Pêche (halieutique)
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La pêche est une activité qui consiste à capturer des animaux aquatiques, principalement des poissons, mais aussi des crustacés, dans leur milieu naturel, mers, océans, étangs, lacs, cours d'eau. Elle est pratiquée par les pêcheurs, soit à titre de loisir, soit à titre professionnel. Les techniques de pêche sont très différentes d'un pays à l'autre. Elles dépendent des bateaux, des engins de pêche utilisés et des espèces recherchées. Dans le cas de la baleine, qui est un mammifère, on parle plutôt de chasse.
La pêche est une source importante de protéines animales pour l'homme. C'est une activité vieille comme l'humanité et nécessaire à l'économie de nombreux pays côtiers. Mais sa croissance est parfois compromise par l'épuisement des ressources naturelles, lorsqu'il y a surpêche. De plus en plus, le relais est pris par la pisciculture marine ou d'eau douce.
La pêche de loisir est très réglementée et nécessite un permis ou carte-pêche. La pêche professionnelle en mer l'est encore trop peu pour protéger efficacement les ressources.
La connaissance de la biologie et de l'exploitation des ressources de la pêche s'appelle l'halieutique.
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[modifier] Différents types de pêche
[modifier] Pêche professionnelle ou commerciale
On distingue plusieurs types de pêche professionnelles :
- la pêche artisanale ou côtière est la plus diversifiée et occupe de nombreuses personnes. Elle se pratique sur des bateaux de petite taille (6 à 25 mètres) et emploie de nombreuses techniques. La marée dure quelques heures à plusieurs jours. On compte de 1 à 15 hommes d'équipage par bateau.
- la pêche industrielle ou hauturière fournit l'essentiel des captures en poisson et autres ressources halieutiques. Elle se déroule sur des chalutiers de 30 à 50 mètres pour des marées de 10 à 15 jours. Le poisson est très souvent conditionné à bord. On compte 10 à 25 hommes par bateau.
- la grande pêche se déroule en haute mer pour des campagnes pouvant durer plusieurs mois. Les bateaux atteignent des longueurs jusqu'à 110 mètres et l'équipage peut compter jusqu'à 60 hommes dans le cas des navire-usine qui transforment le poisson à bord.
La pêche professionnelle demande un équipement spécifique à l'espèce recherchée et un navire adapté à la haute mer. On distingue la pêche aux traînants, comme les dragues, les chaluts, la senne danoise, de la pêche aux dormants, comme les filets dérivants ou les casiers ainsi que d'autres spécialités comme la senne coulissante (ou bolinche) qui est un filet que l'on tourne autour du banc de poissons. La plupart du temps, un navire est adapté pour pêcher différents types de poissons afin d'assurer un cycle saisonnier et de suivre les différentes règlementations de pêche. Les technologies modernes permettent de faciliter les captures et d'améliorer le rendement des pêches (contrôle électronique du train de pêche, sondeurs multifaisceaux, sonars, radars, bouées de localisation par satellite ou simplement la réception de données par télécommunications par satellite en général). Ces technologie laissent de moins en moins de chance à la proie et contribuent aux risques de surpêche.
La pêche professionnelle utilise plusieurs techniques de pêche utilisant différents outils que l'on peut classer de la façon suivante :
- les outils de pêche actifs
- les engins traînants comme les chaluts de fond et les chaluts pélagiques. Ce sont des outils constitués d'un filet en forme de poche dans lequel les prises viennent se loger.
- les filets tournants sont des engins permettant d'encercler les poissons pélagiques. ils sont représentés par la senne tournante non coulissante et la senne tournante coulissante.
- les outils de pêche passifs
- les filets sont des outils verticaux dans lequel les prise viennent se coincer. Ils sont représentés par les filets maillants et les trémails.
- les lignes et les palangres sont des outils constitués d'un fil auquel est accroché un hameçon et un leurre. On distingue les palangres de fond des palangres flottantes.
- les pièges sont des outils passifs. Les nasses et les casiers sont des exemple de pièges.
[modifier] Pêche sportive ou de loisir
La différenciation des deux semble difficile à faire. La pêche de loisir, tout le monde voit intuitivement ce dont il peut s'agir : ce serait une pêche "pour le plaisir". Mais alors, ce serait dénier à tous les sportifs la possibilité de prendre du plaisir à pratiquer leur activité.
