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Riz

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<tr> <th bgcolor="#90EE90" colspan="2">Classification phylogénétique</th> </tr><tr> <td>Ordre</td><td> Poales </td> </tr><tr> <td>Famille</td><td> Poaceae </td> </tr>
Riz cultivé
Image:Brun ris.jpg
Oryza sativa
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Sous-classe Commelinidae
Ordre Cyperales
Famille Poaceae
Genre Oryza
Nom binomial
Oryza sativa
Linné, 1753
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Le riz est une céréale, plante de la famille des Graminées ou Poacées cultivée dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes pour son fruit, ou caryopse, riche en amidon.

Le riz est un élément fondamental de l'alimentation de nombreuses populations du monde, notamment en Asie et en Afrique. C'est la première céréale mondiale pour l'alimentation humaine, la deuxième après le maïs pour le tonnage récolté. Le riz est à la base de la cuisine asiatique : cuisines chinoise et indienne notamment. On le cultive aussi en Europe, en Italie (plaine du ), en Espagne, en Russie, en Grèce, au Portugal, en France (Camargue), en Ukraine ou encore en Bulgarie.

Le riz est cultivé de diverses manières. On distingue classiquement les cultures pluviales (sans inondation du champ), innondées (le niveau d'eau n'est pas controlé), ou irriguées (la présence d'eau et son niveau sont controlés par le cultivateur). Un champ cultivé en riz est nommé rizière.

Il peut être blanc (Chine, Inde, France), brun (Chine), jaune (Iran), violet (Laos), gluant (Chine, Laos)... consommé en grains, en pâte, en soupe, en dessert (riz au lait)...

Sommaire

[modifier] Description

Image:GoEnDamaScan.jpg

Le riz est une plante annuelle glabre à chaume (la paille) dressé ou étalé de hauteur variable, de moins d'un mètre jusqu'à deux mètres, voire jusqu'à cinq mètres pour les riz flottants. C'est une plante prédisposée au tallage, formant un bouquet de tiges, à racines fasciculées. Les fleurs, en épillets uniflores, sont groupées en panicules de 20 à 30 cm, dressées ou pendantes. Le fruit est un caryopse enveloppé dans deux glumelles grandes, coriaces et adhérentes, l'ensemble formant le paddy.

Selon la texture du caryopse, on distingue les variétés :

  • ordinaires, à tégument blanc, le plus souvent, ou rouge ;
  • glutineuses (ou riz gluant, "sweet rice").

Les variétés de riz africain sont généralement à tégument rouge.

[modifier] Origine botanique

Le riz appartient au genre Oryza L. qui comprend plus d'une vingtaine d'espèces, dont deux sont cultivées :

  • Oryza sativa L., le riz cultivé, originaire de l'Inde, c'est le plus cultivé ;
  • Oryza glaberrima Steud., le riz africain ou riz de Casamance, originaire d'Afrique centrale.

Oryza sativa provient de divers evenement de domestication ayant eu lieu environ 5000 ans AVJC en Inde du nord, et autour de la frontiere sino-birmane. Le parent sauvage du riz cultive est Oryza rufipogon (Anciennement, les formes annuelles de O. rufipogon ont etes nommees O. nivara).

O. glaberrima provient de la domestication de O. barthii. On ne sait pas ou a eu lieu la domestication, mais elle semble dater d'avant 500 AV-JC. Depuis quelques dizaines d'annees, ce riz est de moins en moins cultive en Afrique ou le riz asiatique lui est de plus en plus prefere. Aujourd'hui, des varietes hybrides sativa-glaberrima combinants les qualites des deux especes sont crees.

Le riz cultivé existe en de très nombreuses variétés, plusieurs milliers, qui ont été classées historiquement en trois groupes :

  • japonica, à épillet court ;
  • indica, à épillet très long ;
  • intermédiaire, ou javanica.

