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Ségolène Royal

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<tr><td colspan="2" style="text-align: center;"> Image:Segolene royal.jpg</td></tr> <tr><th valign="top" style="text-align: left;">Nom :</th><td>Marie-Ségolène Royal</td></tr> <tr><th valign="top" style="text-align: left;">Naissance :</th><td>22 septembre1953
Dakar, Sénégal </td></tr> <tr><th valign="top" style="text-align: left;">Nationalité :</th><td>Image:Flag of France.svgFrançaise</td></tr> <tr><th valign="top" style="text-align: left;">Profession :</th><td>Femme politiquefrançaise</td></tr> <tr><th valign="top" style="text-align: left;">Formation :</th><td>Avocate</td></tr> <tr><th valign="top" style="text-align: left;">Famille :</th><td>François Hollande, son conjoint</td></tr> <tr><td colspan="2" style="font-size: smaller; font-style: italic; border-top: 1px solid;">Photo : Ségolène Royal, le 27 mars2000.
Source : ministère de l'Éducation nationale,
de la Recherche et de la Technologie.
</td></tr>
Ségolène Royal

Ségolène Royal, (Image:Loudspeaker.png prononciation Fiche), née Marie-Ségolène Royal le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal (commune d'arrondissement de Ouakam), est une femme politique française. Membre du Parti socialiste, ancienne ministre, elle est présidente du conseil régional de Poitou-Charentes depuis avril 2004 et députée des Deux-Sèvres.

Elle a été désignée candidate officielle du Parti socialiste pour l'élection présidentielle d'avril 2007 par le vote des militants du PS le 16 novembre 2006 et investie à la Mutualité le 26 novembre. La veille de cette investiture, le comité directeur du PRG lui avait accordé son soutien, décidant par là-même de ne pas présenter de candidat issu de ses rangs.

Sommaire

Biographie

Ségolène Royal, née le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal (commune d'arrondissement de Ouakam), est la fille de Jacques Royal, ancien colonel d'artillerie devenu représentant de commerce et adjoint au maire de Chamagne (Vosges), et de Hélène Dehaye, qui eurent huit enfants en neuf ans : Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert. À 19 ans, elle assigne son père en justice et gagne, car il refusait de divorcer et de verser une pension alimentaire à sa femme pour financer les études de ses enfants.

Elle est la compagne en union libre, depuis la fin des années 1970, de François Hollande, rencontré à une soirée de l'École nationale d'administration (ENA). François Hollande était alors un jeune magistrat de la Cour des comptes. Il est depuis 1997 premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont eu quatre enfants : Thomas (1984), Clémence (1985), Julien (1987) et Flora (1993).

Études

Elle effectue ses études primaires et secondaires à Charmes (Vosges) avant d'intégrer le lycée privé Notre-Dame d'Épinal en 1968. Après le baccalauréat, elle obtient une licence de sciences économiques à l'Université de Nancy II puis est diplômée de Sciences Po en 1978. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration (ENA) dont elle sort diplômée en 1980 (95e de la promotion Voltaire<ref name="ENA">Les promotions de l'ENA comptent entre 100 et 150 élèves ; François Hollande, Dominique de Villepin, Renaud Donnedieu de Vabres, Henri de Castries, Michel Sapin, Frédérique Bredin, Jean-Marie Cambacérès, Pierre Mongin sont également issus de cette promotion.</ref>) et choisit une affectation de magistrat au tribunal administratif de Paris. En 1994, elle passe le concours d'avocat au barreau de Paris tout en siégeant à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.

Carrière politique

En 1978, elle adhère au Parti socialiste, à la section du 6e arrondissement de Paris. Conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle est remarquée par Jacques Attali et devient de 1982 à 1988 chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour les questions de santé, d'environnement et de jeunesse<ref>Curriculum vitae officiel de Ségolène Royal</ref>, traversant donc, les crises de Tchernobyl et son traitement exceptionnel en Europe par Pierre Pellerin<ref>Crise de Tchernobyl et nuage ne franchissant pas la frontière</ref>, de l'attentat du Rainbow Warrior et les retombées des essais sur les polynésiens <ref>Augmentation des cancers de la Thyroïde en polynésie suite aux essais nucléaires</ref>.

En 1983, elle souhaite s'implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), commune de résidence de sa mère. Cependant, devant le refus du maire d'alors, si l'on en croit les propos de Micheline Vincent, elle s'éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d'« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste battue, elle devient conseillère municipale d'opposition. Elle démissionne de ce poste fin 1986. Elle a été présente à 12 conseils municipaux sur 39 et est intervenue 8 fois en séance<ref>Maurice Séveno, Ségolène à la plage, éditions Méditions Coprah, 2006.</ref>. Elle souhaite être investie aux législatives de 1986, mais essuie le refus des socialistes bas-normands, notamment Louis Mexandeau.

