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1919

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(Redirigé depuis Septembre 1919)
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1890 1900 - Années 1910 - 1920 1930
Siècles :
XIXe siècle - XXe siècle - XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire - IIe millénaire - IIIe millénaire

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Cette page concerne l'année 1919 du calendrier grégorien.

[modifier] Événements

  • 2 mars : Fondation de la IIIe internationale communiste par Lénine.

[modifier] Europe

[modifier] Traités de paix

[modifier] Royaume-Uni

  • Churchill au secrétariat à la Guerre.
  • Création d’un ministère de la Santé.
  • Affrontements en Irlande entre troupes britanniques et forces nationalistes (1919-1922).
  • Crise sociale au Royaume-Uni : 146 millions de journées de travail perdues pour cause de grèves entre 1919 et 1921.

[modifier] Allemagne

  • 1er janvier : Fondation du parti communiste d'Allemagne (KPD) ou Ligue Spartakus.
  • 5 janvier :
    • Création du Parti des travailleurs allemands, qui devient en 1920 le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP).
    • Début de l'insurrection spartakiste menée par les dirigeants berlinois du parti social-démocrate indépendant, les délégués révolutionnaires et les spartakistes. L’insurrection est écrasée par le ministre social-démocrate de la Reichswehr Gustav Noske et par les corps francs. Une république soviétique est proclamée à Brême en janvier. Elle dure quatre semaines.
  • 15 janvier : Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg sont assassinés par des membres de la garde montée.
  • 19 janvier : Elections à l’Assemblée nationale constituante. Victoire du SPD, du Zentrum et du DDP (démocrates) qui obtiennent les 3/4 des suffrages.
  • 6 février : La nouvelle assemblée se réunit à Weimar.
  • 21 février : Assassinat du dirigeant social-démocrate des Conseils de Bavière, Kurt Eisner, à Munich.
  • 3 mars : A l’appel du parti communiste allemand, les conseils ouvriers de Berlin déclenchent une grève générale. Le ministre de la Reichswehr proclame l’état de siège suivi le lendemain par des affrontements entre les manifestants et l’armée.
  • 9-13 mars : Répression le la grève générale à Berlin par la police et l’armée. Arrestation de militants spartakistes.
  • 12 mars : Le siège du Grand Conseil ouvrier de Berlin est occupé par la troupe. La répression fait près de 1200 victimes.
  • 7 avril : Tentative de révolution communiste en Bavière. Proclamation de la République des Conseils à Munich.
  • 22 avril : Occupation temporaire de la Rhénanie par les troupes françaises.
  • 28 avril : Les forces prussiennes entrent en Bavière pour écraser l’insurrection déclenchée le 7 avril.
  • 12 mai : L’Assemblée nationale allemande, réunie en session extraordinaire, rejette le projet de traité soumis à la délégation allemande à Versailles le 7 mai.
  • 16 juin : Les Alliés adressent un ultimatum à l’Allemagne. Berlin a cinq jours pour accepter les conditions de paix.
  • 26 juin : Le Gouvernement Scheidemann, refusant de prendre la responsabilité de parafer le texte, démissionne. Friedrich Ebert reste à son poste et confie à un cabinet de coalition la tâche d’accepter le « Diktat ».
  • 22-23 juin : L’assemblée de Weimar s’incline à 237 voix contre 138. Elle rejette cependant les articles sur la responsabilité et les criminels de guerre.
  • 28 juin : Le traité de Versailles est signé, y compris les articles jugés « honteux » par l’assemblée.
  • 21 juin : Sabordage de la flotte de guerre allemande à Scapa Flow dans les îles Orcades.
  • 31 juillet : L’Assemblée allemande adopte la constitution de la république de Weimar : le chancelier et gouvernement seront responsables devant le Reichstag, élu pour 4 ans au suffrage universel et qui peut être dissout par le président de la République (élu pour 7 ans). Le Reichsrat, formé des représentants des différents Etats, remplace le Bundesrat mais voit sa compétence réduite (pouvoir suspensif). Le Volkstaat comprend 17 états au lieu de 25, à la suite de la fusion de sept principautés en un État de Thuringe. Le pouvoir fédéral est renforcé (perception de presque tous les impôts).
  • 12 septembre : Adolf Hitler adhère au parti allemand des travailleurs fondé en janvier.
  • Le 18 novembre, devant la commission d’enquête du Reichstag, Hindenburg, qui à démissionné le 25 juin, rejette la responsabilité de la défaite sur les dissensions entre partis et sur la propagande révolutionnaire (thèse du « coup de poignard dans le dos »).

