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Saint-Lô

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Saint-Lô
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Pays      France
Région Basse-Normandie
Département Manche
(préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Saint-Lô
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 2 cantons
Code INSEE 50502
Code postal 50000
Maire
Mandat en cours
François Digard
2001-2008
Intercommunalité Communauté de communes de l'agglomération saint-loise
Latitude
Longitude
49°  6’ 54’’ Nord
 1°  5’ 24’’ Ouest
Altitudes moyenne : 14 m
minimale : 7 m
maximale : 134 m
Superficie 2 319 ha = 23,19 km2
Population sans
doubles comptes
20 090 hab.
(1999)
Densité 866 hab./km2

Saint-Lô (aussi orthographiée Saint-Laud) est une commune française, située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie.

Bien qu'elle ne soit que la deuxième plus grande ville de la Manche après Cherbourg, elle deumeure la préfecture et le chef-lieu du département. Elle est également chef-lieu d'un arrondissement et de deux cantons (Saint-Lô-Est - Saint-Lô-Ouest).

Ses habitants sont appelés Saint-Lois(es), Laudois(es), Laudien(ne)s ou Laudinien(ne)s.

Ville martyre de la seconde guerre mondiale, Saint-Lô reçut le surnom de capitale des ruines et fut décorée de la Légion d'honneur en 1948.

Sommaire

[modifier] Géographie

Saint-Lô est situé dans le centre Manche, au milieu du bocage saint-lois. La ville se situe sur un éperon rocheux en schiste qui domine la Vire. Elle est au confluent de la Dollée et le Torteron, deux fleuves maintenant souterrains (on parle toujours de la rue Torteron et du vallon de la Dollée).

La cité, anciennement appelé Briovère, « le pont sur la Vire » en langue celtique, est née sur un éperon rocheux au confluent de la Vire, la Dollée et le Torteron, dans le Cotentin. Ce cœur historique de la ville est devenu « L'Enclos », un site bien adapté à la défense passive.


En 1964, elle absorba deux villages voisins, Sainte-Croix-de-Saint-Lô et Saint-Thomas-de-Saint-Lô.

[modifier] Histoire

[modifier] Briovère

Il existe une forme d’habitat dès l’époque gallo-romaine. La cité s'appelait alors Briovère, « le pont sur la Vire » en langue celtique. Occupée par la tribu gauloise des Unelles du Cotentin, la ville fut conquise par les romains dirigés par Quintus Titurius Sabinus en 56 avant notre ère, après la défaite de leur chef Viridovix au Mont Castre <ref>Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, III, 17.</ref>. Les romains installent alors des domaines dans les alentours comme à Canisy, Marigny, Tessy-sur-Vire.

Puis, la région fut le théatre des diverses invasions saxonnes pendant le IIIe siècle. Les Francs n'y établirent qu'un pouvoir administratif, Briovère ayant néanmoins le droit de battre de la monnaie. L'historien Claude Fauchet prétend que « le Coutentin, du temps mesme de nos rois Mérovingiens, estoit habité par les Sesnes (Saxons), pirates, et semble avoir esté abandonné par les Charliens, comme variable et trop esloigné de la correction de nos rois, aux Normands et autres escumeurs de mer... »

Le christianisme se développe assez tardivement ; on ne compte que quatres évêque de Coutances avant 511. Après la mort de l'évêque Laud de Coutances, il est béatifié et fut particulièrement honoré à Briovère, qui aurait abrité son tombeau. Un pélerinage y était effectué et la ville pris alors le nom de Saint-Laud.

[modifier] Domination des Normands

Briovère fut prise par les Vikings en 890. La ville actuelle a pour origine le bourg castral fondé auprès du chateau de l'évêque de Coutances (l'Enclos).

[modifier] XVe-XXe siècle

Aux XIII et XIVe siècles Saint-Lô connut un brillant essor commercial lié au négoce des toiles et des draps. L'époque de la guerre de Cent ans éprouva en revanche la ville qui se redressa au XVIe siècle.

