Géraud d'Aurillac
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Saint Géraud (né en 855 au château Saint-Étienne d'Aurillac - mort en 909), était issu de la noble famille des comtes d'Aurillac. Saint Arède était un de ses ancêtres. Sa mère, Adeltrude, fut également canonisée.
Géraud était au départ destiné à mener une vie seigneuriale conforme à son rang. On lui apprit donc le métier des armes et l'art de la chasse. Mais, comme il était de santé fragile, on lui enseigna aussi le chant, la grammaire et les Saintes Écritures.
A la mort de ses parents, il se retrouva à la tête d'un domaine considérable. Il choisit cependant de mener une vie austère, conforme aux Évangiles. Il affranchit de nombreux serfs et se plut à rendre la justice.
Géraud fonda l'abbaye bénédictine d'Aurillac en 907. Cette abbaye était dotée d'un scriptorium, où l'on enseignait les disciplines du trivium, surtout la grammaire et la rhétorique.
Saint Géraud accueillit dans son abbaye Gerbert d'Aurillac (futur pape Sylvestre II), qui y apprit ces disciplines du trivium. Considérant les fortes capacités intellectuelles de Gerbert, et conscient du retard accumulé par les monastères par rapport aux sciences islamiques, Saint Géraud envoya Gerbert à Barcelone. En effet, les Marches d'Espagne étaient proches du royaume de Cordoue, et il était possible d'apprendre les disciplines scientifiques développées par les musulmans par les échanges culturels. En effet, après le désordre induit par les invasions viking, sarrasines et hongroises, les disciplines du quadrivium étaient encore très peu enseignées dans les abbayes.
A la fin de sa vie, Géraud d'Aurillac devint aveugle.
Sa vie fut écrite par Saint Odon, abbé de Cluny. Odon le montre attentif au sort des pauvres et des malades.
Saint Géraud est un exemple de Saint laïc.

