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Résilience (physique)

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Pour les articles homonymes, voir Résilience. Image:Disambig.svg

En physique, la résilience est la capacité d’un matériau à résister à des assauts ou de retrouver son intégrité après lesdits assauts.

Le terme est également employé dans plusieurs autres domaines, comme en biologie, en psychologie (voir l'article Résilience (psychologie)), dans l'industrie ou encore l'informatique où on parle en anglais de system resiliency, qui correspond à la tolérance aux pannes.

Sommaire

[modifier] Calcul en physique

En physique, on calcul la résilience en notant l'énergie nécessaire (en joules par cm²) pour briser un échantillon.

[modifier] Métallurgie

Dans le domaine de la métallurgie, la résilience caractérise la résistance d'un métal à un choc à une température donnée: c'est la mesure de l'énergie nécessaire pour provoquer la rupture d'un métal. C'est la raison pour laquelle, aux États-Unis où le mot a été appliqué pour la première fois à l'être humain par le pédopsychiatre Michael Rutter dans les années 1970, la connotation du terme résilience est différente d'en français, et il est parfois utilisé par analogie avec la résistance du métal dans le sens de flexibilité sociale, le rebondir après une épreuve difficile; pour Serge Tisseron, «  le mythe de la Rédemption n’est pas loin » réf. La résilience s'exprime en joules, ou en joules par unité de surface, généralement par cm2, et doit toujours s'accompagner de la température à laquelle l'essai est réalisé, soit par exemple 150 J à - 20 degrés C, 300 J à 0 degré etc. En effet, pour le matériau acier par exemple, la fragilité ("inverse" de la résilience), augmente avec l'abaissement de la température. Plus un matériau acier est froid, et plus il est fragile.

[modifier] Mesure de résilience d'un materiau

Image:Searchtool.svg Voir l’article Essai de flexion par choc sur éprouvette entaillée Charpy.

La caractérisation de la résilience d’un matériau est réalisée grâce à un mouton pendule de Charpy (Georges Charpy).

Une éprouvette entaillée est placée sur deux appuis. Le pendule est lâché d’une hauteur déterminée de façon à frapper l’éprouvette avec une vitesse entre 1 et 4 m/s. La hauteur de remonté du pendule après le choc permet de déterminer l’énergie nécessaire pour rompre l’éprouvette.

[modifier] voir aussi

en:Resilience es:Resiliencia hu:Reziliencia it:Resilienza (biologia) sr:Резилијенција

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