Aujourd'hui, on classe le riz asiatique en deux sous-especes, indica et japonica, sur des bases moleculaires, mais aussi d'incompatibilite reproductive. Ces deux groupes correspondent a deux evenements de domestication ayant eu lieu de part et d'autre de l'himalaya. Les riz anciennement nommes "javanica" appartiennent au groupe japonica. On parle parfois de "japonica tropicaux".

la sous espece indica regroupe des indica classiques, les riz basmati, des riz adaptes a la culture "seche" (sans inondation du champ) et des ecotypes flottants.
la sous espece japonica regroupe les japonica temperes et tropicaux (ex-javanica), les ecotypes "Aus", et des ecotypes flottants.

Les milliers de varietes de riz existantes sont parfois classees selon leur degré de précocité, selon la longueur du cycle végétatif (en moyenne 160 jours), en variétés très précoces (90 à 100 jours, ecoptypes "aus"), précoces, semi-précoces, tardives, très tardives (plus de 210 jours). Ce mode de classement, s'il est pratique d'un point de vue agronomique, n'a cependant aucune valeur taxonomique.

Le « riz sauvage » appartient à un genre voisin : la zizanie (Zizania aquatica L., originaire du nord des États-Unis et du Canada).

[modifier] Espèces

[modifier] Histoire

L'Homme a commencé à cultiver le riz il y a près de 10 000 ans lors de la révolution néolithique. L'espece oryza rufipogon, dont est dérivé le riz cultivé existe depuis moins de 680 000 ans<ref> voir l'article : Lizhi Gao, Eugene M McCarthy, Eric W Ganko, and John F McDonald (2006) Evolutionary history of Oryza sativa LTR retrotransposons: a preliminary survey of the rice genome sequences. BMC Genomics. 2004; 5: 18.</ref>

Le riz était connu des anciens Grecs depuis les expéditions d'Alexandre le Grand en Perse.

Le riz est mentionné dès 1393 en France, dans le Mesnagier de Paris, mais c'est encore un produit d'importation. Ce sont les musulmans qui l'introduisent en Espagne. En Italie il apparaît en 1468.

[modifier] Culture

Image:Ricefield.jpg

Près de 2 000 variétés de riz sont aujourd'hui cultivées mais surtout, on en dénombre plusieurs appellations :

  • le paddy à l'état brut,
  • le cargo ou riz complet,
  • le riz blanc lors de sa dernière phase.

Généralement, 1 kg de riz paddy donne 750 g de riz cargo et 600 g de riz blanc. Les difficultés liées à la culture du riz font que contrairement au blé, il est cultivé dans très peu de pays. Ainsi, près de 90 % de la production mondiale est fournie par l'Asie des moussons. À elles seules, les productions totales additionnnées de la Chine et de l'Inde dépassent la moitié de la production mondiale. Cela s'explique notamment par les exigences du riz en matière climatique et humaine.

En effet, les besoins de la plante en chaleur, en humidité et en lumière sont très spécifiques. Ce n'est que dans les régions tropicales et subtropicales que le riz peut être cultivé toute l'année. L'intensité lumineuse exigée limite sa production aux zones se situant entre le 45e parallèle Nord et le 35 ème parallèle Sud tandis que les conditions pédologiques requisent s'avèrent plus souples, la plante étant relativement accommodante. La culture du riz requiert cependant une humidité importante : les besoins s'élèvent à au moins 100 mm d'eau par mois.

Le riz entraîne donc une forte consommation domestique en eau.

À tous ces obstacles climatiques, s'ajoute la difficulté à récolter le riz. Il n'existe pas d'équivalent pour le riz à la moissonneuse utilisée pour le blé. La récolte n'est donc pas ou très peu automatisée ce qui nécessite une main d'œuvre humaine importante. Par cet aspect, le riz peut-être considéré comme une culture de pays pauvres, tant les coûts en capital humain jouent un rôle prépondérant.

La riziculture irriguée exige des surfaces planes, des canaux d'irrigation, des levées de terre. En zone montagneuses, ce type de culture est parfois pratiqué en terrasses. De plus, les plantules de riz sont en premier lieu obtenues sous pépinière avant d'être repiquées sous une lame d'eau dans un sol préalablement labouré. Sur le long terme, l'entretien pose aussi de sérieux problèmes car il exige sarclage et désherbage de la terre avant d'effectuer la récolte à la faucille obligatoire et dont les rendements s'avèrent faibles. Ce mécanisme est celui de la culture rizicole dite intensive car ayant les meilleurs rendements et permettant plusieurs récoltes par an (jusqu'à trois dans le delta du Mékong).

