Philip K. Dick
Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.
| Image:Nuvola apps konquest.png |
| Cet article fait partie de la série |
| Science-fiction |
| La SF à l'écran |
| autre-A-B-C-D-E-F-G |
| H-I-J-K-L-M |
| N-O-P-Q-R-S-T |
| U-V-W-X-Y-Z |
| Le monde de la SF |
| Auteurs - BD de SF |
| Fandom - Prix littéraires |
| Thèmes et genres |
| Catégorie:science-fiction |
Philip Kindred Dick, mieux connu sous le nom de plume Philip K. Dick, (16 décembre 1928 à Chicago - 2 mars 1982 à Santa Ana, 56 km au sud de Los Angeles, Californie) était un auteur américain de romans et de nouvelles de science-fiction.
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] Jeunesse
La mort de sa sœur jumelle, Jane Charlotte, le 26 janvier 1929 (alors à peine âgée de 6 semaines), l'affecte profondément jusqu'à la fin de sa vie. Ce décès assez incompréhensible est attribué à une allergie au lait maternel. Toute sa vie Philip Dick ressent qu'une partie de lui-même est manquante, ce qui est très probablement à l'origine de la dualité exceptionnellement forte de son œuvre. (On en voit un écho dans son roman "Dr Bloodmoney", en la personne du petit frère "interne", mort-né, en relation télépathique avec son jumeau adulte ). Assez jeune, il souffre de vertiges et plus tard on lui diagnostique une schizophrénie qui sera réfutée par la suite. Terrorisé par ce qu'il imagine dans son esprit, il découvre la science-fiction dans le magazine de nouvelles Stirring Science Stories et y décèle la seule issue possible pour extérioriser ses angoisses intérieures.
À quatre ans, ses parents divorcent et il reste seul avec sa mère, à Berkeley. Bien que le psychologue conjugal ait prédit que la séparation n'affecterait pas l'enfant, celui-ci s'en plaindra pourtant toute sa vie. Son père rompt définitivement toute relation avec la famille.
Après avoir commencé à l'Université de Californie des études philosophiques qu'il ne terminera jamais (le maccarthysme étant alors à son apogée, il est renvoyé pour sympathies communistes), il s'adonne à sa passion principale : la musique, au point d'en faire son métier. Il travaille en effet comme programmateur pour une station de radio, et dans le même temps, comme vendeur de disques dans un magasin à Berkeley, Universal Music. On reconnaît là de nombreux éléments autobiographiques utilisés dans "Radio free Albemuth", son fascinant roman posthume et paranoïde, qui recrée avec un remarquable pouvoir évocateur l'époque très particulière ou se préparait, à Berkeley, la vague hippie et les mouvements ultérieurs des années 60.
La plupart des biographes supposent que ce sont les pulps américains (Galaxy, Fantasy and Science-fiction, Astounding Stories, etc.) qui lui ont fait découvrir la science-fiction. Alors qu'il est encore au collège, il commence à écrire ses premiers textes de SF (et de poésie), dont certains sont publiés dans le Berkeley Gazette, le tout premier étant The Devil, daté du 23 janvier 1942.
En mai 1948, Jeanette Marlin devient sa première femme. Il en divorcera 6 mois plus tard (leurs centres d'intérêt divergeaient totalement) pour se remarier en juin 1950 avec Kleo Apostolides, d'origine grecque, militante gauchiste mineure, fichée au FBI car accusée de communisme. Dick doit alors affronter la visite de deux agents fédéraux, qui lui demandent d'enquêter sur sa femme. Il refuse, mais finit pourtant par se lier avec l'un d'entre eux, George Scruggs, fasciné par les discours de Dick et sa profession mystérieuse d'écrivain. Là encore, cette épouse ultragauchiste et ces évènements sont relatés presque sans changement dans "Radio free albemuth"
[modifier] Écrivain
Poussé par sa femme, il entame en 1952 une carrière d'écrivain professionnel. Ses débuts sont ignorés par le monde de la SF qui regarde avec circonspection cet auteur dont les concepts scientifiques sont assez bizarres et le style littéraire non exempt de défauts. Après de très nombreuses nouvelles écrites durant cette période, comme Beyond Lies the Wub, Mr Spaceship, The Gun, The Variable Man, The Builder, Second Variety, pour ne citer que les plus connues, il décide de se lancer dans le roman, plus rémunérateur.