[modifier] France

  • La Chambre vote le vote des femmes mais le Sénat s’y oppose, par crainte des influences cléricales.
  • Manifestation de 100 000 personnes dans les rues de Paris pour dénoncer la crise du logement.
  • Primes de démobilisation.
  • Création du « Crédit National » (aujourd'hui Natexis).
  • La France, créancière sur l’étranger de 45 milliards en 1913, est débitrice de 35 milliards (perte des emprunts russes ou autrichiens, emprunts de guerre interalliés).
  • 1 US dollar = 0,11 franc français.
  • Création de l'ESC Clermont.

[modifier] Italie

  • Janvier :
  • 23 mars : Fondation à Milan, des Fasci Italiani di Combattimento (les Faisceaux italiens de combat), par des Arditi, des interventionnistes de gauche, des nationalistes et des futuristes, en présence de Benito Mussolini. Ces groupes paramilitaires formeront l'embryon du parti fasciste.
  • 26 avril : Affaire de Fiume. Face au refus de Wilson, Clemenceau et Lloyd George d’attribuer Fiume à l’Italie, le président du Conseil Orlando abandonne la Conférence de la paix et rentre à Rome. Le Conseil national de la ville de Fiume proclame le rattachement à la péninsule.
  • Printemps : Série de grèves sauvages dans les villes provoquées par la vie chère. Des centaines de magasins et de dépôts de vivres sont pillés à Forli, Milan et Florence, où se constitue une république des Soviet qui dure trois jours.
  • 23 juin : Ebranlé par des échecs diplomatiques, le président du Conseil Orlando tombe sur une question de procédure. Francesco Saverio Nitti lui succède (fin en 1920). Il tente de former un gouvernement exprimant la communauté nationale. Il réintroduit la représentation proportionnelle, maintient le prix politique du pain, envisage de nationaliser le commerce de certains produits de première nécessité (sucre, café, charbon, pétrole), fonde la garde royale pour le maintient de l’ordre tout en adoptant face au grèves une attitude tolérante. A l’extérieur, il refuse de participer à une expédition franco-anglaise contre la Russie soviétique, abandonne le projet d’une expédition militaire au Caucase et condamne l’action de D’Annunzio à Fiume.
  • 28 juin : Une nouvelle délégation italienne par pour reprendre sa place aux négociations de Paris. Elle est autorisée à signer le traité de paix avec l’Allemagne.
  • 6 juin : Parution dans il Popolo d'Italia du premier programme du fascisme axé sur les réformes agricoles, administratives, fiscales et électorales (suffrage universel à 18 ans).
  • 29 juin : Accord secret entre la Grèce et l’Italie. l’Italie soutient les revendications grecques sur la Thrace orientale et en Epire du Nord en échange de l’appui grec à ses visées sur l’Albanie et Vallona.
  • Juillet : Dans le Latium, dans le Sud puis dans la vallée du , les paysans revenus du front occupent, drapeau rouge en tête, les terres des latifundia. Le gouvernement Nitti autorise l’occupation des terres en échange de garanties de mise en culture. Fermiers et braccianti (journaliers) s’organisent en coopératives et en syndicats pour négocier leurs salaires. Le parti populaire italien de don Sturzo prend en charge les nouveaux groupements. La superficie des terres « occupées » ne dépasse pas 180 000 ha, mais cela suffit pour que les agrariens mettent en place des milices privées pour récupérer leurs terres.
  • 10 septembre : L’Italie annexe le Trente, la Vénétie julienne et le Haut-Adige au traité de Saint-Germain-en-Laye. La frontière est reportée au nord au Brenner. L’Istrie orientale, la Dalmatie et Fiume, promises en 1915, ne sont pas reconnues à l’Italie.
  • 11-12 septembre : Gabriele D'Annunzio, à la tête d’un corps expéditionnaire de légionnaires (20 000 hommes), entre dans Fiume et proclame son rattachement à l’Italie.
  • 5 octobre : Ouverture à Bologne du 16e congrès socialiste italien : le parti, qui compte 200 000 adhérents, décide d’adhérer à la IIIe Internationale.
  • 9 octobre : Ouverture à Florence du premier congrès des Faisceaux de combat : Mussolini se prononce en faveur de la participation aux élections et de l’alliance avec les groupes interventionnistes de gauche.
  • Novembre : Dissolution de la Chambre. Les élections se déroulent pour la première fois au suffrage universel et à la proportionnelle. Les socialistes (156 députés sur 508) et les « populaires » (catholiques, 100 députés) obtiennent un succès considérable. Mussolini, candidat à Milan, n’obtient que 1 064 voix. Entre-temps, le pays est secoué par une vague de grèves.
  • 21 décembre : Après avoir tenté en vain de se faire plébisciter par la population de Fiume, Gabriele D'Annunzio rompt les négociations avec le gouvernement italien.
  • Foire de Milan.
  • Crise industrielle de reconversion. L’État répond par l’emprunt, l’augmentation des impôts et l’inflation. Les difficultés économiques et financières se traduisent au plan social par une révolte prolétarienne extrêmement dure (bienno rosso) qui débouche sur un mouvement de réaction des classes possédantes qui s’appuient sur le fascisme pour se défendre.
  • 40% des importations proviennent des États-Unis. Les prêts des États-Unis atteignent 1,5 milliards de dollars en 1919. La balance commerciale enregistre 10,5 milliards de lire de déficit, du principalement aux importations de produits alimentaires : la production de blé a baissé entre 1913 et 1919 de 52 millions de quintaux à 46 millions (28 millions en 1920), celle de maïs de 25 à 22 millions, celle de betteraves à sucre diminue de moitié.