En 1988, elle parvient à demander à François Mitterrand, le jour de son investiture pour son second septennat, s'il peut l'aider pour obtenir un mandat électif en vue des prochaines élections législatives. Elle est ainsi « parachutée » dans les Deux-Sèvres, en remplacement de Jean-Paul Jean la veille de la fin des inscriptions aux listes électorales. Après une campagne vigoureuse, « expliquant aux paysans qu'elle allait leur donner des cours d'anglais dans les villages pour qu'ils puissent exporter leur chabichou<ref>Propos de Bernard Kouchner</ref> », elle est élue députée de la 2e circonscription, celle de Saint-Maixent-l'École au second tour avec un score de 50,57%. Commentant son succès dans une circonscription historiquement ancrée à droite, elle déclare : « Pour un parachutage, l'atterrissage est réussi. ». François Mitterrand accorde en 1992 une subvention de 50 millions de francs, inscrivant la circonscription de Ségolène Royal dans ses grands travaux présidentiels, ce qui a pour effet d'imposer Ségolène Royal dans son assise locale.

En 1995, elle obtient l'investiture du Parti socialiste pour l'élection à la mairie de Niort mais échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec qui avait refusé de se retirer.

Elle a annoncé en 2006 qu'elle ne se représenterait pas au poste de députée. Le PS a investi Delphine Batho pour lui succéder.

Le 16 novembre 2006 elle a été désignée par 60,60 % des 178 000 militants socialistes<ref name="invest">résultats définifs</ref> comme candidate officielle du parti socialiste pour les présidentielles de 2007. Ses adversaires étaient Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius<ref>Déclaration de l'ouverture du scrutin, le 16/11 de 16h à 22h
Annonce des résultats du scrutin</ref>.

Ministre de l'Environnement

Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993, elle est ministre de l'Environnement<ref>Le décret de nomination au Gouvernement</span></ref> du Gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s'attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets.

Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc. Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »).

Elle s'attache aux problèmes liés à l'eau en travaillant à l'application de la loi sur l'eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l'initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d'une Direction de l'eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l'eau, réforme de la police des eaux (coordination internationale de la gestion de l'eau).

Elle accoucha de son quatrième enfant, Flora, alors qu'elle était ministre. C'était la première fois qu'une ministre en France accouchait pendant son mandat. De plus, elle a fortement médiatisé cette naissance en montrant son bébé aux caméras de télévision et aux photographes, ce qui suscita un débat sur la séparation entre la vie publique et la vie privée, d'autant plus que son compagnon, François Hollande, n'était pas favorable à une telle médiatisation <ref>M6 émission spécial sur Ségolène Royal dimanche 20/11/2006</ref>

Ministre déléguée à l'Enseignement scolaire

Du 4 juin 1997 au 27 mars 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre. Elle abandonne alors son mandat de député qu'elle reconquiert en juin 2002. Durant son mandat, elle s'attache à l'aide aux enfants défavorisés ou en difficultés scolaires avec la relance des zones d'éducation prioritaire, la création de fonds sociaux pour les élèves (comme le fonds social pour les cantines scolaires), la création des heures de soutien scolaire ou encore la création des classes et des premiers internats-relais.

En matière d'éducation, elle fait de la maîtrise des langues la priorité à l'école maternelle. Elle s'attache à la rénovation de la pédagogie au collège avec notamment l'instauration des « itinéraires de découverte » et à l'aménagement du temps de l'enfant avec la création des contrats éducatifs locaux et l'éducation à la citoyenneté. Elle instaure la « Semaine des parents à l'école » et soutient une campagne nationale pour les élections des représentants de parents d'élèves. Enfin, elle met en œuvre des « Initiatives citoyennes » pour apprendre aux enfants à vivre ensemble et rend l'éducation civique obligatoire au brevet des collèges.

En matière de sécurité, elle s'attache à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs) . Elle fait voter également la loi de juin 1998 contre le bizutage, soutient des campagnes de sensibilisation contre le racket et met en place le numéro SOS Violences<ref>08 01 55 55 00</ref>. Enfin, dans le domaine de la santé, elle s'attache à la revalorisation du rôle des infirmières scolaires et rend disponible gratuitement la pilule du lendemain dans les lycées.

Son ministère est marqué par ailleurs par l'Affaire Montmirail et la "circulaire Royal". À la suite du suicide de Bernard Hanse, S. Royal se trouva au centre d'importantes polémiques d'une part au sujet de la circulaire préconisant le recours immédiat au Parquet, sans confrontation ou enquête préliminaire et d'autre part au sujet de ses déclarations mettant en doute l'innocence de Bernard Hanse (qui sera prouvée et reconnue après une enquête).

Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance

Du 27 mars 2000 au 27 mars 2001, elle est ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance<ref>Voir le décret relatif à ses attributions</ref> du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Élisabeth Guigou.

Ensuite, du 28 mars 2001 au 5 mai 2002, elle est ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées<ref>Voir le décret relatif à ses attributions</ref> du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Élisabeth Guigou. C'est à ce poste qu'elle se fit connaître du grand public.