Son premier roman, Loterie solaire, très politique, est publié en 1955. Il s'inspire de l'idée des stratégies mixtes en théorie des jeux pour suggérer l'idée qu'en contexte concurrentiel des nations il peut être avantageux de tirer au sort les gouvernants avec une périodicité aléatoire.
Côté vie de famille, les relations se dégradent peu à peu. Dick, qui écrit surtout la nuit, ne peut plus supporter de voir sa femme plus active que lui, et le regard des voisins, qui le voient chaque matin paresser dans la véranda, le met mal à l'aise. Il se sent sans cesse traqué, épié, surveillé. Pour réussir à soutenir un rythme de travail rapide, il prend toutes sortes de médicaments, en particulier des amphétamines, qui le plongent régulièrement dans des dépressions terribles.
Son côté paranoïde s'amplifie au fil des mois : s'il ne réussit pas, estime-t-il, c'est parce qu'il est victime de complots fomentés contre lui. Un double effet joue en fait contre lui :
- la science-fiction n'est plus un genre à la mode, le phénomène des pulps étant passé.
- le style de Dick arrive trop en avance pour le public des Etats-Unis de l'époque, dont l'humeur est davantage à l'euphorie qu'à la suspicion. Ses nouvelles et romans ne rencontreront le succès en France qu'après 1968 et aux Etats-Unis que dans la foulée du film Blade runner.
Cela n'arrange en rien, dans l'immédiat, la situation psychologique ni financière du romancier.
Il divorce de sa femme en 1958 et rencontre Anne Williams Rubinstein, dont le mari vient de mourir. Commence un flirt où Anne et Philip ont l'impression de se comprendre l'un et l'autre comme s'ils n'avaient jamais connu personne d'autre. Les trois petites filles de Anne se lient très vite avec ce gros homme barbu qui débarque chez elles sans crier gare et épouse leur mère le 1eravril 1959. Une fille, Laura Archer, naît de cette union le 25 février 1960.
La femme de Philip l'encourage à écrire une œuvre qui fasse de lui un auteur célèbre et reconnu. Il commence alors la rédaction du Maître du Haut Château.
Encore une fois, le couple tourne mal. Anne voit en Dick l'image d'un écrivain qu'il n'est pas et ne tient pas à être, celui-ci ne pouvant se décider à abandonner son genre de prédilection, la science-fiction, bien que son rêve soit d'être reconnu comme écrivain de littérature générale. Sa femme ouvre une bijouterie. Philip se sent une nouvelle fois entretenu par sa femme, bon à rien. Il soupçonne Anne d'avoir contre lui des idées de meurtres.
Il déclarera plus tard : « C'était une psychotique meurtrière. Elle me faisait peur et par deux fois elle a tenté de me tuer. »
Lorsque Anne quitte la maison en emmenant sa fille, il sombre dans la dépression. Le divorce a lieu en 1964.
En 1962, Le Maître du Haut Château est publié : c'est un immense succès. Un public "dickien" commence à se créer, enthousiasmé par l'œuvre. L'année suivante, le roman gagne le prix Hugo. En 1963 et 1964, il enchaîne les romans : Les Clans de la lune alphane, Nous les martiens, Simulacres et le Dieu venu du Centaure, ce dernier étant l'un de ses romans les plus connus.
En 1964, il se remarie avec Nancy Hackett, qui a 21 ans. Il a avec elle un second enfant, Isolde Freya (surnommée tout simplement Isa). À nouveau, le mariage ne fonctionne pas. Dick accuse sa femme de « vouloir faire comme les autres », et de chercher malgré lui à l'intégrer dans ce qu'il appelle « la bonne société californienne ». La vie mondaine ne l'intéresse pas : il se consacre entièrement à ses livres, et sort de moins en moins de chez lui. Les assassinats de John F. Kennedy et de Martin Luther King le révoltent, et il cesse de voter cette même année.
Durant cette période, Dick écrit Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, qui servira de base au film Blade Runner, mais aussi et surtout Ubik qui sera plus tard vu comme le chef-d'œuvre de l'écrivain.
En 1970, il est au bout du rouleau : il a de forts ennuis avec le fisc et sa femme, l'actualité mondiale le rend amer (en particulier la guerre du Viêt Nam). Il écrit à cette époque Coulez mes larmes, dit le policier, qui porte l'empreinte de sa déprime du moment. Nancy part en emmenant Isa en septembre.
