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Politique environnementale des États-Unis d'Amérique

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Image:Usstamp-save-our.jpg Cet article décrit la politique environnementale des États-Unis d'Amérique.

Sommaire

[modifier] Protection de la nature

[modifier] Parcs nationaux américains

Image:Searchtool.svg Voir les articles Parcs nationaux américains et Liste des réserves de biosphère aux États-Unis d'Amérique.
Parc naturel national du Yellowstone

Les premiers parcs nationaux ont été instaurés, avec le parc du Yellowstone en 1872. En 1890, la frontière est officiellement fermée et le Yosemite Act reconnaît le besoin de protéger les espaces naturels, en particulier à l'ouest. Le pays compte aujourd’hui 57 parcs nationaux.

[modifier] Forêts

Dès 1891, le président peut classer des zones en forest reserve qui deviendront plus tard les national forest.

L'espace forestier public, qui représente 1/3 des forêts du pays, est géré par le United States Forest Service. Cette agence fédérale a été créée en 1905 et emploie aujourd'hui près de 30 000 personnes<ref name="Delbard">Olivier Delbard, La politique ... dans Transatlantica, 2005 [lire en ligne] (mis en ligne le 24 mars 2006)</ref>. Il est par la suite rattaché au département de l'Agriculture. Il joua un grand rôle pendant la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale et appliqua les méthodes du productivisme scientifique. Pendant les Trente Glorieuses, la consommation de bois augmente et les forêts américaines deviennent des espaces de loisir et de récréation, dans la droite ligne de l'esprit pionnier et du Mutiple Use Sustained Yield Act de 1960. Devant la pression des protecteurs de la nature, notamment du Sierra Club, le Congrès vote le Wilderness Act (1964) qui crée des zones totalement protégées des activités humaines. Le Forest Service doit abandonner 20 % de ses forêts publiques<ref name="Delbard"/>. En 1976, le National Forest Management Act essaie de concilier les intérêts industriels et la protection de la nature. Sous la présidence de Ronald Reagan, la production de bois repart à la hausse, notamment dans les États du Nord-Ouest. La loi sur la protection de la chouette tachetée permet de stopper les coupes massives : dans les années 1990, la vente de bois des forêts fédérales chute de 70 %<ref> Robert H. Nelson, A burning issue. A case for abolishing the U.S. Forest Service, Political Economy Forum, Rowman and Littlefield Publishers, Lanham, 2000, page 152</ref>. Aujourd'hui, les forêts couvrent 226 millions d'hectares dont 75 millions sont protégés des coupes illégales<ref>http://www.yannarthusbertrand.com/yann2/affichage.php?reference=366J-01-10&pais=Etats-Unis</ref>.

Les États-Unis utilisent beaucoup le bois comme matériau de construction dans l’architecture civile (green houses). Ses qualités écologiques sont nombreuses (voir l’article bois).

[modifier] Législation fédérale

  • La loi sur la politique environnementale (National Environmental Policy Act ou NEPA) a été signée le 1er janvier 1970 par le président Richard Nixon. Elle contraint les organismes fédérales à préserver les écosystèmes lors de la construction de bâtiments ou d'infrastructures nationales.
  • Lois contre les dégazages sauvages en mer

Le 26 septembre 2005, la compagnie Moller-Maersk a été condamnée à payer une amende de 500 000 dollars après avoir rejeté des hydrocarbures en mer.

[modifier] Lutte contre le réchauffement climatique

éoliennes au Texas
  • énergie éolienne

En 2004 les États-Unis ont produit 6 752 MWe d'énergie éolienne, en troisième position derrière l'Allemagne et l'Espagne. Les grands parcs éoliens se trouvent en Californie.

  • énergie solaire

En 2004-2005, l'énergie solaire captée sur les toits par des cellules photovoltaïques représentait 950 000 mégawatts dans tout le pays. En 2004, 14 000 mégawatts photovoltaïques ont été vendus aux États-Unis. Plusieurs entreprises américaines de recherche dans l'énergie solaire comme Nanosys et Nanosolar (Palo Alto, Californie) ou Konarka (Lowell, Massachusetts) ont reçu des aides fédérales (de la part de la Defense Advanced Research Projects Agency et du Department of Energy and the Navy).

