Papillomavirus humain
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| VPH (HPV) | |||||||||
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| Image:Papilloma Virus (HPV) EM.jpg | |||||||||
| HPV au microscope électronique | |||||||||
| Classification classique | |||||||||
| Règne | Virus | ||||||||
| Groupe | Groupe I (dsDNA) | ||||||||
| — non-classé — | Papovavirus | ||||||||
| Famille | Papillomaviridae | ||||||||
| Genre | Papillomavirus | ||||||||
| Espèce | |||||||||
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virus du papillome humain (VPH)
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Le virus du papillome humain (VPH), également appelé HPV pour Human papillomavirus, est un virus à ADN faisant partie des papovavirus. Il est responsable des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes puisque l'estimation des personnes contaminées par ce virus est comprise entre 10 et 30%.
Il existe plus de 120 génotypes de papillomavirus mais seuls certains génotypes se transmettent par voie sexuelle.
Les manifestations cliniques les plus connues de la contamination sexuelles sont les végétations vénériennes ou crêtes de coq déjà décrit par Hippocrate, le condylome. Mais la gravité de cette infection est que certains génotypes sont un facteur majeur du cancer du col de l'utérus permettant d'entrevoir la possibilité d'un vaccin préventif contre ce cancer.
Les autres manifestations de l'infection à HPV comprennent la verrue vulgaire et la verrue plantaire.
Enfin, la transmission bien que rare peut se faire de la femme enceinte à son enfant lors de l'accouchement.
Sommaire |
[modifier] Virus
Papovaridiae ; virion non enveloppé, icosaédrique, de 55 nm de diamètre ; ADN bicaténaire, circulaire, fermé, réplication dans le noyau.
- Virus ayant un tropisme : les épithéliums malphigiens
- Virus dont il existe plus de 120 types dont 40 contaminent préférentiellement la sphère ano-génitale :
- HPV-1, 2, 4, 7 : verrues plantaires
- HPV-11 : condylome
- HPV-31, 33, 35, 51, 52, 58 ; présent dans 25% des cancers du col
- HPV-16, 18, 45, 46 ; présent dans 50% des cancers du col
[modifier] Épidémiologie
Répandu dans le monde entier ; l'ADN de l'HPV serait présent dans au moins 80-90 % des lésions cervicales dysplasiques (néoplasies cervicales intra-épithéliales) et des cancers du col de l'utérus (HPV 16, 18, 31, 33 ou 35).
Le HPV est une des principales causes de maladies transmises sexuellement (MTS) aux États-Unis.
Le virus se transmet par contact direct, auto-inoculation (la transmission de verrues vulgaires est favorisée par le grattage) et par contact indirect (objets et surfaces contaminés - les douches favorisent la propagation des verrues plantaires); la transmission est sexuelle dans le cas des condylomes ano-génitaux ; la transmission du papillome laryngien s'effectue de la mère à l'enfant lors du passage dans la filière génitale.
- De 1 % à 2 % des hommes et des femmes infectés présenteront des condylomes exophytiques cliniquement visibles.
- La période d’incubation est d’environ 2 à 3 mois pour les condylomes exophytiques, mais elle peut se calculer en années dans le cas des lésions précancéreuses ou cancéreuses.
- Les lésions exophytiques cliniquement visibles sont rarement associées au cancer :
- seuls certains génotypes du VPH sont associés aux cancers du col de l’utérus, de la vulve et du pénis, et au cancer anorectal ; les génotypes qui causent le plus souvent les condylomes exophytiques n’ont pas été associés à ces cancers.
- La transmission périnatale d’une infection symptomatique semble rare.
- Lorsqu’elle survient, l’infection est associée à des lésions génitales et à des lésions des cordes vocales. On ignore la durée de la période d’incubation. Habituellement, la transmission périnatale devient cliniquement apparente au cours des 2 premières années de vie.
- Les patients infectés par le VIH présentent souvent des condylomes ano-génitaux étendus qui répondent peu au traitement.