La riziculture innondée se pratique dans des zones naturellement innondées de façon périodique. Dans cette catégorie entre deux types de culture, l'un à faible profondeur, et comparable en moins controlé à la culture irriguée, l'autre à forte profondeur (parfois plus d'un mètre) ou des variétés particulières de riz (dites "flottantes") sont cultivées.

Il existe également une riziculture dite pluviale. Le riz n'est pas cultivé « les pieds dans l'eau » et ne requiert pas d'irrigation en continu. Ce type de culture peut se rencontrer dans les zones tropicales d'Afrique de l'Ouest. Ces cultures extensives ou sèches se pratiquent encore mais offrent des rendements plus faibles.

[modifier] Protection phytosanitaire du riz

Liste des produits phytopharmaceutiques autorisés en France pour lutter contre les parasites du riz :

Ministère de l'agriculture

[modifier] Production

Ces dernières années, la hausse de la production de riz fut surtout due à la hausse des rendements mais on constate ces derniers temps une relative stagnation de ces derniers (environ 38 quintaux par hectare). La production générale de riz fluctue moins que celle du blé, du fait notamment des moindres enjeux économiques et politiques.

En 2003, la production mondiale de riz paddy s'est élevée à 585 millions de tonnes (source : FAO).

Principaux pays producteurs
2003Surface cultivée (MHa)Rendement (hectos/Ha)Production (Mt)
Image:Flag of the People's Republic of China.svg Chine27,4061,2167,62
Image:Flag of India.svg Inde44,0030,3133,51
Image:Flag of Indonesia.svg Indonésie11,6044,751,85
Image:Flag of Bangladesh.svg Bangladesh11,1034,338,06
Image:Flag of Vietnam.svg Viêt Nam7,4446,534,61
Image:Flag of Thailand.svg Thaïlande11,0024,527,00
Image:Flag of Myanmar.svg Birmanie5,6039,121,90
Image:Flag of the Philippines.svg Philippines4,1032,215,35
Image:Flag of Brazil.svg Brésil3,1632,410,22
Image:Flag of Japan (bordered).svg Japon1,6858,79,86
Image:Flag of the United States.svg États-Unis1,2174,59,03
Image:Flag of Pakistan.svg Pakistan2,2130,56,78
Image:Flag of South Korea (bordered).svg Corée du Sud1,0159,96,07
Image:Flag of Egypt.svg Égypte0,6294,35,80

[modifier] Prévisions 2005

Les prévisions pour 2005, annoncent une augmentation du prix mondial, face à une demande à la hausse. En 2004, le prix d'une tonne de riz « thaï 100 % grade B », a varié entre 250 et 270 dollars, le prix de la tonne de ce même riz devrait se situer entre 325 et 350 dollars en 2005.

Les principaux facteurs de production seront pour 2005 :

  • réapparition attendue du phénomène climatique « El Niño » qui a toujours un impact néfaste sur la reproduction de riz, en apportant la sécheresse sur le sud-est asiatique ;
  • des stocks mondiaux au plus bas, fin 2004 ils sont à moitié de ceux de l'an 2000 ;
  • production tendancielle en baisse dans la plupart des pays exportateurs, à l'exception des États-Unis  ;
  • augmentation importante de la demande mondiale.

[modifier] Pays exportateurs

  • Seulement 4 % de la production mondiale annuelle, qui avoisine les 600 millions de tonnes, sont destinés au commerce international. Celui-ci est en croissance de 7 % par année.
  • Les États-Unis vont devenir en 2005, le premier exportateur mondial avec 10,1 Mt.
  • La Thaïlande fut le premier exportateur mondial en 2004 : 7,58 Mt (2003) - 10,13 Mt (2004) - 8,5 Mt (2005 prévis.).
    • Le riz « Hom Mali » parfumé subtilement comme la fleur blanche du jasmin, compte pour 25 % des exportations rapportant quelque 2,5 millions de dollars par année au pays à environ 550 dollars la tonne, contre 250 dollars pour le riz blanc. Un million de petits paysans dans le nord-est du pays, région connue sous le nom d'Isan, doivent se contenter le plus souvent d'un revenu mensuel d'à peine 200 dollars et vivent largement au-dessous du seuil de précarité dépendant de la mousson.
  • Le Viêt Nam est le deuxième exportateur : 3,9 Mt (2004) - 3,8 à 4,0 Mt (2005 prévis.)
  • L'Inde fut le deuxième exportateur en 2002 : 6,7 Mt (2002) - 4,3 Mt (2003) - 2,8 Mt (2004) - 1,3 à 1,4 Mt (2005 prévis.)
  • Taïwan participe à des opérations d'aide par distribution de riz <ref>http://www.roc-taiwan-fr.com/press/20030404/2003040403.html</ref>.