[modifier] Péninsule ibérique

  • Instabilité politique au Portugal.
  • Fusion du parti évolutionniste et du parti unioniste en un parti nationaliste républicain.
  • Grèves : 80% d’absentéisme à Lisbonne.
  • L’Union ouvrière nationale devient la Confédération générale du travail.
  • Scolarité obligatoire de 7 à 12 ans.
  • Salazar est accusée d’avoir trempé dans un complot royaliste.
  • Espagne : La CNT compte 714 000 adhérents. L’UGT 211 000.

[modifier] Europe centrale & Balkans

  • 20 mars : Devant un ultimatum de l’Entente exigeant un nouveau recul de la Hongrie (note Vix), le président Mihály Károlyi et son Premier ministre Dénes Berinkey estiment ne pas pouvoir obtempérer. Le gouvernement démissionne et Mihály Károlyi annonce son intention de désigner un gouvernement social-démocrate.
  • 21 mars : En Hongrie, après la fusion des partis communiste et social-démocrate, Béla Kun prend le pouvoir et proclame la République des Conseils sur le modèle des Soviets russes. Cet intermède communiste dure jusqu'au 1er août.
  • 16 avril : Les troupes roumaines interviennent en Hongrie jusqu’à la Tisza.
  • 1er mai : Offensive tchèque en Hongrie. Plus de 40 000 ouvriers s’enrôlent dans l’armée rouge à l’appel de Béla Kun.
  • En juin, la suprématie des communistes hongrois est consacrée au congrès du parti, suivi de l’Assemblé nationale des Conseils, une sorte de Constituante qui adopte le principe de la dictature du prolétariat et le nom d’État socialiste fédératif. De fait, la dictature est exercée par Béla Kun et son directoire de cinq membres. Le régime pratique la terreur à l’aide d’une unité spéciale terroriste du gouvernement, une police parallèle appelée familièrement « les gars de Lénine ».
    • Le gouvernement de Béla Kun nationalise toutes les entreprises industrielles et commerciales. Il prend des décrets sociaux pour les femmes et les enfants, des mesures de contrôle sur la presse, la culture et les professions libérales. Il attribut les terres confisquées au grands propriétaires à des coopératives, alors que les paysans et le prolétariat agraire s’attendent à leur distribution. La Hongrie connaît bientôt la pénurie, le rationnement et l’inflation (la couronne chute de 90%).
  • 29 juin : L’armée tchèque met fin à la république slovaques des Conseils proclamée le 16 mai avec l’aide de l’armée rouge hongroise.
  • 20 juillet : L’armée rouge hongroise lance une offensive contre les Roumains mais est écrasée à Kisujszallas le 24 juillet.
  • 31 juillet : Démission du Gouvernement des Conseils en Hongrie. Béla Kun s’exile à Vienne.
  • 4 août : Les troupes roumaines occupent Budapest après la chute de Béla Kun et y restent jusqu’en novembre.
  • 10 septembre : Création de la Grande Roumanie au traité de Saint-Germain-en-Laye entre la Roumanie et l’Autriche.
  • 19 septembre : Traité de Saint-Germain-en-Laye entre la Yougoslavie et l’Autriche.
  • 25 novembre : Gouvernement de Károly Huszár en Hongrie (fin en 1920).
  • 27 novembre : Les Alliés signent le traité de Neuilly avec la Bulgarie, qui perd la Dobroudja méridionale et cède la Thrace occidentale à la Grèce. Les frontières sont délimités avec la Yougoslavie.
  • 9 décembre :
    • La Roumanie signe à Paris le traité des minorités à l’issue de la Conférence de la paix : égalité des droits, liberté de religion et d’enseignement dans la langue maternelle. Les Juifs qui ne se réclament pas d’une autre nationalité sont considérés comme Roumains.
    • Gouvernement de Alexandru Vaida-Voevod en Roumanie.