- L’évolution vers la néoplasie est étroitement associée au tabagisme et à l’infection par le VIH.
[modifier] Manifestations cliniques
- L’infection peut être subclinique ou clinique, mais elle est habituellement asymptomatique.
- Chez la femme, le col de l'utérus est le site le plus fréquent d’infection génitale
à VPH. L’infection atteint souvent plusieurs sites (le col de l'utérus, le vagin, la vulve, etc.).
[modifier] Condylome plat
Les lésions kératinisées légèrement surélevées.
[modifier] Condylome acuminé
- Des excroissances sur la peau ou les muqueuses de la région ano-génitale sont souvent multiples et polymorphes avec apparence exophytique variant entre une excroissance digitiforme ou en chou-fleur et une lésion papuleuse.
- L’histoire naturelle de l’infection est marquée par une fluctuation de la taille et du nombre des condylomes et, dans bien des cas, par leur éventuelle disparition. La taille et le nombre des condylomes peuvent croître durant la grossesse.
[modifier] Pouvoir pathogène et génotype
Les manifestations cliniques varient selon le type de virus ; les types HPV 6 et HPV 11 causent des lésions cutanées et muqueuses bénignes (verrues vulgaires, verrues plantaires, verrues planes, condylomes ano-génitaux, verrues génitales, épidermodysplasie verruciforme et papillomes laryngiens); les types HPV 16, 18, 31, 33 et 35 seraient associés à des néoplasies cervicales intra-épithéliales et au cancer du col de l'utérus.
| Lésions | Type de papillomavirus |
|---|---|
| Lésions des muqueuses ano-génitales | 6-11-16-18-30-31-33-35-39-40-45-51-52-56-57-58-59-60-61-64-66-68 |
| Tumeur de Buschke-Lowenstein | 40 |
| Cancer du col de l'utérus | 16-18-31-33-35-39 |
| Carcinome épidermoïde du col de l'utérus | 16 principalement |
| Adénocarcinome du col de l'utérus | 18 |
| Condylomes génitaux externes | 6-7-8-9-10-11 |
| Verrue plantaire | 1-2-4-6 |
[modifier] Diagnostic
- Le diagnostic se fait par examen direct des organes génitaux externes, à l’aide d’une loupe ou d’un colposcope éventuellement aidé par l'application d'acide acétique à 5%.
- Le diagnostic d'infection génitale à HPV 16 ou 18 se fait par recherche d'ADN viral (généralement après amplification génique in vitro) lors de la réalisation d'un frottis.
- Il n’existe pas de test sérologique sur le marché.
[modifier] Traitement et prise en charge
Il n'existe aucun traitement permettant de guérir d'une infection à papillomavirus. On peut simplement proposer la destruction des lésions visibles. On croit que l’exérèse des lésions visibles peut réduire le risque de transmission et avoir une incidence sur le risque de transformation maligne au niveau du col de l’utérus, mais elle n’élimine pas le risque de l’une ou l’autre de ces issues.
- L’immunité à médiation cellulaire peut permettre d’éradiquer le VPH avec le temps.
- Les condylomes sont souvent très persistants et récurrents. Cependant, on observe une disparition complète des condylomes génitaux externes chez 80 % des patients qui en présentent. Les lésions cervicales disparaissent dans environ 90 à 95 % des cas.
[modifier] Moyen de destruction
- Cryothérapie
- Laser
- Podofilox solution ou gel à 0,5 %
- Podophylline à 10-25 % qui ne doit être appliquée que par un médecin
[modifier] Prévention
En octobre 2005, un laboratoire a annoncé la preuve de l'efficacité d'un vaccin contre le papillomavirus type 16 et 18. Cette vaccination est de nature à prévenir les lésions précancéreuses et les cancers non invasifs du col de l'utérus dus aux papillomavirus de type 16 et 18.
[modifier] Sources
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es:VPH en:Human papillomavirus ja:ヒト乳頭腫ウイルス pt:HPV ru:Папилломавирус человека