[modifier] Pays importateurs

  • Les Philippines : 0,985 Mt (2004) - 1,1 Mt (2005 prévis.).
  • La Chine, le pays possède un énorme stock de riz évalué à 42 Mt, cependant ses prévisions d'achats portent sur 0,7 Mt (2005 prévis.)

[modifier] Utilisation

[modifier] Pour l'alimentation

Quelques plats à base de riz :


Article détaillé : Cuisson du riz.

[modifier] Pour la santé

Le riz et son eau de cuisson sont tout à fait efficaces pour aider à lutter contre les diarrhées.

[modifier] Le riz et les OGM

Image:Searchtool.svg Voir l’article Organisme génétiquement modifié.

Selon la revue Science, la Chine, premier pays producteur et consommateur de riz, envisage de commercialiser des riz OGM à court terme, c'est-à-dire dès 2006. Il s'agit de deux variétés issues de la recherche chinoise, résistant à la pyrale du riz grâce à des gènes transplantés l'un du bacillus thuringiensis (riz Xianyou 63) et l'autre d'une plante, la dolique à œil noir (riz Youming 86). Ces variétés ont fait l'objet de culture en conditions réelles en 2001 et 2003. Ces essais ont démontré la réduction sensible de la consommation de pesticides (80 %) avec un effet positif sur la santé des agriculteurs et sur leurs résultats économiques, et une amélioration du rendement (63,6 q/ha contre 61,5 pour des variétés classiques). Cependant aucune étude scientifique n'a encore démontré l'innocuité de ces produits OGM sur le corps humain, ni leur nocivité d'ailleurs. La Chine est déjà le plus gros producteur de coton OGM, mais avec le riz, ce serait la deuxième fois que des produits OGM seraient mis massivement sur le marché de l'alimentation humaine (après le soja).

Par ailleurs, suite à la présence d'OGMs dans des nouilles chinoises distribuées par Tang Frères, découverte en septembre 2006, la Chine a niée avoir autorisé la culture d'organismes génétiquement modifiés <ref>Du riz OGM en France et en Suède, L'Express, 12 septembre 2006</ref>.

[modifier] Cas du riz doré

Le « riz doré » ou « Golden Rice » est un ensemble de lignées de riz qui ont été obtenues par trangénèse par une équipe de chercheurs suisses menée par le Pr Potrykus à Zurich, en collaboration avec une équipe allemande dirigée par le Pr Beyer à Fribourg<ref>La section "vitamin A and rice de cette publication raconte quand et comment les lignées "golden rice" ont été obtenues (en anglais). On peut aussi lire la publication originale : Ye X, Al-Babili S, Klöti A, Zhang J, Lucca P, Beyer P, Potrykus I (2000) Engineering the provitamin A (beta-carotene) biosynthetic pathway into (carotenoid-free) rice endosperm. Science 287:303-305. </ref>. Ces lignées sont transformées avec différents gènes codant pour un ensemble d'enzymes permettant à la biosynthèse du ß-carotène d'avoir lieu dans le grain de riz. L'organisme humain est capable de transformer le ß-carotène en vitamine A. Selon ces chercheurs, le « riz doré » pourrait être une réponse à la détresse d'un demi-million de personnes qui chaque année perdent la vue, et d'un à deux millions de personnes qui, chaque année, meurent de carence en cette vitamine. Ce travail a été repris par l'IRRI, qui travaille actuellement à intégrer ces transgènes dans de nombreuses nouvelles variétés adaptées aux différentes conditions de culture du riz<ref>http://www.knowledgebank.irri.org/factSheets/OtherResources/Health_and_Nutrition/fs_GoldenRice.pdf</ref>.