  • Biocarburants

Les États-Unis sont les deuxièmes producteurs mondiaux de bioéthanol. Leur production s'élevait à 6,21 millions de mètres cubes en 2001 et 10,2 millions de mètres cubes en 2003<ref name="Faujas">Alain Faujas, « Biocarburants : une fausse-bonne idée ? » dans Le Monde, 09/06/2006 [lire en ligne]</ref>. En 2006, 10 % de la production de maïs est transformée en biocarburants aux États-Unis<ref>Georges Quioc, « L'agriculture attise l'appétit des financiers » dans Le Figaro du 08/07/2006, [lire en ligne]</ref>.

[modifier] Engagements individuels

Image:Al Gore, Vice President of the United States, official portrait 1994.jpg

  • Hommes politiques :
    • Le sénateur républicain John McCain
    • L'ex Vice-président Al Gore : il intervient dans un film réalisé par David Guggenheim, An Inconvenient Truth (Une vérité qui dérange). Présenté au Festival du film de Sundance et au Festival de Cannes de 2006, ce film montre les effets dramatiques du réchauffement climatique sur la planète Terre. Il rencontre un grand succès public aux États-Unis pendant l'été 2006 et est sorti en France le 11 octobre 2006. Le livre de Gore publié en 1992, Earth in the Balance, traitait déja d'un certain nombre de sujets touchant l'environnement, et se classa dans la liste des bestsellers du New York Times. Plus tard, quand Gore entra au congrès, il initia la première audition du congrès, y emmena des climatologues et commença à débattre de ce sujet avec les représentants élus<ref>Remnick, David. "The Talk of the Town." New Yorker." April 14, 2006.[1]</ref>. Il pensait qu'une fois les législateurs au courant de l'incontestable évidence, ils seraient conduits à l'action ; pourtant finalement, le processus fut lent voire laborieux.
  • Autres personnalités américaines qui s'engagent pour le développement durable et la protection de l'environnement  :

[modifier] Associations, groupes de pression et entreprises

Le gouvernement américain doit compter sur les actions des associations de protection de l'environnement. La plupart ont été fondées sur la côte ouest dans les années 1970.

[modifier] Les politiques fédérales

Dès la présidence de Richard Nixon, le gouvernement fédéral engagea un programme d'écologie<ref>Jean-François Revel, L’obsession anti-américaine, Paris, Plon, 2002, ISBN 2259194494, page 286</ref>. Le sénateur démocrate Gaylord Nelson (1916 – 2005) créa la journée de la terre (Earth Day) célébrée depuis 1970. Depuis 1970, l’Agence de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency) est le principal organe de ces politiques (voir le site web, en anglais). En 1972 est adoptée la loi sur les pesticides (Federal Insecticide, Fungicide, and Rodenticide Act en anglais) qui établit des normes et un label (aujourd'hui remplacé par le Food Quality Protection Act).

Le congrès a voté en 1992 la loi sur la politique de l’énergie (Energy Policy Act -EPAct- ou Public Law 102-486) qui encourage à privilégier d’autres sources d’énergie que le pétrole (éthanol, méthanol, biodiesel, gaz naturel, hydrogène et électricité).

[modifier] Administration Clinton (1993-2001)

L'administration Clinton a signé le Protocole de Kyoto en décembre 1997, mais celui-ci n'a pas été accepté par le Congrès. Les États-Unis sont le seul pays des Huit à n'avoir toujours pas ratifié ce protocole, même si la Californie s'est engagée à atteindre ses objectifs. C'est aussi en 1992 que les États-Unis se sont dotés d'un label écologique, appelé Energy Star. Il est décerné aux produits et aux bâtiments qui respectent les normes pour réduire la consommation d'électricité. Bill Clinton souhaitait aussi imposer une taxe sur l’énergie, mais une fois encore, le Congrès dominé par les démocrates a refusé de la voter.