La pêche est-elle un sport ? Oui puisqu'elle répond à la définition d'une "activité physique, pouvant donner lieu à des compétitions". Par ailleurs, la pêche sportive l'est (sportive) parce qu'elle répond aux qualités exigées par "l'esprit sportif" : respect de l'adversaire (le poisson), respect du règlement (la Loi), respect de l'environnement des compétitions (milieux aquatiques), ... etc. Et ce, que l'on pratique seul, ou dans le cadre de compétitions (où l'aspect physique de cette activité n'a rien à envier à l'athlétisme).
On doit donc pouvoir dire que le pêche est un loisir qui peut être sportif ; libre à soi !
[modifier] Techniques de pêche en eau douce
[modifier] Pêche au posé
La pêche au posé consiste à présenter une esche aux poissons sur le fond. La ligne est donc composée principalement d'une plombée ou d'un amorçoir ou d'un plomb (dont la forme peut varier d'après l'intensité du courant ou la nature du sol). Il s'agit donc bien d'une pêche au lancer dont la touche sera détectée par un dispositif de contre-poids (écureuil, une boulette d'amorce sur le fil entre le moulinet et le premier anneau de la canne ou par un détecteur électronique cher aux carpistes. (des illustration de montage et de matériel vont arriver)
[modifier] Pêche au coup
La pêche au coup est une technique qui consiste à attirer le poisson à un endroit déterminé appelé coup. Le principe paraît simple, mais de nombreuses règles doivent être connues en fonction du lieu de pêche et de l'espèce de poisson recherchée. On ne peut pratiquer celle-ci que sur les rivières de deuxième et troisième catégorie (rivière lente, fleuve), les canaux, les étangs. Les espèces de poissons ciblées sont les poissons blancs : ablettes, gardons, brèmes, carpes, tanches, rotengles, ides sont ceux qui sont le plus pêchés par cette technique. Principe : à partir d'un mélange plus ou moins complexe de farine et de graine de toutes sortes on confectionne une amorce qui sera lancée à une certaine distance du bord, déterminée par la longueur de la canne, en général entre 6 et 14 mètres. L'amorce par sa composition va attirer le poisson sur le coup, zone où l'on viendra pêcher au ras du fond avec une ligne flottante ou non. Cette pêche est sportive et de nombreux concours ont lieu dans de nombreux pays tant au niveau national qu'international. Il y a également des compétitions inter-nations. Les meilleurs pêcheurs sont sponsorisés par de grandes marques. Citons quelques grandes nations qui ont été championnes du monde : l'Angleterre, la France, la Belgique, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, ainsi que certains pays de l'est qui depuis quelques années sont souvent sur les podiums internationaux Il faut de nombreuses années de persévérance pour commencer à obtenir des résultats, il y a peu d'écoles pour ce type de pêche, c'est l'écoute et les conseils des autres qui permettent d'évoluer dans cette discipline
[modifier] Pêche au toc
Cette pêche consiste a capturer la plupart des salmonidés des rivières de haute et moyenne montagne en utilisant des appâts naturels récoltés au préalable sur le lieu de pêche. Les appâts utilisés varient en fonction de la saison, de l'altitude et de l'état de l'eau. Le matériel, quant à lui, est très spécifique mais peut être choisi principalement par rapport à la taille du cours d'eau que l'on souhaite prospecter.
[modifier] Pêche au vif
Il s'agit d'une pratique partagée par les "pêcheurs au coup" (le coup étant le lieu où on pêche après avoir appaté, parfois plusieurs jours auparavant) et les "pêcheurs au lancer". Elle consiste à attirer les poissons carnassiers (par exemple silure, brochet ou sandre, en rivière) à l'aide d'un poisson vivant fixé sur l'hameçon.
[modifier] Pêche à la mouche
La pêche à la mouche se décline en quatre catégories :
- la pêche à la mouche sèche,
- la pêche à la mouche nymphe,
- la pêche à la mouche noyée,
- la pêche à la mouche streamer.
Ces techniques consistent à imiter soit les insectes qui pondent leur œufs à la surface de l'eau (mouches sèches), soit l'éclosion de ces œufs (nymphes et émergeantes), soit des insectes noyés ou en vie subaquatique (nymphes et noyés), soit des petits poissons (streamers). Les poissons comme l'ombre, la truite et les autres prédateurs étant consommateurs de ces insectes ou de ces poissons, ils mordent à l'hameçon. La pêche à la mouche permet de prendre tous types de poisson dans des milieux variés (eau douce, eau salée).
