le 3 octobre 1993, des forces spéciales des États-Unis arrêterent des proches de Mohamed Farrah Aidid, un des chefs de guerre, mais l'intervention tourna à la guérilla urbaine et à la bataille de rue ; 19 soldats américains ainsi qu'un soldat malaisien et près d'un millier de somaliens trouvèrent la mort.
Certaines zones de Somalie furent dévastées par le tsunami du tremblement de terre du 26 décembre 2004 bien qu'éloignées de 4500 km de l'épicentre. Quelques villages sur la côte de l'Océan Indien furent détruits par le tsunami et environ 110 personnes (essentiellement des pêcheurs) furent tuées.
[modifier] L'indépendance de la Somalie
En novembre 1949, l'ONU accorda l’indépendance à la Somalie italienne, mais sous condition d’une tutelle préalable d’une durée de dix ans, exercée par l’ONU. Le 1er avril 1950, l'Assemblée des Nations unies plaça le pays, baptisé Somalie, sous l’administration de l'Italie. Puis, conformément aux décisions de 1949, la Somalie accéda à l’indépendance le 1er juillet 1960 et fusionna peu après avec l’ancien protectorat britannique du Somaliland, qui était indépendant depuis le 26 juin 1960.
Au plan international, les différents pouvoirs qui se succéderont ont pour objectif plus ou moins avoué de réunir dans une « Grande Somalie » tous les Somalis vivant en Éthiopie, au Kenya et à Djibouti.
Le premier président du pays, Aden Abdullah Osman Daar, élu en 1960, fut battu en 1967 par l’ancien premier ministre Ali Shermake, qui fut lui-même assassiné le 15 octobre 1969. Un groupe de militaires conduit par le général Mohamed Siad Barre prit le pouvoir et proclama la république démocratique de Somalie. En 1970, Barre, soutenu par l’URSS, choisit la voie socialiste pour son pays et, dans les années qui suivirent, nationalisa la plupart des secteurs économiques modernes du pays. Il mena une campagne d’alphabétisation fondée sur la transcription du somali en alphabet latin et tenta de réduire l’emprise des clans sur la société somalienne. La sécheresse survenue en 1974 et en 1975 causa une famine généralisée qui motiva l’adhésion de la Somalie à la Ligue arabe.
[modifier] La guerre en Ogaden
En 1977, les Somalis vivant dans la région de l’Ogaden en Éthiopie s’engagèrent, après la chute de l'empire éthiopien d’Addis Abeba, dans une lutte armée pour leur rattachement à la Somalie. Les rebelles étaient soutenus et armés par la Somalie, qui envoyait des troupes. Dès la fin de 1977, les Somalis contrôlèrent la majeure partie de l’Ogaden. En 1978, l’Éthiopie, aidée par Cuba et l’URSS qui avait opéré un spectaculaire renversement d'alliance, lança une contre-attaque, reprit le contrôle de la région et proposa son soutien aux mouvements dissidents de Somalie, basés principalement dans le nord du pays. Les combats ultérieurs précipitèrent un flux de réfugiés (estimé à près de deux millions en 1981) en Somalie qui servirent de masse de manœuvre au général Siad Barre. Les États-Unis apportèrent une aide à la fois humanitaire et militaire, et furent, en échange, autorisés à utiliser les installations navales de Berbera, une ancienne base soviétique. Les hostilités avec l’Éthiopie continuèrent de façon sporadique jusqu’en 1988, date à laquelle un accord de paix fut signé.
[modifier] La guerre civile
Malgré la réélection du général Barre en 1986, l'opposition (le Mouvement national somalien), opérant surtout dans l'ancien Somaliland britannique, ne désarma pas et conquit certaines parties du nord de la Somalie, s'attirant de féroces représailles du pouvoir en place qui détruisit pratiquement Hargeisa. De nouveaux mouvements d'opposition (chacun tirant son soutien d'un clan différent) émergèrent également à la fin des années quatre-vingt. La guerre civile s'intensifia et Barre s'enfuit de la capitale en janvier 1991. Dans le chaos social qui suivit, les écoles ont cessé d'exister. Puis le dictateur Barre fut remplacé à la tête de l'État par Ali Mahdi Mohamed Farah Aïdid, également membre du CSU (Congrès de la Somalie unifiée). Pendant les deux ans qui suivirent, quelque 50 000 personnes furent tuées lors de violents combats, menés de façon continue entre les factions rivales (de novembre 1991 à mars 1992). Du fait de la rupture des lignes d'approvisionnement dans ce pays ravagé par la guerre, environ 300 000 personnes moururent de faim.