[modifier] Administration Bush (2001-2008)

En effet, le gouvernement de George W. Bush a ensuite décidé de se retirer des négociations tout en proposant quelques mois plus tard un autre plan moins contraignant que celui de Kyoto : il s’agit du « Clear Skies and Global Climate Change », du 14 février 2002, qui développe une approche graduelle, à moyen ou long terme, face à l’effet de serre. Il prévoit :

  • de baisser les émissions de gaz à effet de serre du PIB de 18 % en dix ans ;
  • de donner 700 millions de dollars supplémentaires (soit 4,5 milliards au total) à la recherche sur les changements climatiques ;
  • d’exempter de 4,6 millliards de dollars d’impôts sur cinq ans pour ceux qui investissent dans les énergies renouvelables.

L’administration Bush a également remis en cause des dispositifs plus ou moins anciens de lutte contre la pollution dans le pays : normes de pollution pour les centrales thermiques, taxe spéciale sur les firmes pétrolières et chimiques pour financer le nettoyage des rivières polluées ...

En 2004, le sénateur républicain John McCain et le démocrate Joseph Lieberman déposent un projet de loi visant à limiter les rejets dans l’atmosphère ; soutenu par les grandes entreprises Alcoa, DuPont de Nemours et American Electric Power, il n’est pourtant pas adopté.

Le 6 juillet 2005, au cours du sommet du G8 à Gleneagles, le président George W. Bush a reconnu pour la première fois que la production de gaz à effet de serre de l'activité humaine est en partie responsable du réchauffement climatique tout en réaffirmant son opposition au protocole de Kyoto. Mais il continue de plaider pour la recherche et le développement de sources d'énergies non-polluantes, plutôt que par une réduction des gaz à effet de serre.

Train allant à Santa Fe

Le 28 juillet 2005<ref> Le Figaro web du 28/07/2005 Lire en ligne</ref>, le gouvernement des États-Unis ont signé un accord à Vientiane avec cinq pays d'Asie-Pacifique (Australie, Inde, Japon, Chine et Corée du sud) visant à développer de nouvelles technologies pour lutter contre l'émission des gaz à effet de serre. La structure de cette accord s'appelle depuis fin 2005 Asia-Pacific Partnership for Clean Development and Climate Change (AP6), Partenariat Asie-Pacifique pour le développement propre et le changement climatique. Selon ses détracteurs, cet accord qui n'impose aucun objectif chiffré en termes de pollution, permettrait aux États-Unis de contourner, voire de torpiller l'accord de Kyoto.

Le 29 juillet 2005 a été votée la loi de réforme sur le secteur énergétique. Elle prévoit :

  • de réduire la dépendance énergétique des États-Unis ;
  • d'augmenter les sources d'énergie renouvelable ;
  • d'encourager l'utilisation des biocarburants ;
  • l'extension de la période de l'heure d'été, du deuxième dimanche de mars au premier dimanche de novembre ;
  • d'améliorer le secteur nucléaire (George W. Bush a promulgué une loi pour construire de nouvelles centrales nucléaires<ref>« George W. Bush prône un renforcement de l'énergie nucléaire aux Etats-Unis » dans Le Nouvel Obs web, 25/05/2006</ref>) ;
  • de moderniser les usines thermiques au charbon et le réseau <ref>Le Figaro web, 29/07/2005 (Lire en ligne)</ref>.

Il faut également signaler que les États-Unis, avec l'Union européenne, la Russie, le Canada, la Chine, le Japon et la Corée du sud, et après de rudes négociations, participent finalement au financement du projet ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) prévu à Cadarache (France). Ce projet pourrait être la solution au remplacement du pétrole et de l'uranium dans la production d'énergie.

En octobre 2005, le président a appelé ses concitoyens à réduire leur consommation de pétrole. Sur l'année, les Américains ont acheté plus de bicyclettes que d'automobiles<ref>Dans Libération, 5 octobre 2005</ref>. En mai 2006, George W. Bush s'est prononcé pour la construction de nouvelles centrales nucléaires : à Pottstown (Pennsylvanie), il a également promu les biocarburants et les sources d'énergie renouvelable<ref>« George W. Bush prône un renforcement de l'énergie nucléaire aux Etats-Unis » dans Le Nouvel Obs web, 25/05/2006</ref>. Les États-Unis sont les deuxièmes producteurs mondiaux de bioéthanol. Leur production s'élevait à 6,21 millions de mètres cubes en 2001 et 10,2 millions de mètres cubes en 2003<ref name="Faujas"/>. En 2005, le secteur de la production d'énergie propre a enregistré aux États-Unis une croissance de 50%<ref>Marion Festraëts, Christophe Carrière, « L'Amérique vire au vert », dans L'Express, 10/10/2006</ref>.