Une "mouche" est donc une imitation, nommée aussi "artificielle", qui tend soit à provoquer une attitude agressive de la part du poisson recherché (territorialité), soit à reproduire, plus ou moins parfaitement, l'insecte ou le poissonnet dont le prédateur se nourrit. Cette artificielle est généralement faite par le pêcheur à la mouche lui-même en fixant sur l'hameçon divers matériaux, plumes et poils variés le plus souvent. Cette activité de "montage de mouche" nécessite, outre une grande dextérité, une bonne connaissance de l'éthologie des salmonidés et une expertise certaine en entomologie.
La première description écrite de pêche à la mouche se trouve dans le Natura Animalium, où Claude Aelien (200 après J.C.) décrit une technique de pêche macédonnienne consistant à leurrer des "poissons tachetés" (probablement des truites fario) à l'aide d'hameçons recouvert de laine rouge et cerclés de plumes de coq. Il est remarquable de constater qu'au XXIe siècle c'est la même technique, pratiquement inchangée, qui permet aux "moucheurs" de leurrer des truites en imitant Ecdyonurus venosus (éphémère de la famille des Heptagéniidés).
[modifier] Pêche au lancer
Cette technique est utilisée en lac, rivière et torrent de montagne et se pratique à l'aide d'une canne de lancer équipée d'un moulinet.
On peut distinguer deux types de pêche au lancer, se différenciant notamment par le poids des leurres utilisés :
- le "lancer" traditionnel, et
- l'« ultra-léger »
le lancer traditionnel utilise pour sa technique, soit des cuillères, soit des devons, soit des poissons nageurs.
La cuiller est un leurre constitué d'un hameçon et d'une pièce métallique mobile et fixée en un point de l'hameçon.
Le devon est un leurre tournant.
Le poisson nageur est une imitation de petit poisson. Là aussi, ce sont les vibrations engendrées par le leurre qui provoque l'agressivité du poisson.
Les types de cuillers sont très nombreux et selon les poissons, la luminosité, le type de cours d'eau, différentes tailles, formes ou couleurs de cuillers sont utilisées. Par exemple, dans les eaux troubles, il est préférable d'utiliser des couleurs lumineuses telle que l'argent tandis que la couleur cuivre tachetée de rouge est utilisée par certains pour pêcher dans les torrents de montagne, les cuillères or dans les eaux moyennement claires et plus généralement, le noir si on voit le fond du cours d'eau. Le mouvement de rotation de la cuiller produit dans l'eau des ondes sonores s'apparentant aux battements d'ailes d'une mouche s'échappant de l'eau. Ainsi le jeu du moulinet est crucial car il conditionne l'efficacité du leurre. il peut être rapide en été (les poisson sont plus vifs qu'en hiver), ou lent (en hiver les poisson sont engourdis par le froid donc ne vont pas se déplacer sur beaucoup de terrain), ou saccadé... A vous de voir !
exemples typiques de pêche à la cuiller :
[modifier] La pêche aux engins
[modifier] Pêche à la main
[modifier] Pêche électrique
[modifier] Techniques de pêche en mer
[modifier] Du bord
[modifier] le surf-casting
Littéralement lancer dans la vague. Cette technique consiste à propulser à l'aide d'une canne de lancer ses appâts dans les vagues et à capturer les poissons venant au bord pour se nourrir.
Cette pêche est pratiquée sur tout le littoral français de Dunkerque à Nice.
[modifier] la mouche
[modifier] En bateau
[modifier] la palangrotte
La pêche à la palangrotte se pratique au mouillage. L'appât est descendu sur le fond à l'aide d'un lest, dès qu'il touche le fond on le remonte un peu pour tendre la ligne. Cette pêche se pratique à la main ou avec une canne courte.
En Méditerranée les poissons recherchés sont les girelles, les sarrans, les rascasses, les vieilles. C'est le mode de pêche préférentiel de la bouillabaisse.
Sur le bas de ligne sont placées à intervalle régulier plusieurs potences armées d'hameçon de taille 8 à 12.
Les appâts pour la palangrotte : Principalement des vers de mer (néréide, mourron, ver américain), des morceau de poisson et des tronçon d'encornet.
