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Phares et balises

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Image:Baliseur-Charles-Babin.jpg Image:Gascogne buoy tender in sea trials 5.jpg Image:Baliseur roigradlon.jpg Image:Logoden-Phares-et-Balises.jpg Créé en 1806, le service des Phares et Balises, qui dépend du Ministère des Transports, de l’Équipement, du Tourisme et de la Mer, est chargé d'entretenir les dispositifs d'aide à la navigation mis en place le long des côtes de France et d'Outre-mer pour signaler les dangers (écueils, hauts fonds) et baliser les routes maritimes et les chenaux d'accès aux ports.

En 2005, les dispositifs d'aide à la navigation entretenus comprennent environ :

  • 8000 établissements de signalisation maritime (ESM) qui se décomposent en :
    • 150 phares,
    • 3500 marques lumineuses,
    • 4500 marques passives.
  • 3 systèmes de radionavigation : les stations terrestres francaises d’EGNOS (complément du GPS), le LORAN C et une vingtaine de balises RACON

Les missions suivantes entrent également dans le périmètre du service des Phares et Balises :

  • la coordination avec les États étrangers et les organisations internationales (Organisation maritime internationale, AISM) pour les questions relevant de la signalisation maritime
  • la gestion du matériel POLMAR (lutte contre la pollution maritime)

[modifier] L'organisation du service des Phares et Balises

Les ESM sont entretenus par 35 centres, 27 en métropole et 8 en outre-mer (année 2005), implantés dans chaque département ayant une façade maritime et rattachés aux DDE. Six centres ont une importance particulière dont celui du Finistère qui présente la particularité de regrouper 20 % du parc d'ESM.

Le personnel de ces établissements (environ 1200 personnes) comprend des ouvriers chargés d'effectuer les réparations, des marins chargés de conduire les baliseurs et les bateaux de travaux, etc.

Les Phares et Balises partagent avec d'autres services un centre de recherche spécialisé, le Centre d'études techniques maritimes et fluviales (environ 100 personnes). Le CETMEF a mis au point les dernières évolutions du matériel de signalisation.

Le service des Phares et Balises est rattaché au ministère des Transports, de l'Équipement, du Tourisme et de la Mer (année 2005).

[modifier] Développements récents

Renouvellement de la flotte

La flotille des baliseurs et des embarcations de servitude a été complètement renouvelée entre 1998 et 2005. Ont été mis en service :

  • 5 nouveaux baliseurs océaniques,
  • 1 baliseur côtier,
  • 12 bateaux de travaux.

Déploiement d'une bouée de nouvelle génération

Un type de bouée plus légère, intégrant mieux les dispositifs ajoutés récemment (panneau solaire, ...) a été mis au point par le CETMEF et est en cours de déploiement. Ce matériel devrait permettre de réduire les coûts d'entretien.

Automatisation des phares

Le programme d'automatisation des phares, entamé dans les années 1990 s'est achevé en 2004, avec la fin du gardiennage du phare de Kéréon. Désormais la mise en route de tous les phares est automatique et leur surveillance (état des batteries, fonctionnement des dispositifs,...) est assurée à distance par télécontrole.

Maintien du LORAN C

Le LORAN C, rendu obsolète par le GPS, a été abandonné en 2005 par les principaux partenaires de la France au sein de la chaine Europe du Nord (NELS). Les autorités francaises, pour des raisons dépassant le cadre des missions des Phares et Balises (équipement de la Marine Nationale, indépendance nationale), ont décidé de maintenir les stations terrestres de LORAN C jusqu'en 2015.

GALILEO

Le futur système européen de positionnement par satellites GALILEO, lorsqu'il deviendra opérationnel vers 2010, devrait s'intégrer aux systèmes de radio-navigation d'aide à la navigation.

Expérimentation de l'AIS

Le service des Phares et Balises teste le Système d’Information Automatique (AIS acronyme de Automatic Identification System) en vue de son application au balisage. Ce système, aujourd'hui généralisé sur les navires de commerce, permet, grâce à un émetteur récepteur VHF, d'identifier, de localiser et de connaître la route de chaque navire. Ce service est utilisé en premier lieu par les stations terrestres chargées de surveiller le trafic des routes commerciales fréquentées. Il permet également d'aider à prévenir les collisions, chaque navire disposant des informations précitées dans sa zone de navigation.


[modifier] Voir aussi

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