[modifier] Pologne

  • Janvier : Premier gouvernement indépendant. Józef Piłsudski est élu chef de l’Etat. Ignacy Paderewski devient président du Conseil.
  • 28 juin : Le traité de Versailles fixe les frontières occidentales de la Pologne qui obtient un accès à la mer avec la Prusse occidentale (le corridor polonais) à l’exception de Dantzig et la Posnanie.
  • La Galicie orientale devient un protectorat polonais après la Conférence de Paris.
  • Guerre polono-soviétique (1919-1920). Les Polonais refusent la ligne Curzon et avancent jusqu’à Kiev (mai 1920).

[modifier] Russie

[modifier] Afrique

  • Premier Congrès panafricain à Paris (W.E.B. DuBois, Blaise Diagne). Il cherche à obtenir des puissances coloniales une reconnaissance des services rendus par les Africains pendant la guerre et un nouveau statut pour la race noire en Afrique.
  • Création du West African National Congress par Archie Casely-Hayford en Gold Coast.
  • Création de l’Industrial and Commercial Workers Union, premier syndicat noir en Afrique du Sud. Il compte 60 000 membres en 1926.
  • Mission dirigée par l’ingénieur Emile Bélime (1919-1920), à l’issue de laquelle on décide d’utiliser les crues du Niger pour développer la culture du coton dans son delta central. Un plan quinquennal est établi en 1921.

[modifier] Amériques

[modifier] Canada

  • Apparition du National Progressive Party né du mécontentement rural dans l’Ontario et les provinces de l’Ouest. Les libéraux absorbent rapidement le mouvement.
  • L’autobus entre en fonction à Montréal.

[modifier] États-Unis

  • Loi Edge. Les filiales des banques américaines à l’étranger sont dégagées des poursuites anti-trust.
  • A la sortie de la guerre, les États-Unis détiennent la moitié du stock d’or mondial.
  • Inflation brutale.
  • L’AFL compte 4 millions de syndiqués.
  • Premier vol transatlantique par Alcock et Brown.

[modifier] Amérique Latine

  • La vague de grèves atteint son paroxysme au Brésil, avec 64 mouvements de grèves dans la seule ville de São Paulo (1919-1920).
  • 367 grèves à Buenos Aires en 1919.

[modifier] Asie

  • 20 février : Le roi d'Afghanistan Habibullah est assassiné. Son fils, Amanullah, déterminé à mettre son pays totalement à l’écart de la sphère d’influence britannique, déclare la guerre au Royaume-Uni en mai. Les Britanniques, confrontés au même moment au mouvement grandissant de libération indienne, négocient un traité de paix (août).
  • 1er mars :
    • Déclaration d'indépendance de la Corée occupée par le Japon. Un gouvernement civil remplace le gouvernement militaire.
    • Manifestations non violentes en Corée à l'occasion des funérailles du dernier roi de la dynastie Chosŏn, réprimées par l'empire japonais (7 509 tués, 15 961 blessés et 46 948 arrestations).
  • 19 mars : Formation d'un gouvernement coréen en exil à Shanghai.
  • 30 avril : Wilson, Clemenceau et Lloyd George accordent au Japon les droits, titres et privilèges acquis par l’Allemagne en Chine, dans le Shandong. Les « Vingt et une demandes » contre la Chine sont refusées mais si le Japon reçoit des compensations, il ne s’en estime pas moins humilié sur la scène internationale.
  • 4 mai : Mouvement du 4 mai. Manifestations étudiantes à Pékin (Beijing) en Chine, pour la modernisation, la démocratie, et contre le Japon et les autres puissances impérialistes. Eveil du nationalisme chinois. Certains manifestants rejoindront plus tard le Parti Communiste Chinois (PCC).
  • 28 juin : Le gouvernement chinois refuse de signer le traité de Versailles.
  • 19 août : Indépendance de l'Afghanistan. Par un accord conclu à Rawalpindi, les Britanniques reconnaissent la souveraineté et l’indépendance de la nation afghane.
  • 22 novembre : Le gouvernement Chinois annonce par décret la suppression de l’autonomie de la Mongolie.
  • 2 décembre : Une garnison chinoise s’installe à Ourga et désarme les troupes mongoles.