Lois et réformes importantes

  • Réforme de la loi sur l'autorité parentale :
    • Possibilité pour une famille monoparentale de déléguer l'autorité parentale à un tiers<ref>L'article 7 (qui réécrit l'article 337 du Code civil) de la loi « Royal » du 21 février 2002 prévoit la possibilité de « déléguer tout ou partie de l'exercice de [leur] autorité parentale à un tiers, membre de la famille, proche digne de confiance. »</ref>. Cette loi permet, entre autres, à des couples homosexuels d'assumer ensemble tout ou partie de l'autorité parentale. Toute délégation est cependant soumise à une décision de justice qui agit dans l'intérêt de l'enfant<ref>L'article 377-1 de la loi « Royal » du 21 février 2002 stipule que « le jugement de délégation peut prévoir, pour les besoins d'éducation de l'enfant, que les père et mère, ou l'un d'eux, partageront tout ou partie de l'exercice de l'autorité parentale avec le tiers délégataire. »</ref> ;
    • Création d'un livret de paternité qui souligne la place et le rôle du père tant sur des aspects juridiques que pratiques ;
    • Création du congé de paternité : le nouveau père peut ainsi prendre 11 jours calendaires consécutifs de congé payé (18 jours en cas de naissances multiples) ;
    • Reconnaissance légale de la garde alternée de l'enfant, garde déjà actée dans la pratique ;
    • Protection des mineurs contre la prostitution : le recours à la prostitution ainsi que le proxénétisme à l'égard d'un mineur de 15 ans à 18 ans sont punis pénalement par la loi (précédemment, il ne s'agissait que de peines indirectes) ;
    • Incrimination de la détention de documents pédopornographiques (le recel était déjà punissable).
  • La réforme de l'accouchement sous X : Création du Conseil national pour l'accès aux origines personnelles ;
  • Le soutien à l'adoption internationale : Facilitation et encadrement plus poussé de l'adoption d'un enfant étranger ;
  • Renforcement de l'accueil de la petite enfance : Mesures pour la formation des éducateurs et des assistants, création de 15000 à 20000 places en crèches ou halte-garderie sur un projet initial de 30 à 40 mille places ;
  • Harmonisation par le haut des aides au logement à travers la création d'un barème unique (correspondant à une aide supplémentaire de 6,5 millions de francs) ;
  • Le congé et allocation de présence parentale pour enfant malade ;
  • L'allocation d'éducation spéciale (parents d'enfants handicapés) ;
  • La lutte contre les violences en institution (renforcement du SNATEM) ;
  • La création du collectif « Enfance et média », contre la violence dans les médias ;
  • Le lancement d'une grande campagne télévisée de sensibilisation et de prévention des violences sexuelles ;
  • La rénovation des COTOREP (structures pour personnes handicapées) ;
  • Le développement du parc de logement adapté pour les personnes handicapées ;
  • La création du plan Handiscol pour la scolarisation et l'intégration des enfants et des adolescents handicapés à l'école;
  • L'aménagement en matière de transport collectif et particulier pour les personnes handicapées ;
  • La création du label « tourisme et handicap ».

Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes

En mars 2004, elle remporte la présidence de la région Poitou-Charentes face à son prédécesseur Élisabeth Morin (UMP).

Ségolène Royal fait de l'éducation une de ses priorités (la région, comme d'autres en France, consacre près de la moitié de son budget à la formation, l'apprentissage, l'éducation et l'enseignement supérieur). Elle met ainsi en place des aides à la formation (10 000 en 2005) et à la reconversion pour les femmes ayant des métiers sans débouchés. À l'intention des jeunes, elle utilise la taxe sur les permis de conduire pour financer la gratuité du permis pour les diplômés du CAP (300 bénéficiaires en 2005), lance un portail Internet<ref>www.jeunes.poitou-charentes.fr</ref> pour « répondre aux questions des jeunes au quotidien » et met en place une aide au logement visant à la prise en charge de la caution par la Région (pour les jeunes ne bénéficiant pas d'une autre aide publique). Les « bourses de la découverte » permettent d'aider des jeunes (3240 entre 2004 et 2005) à effectuer des stages à l'étranger (obligatoires dans certains cursus scolaires) alors que les aides pour l'achat des livres scolaires sont affectées à 45 000 familles en 2005. Enfin, elle soutient la recherche en faisant signer à la Région des contrats de 3 ans avec de jeunes chercheurs en doctorat (80 en 2005).

Comme la plupart des régions françaises, la région Poitou-Charentes a fortement augmenté les impôts en 2005 (+14,5 % pour une moyenne nationale de +21 %) et stabilise également la dette publique (augmentation inférieure à 2 % en 2006) qui n'avait cessé de croître depuis 2001.

En matière économique, la région met en place une charte d'engagements réciproques qui engage les entreprises touchant des aides de la région à ne pas délocaliser, à ne pas licencier (si elles font des bénéfices) et à respecter la loi en matière d'environnement. En 2005, les 182 chartes signées auraient créé 832 emplois et permis 1415 formations. Elle soutient les programmes de recherche appliquée (10 millions d'euros) et utilise les commandes publiques pour soutenir des « productions locales d'excellence » (comme les installations pour les énergies renouvelables). Elle met en place les « bourses tremplins » pour l'emploi qui auraient participé à la création de 2000 entreprises (dont la moitié pour les jeunes) et les « emplois tremplins » pour les jeunes qui en deux ans auraient créé 2900 emplois (dont 1560 dans le secteur associatif). Elle favorise l'accompagnement des salariés licenciés par la création d'une plate-forme de conversion à Châtellerault et le développement des « comités de bassins d'emploi ». Elle accorde également des aides pour les projets de reprise d'entreprises par les salariés ou un repreneur. Enfin, elle met en place une aide pour les jeunes agriculteurs (35 installations aidées en 2005) et à la production agricole de qualité et respectueuse de l'environnement (687 exploitations ont bénéficié des Contrats régionaux d'exploitation en 2005).