Cette période est la plus sombre de sa vie. Seul, abandonné par sa femme, l'auteur ouvre sa maison à tous les drogués, hippies ou junkies de passage. Plus une journée ne passe sans qu'il se drogue, ce qui provoque chez lui de longues périodes de délire. Cette expérience le pousse à écrire Substance mort, écrit en 1975, publié en 1977.
Il cherche à plusieurs reprises, sans succès, à se faire interner en hôpital psychiatrique, parvenant cependant à passer quelques jours en salle d'examination. Dick est peut-être paranoïaque, schizophrène, mais ne présente pas les symptômes caractéristiques d'un drogué dur : il est bien en chair et en forme physiquement.
Le 17 novembre 1971, un événement bouleverse sa vie. Lorsqu'il rentre chez lui, il trouve « les fenêtres fracassées, les portes fracturées, les serrures forcées » et constate « la disparition de plusieurs de [ses] affaires : on avait fait sauter [son] armoire-classeur à l'épreuve du feu, manifestement au moyen d'explosifs du type plastic », classeur où il conservait tous ses « trésors » : textes, vieux pulps de sa jeunesse, collections diverses... Aussitôt, ses peurs paranoïaques remontent à la surface : il accuse tour à tour le FBI et le KGB de vouloir attenter à sa vie.
Puis il part s'installer à Vancouver, qu'il a découvert lors d'une conférence de science-fiction le 12 février 1972, et où il a directement envisagé d'émigrer. Il tente de refaire sa vie là-bas, tombe plusieurs fois amoureux de filles bien plus jeunes que lui, qui le repoussent à chaque fois, prenant souvent peur devant cet homme gauche qui réclame leur affection. Il tente alors de se suicider, en prenant une forte dose de tranquillisants.
Il survit, et se fait interner à X-Kalay, centre de désintoxication pour héroïnomanes (bien qu'il ne ressemblât pas du tout, comme on l'a vu auparavant, à un drogué de ce type, ni n'en fût réellement un). Il y découvre l'enfer des drogués durs, dont le cerveau a subi des lésions irrémédiables.
Après trois semaines à X-Kalay, Dick émigre à Fullerton. Il est hébergé par deux étudiantes fans de ses œuvres, et rencontre l'écrivain amateur Tim Powers.
En juillet, il fait la connaissance de Tessa Busby, jeune fille réservée, qui a alors dix-huit ans. Le couple emménage et ils fondent ensemble un foyer. Il recommence alors à écrire.
L'Europe, en particulier la France, commence à s'intéresser à lui. Substance Mort se voit publié durant cette période, ainsi que la version finale de Coulez mes larmes, dit le policier, qui gagne en février 1974 le prix Nebula et le prix Hugo. On lui propose d'adapter Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? en film.
Dick avait fait de son corps, comme l'écrit Emmanuel Carrère dans sa biographie, « un shaker à cocktails chimiques ». À cette époque, on parlait beaucoup des flashbacks d'acide, où les anciens drogués des années soixante avaient soudain des hallucinations hors du commun, et pouvaient être pris de pulsions meurtrières inattendues, phénomène qui faisait peur et fascinait les américains moyens. Peut-être cela explique-t-il la raison qui poussa Philip à verser dans le mystique, lui qui avait toujours voulu prouver que notre monde était faux, qu'il existait une réalité supérieure, et que lui seul semblait s'en apercevoir.
Il s'abonna à des revues sectaires, lut les publications de l'église de scientologie, prétendit avoir plusieurs révélations divines, et, invité en 1977 à une conférence de SF à Metz en France, prononça devant une foule ébahie un discours très étrange où il expliqua qu'il aurait été contacté par des extra-terrestres en mars 1974 et qu'il entretenait avec eux, depuis cette date, une correspondance.
L'Exégèse, ouvrage énorme, date de cette époque. Il s'agit d'un essai où toutes ses révélations sont soigneusement notées, et où s'affrontent Philip K. Dick et Horselover Fat, unique et même personnage (Philippe signifie en grec « l'ami des chevaux » qui s'écrit en anglais « horse lover » ; Dick signifie gros en allemand, « fat » en anglais). Dans plusieurs de ses romans de cette dernière période, l'ancien président Richard Nixon, sous son nom (dans VALIS) ou une version fictive, apparaît comme une figure maléfique de ce que Dick qualifie d'"Empire" (L'Empire n'a jamais pris fin est une phrase récurrente dans VALIS).