[modifier] Inde

  • Eveil du nationalisme indien.
  • Les réformes Montagu-Chelmsford étendent la représentation des diverses communautés indiennes aux assemblées provinciales élues et à l’assemblée centrale.
  • Government of India Act. L’autorité des provinces est renforcée selon le principe de la « dyarchie ». Certains secteurs jusque-là réservés aux gouvernements provinciaux (éducation, santé, agriculture, collectivités locales) sont transférés à des ministres responsables devant les assemblées législatives, tandis que les autres (finances), restent dévolus à des ministres nommés par les Britanniques.
  • Les musulmans représentent le quart de la population indienne.
  • L’école réformiste de Deoband, opposée à la partition de l’Inde, fonde l’Association des oulémas de l’Inde (Jamiyyatululama-yi Hind).

[modifier] Océanie & Pacifique

[modifier] Proche-Orient

  • Janvier : Mémorandum de Faysal : la Grande-Bretagne, qui considère le Hedjaz comme une puissance belligérante faisant parti du camp des vainqueurs, fait pression pour que l’émir Faysal soit le seul représentant des Arabes à la conférence de Versailles. Elle interdit aux Palestiniens, aux Mésopotamiens et aux Egyptiens d’envoyer une délégation. Encadré par des officiers britanniques (T. E. Lawrence), Faysal expose les revendications arabes, nettement favorables à l’influence britannique : il propose une confédération d’État sous la direction de son père Hussein, composée de la Syrie, de l’Irak, de la Palestine, du Hedjaz, du Yémen. En Syrie et en Irak, Faysal demande l’appui de conseillers étrangers, sans en préciser la nationalité. En Palestine, il estime que le conflit potentiel entre Juifs et Arabes nécessite une tutelle étrangère directe. Il ne fait pas mention des revendications françaises au Liban et en Syrie.
  • 3 janvier : Accord signé entre Faysal et Weizmann. Il parle d’un État arabe en Palestine mais affirme également que les statuts de cette dernière doit être défini selon les termes de la déclaration Balfour. L’immigration des Juifs sera libre et l’Organisation sioniste aidera au développement de l’État arabe. Faysal ajoute que cet accord est conditionné par la satisfaction des demandes d’indépendance qu’il a exposé à Versailles. L’échec des revendications arabes devant les puissances rend l’accord caduc et en été Faysal revendique la Palestine comme partie du royaume arabe de Damas. Les nationalistes d’origine palestinienne, dans l’entourage de l’émir, se rapprochent du projet de Syrie intégrale de la France à condition que soit refusé tout projet sioniste.
  • 27 janvier : Les notables palestiniens organisent un congrès islamo-chrétien à Jérusalem et demandent l’application du principe de droit des peuples, leur rattachement à la Syrie et refusent les revendications françaises sur la Palestine. Ils demandent une tutelle britannique si celle-ci rejette le projet sioniste. Le congrès vote une organisation permanente, l’Association islamo-chrétienne, sous l’autorité du maire de Jérusalem Musa Kazim al-Husseini.
  • 18 janvier-28 juin : Conférence de Versailles
    • La France, opposée au mémorandum de Faysal, favorise la présentation à Versailles de délégations syrienne et libanaises. Les revendications syriennes sont exposées par Comité central syrien, composé de personnalités francophiles. Sa délégation, reçue à Versailles le 13 février, demande la constitution d’une Grande Syrie englobant la Palestine et le Liban, placée sous a tutelle de la France. La délégation libanaise, essentiellement composée de Maronites revendique la création d’un Grand Liban de Tripoli à Saïda, incluant Beyrouth, sous tutelle française.
    • La délégation sioniste à Versailles réaffirme la nécessité de l’émigration libre vers la Palestine. Elle ne réclame pas directement un État mais demande qu’on laisse aux Juifs la possibilité de bâtir « une nation aussi juive que la nation française est française et que la nation britannique est britannique ». Cette déclaration est comprise par les Palestiniens comme le prélude de la prise de possession du pays par les Juifs.
