Panhard
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Panhard est une marque française d'automobiles.
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[modifier] Préhistoire de la marque
Vers 1800 le Breton François-René Panhard vint à Paris travailler comme sellier puis carrossier. Son fils Adrien Panhard amplifia l'affaire et se lança avec succès dans la location de voitures hippomobiles. Son fils aîné était René Panhard. Jules Perin, découpeur de bois chez les « Meubliers du faubourg », dépose en 1845 un brevet de guide-lame de scie, puis devient fabricant de machines à bois de divers types : scies, dégauchisseuses, mortaiseuses... En 1867, Perin s'associe avec René Panhard, devenu centralien, pour fonder la « Perin, Panhard & Cie ». René Panhard fait appel en 1873 à l'ingénieur Émile Levassor, son condisciple de l'école Centrale et ils commencent à s'intéresser aux moteurs à gaz à partir de 1875. La production en série commence l'année suivante. On compte un certain M. Peugeot parmi leurs clients. Puis le représentant pour la France des moteurs à pétrole de Gottlieb Daimler - Auguste Sarazin - entre en contact avec Émile Levassor. Il en découle en 1890 le mariage de ce dernier avec la veuve d'Auguste Sarazin et le début de la production sous licence de moteurs Daimler, puis la construction de voitures à pétrole par Levassor. La même année, la raison sociale de l'entreprise était devenue « Panhard & Levassor », Émile Levassor succédant à Jules Perin. Et, en 1891, commence la production industrielle des automobiles Panhard & Levassor dont la production civile s'interrompra en 1967, tandis que, dès 1952, la division des machines à bois Perin-Panhard avait été vendue.
[modifier] Bref historique de la production automobile
Panhard, de son nom complet Panhard et Levassor, est un constructeur automobile français. Héritier de la société Perin-Panhard, il fut fondé en tant que constructeur automobile en 1891 par les deux associés Louis François René Panhard et Émile Levassor avec la participation de la veuve Sarazin, par l'ouverture de la première usine d'automobiles à pétrole au monde dans le 13e arrondissement de Paris. C'est à cette antériorité industrielle dans la production de voitures automobiles à moteur à explosion que Panhard doit son titre de marque doyenne, qui la place avant Daimler (Mercedes), Benz ou Peugeot. (Cependant, les marques Bollée, de Dion-Bouton ou Serpollet l'avaient précédé dans la production d'automobiles à vapeur). Panhard-Levassor devient un des premiers constructeurs automobiles au monde, derrière le leader de Dion-Bouton mais choisit le segment des voitures de course et de luxe. Après la mort en course d'Émile Levassor et l'arrêt de la compétition sportive en 1903, Panhard-Levassor se concentre sur la production de camions et de voitures de luxe qui se classent dans le peloton de tête du genre en France avec Delaunay-Belleville, Hispano-Suiza ou Voisin. Avant la guerre de 14, Panhard est le premier constructeur français, loin devant Renault.
Les conditions économiques de l'après-guerre contraignent Panhard à produire des voitures plus abordables, et il se mue en constructeur de voitures "moyennes" (Dyna X, Dyna Z). Mais le manque d'une gamme suffisamment étoffée et des moyens financiers limités handicaperont la firme Panhard : la branche civile (voitures particulières) est absorbée par Citroën en 1965. Celui qui aurait pu être le sauveur se révèle être l'exécuteur, et Citroën arrête la production des automobiles Panhard en 1967, malgré l'évident potentiel de la 24 qui ne sera jamais déclinée en cabriolet ni en berline. À partir de cette date, Panhard ne construit plus que des véhicules militaires blindés dans son usine de Marolles-en-Hurepoix. Après l'échec de Fiat, c'est à Peugeot que Michelin vend Citroën et Panhard en 1974. Début 2005, PSA Peugeot Citroën vend la société à SNAA Auverland mais conserve le nom "Panhard" pour une éventuelle utilisation civile future. Déjà en 1979, Peugeot avait envisagé de ressusciter le nom de Panhard pour l'appliquer aux modèles de Chrysler-Europe, avant de choisir finalement Talbot. Le nouvel ensemble prend le nom de "Panhard general defense" sous la direction de Christian Mons.
Panhard gagna de nombreuses courses de 1895 à 1903.
Arthur Krebs fut son directeur de 1897 à 1916.
