Francais | English | Espanõl

Rhizosphère

Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.

Le mot a été introduit en 1904 par Lorenz Hiltner, bactériologiste pour les sols et professeur d'agronomie au collège Technique de Munich<ref name="Gobran01">[1]G.R. Gobran, W.W. Wenzel, E. Lombi, Trace Elements in the Rhizosphere. CRC Press 2001. Cité dans "Microbial Health of the Rhizosphere" (Researcher: Nikol Heckathorn ; Writer: Laura Reinhold ; Programmer: Tiffany White) [2]</ref>. “Rhizo” vient du grec “rhiza,” signifiant “racine”. “Sphère” est le champ d'action ou d'influence, ici l'environnement naturel. On l'a aussi appelée la moitié cachée de la moitié cachée<ref>Bowen et Roriva, 1991</ref>.

La rhizosphère est la région du sol directement influencée par les racines et les microorganismes associés. Elle est riche en bactéries qui se nourrissent des cellules rejetées par la plante dans un processus appelé rhizodéposition, et des protéines, sucres et autres sécrétions émises par les racines. Les protozoaires et nématodes qui se nourrissent des bactéries sont aussi concentrés autour des racines. Ainsi la plupart du cycle des nutriments et de la suppression des maladies se déroule dans la zone immédiatement adjacente aux racines<ref>[3] Elaine R. Ingham, The Soil Food Web. National Ressources Conservation Service.</ref>, ce qui la rend essentielle pour la phytoremédiation, notamment par la mycorrhizosphère.

L’activité microbienne dans la rhizosphère est régie :

  • par des facteurs de l’environnement climatique, notamment humidité de l’air, température, radiation solaire, teneur en CO2,
  • par des facteurs de l’environnement édaphique, notamment : teneur du sol en eau et en oxygène, température du sol, teneur du sol en éléments assimilables par les plantes, présence de composés phytotoxiques.<ref name= "Dommergues78">[4] Y. Dommergues, Mycorrhizes et fixation d’azote. O.R.S.T.O.M. avril 1978</ref>


References <references />

Outils personnels