Pourpre
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| Composantes | ||
|---|---|---|
| Hexadécimal | #DC143C | |
| RVB | (r, v, b) | (220, 20, 60) |
| CMJN | (c, m, j, n) | (0, 232, 185, 35) |
| TSL | (t, s, l) | (348°, 91%, 86%) |
La pourpre est une teinture rouge violacé profond, découverte par les Phéniciens, mais c'est également un des éléments culturels majeurs de l'Antiquité méditerranéenne.
Elle était probablement tirée du Murex, un coquillage. Son coût de revient très élevé réservait son usage à des étoffes destinées aux dieux et aux classes dirigeantes des sociétés entourant la Méditerranée. À Rome, c'est le symbole du pouvoir : la largeur de la bande pourpre portée sur la toge (clavus), et la couleur plus ou moins vive des vêtements rouges indiquent le statut social du porteur du vêtement (Voir laticlave, angusticlave). Les imperators ne portaient que des vêtements pourpres.
À Constantinople, la chambre de l'empereur était pourpre (les murs étaient revêtus de porphyre, une pierre pourpre), et le fils d'un empereur né alors que son père régnait, c'est-à-dire dans cette chambre, bénéficiait du prestige de porter le surnom de Porphyrogénète.
La raréfaction du Murex et les troubles de la fin de l'Antiquité ont provoqué la disparition des techniques de fabrication de la teinture pourpre.
Le mot vient du grec ancien πορφύρα / porphúra. Le mot latin est purpura, d'où l'adjectif « purpurin », de couleur pourpre.
En Héraldique c'est un émail d'une couleur variant du gris-brun au rouge violacé. Plutôt rare, cet émail se rencontre surtout dans les blasons d'ecclésiastiques. En représentation monochrome, il est symbolisé par des hachures « en barre » (soit de droite en haut à gauche en bas).