[modifier] L'ère des sans-soupapes : 1910-1937
Dès 1910, Panhard s'intéresse au moteur sans soupapes créé par Charles Yale Knight. Les soupapes sont remplacées par des chemises coulissant le long des pistons couvrant et découvrant les ouvertures d'admission ou d'échappement. En 1925, une 20 CV de 4,8 litres conquiert le record du monde de l'heure avec une moyenne de 185,773 km/h. En 1929, est conçue la barre Panhard, une barre stabilisatrice antiroulis, qui est encore utilisée dans la suspension arrière de nombreux autres véhicules à essieu rigide partout dans le monde. Les modèles CS et DS de 1929 évolueront vers les Panhard Panoramic en 1934 et Dynamic en 1936. À partir des CS et DS, et jusqu'à la disparition de la marque, Louis Bionier assurera le dessin des modèles. Pendant cette période, Panhard développera une grande gamme d'utilitaires : camions, autocars, autobus ; et travaillera sur la technologie du gazogène.
[modifier] L'ère du flat-twin : 1945-1967
Après la Seconde Guerre mondiale, Panhard produit des voitures légères comme les Dyna X, Junior, Dyna Z, PL 17, qui deviendra simplement la 17, et enfin l'ultime Panhard : la 24. Les moteurs sans-soupapes rendus obsolètes par les progrès des moteurs classiques sont abandonnés. Tous ces modèles sont motorisés par des moteurs bicylindres à plat et opposés (flat twin) refroidis par air. Ce bicylindre à haut rendement (jusqu'à 60 ch SAE pour 848 cm³ sur la 24CT) présente de nombreuses originalités techniques :
- cylindre borgne (cylindre et culasse d'une pièce et sans joint),
- embiellage monté sur roulements; brevet Panhard,
- soupapes rappelées par des barres de torsion puis par un rattrapage de jeu hydraulique.
La société parvient à contourner les restrictions gouvernementales du plan Pons lui interdisant de poursuivre son activité automobile. Pour cela, les Panhard devront faire appel à l'aluminium pour leur structure et de nombreux composants. Les Dyna X et les premières Z ont une carrosserie en aluminium. Les dernières Z et les PL 17 sont faites en acier. Les carrosseries sont arrondies et très aérodynamiques, ce qui les rendait différentes de celles de leur époque. La 24 CT est un 2 + 2 magnifique ; la 24 BT avec un empattement plus long est assez spacieuse pour quatre ou cinq personnes. Rappelons que Panhard est le premier constructeur à avoir conçu un moteur turbo diesel (Clerget).
[modifier] Modèles
Image:PanhardDynaZ1.jpg Liste (non exhaustive) des modèles d'après-guerre de la marque :
- 1946 Panhard Dyna X (dite "Louis XV" ou "le Crapaud")
- 1948 Panhard Dynavia (prototype)
- 1952 Panhard Dyna Junior Cabriolet et roadster
- Panhard Scarlette (Rosengart Ariette avec châssis et moteur Dyna X)
- 1954 Panhard Dyna Z
- Panhard Monopole : voiture officielle de la marque aux 24 heures du Mans en 1956, 1957 et 1958. Et en rallye avec la boite courte.
- 1960 Panhard PL 17 puis 17 tout court
- 1962 Panhard CD en collaboration avec Charles Deutsch.
- 1963 Panhard 24
- 1967 Fin de fabrication
- À noter la représentation en compétition très remarquée de l'écurie D.B. de René Bonnet entre 1950 et 1961
[modifier] Les véhicules militaires
Panhard a également développé des véhicules militaires, notamment les tout-terrains Peugeot P4 de l'armée de terre française aussi connus sous le nom de Panhard PL 30. Détenu par le groupe PSA Peugeot Citroën, Panhard a été cédé en février 2005 à son concurrent Auverland et la nouvelle entité a pris le nom de “Panhard General Defense”.
La Panhard AMD-178 et l'EBR 75 (Engin Blindé de Reconnaissance), créé en 1951, sont deux des plus célèbres véhicules blindés.