Après les vicissitudes des guerres de Religion, puis la dure répression de la révolte des va-nu-pieds, la ville connut aux XVIIe et XVIIIe siècles une croissance en demi-teinte. La Révolution lui octroya le titre de chef-lieu du département de la Manche en 1796.

Au XIXe siècle, Saint-Lô, au cœur d'une riche région d'élevage, s'impose comme une grande place pour les foires aux animaux, et comme une ville administrative. Elle reste à l'écart de la révolution industrielle, et n'est pas retenue comme étape sur la ligne ferroviaire Paris-Cherbourg.

[modifier] La capitale des ruines

Cette petite cité très tranquille, un peu à l'écart des soubresauts de l'histoire depuis plusieurs siècles, n'a rien pour devenir martyre. Mais sa position stratégique après le Débarquement des forces alliées en Normandie en 1944 va lui valoir d'être l'une des villes allié (en dehors de l'Allemagne) les plus bombardées de l'Histoire.

Le 6 juin, elle est d'abord bombardée par l'aviation alliée. Puis jusqu'au 24 juillet, elle est le théâtre de violents combats entre les unités américaines et les troupes allemandes embusquées dans les ruines. Ces opérations militaires pour la libération de la ville, stratégique pour avancer plus loin dans le bocage normand vers Avranches, firent près de 500 morts parmi la population civile.

Détruite en quasi-totalité (97%), Saint-Lô reçut le surnom peu enviable de Capitale des Ruines, une expression popularisée par Samuel Beckett dans un reportage pour la BBC. L'église Notre-Dame situé sur les remparts porte encore aujourd'hui les stigmates des bombardements et des affrontements sanglants qui eurent lieu. En contre-partie, les Américains ont offert à la ville l'hôpital mémorial, où est exposée une fresque de Fernand Léger.

La Reconstruction fut longue et difficile, tant dans le bâti que dans les mémoires. Il fut d'abord question de ne rien rebâtir, pour préserver le site détruit comme lieu de mémoire. Mais le pragmatisme l'emporta et le plan d'urbanisme de l'architecte Marcel Mersier fut subordonné à la question de la construction de la cité administrative préfectorale dans le centre historique (l'Enclos), laissant peu de place à la reconstitution d'un cœur de ville. Des baraquements furent offerts à la ville pour reloger les populations avant la fin de la reconstruction, on en trouve encore quelques vestiges et des quartiers comme le "don Suisse" en abritaient encore dans les années 90. Le style dominant fut un néo-régionalisme fonctionnaliste, où le béton domine. Si ce choix, dicté par les circonstances et les problèmes immédiats du logement des Saint-Lois, laisse des regrets aujourd'hui, il fait de Saint-Lô, à une plus petite échelle que Le Havre ou Lorient, l'un des témoignages les plus frappants de la période de la Reconstruction.

[modifier] La période après-guerre

[modifier] Administration

[modifier] Pendant la Révolution

Pour la période révolutionnaire, la destruction de la plupart des archives ne permet pas d’aboutir à un résultat définitif.