    • Les notables chiites envoient une adresse au président Wilson qui revendique l’autodétermination et l’indépendance du peuple irakien (21 février). La Grande-Bretagne empêche toute délégation nationale irakienne de se rendre en Europe.
    • La question syrienne envenime les relations franco-britanniques durant la conférence de Versailles. Wilson propose l’envoi d’une commission d’enquête chargée de recueillir l’avis des populations de Syrie. La France et la Grande-Bretagne refusent d’y participer, et les conclusions rendues par la commission à l’automne restent sans effets. En raison des troubles qui secouent son Empire, la Grande-Bretagne décide finalement de retirer ses troupes de Syrie à l’automne, reconnaissant l’influence française sur la région.
    • Privé des fonds britanniques, le Congrès syrien proclame l’indépendance totale de la Syrie sous la protection de Faysal. La France durcit sa position. Elle envoie une force militaire au Liban commandée par le général Gouraud. Des troupes arabes irrégulières pénètrent au Liban pour attaquer les positions françaises ou mènent des actions de sabotage contre les lignes ferroviaires menant vers les lignes de front françaises contre les kémalistes.
  • Mars :
    • Révolte nationaliste en Égypte menée par le parti Wafd de Saad Zaghlul contre le refus des Britanniques de prendre en considération la demande d’indépendance du pays. L’arrestation et la déportation des chefs du Wafd à Malte en mars déclenche une véritable vague révolutionnaire. La répression britannique, menée par le général Allenby, fait des milliers de morts. Les chefs du Wafd sont toutefois libérés.
    • Les Italiens occupent le Sud-ouest de l’Anatolie.
  • Avril : Saad Zaghlul se rend à Versailles mais ne parvient pas à empêcher la reconnaissance internationale du protectorat britannique sur l’Égypte.
  • Mai, Arabie : Les forces d’Abdelaziz Ibn Sa'ud défont les troupes d’Abdallah, fils de Hussein. Le conflit s’accompagne d’une intense propagande religieuse, Ibn Sa’ud accusant le shérif d’avoir trahi l’Islam, Hussein accusant Sa’ud d’être un hérétique. Les succès saoudiens sont freinés sous la pression des Britanniques. Ibn Sa’ud se tourne alors vers le sud et occupe l’intérieur du Asir, entre le Yémen et le Hedjaz.
  • 7 mai : Intervention des soviétiques en Géorgie (pays) après le départ des Allemands. Le pays doit signer un traité d’alliance en échange de la reconnaissance de son indépendance.
  • 16 mai : Les forces grecques débarquent à Smyrne avec l’accord des Alliés. Les affrontements entre Grecs et Turcs font 300 morts.
  • 19 mai : Mustafa Kemal débarque à Samsun.
  • 22 juin : Mustafa Kemal lance d’Amasya une proclamation condamnant la politique impériale de démission.
  • 5 juillet : A Constantinople, les dirigeants Jeunes Turcs Talaat, Enver Pacha, Djemal et Nazim sont condamnés à mort par contumace par la cour martiale pour leur responsabilité dans le massacre des Arméniens.
  • Juillet-septembre : Mustafa Kemal organise la réunion de congrès nationaux à Erzurum (juillet) et à Sivas (4 septembre) où sont posés en principe l’intégrité des territoires peuplés majoritairement de Turcs et envisagé la création d’un gouvernement populaire.
  • En août, une commission d’enquête est envoyée par Londres pour trouver une solution contre l’agitation révolutionnaire qui se poursuit en Égypte mais elle est boycottée par les Egyptiens. La commission propose, dans son rapport d’avril 1920, la conclusion d’un rapport bilatéral entre la Grande-Bretagne et l’Égypte.
  • Octobre : Offensive turque en Cilicie.
  • 27 décembre : Mustafa Kemal arrive à Ankara après la victoire des nationalistes aux législatives.

[modifier] Arts & culture

[modifier] Cinéma

1919 au cinéma

[modifier] Littérature

1919 en littérature

[modifier] Musique

1919 en musique

[modifier] Peinture

[modifier] Architecture

[modifier] Mode

[modifier] Tauromachie

[modifier] Économie & société

[modifier] Sciences & techniques

Article détaillé : 1919 en science.

[modifier] Sports

[modifier] Naissances en 1919

[modifier] Décès en 1919

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