Ségolène Royal s'attache à la défense de l'environnement et du patrimoine de la région Poitou-Charentes et notamment du Marais poitevin (dont elle a soutenu la restauration dans le cadre des Grands travaux du président Mitterrand).

En matière de santé, la région créé un fonds social régional pour assurer la gratuité d'accès à la contraception pour les jeunes filles des lycées professionnels et des centres de formation des apprentis de Poitou-Charentes<ref>Site de la région Poitou-Charentes</ref>.

Enfin, en matière d'infrastructure et de technologie, la région soutient, dans la continuité de ses prédécesseurs, le développement des TER (achat de 27 nouveaux trains pour 100 millions d'euros), crée l'opération « TER à un euro » et défend les lignes de trains Corail menacées de fermeture. Via Arantis<ref>Arantis</ref> la région équipe 500 petites communes en ordinateurs reliés à Internet et propose une aide à la création de sites Internet pour les entreprises et les agriculteurs de la Région.

Sa gestion politique de la région est néanmoins fortement critiquée, évoquant notamment le cas du comité régional du Tourisme (CRT) de Poitou-Charentes dont la totalité des décisions a été annulée par la justice pour l'absence de convocation d'une élue de l'opposition<ref>Nouvelobs</ref>. D'autre part, selon le mensuel Capital de juin 2006, elle aurait concentré un tiers des subventions de la région dans sa circonscription des Deux-Sèvres (qui ne représente pourtant que 5,3 % des habitants de la région)<ref>En Poitou-Charentes, un bilan contesté, malgré ses « petits gestes », Le Figaro</ref>.


En 2006, dans le but de soutenir l'économie locale, elle décide d'offrir à l'ensemble des internes des lycées de la région une paire de charentaises (Pantoufle emblématique du dep. de la Charente).

Mandats et fonctions

Fonctions ministérielles

  • Ministre :
  • Ministre déléguée :

Mandats politiques nationaux

  • Députée :

Mandats politiques locaux

  • Au Conseil régional :
  • Au Conseil général :
  • Au Conseil municipal :
  • 1983-1986 : conseillère municipale de Trouville-sur-Mer (Calvados). Elle quitte son poste fin 1986, attitude justifiée par elle par des fonctions d'importance croissance à l'Élysée, mais il semble qu'elle ait quitté le Calvados parce qu'elle se serait rendu compte qu'elle ne serait pas investie par le PS local pour les législatives de 1986
  • 13 mars 1989 au 18 juin 1995 : conseillère municipale de Melle (Deux-Sèvres)
  • 18 juin 1995 au 18 mars 2001 : conseillère municipale de Niort (Deux-Sèvres)
  • Autres :

Actuellement

Présidentielle de 2007

Image:Searchtool.svg Procédure interne et déclarations sur Parti socialiste - Élection présidentielle de 2007.

Image:Ségolène Royal speaking crop.jpg En 2006, le parti socialiste organise des élections primaires pour choisir un candidat à l'élection présidentielle française de 2007. Ségolène Royal déclare sa candidature, tout comme Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Plusieurs sondages menés au début de l'année 2006 indiquaient qu'elle pouvait remporter cette investiture<ref>Sondage CSA paru dans Le Parisien Dimanche du 8 janvier 2006 ; sondage TNS Sofres-Unilog publié dans Le Figaro du 20 avril 2006.</ref>, ainsi que l'élection présidentielle<ref>sondage TNS Sofres-Unilog publié dans Le Figaro du 20 avril 2006 ; sondage Ipsos paru dans Le Point du 18 mai 2006.</ref>. Finalement, Ségolène Royal a obtenu 60,60% des voix contre 20,81% pour Dominique Strauss-Kahn et 18,59% pour Laurent Fabius. La participation a été de 82,03%, soit 178 000 votants pour près de 218 000 militants inscrits<ref name="invest">résultats définifs</ref>.

Positionnement politique

Les commentateurs ont largement relevé ses prises de position fermes en matière d'ordre intérieur, souvent comparées aux positions de Nicolas Sarkozy.

Après une période d'écoute qu'elle qualifie de « diagnostic partagé », Ségolène Royal commence à exposer plus précisément ses prises de positions à partir du printemps 2006. Toutefois, ses détracteurs l'accusent toujours de ne pas avoir de programme clairement défini et de se situer dans l'aile droite du parti, ce qui est contesté par ses partisans.


Féminisme

Elle veut faire de la défense des femmes sa première priorité et déclare ainsi que « La première loi qui sera déposée sur le bureau de l'assemblée nationale si je suis élue sera une loi contre la violence faite aux femmes »<ref>La candidate Ségolène s'engage contre la violence conjugale, Libération le 24 novembre 2006</ref>. Elle a par le passé vivement critiqué la pornographie, la publicité et en 2003 le port du string : « Aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur [...] Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles. »<ref>Libération</ref>

Wikinews propose des actualités concernant « Ségolène Royal ».

Économie

Consulter également les synthèses sur la fiscalité<ref>Ce que j'ai dit sur... la fiscalité</ref> et le co-développement<ref>Ce que j'ai dit sur… le co-développement</ref>.

En matière économique, Ségolène Royal explique dans les Échos<ref>L'Express</ref> être favorable à une nouvelle donne économique (« un bon deal<ref>Un accord gagnant-gagnant entre les entreprises et les salariés ; en référence au New Deal.</ref> ») alliant performance économique et justice sociale.