[modifier] Controverses liées au riz doré

De nombreux groupements écologistes (dont greenpeace<ref> Communication de Greenpeace international (en anglais)</ref> et Friends of the earth<ref> Communication de Friend Of The Earth (en anglais) </ref>) ainsi que des groupements altermondialistes ont citiqué ces travaux et émis des craintes concernant leur application.

Pour l'activiste Vandana Shiva, mais aussi selon d'autres opposants aux OGM, comme l'association internationale Greenpeace, c'est l'approche même qui est à revoir, les carences en vitamine A sont des conséquences de la monoculture instaurée par la révolution verte, la solution réside selon elle dans la restauration de la biodiversité<ref>Déclarations de Vandana Shiva en marge de la Première Réunion du Comité Intergouvernemental pour le Protocole de Cartegena</ref>. Par ailleurs, l'association Greenpeace a montré que les doses de béta carotène trouvées dans les premieres lignées de riz doré étaient très basses. Il a été dit par des militants de cette association que de très grandes quantités (de 4 a 18 kilos selon les sources) de riz doré devaient être consommées chaque jour pour obtenir l'apport journalier recommandé (AJR) en vitamine A <ref>Propos de Vandana Shiva rapportés par l'agence InterPress</ref>. Cependant, les lignées récentes de riz dorés produisent de plus grandes quantites de vitamines A ( 23 fois plus que les premières ), et une consommation quotidienne beaucoup plus modeste permet de fournir les doses de vitamine A souhaitable<ref>Paine JA, Shipton CA, Chaggar S, Howells RM, Kennedy MJ, Vernon G, Wright SY, Hinchliffe E, Adams JL, Silverstone AL, Drake R (2005) A new version of Golden Rice with increased pro-vitamin A content. Nature Biotechnology 23:482-487. </ref>.

Les personnes et les organismes à l'origine de cette technologie (tout particulierement Ingo potrikus<ref>Une réponse de Ingo Potrykus à Greenpeace, une autre lettre ouverte d'Ingo Potrykus.</ref> et la Rockfeller foundation<ref>reponse de la Rockfeller foundation a Vandana Shiva</ref>) ont défendu, parfois avec véhémence<ref>une autre réponse de Ingo Potrykus a greenpeace</ref> l'intérêt de cette nouvelle technique pour la santé dans les pays en voie de développement. Deux axes d'argumentation ont étés développés : d'une part il n'existerait pas de scénario raisonnable aboutissant à un risque grave pour l'environnement. D'autre part les personnes souffrant actuellement d'avitaminose A sont atteintes malgré les programmes de lutte existant contre cette carence. Le riz doré s'ajouterait, et ne remplacerait pas, les programmes existants.

De nombreux medias ont réalisé des reportages relatant la controverse liée au riz doré (La chaine Arte ou la BBC par exemple).

[modifier] Le riz et le réchauffement climatique

La culture intensive du riz est à l'origine de l'émission d'une quantité assez importante de méthane<ref>Recherches concernant le lien entre Riziculture et Méthane</ref>, puissant gaz à effet de serre. En riziculture, deux types de bactéries agissent : les bactéries anaérobies se développent en l'absence d'oxygène ; les bactéries aérobies se développent en présence d'oxygène. Les bactéries anaérobies produisent du méthane, et les aérobies en consomment. Les techniques d'irrigation couramment utilisées pour la riziculture favorisent le développement principal des bactéries anaérobies, donc la production de méthane n'est que très peu absorbée par les bactéries aérobies. Conséquence, une grande quantité de méthane est produite et lâchée dans l'atmosphère. Des techniques alternatives d'irrigation pourraient cependant être utilisées pour limiter ce problème.

La production d'un kilo de riz correspond à l'émission de 120g de méthane. La riziculture représente de ce fait le deuxième producteur mondial de méthane (60 millions de tonnes/an) après l'élevage des ruminants (80 millions de tonnes/an).

[modifier] Voir aussi

Le Wiktionnaire possède une entrée pour « riz ».

[modifier] Notes et références

<references />

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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