Prénom
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Dans la plupart des langues indo-européennes, le prénom précède le nom de famille dans la manière de désigner les personnes.
À sa naissance (et/ou à son baptême), généralement, chaque personne se voit attribuer un ou plusieurs prénoms, dont un seul (qui peut être double) sera utilisé par la suite : le prénom usuel. Mais dans nombre de cultures, notamment en Asie et en Afrique, le prénom n'est attribué que plusieurs jours (ou plusieurs semaines) après la naissance.
Dans certaines langues (par exemple en vietnamien, en chinois ou en coréen), le nom de famille précède le prénom (simple ou composé). De même en finnois, en hongrois ou en japonais, pour éviter les malentendus lors d'échanges internationaux et pour se conformer aux usages occidentaux, les Finlandais, les Hongrois et les Japonais tendent à inverser l'usage traditionnel.
Le choix du/des prénom(s) donne souvent lieu pour les parents à une intense réflexion. De nombreux livres ont été publiés ces dernières années à ce sujet. On observe des phénomènes de mode. Ainsi, de nos jours, après une vague des prénoms américains (issus des séries télévisées américaines) dans les années 1990, on observe au cours des années 2000 un retour aux prénoms des grands-parents ou aux prénoms courts (Léa, Théo...).
Cette inspiration donnée par les séries ou les films américains ou autres n'affecte pas également tous les pays : parmi les plus résistants aux influences étrangères, en Europe, la Norvège, l'Islande et la Finlande figurent en bonne place, les deux premiers piochant dans un fonds extrêmement fourni, qui doit non seulement à l'énorme répertoire norrois, mais aussi aux influences d'autres peuples germaniques et des Gaëliques, essentiellement irlandais, entre le IXe et le XIVe de notre ère. En outre, la conscience de la signification du prénom de son enfant est inégale selon les cultures et les aires linguistiques. On remarque, au moins dans les pays francophones et anglophones, que le choix du prénom tient plus souvent à sa consonnance ou à la mode, comme dit plus haut, qu'à son sens : nombreux sont les exemples comme « Mélanie » — du grec μέλαινα : noire (de chevelure) —, porté par une jeune fille blonde, qui aurait tout aussi bien pu se nommer « Terry » (de Theodoric, prénom masculin signifiant « protecteur de la tribu »)... À l'inverse, un Slave sait que son nouveau-né Володя — Volodya, Volya ou encore Volusya, diminutifs de Володимир : Volodymyr, auquel correspondent le russe Владимир (Vladimir) ou encore le polonais Waldemar — aura les qualités d'un « prince régnant par la paix », un Caucasien espère bien que son jeune Звияд (Zviad, du géorgien ზვიად) sera à la hauteur de l'« orgueil » que l'on a de l'avoir mis au monde, la toute frêle كنزة (Kenza) sera forcément un « trésor », et le petit Lakota Mato Sapa souhaite bien avoir l'intelligence et la force de l'« ours noir ».
La tradition sápmi (saami) se contente originellement du prénom. L'indication de la filiation est relativement récente, essentiellement pour des raisons administratives. Il en va de même pour les populations turques et altaïques, amérindiennes et bien d'autres.
Tout aussi important en dehors d'Europe, ce choix peut étonner les Occidentaux. D'un côté, cela n'a rien d'extraordinaire de « numéroter » son enfant, comme en Chine, au Viêt Nam ou ailleurs. Par exemple, le prénom « Samba », fréquent en Afrique de l'ouest, signifie en pulaar « Deuxième [fils] » — ceci se retrouve parfois dans les prénoms occidentaux, mais ces prénoms de numérotation ne sont plus donnés en fonction du numéro : Quentin, le cinquième, Benjamin, le dernier. De l'autre côté, il existe en Mongolie une pratique bien vivante, surtout hors des agglomérations, qui consiste à malnommer son enfant, de façon à dissuader les esprits malfaisants de leur nuire ou de les enlever : son petit garçon peut très bien se nommer Мүү-охин ([ˈmyːoxᵊn], « vilaine fille »), voire Тэрбиш ([ˈtɛrbɨʃ], « ce n'est pas lui »). Dans les deux cas, ceci n'empêche pas les parents de faire appel à des termes aux significations plus élogieux ou poétiques, comme l'un des plus courants 花 (Pīnyīn huā, « fleur », seul ou en composition), comme c'est souvent le cas partout : Գոհար (Gohar : émeraude, féminin en arménien, provenant du farsi گوهر — plutôt réservé aux hommes dans les langues persanes), მზექალა (Mzekala : fille du soleil, en géorgien), Алмаз ou Алмас (Almaz ou Almas — prénom féminin), omniprésents en Asie centrale et dans le Caucase, de l'arabe ألماس , signifiant « diamant », et bien d'autres encore.
