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Rejets de CO2

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Bien que le gaz carbonique ne soit pas toxique en soi, et favorise en fait la croissance des plantes, les environnementalistes ont mis en évidence dans les années 1990 que l'excès de dioxyde de carbone (CO2) est une forme de pollution, en raison de son action dans le processus de réchauffement climatique. C'est un phénomène à double tranchant.

Les moyens de transports utilisant des hydrocarbures, (voitures, camions, avions, frêt, navires) forment une source importante d'émission de CO2.

De fait l'effet des activités humaines sur le réchauffement climatique général de notre planète commence à être bien connue grâce aux nombreuses études, mais son impact sur l'acidification des milieux marins l'est beaucoup moins car cela ne fait que quelques années que les chercheurs s'y intéressent.

[modifier] Protocole de Kyōto

En 1999, le Protocole de Kyōto aujourd'hui signé par une majorité de pays a établi un calendrier de réduction des émission de ce gaz.

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Depuis le 24 juin 2005, la France s'est, à la suite d'autres pays, dotée d'une place d'échanges de permis d'émission de gaz à effet de serre.

[modifier] Conséquences des rejets dans le milieu marin

L'ensemble des océans absorberait un tiers des émissions humaines de CO2. Sont ainsi passés dans le milieu marins, 9 milliards de tonnes en 2004, et depuis le début de l'ère industrielle, un total de 120 milliards de tonnes issues de la combustion des carburants fossiles.

L'apport massif de CO2 dans les océans entraîne une diminution du pH des eaux les rendant plus acides en diminuant la concentration en carbonate affectant l'écosystème marin car c'est l'un des composants essentiels dans la fabrication de carbonate de calcium utilisé par les crustacés et les mollusques pour fabriquer leur exosquelette calcaire. Cette diminution pourrait selon divers spécialistes varier de 5 à 50% d'ici la fin du XXIe siècle.

Le pH moyen est passé de 8,2 unités au début de l'ère industrielle à 8,1 unités aujourd'hui ce qui correspond sur une échelle logarithmique à une hausse de l'acidité de 26%. Un diminution supplémentaire de 0,5 unité correspondrait à un doublement de l'acidité.

L'acidification des mers a un effet immédiat sur diverses espèces. Pour les coraux, c'est le blanchiment lié à une diminution de la calcification, mais c'est aussi dans l'océan Atlantique Nord l'explosion des cocolithophores sous l'effet de la lumière au printemps du fait d'une pression plus élevée en CO2. Plus grave l'acidification a un effet plus important en eaux froides que dans les mers chaudes, dans la situation la plus pessimiste, d'ici la fin du siècle la calcification pourrait devenir impossible dans l'océan Austral et sur les côtes de l'Antarctique rendant impossible la fabrication de l'aragonite, une forme de calcaire qu'on trouve dans la coquille des ptéropodes, or ceux-ci constituent la base de l'alimentation du zooplancton, lui même base de l'alimentation de nombreux poissons et mammifères marins.

Une des conséquences du réchauffement climatique pourrait être l'arrêt (ou le ralentissement) de la circulation des océans. Si les courants océaniques s'arrêtent, les couches d'eau superficielles vont se saturer en CO2 et ne vont plus en capter comme aujourd'hui. Pire : la quantité de CO2 que peut absorber un litre d'eau diminue à mesure que l'eau se réchauffe. Ainsi, du CO2 pourrait être relargué si les océans ne circulent plus comme aujourd'hui.

[modifier] Voir aussi

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