Le ministère de l'Environnement a en outre créé un programme facultatif de réduction d'émissions de gaz. 86 entreprises, totalisant 8 % des émissions américaines de carbone, ont pris la décision d'adhérer au réseau de Climate Leaders<ref>Anne Collet et Hoda Saliby, « Nairobi, nouvelle capitale de la lutte contre le réchauffement », dans Courrier international du 07/11/2006, [lire en ligne]</ref>.

[modifier] Exemples à l’échelle des états

  • Hors politique fédérale, depuis 2001, les états du Texas, de la Californie, du New Hampshire, ont instauré un dispositif de contrôle des émissions de gaz pour différents secteurs industriels et énergétiques. Le dispositif adopté par la Californie, qui s’appliquera à partir de 2009, prévoit de réduire les émissions de gaz polluants de 22 % en moyenne d’ici 2012 et de 30 % d’ici 2016. En outre, le principe des marchés des permis d’émission consiste à accorder aux industriels « pollueurs » gratuitement, à prix fixe ou aux enchères, des quotas d’émissions de CO2, que ceux-ci peuvent ensuite s’échanger. Chaque émetteur de CO2 doit alors vérifier qu’il détient autant de permis d’émission que ce qu’il va émettre. Dans le cas contraire, il se trouve contraint ou bien de diminuer ses émissions, ou bien d’acheter des permis. Inversement, si ses efforts de maîtrise des émissions lui permettent de posséder un excédent de permis, il peut les vendre. De tels procédés ont été réalisés pour réduire les pluies acides aux États-Unis et ont connu des succès (programme « Acid rain »). Ce système des marchés de permis d’émission fait partie du dispositif du Protocole de Kyoto.
  • Les décisions pour réduire les émissions de CO2 sont prises par les états fédérés : en 2005, 18 de ces états obligeaient les producteurs d’électricité à utiliser en partie des sources d’énergie renouvelables. 130 villes des États-Unis ont décidé de respecter les principes du protocole de Kyoto en réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre<ref name="libération9juin">Dans le journal Libération, 9 juin 2005, page 13</ref>.

[modifier] La Californie

Image:Windaltamont-cr.jpg La Californie a toujours été pionnière en matière de protection de l’environnement aux États-Unis : l’Etat a été le premier à imposer l’essence sans plomb et le pot catalytique<ref>Claudine Mulard, « La Californie, chantre entêté de l'air pur » dans Le Monde du 23/09/2006, [lire en ligne]</ref>. Dès 2004, une décision de justice de la Californie contraint les constructeurs automobiles à réduire de 18 à 25% la pollution engendrée par leurs véhicules<ref>Marion Festraëts, Christophe Carrière, « L'Amérique vire au vert », dans L'Express, 10/10/2006</ref>. Alors que la population californienne représente 12 % de la population américaine, elle ne consomme que 7 % de l’électricité produite dans le pays ; ainsi, la Californie se trouve à la première place pour la rentabilité énergétique par personne. L'état s'est engagé à limiter les émissions de gaz à effet de serre : les objectifs annoncés sont une diminution de 11 % avant 2010 et 87 % avant 2050<ref name="libération9juin"/>. Le 30 août 2006, le gouvernement et le Parlement de Californie signent un accord pour diminuer la production de gaz à effet de serre, mettant l’Etat en conformité avec le protocole de Kyoto<ref> « La Californie s'engage à réduire les émissions de gaz à effet de serre », dépêche AFP dans Le Monde, 31/08/2006, [lire en ligne]</ref>. La décision AB32 (Global Warming Solutions Act) a été prise de réduire d’un quart les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020<ref> « Landmark deal on greenhouse gas emissions » dans le San Francisco Chronicle du 30/08/2006, [lire en ligne]</ref>. Des sanctions financières seront prises contre les industries qui ne respectent pas cet engagement. Un marché de permis d’émissions sera créé et contrôlé par l’Air Resources Board<ref> Marc Lifsher, « Gov. Reaches Landmark Deal on Greenhouse Gas Emissions » dans le Los Angeles Times, du 30/08/2006, [lire en ligne]</ref>.

