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Pierre Beghin

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Pierre Beghin est un alpiniste français né en 1951. Ingénieur grenoblois, docteur en mécanique des fluides et grand spécialiste de la modélisation des avalanches, il avait à son actif cinq 8000 (8000 m).

Il disparaît le 11 octobre 1992 au cours d'une descente de la face Sud de l'Annapurna après une tentative effectuée avec Jean-Christophe Lafaille. Ce dernier mettra 5 jours à redescendre seul avec un bras cassé.


[modifier] Palmarès en Himalaya

Pierre Beghin est un des plus talentueux hymalayiste français, il a à son actif plusieurs succès :

  • 1981 : première ascension du Manaslu (8167 m), face ouest, en duo.
  • 1983 : première en solitaire du Kanchenjunga (8586 m), troisième homme à réaliser un plus de 8000 en solitaire
  • 1984 : première de l’éperon Sud du Dhaulagiri (8167 m) avec Jean Noël Roche.
  • 1987 : face Nord du Jannu (7710 m) avec Eric Decamp.
  • 1989 : face sud directe du Makalu (8463 m) en solo. Après un bivouac à 8050 m, il essuiera deux avalanches lors d’une descente invraisemblable.
  • 1991 : première de l’arête Nord-Ouest du K2 (8611 m) et première ascension en duo et sans assistance avec Christophe Profit.

[modifier] Un spécialiste des avalanches

Pierre Beghin était alpiniste mais également ingénieur au Cemagref où il étudiait les avalanches. Ses études consistaient à reproduire scientifiquement sur une maquette immergée dans un vaste aquarium, les avalanches qui affectaient telle ou telle zone de montagne.

Il venait juste de terminer un travail fondamental sur l’influence des facteurs de sédimentation sur la dynamique des courants de gravité. Il était l’un de nos ambassadeurs scientifiques appréciés à l’étranger.

Cette volonté tenace qui le caractérisait, Pierre la mettait tout aussi naturellement au service de son travail qu’au service de son engagement pour l’Himalaya. Chaque année, il partait en direction de Katmandou. Passionné par ce jeu extrêmement dangereux qu’est l’himalayisme, il avait déjà eu l’occasion, dans des avalanches, de vérifier la précarité de son destin : "Jusqu’alors, la montagne a été magnanime avec moi" se plaisait-il à raconter philosophiquement. Jusqu’à ce jour sur les flancs de l’Annapurna où comme de nombreux grands alpinistes français, il disparut (lors de l'ouverture d'une nouvelle voie avec Jean-Christophe Lafaille, qui reussit à survivre).

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