Il a un accident vasculaire cérébral le 18 février 1982, et meurt le 2 mars 1982 d'une défaillance cardiaque quelques jours avant la sortie du film Blade Runner tiré de son roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? Il commençait juste à en recevoir les droits d'auteur. Il est enterré à Fort Morgan, aux côtés de sa sœur Jane, sans avoir jamais su à quel point son œuvre allait devenir mythique.
En France, le quotidien Libération a publié sa nécrologie le même jour que celle d'un autre écrivain, Georges Perec, décédé le 3 mars. Les deux articles se trouvaient des deux côtés d'une même feuille du journal.
Il a publié 36 romans et cinq recueils de nouvelles.
En 1983, un an après sa mort, un prix littéraire est créé en son hommage et baptisé le Prix Memorial Philip K. Dick.
[modifier] Œuvre
Toutes les histoires de Philip K. Dick ont pour thèmes la modification de la réalité et la manipulation de cette réalité. Ils sont particulièrement présents dans les nouvelles Jeu de guerre, Souvenir à vendre, ainsi que dans les romans Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, La vérité avant-dernière, Le dieu venu du centaure ou Ubik.
Nombreux sont ceux qui pensent que ces caractéristiques proviennent directement de la paranoïa qui marquait sa santé mentale fragile, notamment en raison de sa consommation de drogues (surtout des amphétamines) et de médicaments. Mais la critique sociale et le cynisme des puissants qui "imposent une réalité fictive" sont aussi très présents chez lui.
Il est très connu pour avoir créé dans ses romans une atmosphère glauque, inspirant ainsi les cyberpunks bien qu'il ait vécu trop tôt pour les connaître. Mais cette atmosphère « glauque » tient en fait à l'intrigue héritée du gnosticisme qui hante la plupart des romans de Dick : le faux, qui régit ce monde, et que nous percevons comme le vrai, doit être démasqué.
Durant les dernières années de sa vie, il consacre la plupart de son temps à écrire l'Exégèse, texte monumental sur son œuvre dont une seule partie est publiée aux États-Unis. Elle est issue des interrogations de Dick sur une expérience mystique qu'il a vécue en mars 1974, laquelle est aussi à l'origine de Siva, œuvre emblématique de la fin de sa vie. On y trouve des fragments de l'Exégèse, à l'intérieur d'une histoire qui est une véritable mise en abyme de sa propre vie. À sa mort on découvre chez lui plus de 8 000 pages du dialogue qu'il entretient avec lui-même depuis cette expérience. Un exemple parmi d'autres : en écoutant la chanson des Beatles Strawberry Fields Forever, il diagnostique que son fils est atteint d'une hernie inguinale, ce qui sera confirmé par des examens ultérieurs.
Il existe deux biographies en français sur Dick :
- Emmanuel Carrère Je suis vivant et vous êtes morts, Seuil - collection Points, 1993. Carrère aborde la vie de Dick sous forme romanesque.
- Lawrence Sutin Invasions divines. Très complète et détaillée.
[modifier] Citations de Philip K. Dick
- La réalité, c'est ce qui continue d'exister lorsqu'on cesse d'y croire.
- Notre perception est limitée parce que nous n’avons que des aperçus fragmentaires de la réalité. (À rebrousse-temps)
- Reality is just a point of view ("La réalité n'est qu'une façon de voir les choses.")
- Votre réalité n’est pas la mienne. La vôtre n’est qu’une illusion que votre perception a figée.
- La science-fiction est une nouvelle dimension de nous-mêmes et une extension de notre sphère de réalité tout entière ; elle ne connaît de ce point de vue aucune limite.
[modifier] Œuvres
Les recueils publiés chez Omnibus comportent une bibliographie ayant 294 entrées rien que pour ses œuvres de fictions.