La Californie s'est aussi engagé à respecter des règles plus strictes sur la consommation et les pots d'échappement de véhicules neufs ; cette politique est imitée par deux autres états de l'ouest : Washington et Oregon<ref>source : Le Figaro, 5 juillet 2005</ref>. Le 20 septembre 2006, Bill Lockyer le ministre de la justice de la Californie, lance des poursuites judiciaires contre trois constructeurs automobiles américains et trois japonnais, et leur demande des dommages et intérêts pour la pollution qu'ils engendrent<ref>« Réchauffement climatique : la Californie poursuit six constructeurs automobiles » dans Le Monde du 20/09/2006, [lire en ligne]</ref>. Selon lui, les véhicules automobiles représentent 30 % des émissions de dioxyde de carbone de l'État.

En 2005, le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger proposait que le budget de l'état de Californie finance à hauteur de 6,5 millions de dollars la construction de stations pour les véhicules roulant à l'hydrogène.

Le code d'éducation de la Californie (chapitre IV, sections 8700 à 8784) insiste pour que les élèves soient sensibilisés aux problèmes de l'environnement<ref> Extrait du code de l'éduction de Californie (lire en anglais)</ref>.

  • Énergie solaire

Grâce à son bon ensoleillement, la Californie développe l’énergie solaire : l’état abrite des collecteurs cylindro-paraboliques dont la puissance atteint 80 MW, la plus grande centrale à tour comme Solar one puis Solar 2 ne dépasse pas 10 MW. Les centrales solaires du désert des Mojaves ont une capacité totale de 354 MW<ref name="Mulard">Claudine Mulard, « Une centrale solaire géante pour alimenter la Californie » dans Le Monde du 11/04/2006, [lire en ligne]</ref>.

Un projet de loi oblige les promoteurs immobiliers à installer un système d’énergie solaire sur 15 % des nouvelles maisons construites en Californie à partir de 2006. Le projet de loi prévoit que, d’ici à 2010, 55 % des maisons seront équipées en panneaux solaires. Le gouverneur Arnold Schwarzenegger avait fait campagne pour inciter à installer des systèmes solaires dans la moitié des maisons de l’état à partir de 2005.

  • Biocarburants

Les bus de la ville de Berkeley roulent au biodiesel obtenu à partir du retraitement des huiles alimentaires (issues par exemple de la cuisson des frites de la restauration rapide)<ref>Pour en savoir plus, consulter l’article de Marion Festraëts dans l’Express daté du 23 août 2004</ref>.

La Californie a adopté une loi qui contraint les grands groupes automobiles à vendre des véhicules respectant des normes strictes de rejets de CO2.

  • Énergie éolienne

La Californie est l’état où l’énergie éolienne est la plus développée avec une capacité de production de plus de 2 040 MW installés en 2004, loin devant le Texas (1293 MW)<ref>Source web site web de l' American Wind Energy Association</ref>. La principale région de production se trouve au nord de l'état, à l'est de San Francisco

À 150 km au nord de San Francisco, 19 centrales géothermiques (350 puits) sont contrôlées par la société Calpine dans les comtés de Lake et de Sonoma. Elles produisent environ 850 megawatts, c'est-à-dire presqu'autant qu'une petite centrale nucléaire.

