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Postmodernité

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Mouvement philosophique et culturel (on parle alors de postmodernisme), de la fin du XXème siècle qui tente, après l'effondrement des idéologies de s'inscrire dans le prolongement du structuralisme, tout en critiquant l'héritage du freudisme et du marxisme. Les penseurs post-modernes se situent dans la perspective du désenchantement du monde après l'affaiblissement des autorités religieuses et la fin des utopies révolutionnaires meurtrières.

Principaux représentants : Baudrillard, Gauchet, Lipovetsky, Lyotard, Vattimo, Virilio.

Le concept de post-modernité doit beaucoup au philosophe Jean-François Lyotard (La condition post-moderne) qui la définit comme l'époque de la fin des « grands récits ».

Voir aussi : Post-modernisme, philosophie post-moderne

Sommaire

[modifier] Philosophie de l'histoire

Fin des grands récits ; totalitarisme du XXe ; notion de progrès remise en cause ; L'a-chronisme.


Le postmodernisme, c'est l'éclatement des références temporelles : quand les prémodernes se reposaient sur la tradition et les modernes sur l'avenir, les postmodernes ont les pieds dans le vide. Le passé, où les autorités ont failli dans leur tâche, ne rallie guère, tandis que l'avenir ne réserve plus autant de promesses, dans la mesure où il est totalement incertain vu l'évolution exponentielle de l’œuvre humaine. Dans ce contexte où l'homme n'a plus de repère, la postmodernité est l'ère du retour à l'éthique, comme dialectique du devenir de chaque homme.


Bonne gestion et recherche du bien-être remplacent la volonté de transformation de la société (cf. Sloterdijk). Elle est aussi celle de la résurgence du thème nietzschéen de l'éternel retour.


opposition Europe / États-Unis (cf Robert Kagan) construction européenne en tant que projet post-moderne

[modifier] Sociologie

En sociologie, la post-modernité désigne la dissolution de la référence à la raison comme totalité transcendante dans les sociétés contemporaines occidentales. La post-modernité, à la différence de la modernité, ne rattache plus l’idée de progrès à un sens synthétique qui le justifie.

Il s’agit aussi d’un mode précis de régulation des pratiques sociales et de reproduction des rapports sociaux découlant des contradictions de la modernité politique et institutionnelle. La tendance du mode postmoderne de régulation de la pratique sociale est que les actes signifiants des individus sont progressivement dissociés d’un ordre commun synthétique (qui dans la modernité leur conférait un sens) et remplacé par des régulations purement autoréférentielles et automatiques (le marché, les technologies, les médias informatiques) dont le mode d'opération n'est plus mesuré par rien d'autre que par leur propre taux de croissance exponentielle. L’efficacité remplace la légitimité; la gestion remplace le politique; le contrôle, la propriété, et nous nous retrouvons finalement avec des organisations qui prennent des décisions avec de l’information. La post-modernité ainsi entendue est un mode de reproduction sociale d’ensemble, régulée de manière décisionnelle et opérationnelle plutôt que de manière politico-institutionnelle (Michel Freitag). Les conséquences pratiques de cette dissolution de la référence à la raison, c’est que les actions humaines tendent à se réduire progressivement à un comportement adaptatif, que la pensée s’identifie à un calcul marginal de gain ou de perte, que les rapports humains se réduisant à la compétition ou à la concurrence et les identités ou statuts à ceux de gagnant et de perdant. Ajoutons que la science dans une société post-moderne renonce à son idéal normatif de réalité et de vérité au profit de la prévisibilité des résultats de l’action instrumentale opérée sur le réel et que l’activité humaine tend à se justifier par le paradigme général de la résolution de problème.

[modifier] La fragmentation

Fragmentation de l'individu : l’identité se fragilise. Entre des attitudes auparavant opposées : « banker le jour, raver le soir » « parfaite maîtresse de maison le soir, business woman le jour »... En fonction des moments de sa vie. l'individu ne se projette plus dans des modèles. On tend vers une plus grande flexibilité identitaire. « je est un autre ».

Fragmentation de la société : En de multiples groupes/tribus : l'exemple de la culture techno. Fragmentation qui se retrouve dans l'offre marketing et les mass media. Stimulée par le développement d’internet. Qui n’empêche pas le développement de poly-appartenances. 
La fin des modèles sociologiques. Sous la bannière du droit d'être absolument soi même, tous les modes de vie deviennent légitimes. Le modèle patriarcal explose. Le modèle masculin...

[modifier] Voir aussi

[modifier] Lien externe

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