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Requin

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Requin
250px
requin gris de récif
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Chondrichthyes
Sous-classe Elasmobranchii
Super-ordre Euselachii
Ordre Carcharhiniformes

Heterodontiformes
Hexanchiformes
Lamniformes
Orectolobiformes
Pristiophoriformes
Squaliformes
Squatiniformes

Taxons de rang inférieur
Systématique : </br>

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Les requins sont des poissons cartilagineux qui existent depuis environ 400 millions d'années. Ils sont sous leur forme moderne depuis 100 millions d'années, ce qui prouve leur perfection d'adaptation. Il y a approximativement 400 à 450 espèces de requins.

La plupart des requins ont une silhouette caractéristique due en grande partie à leur corps fuselé et à leurs nageoires pectorales et dorsales, néanmoins, vu le nombre d'espèces il existe une très grande diversité dans cette famille qui appartient au groupe des Chondrichthyens (requins, raies et chimères).

La plupart des requins sont des prédateurs et pour certains des apex prédateurs, mais les plus grosses espèces comme le requin baleine (Rhincodon typus), le requin pélerin (Cetorhinus maximus) ainsi que le requin grande gueule (Megachasma pelagios) se nourrissent principalement de plancton en filtrant l'eau de mer.

Taille : elles sont diverses et s'étagent du plus petit requin qui est le requin-chat pygmé (25 cm à l'âge adulte), au plus grand comme le requin baleine (jusqu'à 18 mètres au maximum).

Sommaire

[modifier] Distribution

Il y a des requins dans toutes les mers et tous les océans (à l'exception semble-t-il de l'Antarctique), quelques espèces comme le requin bouledogue (carcharhinus leucas) sont capables de vivre en eau douce ou peu salée (fleuve, rivière, estuaire, lacs) en pouvant remonter certains fleuves africains (Zambèze) jusqu'à plus de 3000 km (lac Victoria) à l'intérieur des terres. Des membres d'une espèce (Pristiophoridés) vont même se reproduire dans le Lac Titicaca, en Amérique du Sud.

Certaines espèces sont pélagiques, d'autres côtières ; on trouve des requins de la surface à des profondeurs allant jusqu'à 2 500 mètres de profondeur.

[modifier] Locomotion

Les requins utilisent essentiellement leur nageoire caudale pour se mouvoir. Le plus souvent ils se déplacent à la vitesse de quelques km/h continuellement pour respirer mais certaines espèces sont capables d'atteindre des vitesses de pointe de l'ordre de 50 km/h comme le requin mako (Isurus oxyrinchus). Les denticules présents sur la peau des requins provoquent des micro-perturbations qui facilitent l'écoulement hydrodynamique et le rendement de la nage en créant une couche limite d'eau permanente contre la peau, ce qui fait qu'ils glissent dans l'eau facilement.

Contrairement à la plupart des autres poissons, ils n'ont pas de vessie natatoire pour se stabiliser en profondeur mais utilisent le squalène, huile présente dans leur foie, de densité moindre que l'eau pour corriger leur flottabilité négative. Malgré une idée reçue, certains requins, vivant essentiellement à proximité de récifs, peuvent se reposer sur le fond en se mettant face au courant, ce qui est suffisant pour qu'ils capturent l'oxygène nécessaire à leur métabolisme. Néanmoins les requins pélagiques doivent nager continuellement, vu que les fonds océaniques sont a priori hors de portée de ces animaux.

Des données récentes acquises par satellite ont montré qu'un grand requin blanc nommé "Nicole" a effectué une migration d'Afrique du sud vers l'Australie. La distance d'environ 11000 km a été couverte en 99 jours soit une vitesse moyenne de 4,6 km/h.

[modifier] Reproduction

La plupart des requins se reproduisent dans l'océan ; cependant des membres de certaines espèces (Pristiophoridés) choisissent les lacs (Amérique centrale). Contrairement aux autres poissons, les requins ont un mécanisme de reproduction peu efficace ; et très rarement observé. La maturité sexuelle est atteinte tardivement (plusieurs années), le nombre d'individus par portée est très faible (d'un individu à quelques centaines selon les espèces) et la durée de la gestation est particulièrement longue (de 7 mois à 2 ans).

Le développement des embryons n'est pas identique selon l'espèce considérée ; il peut être :

Dans tous les cas à sa naissance le requin est autonome.

[modifier] Sens & capteurs

Les requins ainsi que les raies ont développé au fil de l'évolution des sens complémentaires particulièrement bien aboutis sans lesquels ils ne pourraient prétendre à leur position de prédateurs. La combinaison de ces sens permet la détection d'une proie potentielle à grande distance et une extrême précision à très courte distance même en absence de lumière ou même si la proie est enfouie sous le sable.