Une autre particularité intéressante du vrai (pré)nom d'un Diné (Navajo) est le mystère qui l'entoure : d'une part, l'enfant n'a guère besoin d'être nommé dans le cadre familial, les termes désignant les liens de parenté sont utilisés à la place du nom. Même s'il est attribué quelque temps après la naissance, le ʼájiʼ (nom de guerre) est employé le moins possible afin de ne pas le déposséder de son pouvoir protecteur et, traditionnellement, il n'est jamais prononcé devant une personne étrangère à la famille. Spécialiste des Diné, Marie-Claude Feltes-Strigler (pp. 74-77, Parlons Navajo<cite>, L'Harmattan, 2002, ISBN 2-7475-2037-4) écrit : « Le nom d'une personne est son bien secret […]. Si une tierce personne l'a en sa possession, le nom n'est plus fiable et peut même se retourner contre son propriétaire. » Un Diné verra son ʼájiʼ masqué par les divers surnoms qu'il recevra sa vie durant et ceux que l'État civil lui attribue. Sans compter que dans le passé, il n'était pas rare qu'un même individu donne, à sa guise, divers faux-noms à ses interlocuteurs, soit pour déjouer le fichage des services de recensement, soit pour dérouter ses interlocuteurs mexicains, puis américains.
Au Viêt Nam, il est courant d'adjoindre au nom de famille (họ) et au prénom (tên) un nom intercalaire définissant le sexe de l'enfant : « Thị » pour une fille et « Văn » pour un garçon, entre autres possibilités.
En France, l'INSEE publie une base de données exhaustive de 12 000 prénoms avec leur répartition géographique et des statistiques sur près de 80 ans. En Belgique, l'INS (http://www.statbel.fgov.be/port/home_fr.asp) prépare un portail similaire. L'Office Fédéral de la Statistique suisse publie un palmarès (http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/bevoelkerung/uebersicht/blank/analysen__berichte/prenoms/01.html) qui ne se limite pas à la seule Confédération. Pour ce qui est du Canada, le StatCan met à la disposition du public des documents sur le sujet — le plus simple étant de s'adresser aux bibliothèques.
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[modifier] Identité
Le prénom est très important dans la plupart des cultures dites occidentales. Il permet de se reconnaître comme entité à part entière et sépare de la parenté et de la hiérarchie.
Le rapport amical rend l'utilisation du prénom très importante, signe d'appartenance à un même groupe. Un surnom permet souvent de raffermir l'identité du groupe, car seules certaines personnes (même dans le groupe) connaissent la provenance de ce surnom. On observe cependant fréquemment dans les bandes d'amis (peu importe l'âge) une ou deux personne dont l'interpellation se fait par le nom de famille. En général, ces personnes ont beaucoup d'influence sur les autres, ou sont moins appréciés et servent de bouc émissaire.
Dans plusieurs institutions (un bureau, une coalition de médecins, certaines universités), le nom de famille désigne la personne en puissance hiérarchique, souvent appuyée par un titre comme Professeur (enseignement), Maître (droit), Monsieur (politesse) qui remplacent ainsi le prénom, alors signe de vie privée ou de non-formalisme. Par contre, plusieurs entreprises se débarrasse aujourd'hui de ces signes de respects devenus étouffants pour rendre les rapports à l'autorité plus conviviaux, ce qui parfois ne fait qu'induire plus d'hypocrisie.
Aussi, un moyen de ramener à l'ordre un individu peut se faire en nommant son nom complet, puisque celui-ci inclut l'identité personnelle et la position familiale de ce même individu.
[modifier] Ésotérisme
Le prénom, dans la numérologie et l'étymologie populaire, est un moyen de connaître la personnalité affective de l'individu. L'individu serait formé à partir de son prénom, selon des mouvements spiritualistes.
Ainsi, on a pu voir émerger depuis quelques années des signets montrant la signification du prénom, les tendances affectives qu'il apporte, et même la vibration (expression remplaçant le mot « couleur ») liée au destin du porteur de ce même prénom.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- Petite liste de prénoms slaves du nord
- Le traumatisme du prénom
- Prénoms chinois Calligraphie de prénoms occidentaux traduits en chinois.
- Prénoms occidentaux en chinois avec calligraphie.
- L'encyclopédie des prénoms
- e-prenoms
- Rechercher un Prenom Trouver la signification d'un prénom
- Prénoms à fêter
- Origine des prénoms, statistiques, occurences par département
- Les prénoms dans la langue imagée
- Les prénoms en acrosticheca:Prenom
de:Vorname en:Given name fy:Foarnamme lb:Virnumm nl:Voornaam pl:Imię pt:prenome sk:Krstné meno wa:Pitit no