[modifier] la traîne légère
[modifier] la traîne lourde
[modifier] la pêche aux cormorans
Type de pêche pratiquée par exemple en Chine sur le lac Eir dans le Yunnan ou sur la rivière Li. Le cou du cormoran est ligaturé afin que celui-ci régurgite le poisson attrapé au pêcheur.
[modifier] Réglementation
[modifier] En France
La réglementation de la pêche, en France, relève du ministère de l'Environnement et du ministère de l'agriculture.
On peut notamment citer :
- le permis de pêche
- la fixation de la maille par espèce
- la liste des espèces protégées
- la liste des espèces indésirables
voir aussizone économique exclusive
[modifier] Aspects économiques
Selon les statistiques de la FAO, le total des pêches mondiales en 2000 est estimé à 142,5 millions de tonnes dont 96,7 destinées à l'alimentation humaine, soit une disponibilité de 16,2 kg par habitant. En 2004, la production a encore augmenté avec 155,8 millions de tonnes<ref>Voir quantité totale de la production mondiale de pêche sur le site de la FAO</ref>.
Sur ce total de 130,4 millions de tonnes, 94,8 sont dues à des captures (pêche continentale ou marine) et 35,6 (soit 27 %) sont la production de l'aquaculture. L'exploitation sur les poissons des grands fonds s'est sensiblement accrue mais le total des captures est en régression. La production de poisson est en constante augmentation depuis les années 1950<ref>Voir graphe FAO</ref>.
La Chine est le premier producteur mondial avec 41,6 millions de tonnes en 2000 (dont 24,6 millions de tonnes, soit 60 %, provenant de l’aquaculture). Ces chiffres, en forte progression, sont considérés comme surestimés.
Pour les pêches de capture, les principaux pays producteurs en l'an 2000, ont été, dans l'ordre décroissant, la Chine, le Pérou, le Japon, les États-Unis, le Chili, l’Indonésie, la Russie et l’Inde<ref>Données du Quid http://www.quid.fr/2006/Peche/Production_Mondiale/1</ref>.
Les principales espèces pêchées ont été en 2000 :
- l'anchois du Pérou, 11,3 millions de tonnes ;
- le lieu d'Alaska, 3,0 ;
- le hareng de l'Atlantique, 2,4 ;
- le listao (thon tropical), 1,9 ;
- l'anchois du Japon, 1,7 ;
- le chinchard du Chili, 1,5 ;
- le poisson sabre commun, 1,5 ;
- le maquereau espagnol, 1,5 ;
- le capelan, 1,5 ;
- le merlan bleu, 1,4.
En France, selon les chiffres de l'Ofimer (2004), le secteur de la pêche emploie 21 000 marins pour 6 000 navires. 40 criées réparties le long du littoral gèrent les produits pêchés, d'une valeur globale de 1,12 milliards d'euros. Ceux-ci sont distribués par 380 entreprises de mareyage et 290 entreprises de transformation.
[modifier] Aspects écologiques
[modifier] Gardiens des mers
Une grande partie des pêcheurs vont devenir des gardiens des mers en particulier sur les 30% des océans dédiés au renouvellement des populations.
[modifier] Europe : la politique commune des pêches
La politique commune de la pêche est entrée en vigueur en 1983.
[modifier] Organisation commune du marché des produits de la pêche et de l'aquaculture
Créée dans le cadre de la PAC, elle comprend quatre éléments :
- les normes communes de commercialisation des produits de la pêche (qualité, emballage, étiquetage) ;
- les organisations de producteurs destinées à contribuer à la stabilisation des marchés ;
- le soutien des prix, qui fixe des minimums au-dessous desquels il est interdit de vendre les produits de la pêche ;
- des règlements portant sur le commerce avec les pays tiers.
Le 12 juillet 2005, la Cour de justice européenne a condamné, à la demande de la Commission européenne, la France à une amende pour violation de la législation communautaire concernant la protection des stocks de poissons risquant de disparaître. La France doit régler une somme forfaitaire de 20 millions d'euros pour avoir failli "de façon grave et persistante à ses obligations communautaires en matière de pêche". Elle doit aussi payer 57,8 millions d'euros supplémentaires pour chaque période de violation de six mois en plus.
[modifier] Notes et Références
<references/>
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
Pêche professionnelle
- Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer)
- FAO, département des pêches
- Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture résumé de GreenFacts du rapport scientique de la FAO
- Direction générale de la pêche et des affaires maritimes
Pêche sportive ou de loisir
- Union Nationale pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique
- Conseil supérieur de la pêche, France
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