En décembre 1992, le président américain George Bush décida, dans le cadre de l'opération Restore Hope, d'envoyer des troupes américaines. Des marines, relayés par la suite par une force internationale de maintien de la paix des Nations unies (Onusom), débarquèrent à Mogadiscio. Les agences internationales tentèrent de reprendre la distribution de nourriture et fournirent une assistance humanitaire. Cependant, les combats entre clans continuèrent de plus belle. Le comportement particulièrement violent d’une fraction marginale des Casques bleus à l’égard de la population somalie attisa les haines des Somaliens. Les forces de maintien de la paix et les civils furent victimes de ces luttes. Face à l’échec des négociations avec les différentes factions, notamment avec celle du général Aïdid, et face aux importantes pertes humaines tant internationales que somaliennes, les Américains, puis les Français, se retirèrent et l’ONU restreignit ses actions à la seule aide humanitaire. Les Casques bleus de l’Onusom se retirèrent définitivement de Somalie en mars 1995. Les évènements d'octobre 1993 entre Aidid et les rangers américains inspirèrent le film "La Chute du faucon noir"
Depuis, le morcellement politique a conduit à l’éclatement du pays, qui n’eut plus de représentant officiel et qui fut exclu de toutes les instances internationales. Le général Mohammed Farah Aïdid, décédé en août 1996, fut remplacé par son fils Hussein Mohammed Aïdid, dont les troupes tinrent une partie du centre et du sud du pays. Le Nord-Ouest, l’ancien Somaliland, fut solidement contrôlé par Mohamed Ibrahim Egal, qui fut élu par ses partisans président de la République autoproclamée du Somaliland, le 23 février 1997. Le Nord-Est resta sous le contrôle d’Abdullah Youssouf Ahmed et déclare l'autonomie du Puntland. Le général Morgan tint la région de Kismayo, tandis que l’extrême Sud devint le fief d’Omar Hadj Massale. Quant à Mogadiscio, elle fut disputée par Ali Mahdei, Aïdi, Omar Jess et Morgan. L’Éthiopie et le Kenya organisèrent sous leur égide une réunion de conciliation entre les principales factions à Sodere, qui aboutit à un accord de gouvernement, le 3 janvier 1997, sans pour autant régler le problème du désarmement des milices et de la reconstruction de l'État. Le 26 août 2000, on apprenait que le Parlement de transition en exil avait élu un nouveau président en la personne de Abdulkasim Salad Hassan, dans un contexte particulièrement difficile. Le pays reste aux prises avec des rivalités claniques.
Au début de mois de juin 2006, les affrontements entre les membres de l'ARPCT (Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme), soutenue par Washington, et les fondamentalistes musulmans de l'Union des Tribunaux Islamiques ont vu la victoire de ces derniers pour le contrôle de Mogadiscio.
Le 13 juin 2006 à Nairobi, l'IGAD, qui regroupe le Kenya, l'Ouganda, le Soudan, Djibouti, l'Éthiopie, l'Erythrée et le gouvernement de transition de Somalie, décide d'interdire l'accès au territoire de ses pays membres aux miliciens de l'ARPCT fuyant devant l'avancée des tribunaux islamiques. Le plus important des tribunaux islamiques de Mogadiscio est nommé Hifka-Halane. Il sert de pouvoir judiciaire (civil et pénal), en jugeant les affaires en appliquant la charia.
[modifier] Politique
La Somalie n'a pas eu de gouvernement central depuis la fin de la dictature de Siad Barre. La région nord a déclaré son indépendance sous le nom de République du Somaliland en 1991.
Le 10 octobre 2004, les parlementaires somaliens réunis à Nairobi (Kenya) ont élu à la présidence Abdullah Yusuf Ahmed, ancien militaire âgé de 70 ans. Le 3 novembre suivant, toujours depuis Nairobi, le président a nommé Ali Mohamed Gedi, premier ministre avec pour mission de former un gouvernement de coalition avec les différents chefs de guerre du pays. Les institutions somaliennes siègent au Kenya par mesure de sécurité à l'égard de la situation intérieure de la Somalie. Les institutions en exil n'ont aucun contrôle sur le pays en dehors de certains quartiers de la capitale Mogadiscio, leur autorité n'est pas reconnue à l'intérieur du pays, mais uniquement par les gouvernements étrangers.
Depuis le 26 Février 2006, le gouvernement de transition de Somalie siège à Baidoa en Somalie.
Le drapeau actuel a été adopté le 12 octobre 1954.
[modifier] Régions
La Somalie est divisée en 18 régions administratives (somali : gobolka, au pluriel gobollada) :
- Awdal (capitale : Baki)
- Bakool (capitale : Oddur)
- Banaadir (capitale : Mogadiscio)
- Bari (capitale : Bender Cassim)
- Bay (capitale : Baidoa)
- Galguduud (capitale : Dusa Mareb)
- Gedo (capitale : Garbahaarey)
- Hiiraan (capitale : Beledweyne)
- Jubbada Dhexe (capitale : Bu'aale)
- Jubbada Hoose (capitale : Kismaayo)
- Mudug (capitale : Galcaio)
- Nugaal (capitale : Garoowe)
- Sanaag (capitale : Erigavo)
- Shabeellaha Dhexe (capitale : Giohar)
- Shabeellaha Hoose (capitale : Merca)
- Sool (capitale : Laascaanood)
- Togdheer (capitale : Burao)
- Woqooyi Galbeed (capitale : Hargeisa)
Les régions sont regroupées en quatre états, par ordre d'importance :
- Somaliland (Jamhuuriyadda Soomaaliland, capitale : Hargeisa)
- Puntland (capitale : Garoowe)
- Somalie du sud-ouest (capitale : Baidoa)
- Gouvernement National Temporaire.
[modifier] Géographie
Entourée par le golfe d'Aden, l'océan indien, Djibouti, l'Éthiopie et le Kenya, la Somalie possède 3 025 km de côtes et 2 366 km de frontière dont plus de la moitié avec l'Éthiopie.
Le sous-sol contient de l'uranium, du minerai de fer, de la bauxite et du cuivre.
[modifier] Économie
La guerre civile a bloqué le développement économique du pays. Le secteur agricole occupe une part importante du pays. Les mines de sel représentent également une ressource non négligeable et complémentaire au secteur agricole.
[modifier] Démographie
- Article détaillé : Démographie de la Somalie.
Le pays comptait environ 7 millions d'habitants en 2000. Les estimations sont difficiles en raison du nombre important de nomades et de réfugiés qui tentent de fuir la famine et les guerres inter-claniques.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes
<references/>
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- La catégorie Somalie de l'annuaire dmoz.
[modifier] Presse / Médias
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