[modifier] Romans
- Solar Lottery, 1955 (Loterie solaire)
- The World Jones made, 1956 (les Chaînes de l'avenir)
- The Cosmic Puppets, 1956 (les Pantins cosmiques)
- The Man who Japed, 1956 (le Profanateur)
- Eye in the Sky, 1957 (l'Œil dans le ciel)
- Time Out of Joint, 1959 (le Temps désarticulé)
- Dr Futurity, 1960 (Docteur Futur)
- Vulcan's Hammer, 1960 (les Marteaux de Vulcain)
- The Man in the High Castle, 1962 (le Maître du Haut Château) [détail des éditions]
- The Game Players of Titan, 1963 (les Joueurs de Titan)
- Clans of the Alphane Moon, 1964 (les Clans de la Lune alphane) [détail des éditions]
- Martian Time-Slip, 1964 (Glissement de temps sur Mars)
initialement paru sous le titre All we Marsmen (Nous les Martiens) - The Simulacra, 1964 (Simulacres)
- The Penultimate Truth, 1964 (la Vérité avant-dernière)
- The Three Stigmata of Palmer Eldritch, 1965 (le Dieu venu du Centaure)
- Doctor Bloodmoney, or How we got Along after the Bomb, 1965 (Dr Bloodmoney) [détail des éditions]
- The Zap Gun, 1965 (le Zappeur de mondes)
- The Crack in Space, 1966 (la Brèche dans l'espace)
- Lies, inc., 1966 (Mensonges & Cie) [détail des éditions]
- Now wait for Last Year, 1966 (En attendant l'année dernière)
- Counter-clock World, 1967 (À rebrousse-temps)
- The Ganymede Takeover, 1967 (les Machines à illusions)
- Do Androids Dream of Electric Sheep?, 1968 (les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?) [détail des éditions]
renommé Blade Runner après la sortie du film - Galactic Pot-Healer, 1969 (le Guérisseur de cathédrales) [détail des éditions]
- Ubik, 1969 (Ubik)
- A Maze of Death, 1970 (Au bout du labyrinthe)
- Our Friends from Frolix 8, 1970 (Message de Frolix 8)
- We can Build you, 1972 (le Bal des schizos)
- Flow my Tears, the Policeman Said, 1974 (Coulez mes larmes, dit le policier) [détail des éditions]
- Confessions of a Crap Artist, 1975 (Confessions d'un barjo)
paru aussi sous le titre Portrait de l'artiste en jeune fou - Deus Irae, 1976 (Deus Irae)
co-écrit avec Roger Zelazny. - A Scanner Darkly, 1977 (Substance mort) [détail des éditions]
- Valis, 1980 (SIVA)
- The Divine Invasion, 1981 (l'Invasion divine)
- The Transmigration of Timothy Archer, 1982 (la Transmigration de Timothy Archer)
- The Unteleported Man, 1983 (Mensonges & Cie) [détail des éditions]
- The Man Whose Teeth Were All Exactly Alike, 1984 (l'Homme dont les dents étaient toutes exactement semblables) [détail des éditions]
- In Milton Lumky Territory, 1985 (Aux pays de Milton Lumky)
- Humpty Dumpty in Oakland, 1985 (Humpty Dumpty à Oakland)
- Puttering about in a Small Land, 1985 (Mon royaume pour un mouchoir)
- Nick and the Glimmung, 1985 (Nick et le Glimmung)
- Radio Free Albemuth, 1985 (Radio Libre Albemuth)
- Mary and the Giant, 1987 (Pacific Park)
- The Broken Bubble, 1988 (la Bulle cassée) [détail des éditions]
[modifier] Nouvelles
Les dates de références utilisées ici sont les dates de publication originale et non les dates de création des œuvres. Les titres de certaines nouvelles ayant varié au gré des traductions, ils sont cités du plus récent au plus ancien.
[modifier] Autres œuvres
- Exégèse, essai.
- La Fille aux cheveux noirs (The Dark Haired Girl, 1988)
- Si ce Monde vous déplait... et autres écrits (The Estate of Philip K. Dick, 1995 trad. fr. Editions de l’éclat) (références)
- Dernière conversation avant les étoiles (Entretien avec Gwen Lee, 1982; trad. fr. Editions de l’éclat)
[modifier] Adaptations cinématographiques
[modifier] Adaptations directes
Après la mort de Philip K. Dick, de nombreux scénarios se sont inspiré plus ou moins fidèlement de ses œuvres :
- En 1982 sort Blade Runner, dont le scénario s’inspire du roman Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Do Androids Dream of Electric Sheep?, 1968), dont le titre est devenu Blade Runner suite au succès du film.