  • 1784 – juillet 1789 : François Bertrand de Bacilly de la Ponterie
issu d’une famille anoblie en 1698, il reçut Louis XVI à Saint-Lô en 1786.
  • juillet 1789 – fin 1789 : Pierre Louis Denier des Fresnes (1751-1797).
Il fut d'abors conseiller du Roi et lieutenant particulier assesseur criminel au Bailliage de Saint-Lô. Puis il faut maire de Saint-Lô et commissaire du Directoire exécutif pour les tribunaux du département.<ref>Journal de L.A. Lecarpentier Delavallée, n° 49</ref>
  • fin 1789 - novembre 1790 : Jacques-Michel-François Oury de Boisval
  • novembre 1790 - ???? : Antoine Vieillard Boismartin (1747-1815)
avocat réputé et dramaturge, il ramène la régularité dans les finances de la ville et fait établir le Champ de Mars et la Place des Beaux-Regards.
  • ???? - novembre 1791 : M. Dubuisson, capitaine de la milice nationale en 1789.
  • novembre 1791 – 3 décembre 1792 : Jacques-Michel-François Oury de Boisval
  • 3 décembre 1792 – 8 janvier 1794 : Antoine Vieillard Boismartin
il est révoqué en 1794 pour avoir porter le deuil à la mort de Louis XVI.
  • 8 janvier 1794 - ???? : Jacques-Michel-François Oury de Boisval
  • ???? - 1799 : Jean-Baptiste Antoine Bernard (1815)
Il fut membre de l’administration du département en 1791 puis premier avocat du roi au baillage. Il fut également membre du conseil du département en novembre 1792, donna sa démission pour cause d’incompatibilité et suspendu en septembre 1793 pour cause de fédéralisme<ref>Journal de L.A. Lecarpentier Delavallée, n° 275</ref>

[modifier] Empires et Restauration

  • 1799 – 1803: François Alexandre Léonor Le Jolis de Villiers (1760-1845)
officier et moraliste, il connut Napoléon en Corse. La ville étant endettée, il fit donc de nombreuses réformes et rétablit en peu de temps la balance économique. Le Conseil municipal vota des fonds destinés à l'aménagement de son cabinet de travail mais celui-ci décida d'employer cet argent pour paver l’emplacement de la poissonnerie<ref>J. Travers, Ann. Manche, 1846, p. 486</ref>. Il fut par la suite député de 1817 à 1824.
  • 1803 – 1811 : Louis Alexandre Félix Guillot
  • 1811 - 1815 : Antoine Vieillard Boismartin
  • 1815 – 11 novembre 1818 : Pierre Antoine Théodore Pinel de Vauval (1767 – 1848), avocat de Saint-Sauveur-le-Vicomte.
  • 11 novembre 1818 – 30 mars 1832 : Pierre Louis Clément (1776 – 1852)
avocat au Parlement de Paris, il devient administrateur du département en 1796 puis secrétaire général de la Préfecture de 1800 à 1814. il sera député de la Manche pendant les Cent-Jours ; il s’attache à embellir la ville (rampe des Beaux-Regards, Palais de Justice, travaux d’urbanisme).
  • 30 mars 1832 – 30 août 1840 : Gilles Le menuet de la Juganerie(1773 – 1860), avocat et magistrat.
  • 30 août 1840 - 15 août 1843 : Paul Louis Clément
  • 15 août 1843 – 6 mars 1848: Pierre Philippe Lecardonnel(1792 – 1860)
  • 6 mars 1848 – 20 juin 1849 : Paul Louis Clément
  • 20 juin 1849 – 1868 : Ernest Dubois (1800 – 1873)
ancien inspecteur départemental des établissements de bienfaisance à Saint-Lô et beau-père d’Octave Feuillet.
  • 1868 – 1870 : Louis Auvray (1808 – 1871)
Polytechnicien, il fut négociant en bois à Saint-Lô et président du tribunal de commerce ; il sera élu député de 1869 à 1870.