Elle envisage, entre autres, d'instaurer un statut fiscal incitatif pour les investissements dans la recherche, l'innovation et l'environnement. Elle n'est également pas opposée à des assouplissements concertés sur le code du travail (modulation du temps de travail, 35 heures, etc.) à condition que le CDI reste une référence et que de nouvelles sécurités soient trouvées pour compenser une plus grande flexibilité. Elle se pose comme objectif de réduire les déficits par une politique économique favorable à la croissance, mais également de réduire le train de vie de l'État (éviter les gaspillages, éliminer les doublons, etc.).

Pour réduire le coût du travail (causé par les charges selon elle), elle propose de transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Enfin, elle se prononce pour une augmentation du Smic et insiste sur le fait que personne ne doit être payé à ne rien faire.

Institutions

Ségolène Royal s'est prononcée pour le non-cumul des mandats (prévu dans le projet du Parti socialiste) et par souci de « cohérence » elle a décidé de ne pas poser sa candidature au renouvellement de son mandat de député des Deux-Sèvres<ref>Département où elle a été élue sans discontinuer depuis 1988.</ref> qu'elle cumulait avec la présidence du conseil régional de Poitou-Charentes depuis 2004.

Invitée par Arnaud Montebourg le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse, elle se prononce pour une nouvelle république et pour le partage du pouvoir actuellement concentré entre les mains du chef de l'État.

Le 22 octobre 2006, elle déclare qu'elle souhaite limiter à deux le nombre de mandats pour le Président de la République et limiter dans le temps celui de tous les élus.

Pour impliquer les citoyens dans les processus politiques, elle émet l'idée de faire évaluer l'action des élus par des jurys citoyens. Cette proposition a soulevé immédiatement de vives réactions d'hommes politiques et d'éditorialistes la comparant à « Mao »<ref>propos tenus par Max Gallo, le député fabiusien François Loncle, Philippe de Villiers</ref>, aux « sans-culotte de 1793 »<ref>analogie faite par le ministre des PME, Renaud Dutreil</ref>, à Boulanger, Déroulède, Pétain<ref>« Ne l'oublions pas : à chaque fois dans notre histoire qu'on a voulu s'en prendre aux élus, c'est en réalité à la République qu'on a voulu s'attaquer, du général Boulanger à Paul Déroulède, des protagonistes du 6 février 1934 à ceux qui sous Pétain avaient voulu mettre en place des comité chargés de dénoncer les autorités locales qui faisaient preuve d'esprit républicain » - Brice Hortefeux à l'Assemblée nationale le 24 octobre 2006</ref>, « Pol Pot »<ref>Propos tenus par Brice Hortefeux</ref>, aux « soviets »<ref>Ségolène au pays des soviets - éditorial d'Alexis Brézet dans Le Figaro - 24 octobre 2006 ; analogie également utilisée par Jean-Marie Le Pen </ref>, d'être une mesure qui « confine à la stupidité »<ref>Rocard: les jurys populaires de Royal « confinent à la stupidité »</ref> ou lui reprochant d' « épouser un populisme qui ferait le jeu de l'extrême-droite »<ref>Laurent Fabius, 2° débat télévisé de l'investiture PS</ref> ainsi que des critiques de l'Association des maires de France.

Immigration

Elle est en accord avec les positions officielles du Parti Socialiste sur les questions d'immigration. Elle est donc favorable aux dispositifs administratifs d'intégration et de naturalisation des personnes immigrées arrivées légalement ou clandestinement sur le territoire national.

Elle se prononce contre le principe même d' "immigration choisie" voulue par Nicolas Sarkozy, estimant "insupportable" que la France aille "piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisé" et prône le codéveloppement des pays en voie de développement.

Politique étrangère et Europe

Voici certaines prises de positions le 20 août 2006, à Frangy-en-Bresse, à propos de la politique étrangère

Elle critique la politique étrangère effacée de la France alors qu'elle est membre du Conseil de sécurité et que sa géographie et son histoire la mettent au contact de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient, d'où viennent certes des menaces, mais aussi de solides amitiés. Elle a honte du classement international de la France en matière d'aide au développement au 18e rang sur 21 pays. Elle dénonce, sans citer de pays, qu'une partie de cette aide irait à des pays peu démocratiques. Elle ironise sur la performance de la France concernant les ventes d'armes aux dictatures.

Concernant le Traité établissant une Constitution pour l'Europe : elle fixe l'horizon, d'une Europe sociale, politique, de l'environnement et de la recherche comme chantiers majeurs. Elle exclut que les socialistes proposent à nouveau la ratification d'un traité constitutionnel que le peuple français a rejeté. Le projet socialiste prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court, visant à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. Ce texte, une fois négocié, serait soumis à un référendum populaire. Ségolène Royal défend depuis son discours du 11 octobre 2006 une « Europe par la preuve »<ref name=discours>Désirs d'avenir</ref>. Cette vision est très critiquée par les fédéralistes européens<ref name=taurillon>Carton rouge à Ségolène Royal</ref>. D'autre part elle s'oppose à ce que l'Iran développe, même pour un usage civil et énergétique, une capacité nucléaire. (un droit qui est pourtant garanti à tous les pays par les traités internationaux)<ref>Iran: Fabius et DSK s'alarment, Royal persiste</ref>

Concernant la « guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis, elle estime que les guerres préventives aggravent plus les problèmes qu'elles prétendent traiter, qu'il n'y a plus que George W. Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak et que le conflit au Liban vient de confirmer l'expérience de l'impuissance de la force. Elle qualifie de « simpliste » la théorie de l'Axe du Mal avancée par George W. Bush et considère la peur comme une mauvaise conseillère<ref name=pol_etran>« Ségolène Royal appelle au rassemblement », « Les principaux points du discours de Ségolène Royal »</ref>.

