Roue (supplice)
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La roue est le nom d'un ancien supplice, où le condamné, attaché sur une roue horizontale, se voyait briser les membres par le bourreau.
[modifier] Présentation
On attachait le condamné à une roue chargée de pics acérés et on installait une autre rangée de pics par terre. Ensuite on faisait tourner la roue, et le ventre ou le dos de la personne étaient écorchés.
Utilisé en Europe à partir du XVIe siècle, le supplice de la roue différait de la description ci-dessus : le condamné, était attaché sur une croix de Saint-André, pourvue d'encoches sur la longueur. À ces endroits, le bourreau frappait les membres avec une barre de fer pour les briser. Puis il défonçait la poitrine d'un grand coup. Il attachait alors le supplicié, bras et jambes repliés sous lui, sur une roue montée sur un essieu, et le laissait ainsi exposé jusqu'à ce que mort s'ensuive. Ce fut notamment le supplice réservé aux brigands, comme exemple : Louis Mandrin en 1755.
[modifier] Roués célèbres
- 1602 : Guy Éder de La Fontenelle, condamné pour haute trahison. Il est exécuté et rompu vif à Paris en place de Grève
- 1721 : Louis Dominique Cartouche, chef de bande de la cour des miracles, roué vif en place de Grève
- 1755 : Louis Mandrin, célèbre brigand, roué vif à Valence
- 1762 : Jean Calas, accusé (à tort) d'avoir assassiné son fils, roué vif place Saint-Georges à Toulouse
- 1791 : Vincent Ogé, martyr de la Révolution haïtienne, supplicié en place publique au Cap-Français.
[modifier] Voir aussi
en:Breaking wheel he:גלגל שבירה nl:Radbraken pl:Łamanie kołem sv:Rådbråkning