[modifier] La 3eme république

  • 1870 – 7 février 1874 : Auguste Houssin Dumanoir (1808 – 1889)
Ce médecin fut conseiller de Marigny entre 1846 et 1852 puis de Saint-Lô jusqu'en 1889.
  • 7 février 1874 – 20 mai 1888 : Gustave Paul Rauline (1822 – 1904)
il sera entre autres député bonapartiste de 1876 à 1904 et vice-président de la Société d’agriculture.
  • 20 mai 1888 – 20 décembre 1896 : Henri Amiard (1841 – 1896)
Élu de gauche, il fut également sous-préfet de Cherbourg en 1870 puis préfet de la Creuse en 1971.
  • 20 décembre 1896 – 15 mai 1904: Alfred Dussaux (1848 – 1915), avoué élu de gauche
  • 15 mai 1904 – 7 avril 1907 : Jules DARY (1839 - …), ancien négociant élu de gauche
  • 7 avril 1907 – 10 mai 1908: René Thomas (1856 - 1937), médecin élu de droite.
  • 10 mai 1908 – 1915 : Alfred Dussaux, avoué élu de gauche.
  • 1915 – 1919 : Auguste Leturc (1852 – 1924), docteur.
  • 1919 – 1925 : Ludger Aantoine (mort en 1958), vétérinaire
il quitte Saint-Lô en 1922 pour Paris, laissant l'interim au le Dr. Lavoix.
  • 1925 – 1926 : Emile Enault (1871 – 1926), directeur du Journal de la Manche.
  • 1927 – 1929 : Jules Herout, chef de division honoraire à la Préfecture, démissionnaire pour raison de santé.
  • 1929 – 1944 : Anésime Périer (1876 – 1958), commerçant

[modifier] Depuis 1944

En 1944, le conseil municipal est suspendu et une délégation municipale, présidé par Georges Lavalley, est chargée d’administrer provisoirement la ville.

Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Parti Qualité
18 mai 1945 - 4 mai 1953 Georges Lavalley (1894 – 1959) - négociant
4 mai 1953 - 29 mars 1971 Henri Liébard (1909 – 1986) - ingénieur T.P.E.
29 mars 1971 - 31 mars 1977 Jean Patounas (1916 – 1995) RPR chirurgien
31 mars 1977 - 11 mars 1983 Bernard Dupuis (1937-) PS ingénieur agricole
11 mars 1983 - 24 mars 1989 Jean Patounas (cf infra) RPR (cf infra)
24 mars 1989 - 15 juin 1995 Bernard Dupuis(cf infra) PS (cf infra)
depuis 15 juin 1995 François Digard (1948-) UMP conseillier en publicité

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 <timeline>

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16351 18615 23221 23212 21546 20090
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes

[modifier] Héraldique

Blason de la ville de Saint-Lô :
« De gueules à la licorne saillante d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. » La licorne symbolise la pureté de la Vierge Marie à laquelle la ville fut consacrée. Les fleurs de lis ont été accordées par le roi Louis XI pour remercier Saint-Lô de sa fidélité à la couronne.

[modifier] Économie

La ville, carrefour entre Caen, Cherbourg et Rennes a une vocation naturelle de place de marché au centre du bocage manchois. Ville d'artisans et de commerce, qui doit une partie de sa prospérité à son statut de préfecture, elle n'a connu qu'une industrialisation tardive, et tente d'affirmer aujourd'hui sa place dans l'industrie agroalimentaire régionale.

[modifier] Industries

  • Lecapitaine : Fabrication de carrosseries automobiles et frigorifique - 320 employés - CA 33 M€
  • Euromoteurs : Fabrication de moteurs électriques de petite et moyenne puissance - 150 employés

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Daniel Saint, miniaturiste du XIXe siècle.
  • Édouard-Léonor Havin, avocat et membre de la Convention.
  • L'astronome et mathématicien Urbain Le Verrier est né à Saint-Lô en 1811, où il passera les premières années de son enfance. Une plaque est installée place du Champ-de-Mars, sur l'immeuble où il vécut.
  • L'écrivain Octave Feuillet (1821-1890) est né et mort à Saint-Lô. Sa maison natale existe toujours, 2 rue Saint-Georges. Romancier et dramartuge à succès sous le Second Empire, il était considéré comme "l'écrivain bourgeois" de cette époque, et fut élu à l'Académie française à seulement 40 ans
  • L'écrivain Jean Follain consacra un livre à Saint-Lô, où il passa son adolescence, intitulé Chef-lieu (1950). De nombreux documents sont rassemblés au musée des Beaux-Arts de la ville.
  • Jacques Datin, compositeur.
  • Jean Teulé, écrivain.
  • Hugues Duboscq, nageur.
  • Madeleine Desdevises, actrice de cinéma

[modifier] Sport

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Les remparts

Des remparts subsistent sur trois des quatre côtés de l'Enclos. Côté sud, le désastre de 1944 a eu l'effet paradoxal d'en dégager la base, où avaient poussé des maisons, rue du Torteron. La tour des Beaux-Regards, qui offre un panorama sur la Vire au sud-ouest, et la tour de la Poudrière, impressionnant vestige militaire, sont les deux éléments les plus remarquables des remparts.