- La nouvelle Souvenirs à vendre (We Can Remember It for You Wholesale, 1966) a servi de base pour le film Total Recall (1990) de Paul Verhoeven.
- Le roman Confessions d’un barjo (Confessions of a Crap Artist, 1975) a été porté à l’écran par Jérôme Boivin en 1992.
- La nouvelle Nouveau modèle (Second Variety, 1953) a inspiré le film Planète hurlante (Screamers) de Christian Duguay (1995).
- En 2002, les nouvelles Rapport minoritaire (1956) et L’Imposteur (1953) sont adaptées au cinéma, respectivement par Steven Spielberg sous le titre Minority Report et par Gary Fleder sous le titre Impostor.
- Le film Paycheck de John Woo (2003) est également basé sur une nouvelle de Dick, La Clause du salaire (1953).
- En 2006, le roman Substance mort (A Scanner Darkly), a été adapté au cinéma. A Scanner Darkly, réalisé par Richard Linklater. La particularité du film est que tous les plans ont été redessinés pour créer un effet particulier.
- Une adaptation de sa nouvelle L’Homme doré (The Golden Man, 1954) est actuellement en phase de post-production, avec Nicolas Cage et Julianne Moore. Elle sera réalisée par Lee Tamahori et s’intitulera Next.
[modifier] Inspirations
- La trame de fond du film The Truman Show de Peter Weir (1998), avec Jim Carrey, semble largement inspirée du roman de Dick Le Temps désarticulé (Time Out of Joint, 1959).
- Parmi les admirateurs de Dick, on trouve le cinéaste canadien David Cronenberg. Sa « rencontre » avec l’auteur a lieu en 1984 : Dino De Laurentiis, qui avait produit son film Dead Zone, lui fait parvenir un scénario écrit par Dan O'Bannon et Ronald Shusset basé sur la nouvelle de Dick Souvenirs à vendre. Mécontent du résultat, il décide de le réécrire et travaille dessus pendant une année (il écrit en tout douze versions différentes de l’histoire), mais se heurte constamment au mécontentement de Shusset (aussi producteur du film). Il décide finalement de quitter le projet, sa vision de l’histoire étant trop éloignée de celle que Shusset envisage. Il reste toutefois fortement intéressé par l’œuvre de Dick qu’il découvrira durant les années suivantes.
- En 1999, Cronenberg sort son film eXistenZ, qu’il considère comme étant son « film dickien », celui contenant le plus de thèmes proches de l’œuvre de Dick. Il a d’ailleurs inclus une sorte d’hommage dans le film par le biais d’un sac en papier où est inscrit « Perky’s Pat », en référence au roman Le Dieu venu du Centaure (The Three Stigmata of Palmer Eldritch, 1965).
[modifier] Liens externes
[modifier] Français
- Le Paradick le site français de référence sur l'œuvre de Philip K Dick.
- Critique de Juan Asensio sur Le Maître du Haut Château
- Livre audio (mp3) du chapitre 9 de la biographie d'Emmanuel Carrère
- The Philip K. Dick Bookshelf Contient un bibliographie illustrée complète des éditions françaises des textes de Philip K. Dick.
- Bibliographie notée par un fan
[modifier] Anglais
- http://www.philipkdick.com/
- http://www.philipkdickfans.com/
- http://www.philipkdick.tk/
- The Philip K. Dick Bookshelf Une bibliographie complète illustrée de l'œuvre de Philip K. Dick.
<span class="AdQ" id="nl" style="display:none;" />bg:Филип Дик br:Philip K. Dick ca:Philip K. Dick cs:Philip K. Dick da:Philip K. Dick de:Philip K. Dick el:Φίλιπ Ντικ en:Philip K. Dick eo:Philip K. Dick es:Philip K. Dick fi:Philip K. Dick gl:Philip K. Dick he:פיליפ ק. דיק hu:Philip K. Dick it:Philip K. Dick ja:フィリップ・K・ディック mk:Филип Дик nl:Philip K. Dick no:Philip K. Dick pl:Philip Kindred Dick pt:Philip K. Dick ro:Philip K. Dick ru:Дик, Филип Киндред sk:Philip Kindred Dick sv:Philip K. Dick th:ฟิลิป เค. ดิก tr:Philip K. Dick uk:Дік Філіп zh:菲利普·K·迪克