La politique étrangère semble être le point faible de la candidate du PSréf. nécessaire. Si la presse étrangère la voit comme « celle qui peut sauver les socialistes », de plus en plus de critiques se font jour, dans les quotidiens de tous bordsréf. nécessaire. Pour le très conservateur quotidien espagnol ABC, « Royal est une personnalité vide d'idéologie, un pur produit marketing disant à chacun ce qu'il a envie d'entendre, sans autre objectif que de grappiller des voix, et qui n'a guère de scrupules à proposer plusieurs solutions contradictoires au même problème. »

Concernant la question de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, Ségolène Royal a déclaré qu'elle se rangerait à l'avis des Français. Cette phrase, prononcée lors de sa conférence de presse à l'Assemblée Nationale le 11 octobre 2006, a laissé sur leur faim les observateurs politiques.

Société

Ségolène Royal n'est pas favorable à une dépénalisation du cannabis qui serait selon elle, « un signal qui consisterait à banaliser l'usage de la drogue ». Quant à la question de la légalisation de la prostitution (sur le modèle allemand), elle se dit contre ce qu'elle appelle « la vente des corps » et qu'elle considère contraire à la charte internationale des droits de l'Homme.

Homosexualité et homoparentalité

Ségolène Royal s'est par le passé opposée au mariage homosexuel<ref>Ségolène Royal entre en campagne et campe sur ses positions conservatrices, Têtu</ref> puis en 2006 a changé de position en émettant simplement des réserves sur ce sujet : « Je me suis toujours refusée à instrumentaliser les questions de société pour faire "dans le coup". Je préfère le mot union à celui de mariage pour ne pas bousculer les repères traditionnels, la famille c'est un père et une mère<ref>Le Parisien du 23 février 2006</ref>. » Néanmoins, depuis juin 2006 et un entretien paru dans le magazine Têtu, elle a déclaré qu'elle appliquerait le programme du Parti socialiste qui comprend le mariage des couples de même sexe et de leur droit à l'adoption en promettant leur mise en place en cas de victoire socialiste.

Sécurité

En juin 2006, Ségolène Royal révèle certaines des solutions qu'elle envisage pour « tarir la source de la délinquance ». Elle surprend jusque dans son camp par un discours de fermeté, proposant notamment de placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». A l'occasion de la campagne pour l'investiture socialiste à l'automne 2006 elle insiste sur le fait que toutes les alternatives à la prison doivent être développées et que des camps humanitaires encadrés par des militaires peuvent permettre à un mineur délinquant de « reconquérir l'estime de soi ». Elle reconnait cependant que tous ne pourront en profiter pour des raisons matérielles.

Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales<ref>Les allocations ne seraient pas suspendues, mais leur dépense serait assujettie à l'accord d'un tuteur qui doit s'assurer qu'elles servent l'intérêt de l'enfant.</ref> au premier acte d'incivilité de l'enfant » pour « responsabiliser » les parents et propose la création d'« écoles de parents » où seraient tenus de se rendre les parents d'enfants ayant commis des incivilités répétées. Enfin, elle propose la création de « tuteurs de collèges » qui permettraient à certaines classes d'être encadrées par deux adultes.

Elle déclare par ailleurs qu'elle souhaite l'amnistie des faucheurs volontaires d'OGM.

Travail

Elle valorise la valeur du travail le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse et se déclare pour un syndicalisme de masse (« Les Français ne sont pas fâchés avec la valeur du travail mais profondément insatisfaits des conditions dans lesquelles ils travaillent. (...) La France doit sortir de l'archaïsme de ses relations sociales. J'ai vu, en Suède, un autre état d'esprit et des pratiques bien différentes, grâce à un syndicalisme de masse »).

Elle considère que les 35 heures ont été un progrès pour une majorité de salariés, mais une régression pour d'autres. Le deuxième chapitre du livre édité sur son site Internet, intitulé les désordres du travail, développe cette idée, s'inspirant notamment des travaux de La République des idées qui a démenti tout lien avec Ségolène Royal.

Éducation

Lors du second débat télévisé de la campagne d'investiture, elle propose d'instituer un soutien scolaire gratuit, dans le cadre des établissements scolaires.

Au cours de cette campagne, est apparue sur Internet une vidéo de Ségolène Royal, filmée à son insu en janvier 2006, dans laquelle elle y propose notamment que les enseignants effectuent 35 heures de présence au collège pour améliorer le soutien scolaire<ref>L'Express, Ségo attaque les profs en vidéo</ref><ref>Libération du 11 novembre 2006</ref>, ce qui représenterait un doublement de leur astreinte actuelle.

Association « Désirs d'avenir »

« Désirs d'avenir » est le nom de l'association de soutien à Ségolène Royal dans sa « candidature à la candidature » au Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2007.