[modifier] L'église Notre-Dame

L'église paroissiale et ancienne collégiale Notre Dame (XIIIe, XIVe, XVe, XVIe et XVIIe et XXe siècles) est considérée à juste titre comme le symbole de la ville. Cette église dédiée à Notre Dame a pour origine la paroisse du chateau de Saint-Lô sur le mont Briovère : la paroisse de « l'Enclos » dont le patron était le seigneur du château, à savoir l'évêque de Coutances.

Avec l'activité des foires, de l'activité drapière et du pèlerinage à Notre Dame du Pilier, les bourgeois de Saint-Lô contribuèrent à l'agrandissement et à l'embellissement progressif de leur église paroissiale. Aux XVe et XVIe siècles une façade harmonique à deux tours complétées de flèches au XVIIe siècle donna à l'édifice un faux air de cathédrale qui était la fierté des Saint-Lois, et qui rivalisait avec la cathédrale de Coutances.

Mis à part le pillage de l'église en 1562 par les Protestants, l'édifice ne subit pas de dégradations majeures avant 1944. Au 18 juillet, après les féroces combats de la Libération, l'édifice était détruit à près de 50 % : nef découverte de sa couverture et de ses voûtes, façade effondrée suite au bombardement de la tour Nord par l'artillerie allemande. Seuls la tour Sud sans sa flèche, le choeur et les bas côtés restaient debout à peu près intacts.

La restauration de l'église (1944-1974) fut longue et difficile en raison d'un changement dans le parti pris de restauration au cours du chantier. Après les premiers travaux d'urgence, l'architecte des Monuments Historiques Louis Barbier prépare un projet de reconstruction à l'identique de la façade ouest en récupérant la plus grande partie des pierres taillées d'origine. Mais en 1947, il est remplaçé par Yves-Marie Froidevaux, qui propose en 1953 le principe de garder la ruine de la façade ouest et d'en faire un mémorial contre la Guerre. Ce projet sera combattu localement. Cependant, pour des raisons financières et par lassitude, le conseil municipal finit par donner son accord. Un mur pignon aveugle « cicatrisant » en schiste vert du Nord-Cotentin est construit en retrait de la façade disparue. Confronté à des difficultés imprévues (la taille de la pierre) le chantier ne sera achevé qu'en 1972 avec l'installation de trois portes historiées en bronze atténuant ainsi la sévérité de l'ensemble qui fait regretter la disparition de la façade historique.

L'église restaurée reçut sa nouvelle dédicace à l'occasion du 30e anniversaire de la Libération. En 1994, à l'occasion du 50e anniversaire, l'artiste peintre Bruno Dufour-Coppolani[1] dressa une toile peinte provisoire à l'emplacement de la façade disparue. L'intérieur fut en revanche restauré avec un très grand soin.

Sous son apparence actuelle, l'église Notre-Dame se présente sous la forme d'un vaisseau sans transept en forme de grande halle. Malgré les terribles destructions subies en 1944, l'église possède encore de nombreux vitraux du XVe siècle et une belle vitrerie contemporaine. La vénérable statue de Notre Dame du Pilier, en mille morceaux lors du désastre, fut sauvée et placée au fond du sanctuaire. L'orgue date de 1968. Le buffet n'a aucun intérêt mais l'instrument réharmonisé par Alfred Kern est excellent.