[modifier] Les autres états

Image:US wind power map.png

  • New York : La tour de la liberté, qui remplacera les twin towers du World Trade Center, respectera des normes écologiques : 20 % de son électricité sera produite par des éoliennes.
  • Le gouverneur de l'état de New York, le Républicain George Pataki, a réuni plusieurs états du nord-est autour d'un plan surnommé « le mini-Kyoto ». L'organisation de la Northeast States for Coordination Air Use, fondée le 7 décembre 2005 rassemble sept États et vise à une baisse de 10 % des émissions de CO2 d'ici à 2019 dans le BosWash<ref name="Serina">Guillaume Serina, « La révolte des maires américains », dans Le Monde du 12/10/2006, [lire en ligne]</ref>.
  • La Nouvelle-Angleterre est par ailleurs, avec la Californie, favorable à l'application du protocole<ref>Sylvie Briet, « Kyoto: le Québec sur un air différent », dans Libération du 03/10/2006, [lire en ligne]</ref>
  • Wisconsin : en 2005, la construction d'un parc à éoliennes a été décidée dans le sud de l'état. Il fournira de l'électricité à 72 000 foyers et coûtera 250 millions de dollars. Le parc aura une capacité de 200 Mégawatts et s'etendra sur 50 miles carrés. Il alignera 133 turbines de 11,80 mètres de hauteur avec des pales de 3,80 mètres. Dans l'état du Wisconsin, seul 4 % de l'électricité est produite par des énergies renouvelables, notamment grâce à 55 turbines réparties dans 5 parcs à éoliennes qui produisent 53 MegaWatts. Le gouverneur Jim Doyle souhaite augmenter cette proportion à 10% d'ici à 2015<ref>source : Associated Press</ref>.
  • L'État du Nevada a pour objectif d'atteindre le seuil de 20 % de sa consommation en énergie renouvelable, d'ici à 2015, notamment grâce aux centrales solaires installées dans le désert<ref name="Mulard"/>. La centrale thermo-solaire Nevada Solar One est en construction depuis le 11 février 2006 à Boulder City. À terme, elle développera une puissance de 64 MégaWatts et sera la troisième du monde<ref name="Mulard"/>. Selon ses concepteurs, la centrale devrait permettre d'éliminer un volume de pollution équivalent à la suppression d'un million de voitures en circulation sur le territoire des États-Unis.

[modifier] Les politiques municipales

  • Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la municipalité de la cité industrielle de Pittsburgh exige des efforts de la part des usines en matière de pollution atmosphérique<ref>Cynthia Ghorra-Gobin, La ville américaine : espace et société, Paris, Nathan Université, 1998, ISBN 2091910163, p.44</ref>.
  • Par leur politique environnementale (énergies renouvelables, remplacement des bus et camions polluants, en utilisant des sources de lumières plus économiques), 70 villes américaines ont fait baisser de plus de 23 millions tonnes les émission de dioxyde de carbone en 2004<ref>Cité dans le San Francisco Chronicle (Lire en ligne)</ref>.
  • En juin 2005, les maires de 136 villes américaines, ont pris l'engagement d'appliquer les normes du protocole de Kyoto et à réduire d'ici à 2012 leurs émissions de gaz à effet de serre de 7 % par rapport à 1990<ref>Source: L'Express, 4 juillet 2005</ref>. Ils ont signé le US Mayors Climate Protection Agreement (« accord des maires des Etats-Unis sur la protection du climat ») qui vise à développer les technologies propres.
  • En septembre 2006, la conférence des maires s'est réunie à Santa Barbara et à renouveler ses engagements pour atteindre les objectifs fixés à Kyoto : ils sont 294 maires; parmi lesquels ceux des trois plus grandes agglomérations du pays, qui représentent 49,2 millions d'habitants et 44 États (sur 50)<ref name="Serina"/>. Le maire démocrate de Los Angeles, Antonio Villaraigosa a annoncé qu'il fera planter un million d'arbres dans sa ville et qu'il encouragera les carburants « propres » avant la fin de son mandat]]<ref name="Serina"/>.

[modifier] Notes

<references/>

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • (fr) Olivier Delbard, « La politique du United States Forest Service », dans Transatlantica (revue d'études américaines), 2005, Couleurs d'Amériques [lire en ligne] (mis en ligne le 24 mars 2006).
  • (fr) Collectif, « L'écologie aux Etats-Unis », dans Revue française d'études américaines n°70, octobre 1996.
  • (fr) Marion Festraëts, Christophe Carrière, « L'Amérique vire au vert », dans L'Express, 10/10/2006, [lire en ligne]
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