[modifier] Audition

Le requin perçoit les sons sur une gamme de fréquence de 10 à 800 Hertz, mais plus particulièrement de 10 à 100 Hertz ce qui correspond aux bruits émis par des poissons blessés. Ainsi, il est capable de déceler le naufrage d'un bâtiment, tant ce bruit est important et porte loin sous l'eau, et arriver sur les lieux en moins d'une heure.


[modifier] Vision

La plupart des requins ont une excellente vision même si elle diffère de celle de l'être humain, elle repose surtout sur le contraste et la détection de mouvements. Les requins chassant en profondeur disposent en plus d'un mécanisme d'amplification de la lumière. Le grand requin blanc présente la particularité de voir en sortant la tête hors de l'eau tout en s'adaptant à l'indice de réfraction de l'air ; cela lui permet de repérer des mammifères marins sur le sable ou les rochers.

[modifier] Olfaction

L'olfaction est un sens particulièrement développé chez le requin. Capable de déceler à des centaines de mètre de distance une source odorifère, il dispose de deux narines stéréoscopiques qui fonctionnent par analyse différentielle avec une très grande précision. Il peut percevoir ainsi une goutte de sang dans des mètres-cubes d'eau ...

[modifier] Toucher

La peau du requin constituée de denticules est capable, en cas de contact avec un corps étranger, d'effectuer une analyse chimique de l'intrus. En effet sa peau est parcourrue de fossettes sensorielles reliées par des nerfs au cerveau.

[modifier] Électro-réception

Le requin est pourvu de deux organes nommés « ampoules de Lorenzini ». Ces organes sont capables de détecter des variations infimes de champ électrique. Cela lui permet de se repérer grâce au champ magnétique terrestre mais surtout de détecter l'activité électrique produite par le corps de proies enfouies dans le sable et aussi de poissons en "détresse".

[modifier] Gustation

Le requin dispose de capteurs dans sa gueule qui réalisent l'analyse chimique des aliments potentiels. Contrairement à une idée reçue le requin n'hésite pas à recracher immédiatement un aliment qui ne lui convient pas. Ainsi, le requin blanc fait généralement des morsures d'exploration. Cependant, l'idée que les requins avalent tout est fausse. Le requin-tigre, semble néanmoins être la seule exception connue et il arrive que l'on retrouve dans des cadavres de requins-tigre des plaques d'immatriculation, sacs plastiques et autres débris flottants.

[modifier] Ligne latérale

La ligne latérale reste encore aujourd'hui un organe dont le rôle est peu connu. Lorsque le requin se déplace, il crée une perturbation hydrodynamique (une micro vague), lorsque cette perturbation rencontre un autre corps elle est modifiée et cette modification est perçue par la ligne latérale.

[modifier] Conservation

Les requins sont intensivement pêchés, parfois pour leur viande mais le plus souvent -uniquement- pour leurs ailerons qui constituent l'ingrédient principal de mets (soupe et bouchées) appréciés des asiatiques. Le nombre de requins tués annuellement dans le monde a été évalué dans les années 1980 à au moins à 100 millions d'individus. Toutefois, l'intensification de la pêche et l'augmentation de la demande pour les ailerons de requin laissent à penser que ce nombre est fortement sous-évalué aujourd'hui. Près de 10% des espèces d'élasmobranches (requins et raies) figurent sur la liste rouge de l'IUCN et sont menacés d'extinction à des degrés divers. La maturité sexuelle tardive, la durée particulièrement longue de la gestation ainsi que la faible production d'embryon rend les requins particulièrement vulnérables à la surexploitation.

[modifier] Danger pour l'homme

Seules cinq espèces sont qualifiées de dangereuses compte tenu de leur taille et de leur régime alimentaire : le requin tigre (Galeocerdo cuvieri), le requin blanc (Carcharodon carcharias), le requin bouledogue (Carcharhinus leucas) le requin mako (Isurus oxyrinchus) et le requin longimane (Carcharhinus longimanus).

Le requin n'est tout de même pas un animal inoffensif. Quasiment n'importe quel requin de plus d'un mètre est potentiellement dangereux, toutefois le nombre d'accidents est extrêmement faible : entre 57 et 78 attaques de requin non provoquées par an (statistiques de l'ISAF entre 2000 et 2004) dans le monde entier.

Le danger n'est pas forcément lié à une morsure, car un coup de queue peut aussi être très dangereux, comme de la part de mammifères marins (orque, baleine). En effet, du fait de sa structure, la peau de l'aileron d'un requin peut s'avérer aussi tranchante qu'une lame de rasoir et ainsi provoquer de graves blessures par simple frôlement.