L'église Notre-Dame est donc devenue le mémorial de la destruction de la ville de Saint-Lô : la restitution à l'identique de son ancienne façade à deux tours et flèches serait le symbole de paix et de réconciliation dont l'ancienne « capitale des ruines » aurait besoin pour son identité future.

[modifier] L'église Sainte-Croix

L'église abbatiale Sainte-Croix, construite au XIIIe siècle, a été profondément remaniée par ses rénovations successives, notamment au XIXe siècle. Lors de la seconde guerre mondiale, le clocher (situé latéralement) s'est effondré et c'est sur ses ruines qu'on a déposé le corps du général Howie ; un nouveau clocher a été reconstruit en 1957 sur le parvis dans un style moderne.

On peut voir le porche ancien, où est représenté le paganisme enchainé sur le tympan, orné d'un bas-relief représentant le miracle opéré par saint Laud sur une femme aveugle. On peut voir à l'intérieur des chapiteaux romans sculptés : la pesée de l'âme, le Christ en croix, l'orfèvre au travail.

À l'intérieur, le maître autel mesure près de 4 mètres de long et 2,25 de de hauteur ; de part et d'autres du tabernacle, il y a un retable aux douze apôtres comme en mouvement. L'autel de la Vierge, situé sur le bas coté, est lui un bel exemple des autels polychrome du XIXe siècle : les bas reliefs sont la reproduction en plus petit de ceux de la cathédrale de Soissons réalisés par Viollet-le-Duc. Ces deux autels ont été restaurés en 2006 pour un coût de 23 601 euro <ref>Des joyaux de pierre restaurés, article de la Manche libre n°4234 du 26 novembre 2006</ref>.

Sur la place de l'église est érigé le monument départementale à la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie et d'Indochine, inauguré en 2005.

[modifier] Le chateau de la Vaucelle

Situé au bord de la Vire, le chateau appartient aux descendants du mémorialiste sant-lois du XVIIe siècle Luc Duchemin. La chapelle Sainte-Pernelle est l'œuvre d'un seigneur de la Vaucelle Jean Boucart, confesseur de Louis XI et fondateur de la bibliothèque paroissiale de Saint-Lô qui fut pour l'époque la deuxième bibliothèque de Normandie par son importance.

Trois rois résidèrent à la Vaucelle : Édouard III en 1346, au début de la guerre de Cent Ans car le roi trouvait la ville non sûre, François Ier lors de sa visite en 1532 et Charles IX.

[modifier] Le Haras national

En 1806, Napoléon Ier dote Saint-Lô d'un dépôt d'étalon par le décret impérial du 4 juillet 1806.<ref>pôle hippique saint-Lô sur le site officiel des haras nationaux </ref> Dès son origine, le dépôt fut installé sur des bâtiments et terrains désaffecter de l'ancienne abbaye Sainte-Croix (3 ha d'abord loués puis possedés à partir du 22 septembre 1807). Le haras recruta alors des reproducteurs issus du Haras du Pin. En 1826, le dépôt de remonte militaire s'installe dans les locaux que le Haras lui cède ; la plupart des étalons quittent le haras pour fournir la cavalerir Le 28 mai 1874, la loi Boscher permet de surveiller les dotations des régiments et permet de doter le haras de plus de 230 chevaux. Le 28 juin 1881, le conseil municipal décide de transférer le haras au bord de la route de Bayeux.

Ainsi, les bâtiments actuels de haras datent de 1884 (pose de la première pierre le 11 juin 1884) et le transfert est fini tois ans plus tard. Lors de la première guerre mondiale, cinq juments sur six seront réquisitionnés mais aucun étalons. Les palefreniers combattirent au front et des prisonniers allemands creusèrent un étang.