« Désirs d'avenir » est aussi le nom d'un vaste « forum participatif » qu'elle a lancé sur Internet mi-février 2006<ref>Adresse : http://www.desirsdavenir.org/</ref>. Le site se veut une illustration de la « démocratie participative » prônée par Ségolène Royal. Plusieurs débats sont ouverts à la participation des citoyens internautes sur divers sujets (justice, prison, école, téléchargement, etc.). Les remarques et commentaires apportés par les internautes doivent, normalement, faire ensuite l'objet de synthèses (a priori sous forme de livres) où Ségolène Royal note les idées qu'elle a retenues de ces échanges. Des modérateurs contrôlent les messages, les moins constructifs et certains émettant des critiques sur les propositions de Royal ne sont pas diffusés.

Le principe a fait école et tout au long de 2005 se sont ouverts des blogs « Désirs d'avenir » départementaux, voire communaux.

Soutiens

Certaines personnalités ont ouvertement exprimé leur soutien à Ségolène Royal. Les organes de presse les ont parfois qualifiées de « royalistes », terme auquel Ségolène Royal préfère celui de « ségolistes ». Quelques noms de personnes la soutenant :

Au Parti socialiste

En dehors du Parti socialiste

  • Jacques Attali réf. nécessaire;
  • Danielle Mitterrand réf. nécessaire ;
  • Oscar Temaru (Président indépendantiste de la Polynésie française)<ref>« Avec l'adhésion des membres de mon parti et du gouvernement, j'ai décidé de parrainer la candidature de Ségolène Royal aux fonctions de Président de la République française. » (Source)</ref>
  • Daniel Cohn-Bendit (Député européen des Verts) a annoncé son soutien à la candidature de Ségolène Royal pour l'investiture du PS en vue du second tour. Il soutient Dominique Voynet, candidate des Verts au premier tour<ref>« Elle est la meilleure candidate à gauche. Quel autre serait capable de battre Sarkozy ? C'est une candidate qui a une chance de faire bouger les lignes. Je soutiens sa candidature. » (Source)
    « Daniel Cohn-Bendit soutient la candidature de Ségolène Royal à la présidentielle de 2007. Selon lui « elle est la meilleure candidate à gauche ». Beaucoup des Verts la considèrent comme « écolocompatible ». Marie-Hélène Aubert énonce de ne pas avoir de mal de voter pour Ségolène Royal. Au second tour. » (Source)
    « je suis toujours favorable à la candidature de Ségolène Royal comme candidate du PS car, ainsi, la gauche, et donc les Verts, pourront battre Nicolas Sarkozy. » (Source)</ref>.

Compléments

Traité établissant une Constitution pour l'Europe

En 2005, elle soutient, comme le Parti socialiste et la plupart des partis socialistes et sociaux-démocrates européens, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, mettant en avant par exemple des progrès de ce texte sur la question des services publics dans l'Union européenne.

Tony Blair

Dans le Financial Times (journal anglais), Ségolène Royal a déclaré adhérer à certaines idées du Premier ministre britannique Tony Blair (réinvestissement dans les services publics, lutte contre le chômage des jeunes et prise en charge des jeunes diplômés), ce qui lui valut l'étiquette de « blairisme » (à connotation libérale et atlantiste). Cependant elle a aussi critiqué le manque de réactivité de celui-ci face aux fermetures d'usines au Royaume-Uni et dit penser qu'il fait le mandat de trop.

Affaires judiciaires

En 1978, elle assigne son père en justice car celui-ci refuse de payer ses études universitaires. Après de nombreuses années, elle obtient gain de cause<ref>Madame Royal. Ed Jacob Duvernet. 2005</ref>.

Après la dissolution de 1997, Ségolène Royal a conservé trois collaboratrices lors des élections législatives. Suite à un litige sur les salaires, ces dernières saisissent le conseil de prudhommes de Niort et obtiennent en 1999 une condamnation de Ségolène Royal à un rappel de salaires de trois semaines (sur les trois mois demandés). En 2001, Ségolène Royal est déboutée de la plainte pour « diffamation » qu'elle avait déposée contre ses anciennes collaboratrices qui portent plainte au pénal pour « recours au travail clandestin », mais Ségolène Royal obtient un non-lieu en 2003<ref>Libération, 3 mai 2003, p. 14</ref>.

Le quotidien Sud Ouest en date du 7 novembre 2006 rapporte qu'une plainte pour harcèlement moral aurait été déposée contre Ségolène Royal par Olivier Chupin, directeur du Fonds régional d'art contemporain de Poitou-Charentes.<ref>Plainte pour harcèlement moral</ref>. La plainte, déposée six mois après les faits qui sont reprochés à Ségolène Royal (la délocalisation du Frac) et après que cette dernière a démissionné de la présidence du Frac, semble politiquement opportuniste à l'intéressée, qui commente : « C'est une plainte sans aucun fondement qui intervient dans un contexte politique qui n'est pas neutre. Elle ne débouchera sur rien »<ref>Associated Press, le 9 novembre 2006</ref>

Entourage familial

Ses parents Jacques Royal et Hélène Dehaye ont eu huit enfants en neuf ans ; en ordre décroissant: Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert<ref name="lemonde">Ségolène Royal, la fille du lieutenant-colonel</ref>.