[modifier] Mythes et réalités

La quadrilogie Les Dents de la mer (titre original américain : Jaws) a beaucoup contribué à la mauvaise réputation qu'ont les requins auprès du public. Bien qu'il n'y ait pas d'erreur manifeste en matière de taille et de comportement, l'accumulation des scènes voulues pour le scénario est en revanche non crédible et ne pourrait être le fait d'un seul requin. Pourtant dès le Moyen Âge cette réputation n'était plus à faire :

« Ce poisson mange les autres, il est très goulu, il dévore les hommes entiers, comme on a connue par expérience ; car à Nice et à Marseille on a autrefois pris des Lamies, dans l'estomac desquelles on a trouvé homme armé entier. »

-- Guillaume Rondelet, L'histoire entière des poissons (1558)

Paradoxalement la réputation du requin tient surtout à l'aspect exceptionnel et rare d'une attaque. En effet, l'hippopotame ou le cobra tuent des milliers de personnes chaque année dans le monde sans pour autant que cela soit médiatisé, en revanche une attaque ou même la seule présence d'un requin dans l'eau donne lieu à un article en bonne place dans les journaux. En fait, la raison de cette crainte est surtout liée à la perception psychologique voire psychanalytique des profondeurs sombres et inconnues des océans qui alimentent tous les fantasmes.

Le requin est un prédateur, notamment spécialisé dans le nettoyage de cadavres et l'attaque d'animaux malades. Qualifier un requin de mangeur d'hommes est impropre car son régime ne comprend qu'exceptionnellement des êtres humains. La majorité des rares attaques de requins sont du type mordu-relâché (ou morsure d'exploration) sans autre suite que les conséquences de l'unique morsure (qui peut être mutilante et fatale pour cause d'hémorragie). Les requins n'ont pas l'habitude de consommer des êtres humains, cette nourriture ne faisant pas partie de leur menu habituel et commun.

Le plus souvent une attaque est liée à une erreur d'identification ou peut être motivée par la curiosité ; cette dernière hypothèse devenant de plus en plus crédible aux yeux de spécialistes du grand requin blanc comme R. Aidan Martin.

Un évènement aussi rare et spectaculaire qu'une attaque de requin a souvent une couverture médiatique mondiale disproportionnée alimentée par la recherche du sensationnel. C'est ce qui a amené George Burgess, spécialiste des requins du muséum d'histoire naturelle de Floride et responsable de la base de données mondiale des attaques de requins, à rappeller que statistiquement il y avait beaucoup plus de risque d'être tué en allant se baigner en Floride par une noix de coco qui tombe sur la tête que par un requin. Le risque est également bien plus grand de se faire écraser par une voiture en traversant la rue.

Depuis quelques années se développe la plongée sans cage avec des requins en milieu tropical. Des centaines de plongées sont organisées chaque jour dans le monde en compagnie essentiellement de requins de récif mais également à l'occasion en présence de requins tigres, de grands requins-marteaux ou encore de requins bouledogues. Cette activité, relativement peu risquée (pour l'instant), permet de démystifier le requin auprès des plongeurs et de l'observer en milieu naturel. Néanmoins, le mythe du « requin tueur sanguinaire » continue à rester profondément ancré dans l'inconscient collectif du grand public.

[modifier] Anecdote

L'histoire la plus médiatisée de son interaction avec l'homme remonte à 1945 lors de la guerre du Pacifique. Le croiseur USS Indianapolis est coulé lors du retour d'une mission, la livraison des bombes atomiques sur l'île de Tinian, le 26 juillet 1945, par un sous-marin japonais. Les secours tardent plusieurs jours et sur les 900 rescapés de l'attaque seul 316 survivent. Les rapports mentionnent que les requins harcèlent les naufragés nuit et jour durant plusieurs jours.

[modifier] Symbolique

  • Dans la symbolique tahitienne, le requin est associé à la sagesse.
  • Dans la symbolique hawaïenne, le requin est associé à la protection (Aumakua).
  • Dans la symbolique maori, le requin est associé à un guide bienfaiteur du marin égaré.
  • Dans la symbolique japonaise, le requin est associé à la terreur.
  • Dans la symbolique polynésiennne, le requin est associé à l'incarnation ultime de l'âme.

[modifier] Classification classique

Le mot requin est un nom vernaculaire qui correspond en fait à plusieurs ordre du super-ordre Euselachii:

Pour cette raison, certains auteurs ont séparé Euselachii en deux:

[modifier] Liste des différents requins

Voici deux listes de requins. La première est classée suivant les noms vernaculaires, la seconde suivant les noms scientifiques. Comme souvent chez les poissons, les noms vernaculaires ne sont pas toujours très précis. Une même espèce peut recevoir plusieurs noms et le même nom peut désigner des espèces différentes d'où l'aspect contradictoire de ces listes.

[modifier] Liste des noms vernaculaires

[modifier] Liste des espèces

Il est particulièrement dur de dénombrer précisement le nombre d 'espece différente de requins,certains possedant plusieurs apellation différente.