Caractéristiques de l'EBR 75 :
Poids en charge : 12,7 t
Garde au sol : 0,34 m
Vitesse max : 105 km/h
Vitesse moyenne : 70 km/h
Capacité des réservoirs : 370 l
Autonomie : 10/11h – 650 à 700 km
Consommation : 55 l/100 km
Rayon de virage : 6 m
Pression au sol : 0,700 kg-cm² (roues intermédiaires position basse)
Blindage : équivalent à 40 mm
Inverseur de marche
Equipage : 1 chef de voiture (p.a) chargeur / 1 brigadier ou cavalier (p.a) tireur / 2 cavaliers ( p.a – p.m) conducteurs
Marque : Panhard 12 cylindres à plat
Régime maximum : 4 000 t/min
Puissance max : 200 CV
Refroidissement : air
Canon : 75 (SA. 49)
Vo (perforant normal) : 625 m/s
Pouvoir perforant à 1000 m : 80 mm
Munitions : total : 56 - en tourelle : 20
Poids de la munition : 6.4kg
Actuellement, les véhicules militaires Panhard sont présents dans une quarantaine de pays, notamment avec le modèle VBL.
Caractéristiques du VBL :
Image:French VBL DSC00823.jpg
- Masse en ordre de combat : 4 tonnes.
- Rapport puissance/poids : 24 cv/t.
- Vitesse : sur route : 95 km/h - dans l'eau : 5,4 km/h.
- Autonomie à 60 km/h, stabilisés sur route : 600 km.
- Équipage : 1 chef de bord - 1 pilote - 1 tireur.
Dimensions hors équipement et armement:
- Longueur : 4 m - Largeur : 2,02 m
- Hauteur au toit : 1,70 m - Garde au sol : 0,37 m
Franchissement:
- Pente : + 50 % - Dévers : 30 % - Gué : 0,90 m.
- Obstacle vertical : 0,50 m.
Châssis : caisse monocoque blindée sur toutes ses faces, plancher inclus.
Groupe motopropulseur:
- Moteur XD3T Peugeot Diesel turbo-compressé, puissance 95 cv DIN (70 kW), couple 21 mdaN à 2 250 tr/mn.
- Convertisseur de couple avec boîte de vitesses automatique à 3 rapports.
- Boîte transfert à deux rapports.
Transmission - Suspension
- 4 roues motrices en permanence.
- Suspension à roues indépendantes.
Équipements optionnels : protection collective NBC, climatisation, direction assistée, propulsion nautique...
Dernier-né de la gamme Panhard, l'AVL (ancien PVP - Petit Véhicule Protégé) a récemment été adopté par l’armée française dans le cadre d’un appel d’offres de la DGA.
Ce véhicule tout terrain blindé est destiné aux transports de personnels, de systèmes d’armes, de détection et transmission et de reconnaissance.
Niveau de protection : STANAG 4569 niveau 2 pour l’équipage et le compartiment opérationnel + plancher avec protection mines anti-personnel (type DM 31).
Sa possibilité d’adaptation d’un grand nombre d’équipements et la modularité intérieure en font un véhicule idéal pour remplir différentes missions.
Caractéristiques :
- Longueur : 4 282 mm.
- Largeur : 1 970 mm.
- Hauteur : 2 135 mm.
- Empattement : 3 000 mm.
- Poids à vide : 3 870 kg.
- Charge utile : 1 130 kg.
- Moteur : 2 800 cm3 Diesel turbo.
- Puissance : 146 cv.
- Nombre de places : 2 à 7 selon les missions.
Performances :
- Vitesse maximale : 120 km/h.
- Angle d’attaque : 76°.
- Angle de sortie : 55°.
- Dévers maxi : 30°.
- Pente franchissable : 100 %.
- Passage à gué : 535 mm.
- Autonomie : 800 km
[modifier] La marque de fabrique
Pour distinguer les automobiles Panhard & Levassor de leurs concurrentes, le choix est fait d'orner leur calandre du monogramme "PL" inscrit dans un cercle, les deux lettres étant entrelacées. Cet emblème pourtant banal obtiendra un vif succès auprès de la clientèle.
[modifier] Dirigeants
- René Panhard: 1892-1908
- Paul Panhard: 1908-1968
- Jean Panhard: 1933-1968
[modifier] Liens
- [1] Site de la société Panhard
- [2] Site commémoratif des automobiles D.B à Champigny-sur-Marne
- [3] Site du Dynamic Club Panhard et Levassor
- [4] Site de Panhard Vblde:Panhard