  • Antoine Royal, a milité au RPR et est un ancien dirigeant d'entreprises de scierie et de transformation de bois qui ont fait l'objet d'une liquidation judiciaire.<ref name=antoine> Europe 1, jakouiller.com, societe.com</ref>. Il a été mis en examen pour escroquerie et abus de biens sociaux. C'est lui qui a également révélé aux médias le rôle joué par son frère Gérard Royal dans l'affaire du Rainbow Warrior.

Entartage

Victime d'un entartage le 16 juin 2006 à La Rochelle<ref>La vidéo de l'entartage de Ségolène Royal</ref>, Ségolène Royal a déposé une plainte à « visée éducative » -selon elle- tout en exigeant que lui soient présentées des excuses qu'elle n'obtiendra pas<ref>Ségolène Royal attaque son entarteur (Nouvel Obs)
L'entarteur de Ségolène Royal en correctionnelle (Le Figaro)</ref>. L'entarteur, qui a expliqué entendre dénoncer le côté « starlette » de sa victime<ref>Les fraises de la colère</ref>, a été condamné le 27 juillet 2006 à 150 euros d'amende avec sursis sans inscription au casier judiciaire. Il a refusé par la suite l'emploi saisonnier que lui proposait l'élue afin qu'« il se rende compte du travail important que réalisent les élus et les services publics », déclarant ne pas avoir de leçon à recevoir de Ségolène Royal, étant déjà employé dans l'animation à la mairie de La Rochelle<ref>Tarte d'électeur - Portrait de Jonathan Joly, l'entarteur de Ségolène Royal (Libération)
Jonathan Joly décline l'offre d'emploi de Ségolène Royal (LCI)</ref>.

Patrimoine

Une partie du patrimoine immobilier de Ségolène Royal est mis en commun avec celui de François Hollande dans une Société civile immobilière « de la sapinière » basée à Paris 7e et au capital de 914 694 euros (6 millions de francs) constituée en avril 1990<ref name=SCI>societe.com</ref>.

Le couple dispose d'un appartement à Boulogne-Billancourt ainsi que d'une résidence secondaire à Mougins<ref>Hollande répond à Buffet, l'Humanité</ref>.

Surnoms

La « Zapatera francesa » en référence au président du gouvernement espagnol élu en 2004, José Luis Rodríguez Zapatero. Un surnom plus familier qu'on lui donne est tout simplement Ségo. Une partie de l'extrême gauche l'a surnommée "Sarkolène" car elle jugeait ses propos trop proches de ceux de Nicolas Sarkozy (notamment sur la délinquance). Ce surnom a été repris par Jean-Marie Le Pen dans un autre sens ("Sarkolène et Ségozy"), simplement pour signifier le peu de différence qu'il voit entre les deux candidats.
Pierre Lellouche l'a quand à lui appelée « l'Amélie Poulain de la politique française »<ref>Le monde fabuleux de Ségolène Royal, par Pierre Lellouche, Le Figaro, 7 novembre 2006. [1]</ref>. Aymeric Mantoux, journaliste, l'appelle quant à lui « Mère la pudeur, sèche, intransigeante et conservatrice  »<ref>Ségolène Royal, la dame aux deux visages, par Aymeric Mantoux, éditions l'archipel. [2]</ref>.

Notes et références

<references />

Voir aussi

Liens externes

Bibliographie

Ouvrages de Ségolène Royal :

  • Le Ras-le-bol des bébés zappeurs (R. Laffont, 1989) (ISBN 2-221-05826-7). Note : La couverture porte en plus : « Télé-massacre, l'overdose ? » ; Sujet(s) : Télévision et enfants, Violence télévision.
  • Pays, paysans, paysages (R. Laffont, 1993) (ISBN 2-221-07046-1). Sujet(s) : Environnement Protection, Politique de l'environnement, Développement rural.
  • France. Assemblée nationale (1958-…), Commission des affaires étrangères, Rapport d'information sur les suites de la Conférence de Rio (Assemblée nationale, 1994) présenté par M. Roland Nungesser et Mme Ségolène Royal, (ISBN 2-11-087788-X).

À propos de Ségolène Royal :

  • Cécile Amar et Didier Hassoux, Ségolène et François (Privé, impr. 2005) (ISBN 2-35076-002-2).
  • Daniel Bernard, Madame Royal (Jacob-Duvernet, impr. 2005) (ISBN 2-84724-091-8).
  • Marie-Ève Malouines et Carl Meeus, La Madone et le Culbuto, ou l'inlassable ambition de Ségolène Royal et François Hollande (Fayard, impr. 2006) (ISBN 2213623546).
  • Cassandre, La Prétendante - Le livre qui la révèle (Ed Philippe Rey, impr. 2006) (ISBN 2-84876-074-5) ; Sujet : critique de Ségolène Royal par un(e) proche écrivant sous un pseudo. Il révèle que Ségolène Royal aurait plagié en 1996 les 10 commandements de Bernard Poignant, proche de Lionel Jospin[3] [4] [5].
  • Philippe Alexandre, Les éléphants malades de la peste (Albin Michel, 2006)
  • Maurice Séveno, Ségolène à la plage (éditions Méditions Coprah, 2006)
Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur Ségolène Royal.


Précédé par
Brice Lalonde
Ministre français de l'Environnement (1992-1993) Suivi par
Michel Barnier


Précédé par
Élisabeth Morin
Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes (2004 - ) Suivi par
...
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