En 1939, le vieux haras hébergea l'effectif du Haras de Strasbourg (40 étalons et personnel) au moment de la percée allemande. Puis, en 1944, cinquante chevaux furent tués par les bombardements et d'autres étalons furent dérobés par les soldats allemand en fuite <ref>"Le haras national de Saint-Lô, l'univers d'un patrimoine normand", publié en 1996</ref>. Le vieux haras fut détruit et réclamé par la ville ; ainsi, ne subsiste du bâtiment que le nom de la "rue du Vieux Haras". Le nouveau haras fut reconstruit ; le général de Gaulle offrit au sultan du Maroc Bois de Rose, un pur-sang anglais stationnant depuis deux ans au haras. Puis le haras se dévelopa progressivement dans le domaine de la reproduction, en investissant dans un centre d'insémination artificielle, un centre de congélation de semance et une unité de transfert d'embryon. Ainsi, la circonscription de Saint-Lô a la plus forte densité d'élevage des dépôts de France.

[modifier] La chapelle Madeleine

La chapelle Madeleine est situé juste à coté du haras national, sur la route de Bayeux. Elle est le vestige d'une ancienne léproserie du XIVe siècle. Elle fut classé monument historique en 1974 et fut restaurée entre 1988 et 1994.

Un mémorial est inauguré en mai 1995 en l'honneur des soldats des 29e et 35e qui ont libérer Saint-Lô en 1944. Des photos, des plaques commémoratives, des tableaux et des drapeaux y sont exposés .<ref>Plaquette informative Itinéraire de la Libération, 15 sites à découvrir publiée en 2006 par l'office du tourisme de Saint-Lô</ref>

[modifier] La place de la mairie

De la place de l'office du tourisme, on peut voir le reste de la porte d'entrée de la prison de Saint-Lô, actuellement dédié en monument de souvenir de la 2° guerre mondiale

Toujours de cette place, se trouve la tour des pompiers. Cette tour servait à faire sécher les lances d'incendies qui était en tissu. elle a été construite dans les années 1954

[modifier] Le musée des Beaux-Arts

Construit par l'architecte Eugène Leseney, le complexe culturel Marcel Mercier est situé sur la place du champ de mars, en face de l'église Sainte-Croix.

Il abrite depuis 1989 le musée des Beaux-Arts où l'on retrouve les collections de la ville: des écrits et croquis de Jean Follain, toiles de Corot, Guillaume Fouace, Eugène Boudin. Sont exposés également la tenture des Amours de Gombault et Macé (XVIe), composée de huit tapisserie provenant des Ateliers de Bruges.<ref>Plaquette informative "Les Amis des Musées et la ville de Saint-Lô" publiée en 2006 par l'office du tourisme de Saint-Lô</ref>

[modifier] Le musée du bocage normand

La ferme de Boisjugan est une ferme du XVIIe siècle qui fut en activité jusqu'en 1970.

Convertie en musée, elle retrace l'histoire et l'ethnographie de l'agriculture dans le bocage normand depuis le XVIIIe en présentant les pratiques agricoles, l'élevage du cheval et de la vache. Les lieux typiques y sont reconstruit (atelier, écurie, étable, beurrerie).<ref>plaquette informative "Musée du Bocage Normand; redécouvrez le bocage" publiée en 2006 par l'office du tourisme de Saint-Lô</ref>

[modifier] Autres

[modifier] Jumelages

La ville est jumelée à :

[modifier] Notes

<references/>

[modifier] Voir aussi

[modifier] Livres

  • Elie GUÉNÉ, La Manche - Bocage saint-lois et pays de Coutances, 1970
  • Guillaume MOURIER, Les sinistrés saint-lois au 6 juin 1944, essai typologique sur les sinistrés de l'Enclos Saint-Lô, S.A.H de la Manche 2004. 150p. I.S.B.N.:2-914329-11-3
  • Maurice LANTIER, Saint-Lô au bûcher : le martyre d'une cité de Basse-Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale : juin-juillet 1944 édité par l'association Saint-Lô 44. broché 270p.

[modifier] Supports numériques

  • Saint-Lô retrouvé, DVD de l'association du même nom, qui reconstitue le paysage urbain avant le bombardement du 6 juin 1944.

[modifier] Liens externes

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