Sérapéum
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![]() Article de la série Lieux égyptiens |
| Lieux |
| Nomes / Villes |
| Monuments / Temples |
| Région |
| Basse-Égypte / Moyenne-Égypte |
| Haute-Égypte / Nubie |
| Localisation |
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Sérapéum est le nom donné par les Grecs aux temples de Sérapis et aux sépultures des taureaux sacrés, incarnations du dieu Apis.
[modifier] Memphis
À Memphis, le sérapéum d'époque ptolémaïque était au centre d'autres constructions, Anubidion, Astarteion et Asclepieion, ainsi que de dépendances pour les prêtres. Le Sérapéum égyptien, situé à l'ouest du tombeau de Ti, fut découvert par Auguste Mariette le 1er novembre 1851 ; il était connu de Strabon : « Le Sérapéum est bâti en un lieu tellement envahi par le sable, qu'il s'y est formé par le vent de véritables dunes et que, quand nous le visitâmes, les sphinx étaient déjà ensevelis, les uns jusqu'à la tête, les autres jusqu'à mi-corps seulement... ».
Grand prêtre de Ptah à Memphis, Khâemouaset, fils de Ramsès II, bien que choisi par son père comme prince héritier, ne deviendra jamais pharaon mais consacrera quarante ans de sa vie aux taureaux Apis. À vingt ans, il fut nommé prêtre aux côtés du grand prêtre Houy, chargé du soin des taureaux sacrés. Peu de temps après, en l'an 16 du règne de Ramsès II, mourut un Apis qui fut enterré dans une des chambres du Sérapéum, galerie funéraire destinée à abriter les dépouilles momifiées des taureaux sacrés. Ramsès II et Khâemouaset sont représentés sur les parois du caveau en adoration devant l'animal. Un nouvel Apis fut alors choisi, qui mourut quatorze ans plus tard et fut enterré aux côtés du précédent. Des stèles, commandées par des notables, rappellent ces deux évènements. Elles étaient placées à l'origine à l'extérieur du caveau, dans la galerie. Des chapelles individuelles aménagées en dehors de la galerie permettaient de célébrer le culte funéraire.
Khâemouaset décida très vite de modifier et de codifier le principe de l'ensevelissement des Apis. Il fit creuser la petite galerie du Sérapéum, qui donnait accès à plusieurs salles, afin que chaque taureau eût son propre caveau. Il mit fin aux chapelles individuelles et créa un temple destiné à la célébration du culte funéraire de tous les Apis décédés. Durant les quarante années passées au service du dieu Ptah, Khâemouaset assista à l'inhumation de plusieurs taureaux.
[modifier] Alexandrie
À Alexandrie, la colonne dédicatoire de Dioclétien, plus connue sous l'appelation de colonne de Pompée, appartenait au Sérapéum construit par Ptolémée III ; il y existait une annexe de la célèbre bibliothèque. Il fut détruit par Théophile, l’évêque d’Alexandrie, suite au décret de Théodose datant de 391, interdisant toutes les religions non-chrétiennes et notamment les cultes païens des animaux dont l'Égypte était le dernier témoin.
[modifier] Canope
À Canope, un sanctuaire célèbre dédié à Isis et Sérapis était l'un des lieux de culte des plus renommé pendant les époques ptolémaïque et romaine. Ses célébrations et rites étaient si populaires que les temples et sanctuaires aux dieux égyptiens qui se répendront à travers tout l'empire reprendront symboliquement le plus souvent les éléments essentiels de l'architecture de leur modèle.
Pour les exemples gréco-romain, il s'agissait donc d'un téménos renfermant le temple principal dédié aux divinités et qui dans les ensemble monumentaux était précédé d'un propylée ou d'une cour à péristyle. On pouvait également trouver des chapelles annexes dédiées à d'autres dieux égyptiens : Anubis ou Hermanubis, Hermès Trismégiste ou Thot-Hermès, Harpocrate etc. L'ensemble était souvent en lien avec une source ou un puit sensé être une résurgence miraculeuse du Nil - c'est le cas par exemple pour les sanctuaires aux dieux égyptiens de Délos - ou encore un bassin comme substitut du Nil, l'eau restant un élément central dans la litturgie de ces cultes que l'on qualifiait alors d'isiaques.
L'Empereur Hadrien (117-138) en fit construire un dans sa Villa Adriana de Tivoli qui atteint des proportions inégalée dans sa conception. Un immense bassin formant un canal de 119 mètres sur 18 entouré de portiques et de statues, menait au sanctuaire de Sérapis. Abrité par une coupole monumentale il se composait d'une partie presque théâtrale et une plus intime souterraine dédiée à l'aspect chtonien de la divinité. A l'occasion de l'inauguration du temple Hadrien frappera monnaie à son éffigie en compagnie du dieu Sérapis sous un dais à deux colonnes supportant un fronton arrondi. L'empereur devient "synnaos", c'est à dire compagnon de naos du dieu bénéficiant à égalité du culte célébré au Sérapéïon de Canope.
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