Pépin le Bref
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| Pépin le Bref | ||
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| Naissance | v. 715 </br> Jupille (près de Liège) | |
| Décès | 24 septembre 768 </br> abbaye de Saint-Denis | |
| Titre | Maire du palais de Neustrie (741 - 751) Roi des Francs (751 - 768) | |
| Couronnement | novembre 751 | |
| Prédécesseur | Charles Martel | |
| Successeur | Charlemagne et Carloman Ier jusqu'en 771 | |
| Fils de | Charles Martel et de Rotrude de Tréves | |
| Conjoint | Bertrade de Laon | |
| Enfants | Charlemagne (742-814) Carloman Ier (v.751-771) Gisèle (757-810) Pépin (759-761) Berthe (?-?) Rothaïde (?-?) Adélaïde (?-?) | |
Pépin III, plus connu sous le nom de Pépin le Bref, doit son surnom à sa petite taille. Né vers 715 à Jupille (près de Liège en Belgique, lieu de résidence privilégié d'une bonne partie des souverains de la dynastie des Mérovingiens et des premiers Carolingiens), il est mort le 24 septembre 768 à Saint-Denis (au nord de Paris). Fils cadet de Charles Martel et de Rotrude de Tréves, il fut :
- Maire du palais de Neustrie, (741-751), avec la Bourgogne et la Provence.
- Maire du palais d'Austrasie, (747-751).
- Roi des Francs, (751-768).
- Père de l'empereur Charlemagne, (vers 742-814).
Sommaire |
[modifier] Histoire
[modifier] Un début de règne partagé
À la mort de Charles Martel, en 741, sa charge de maire du palais est partagée entre ses deux fils : Carloman devient maire du palais d'Austrasie, et Pépin maire de celui de Neustrie.
Nous sommes à la fin de la période de décadence de la dynastie mérovingienne, quand les souverains, appelés par la suite rois fainéants, n'ont plus aucune autorité, et que les maires du palais sont les réels dirigeants de l'État. Carloman et Pépin se partagent alors le pouvoir du royaume franc, et vont diriger le pays à deux. Ils luttent tout d'abord pour ramener la stabilité aux frontières du royaume.
Ils entament ensuite une réforme de l'Église, avec l'aide de l'évêque Boniface ; deux conciles sont organisés, le premier en Austrasie par Carloman, en 742-743 ; le second par Pépin, en 744 à Soissons (Neustrie), où sont reprises les décisions adoptées lors du concile d'Austrasie. Cette réforme met en place une hiérarchie au sein du clergé franc, à la tête de laquelle on trouve Boniface, l'évangélisateur de la Germanie, comme dirigeant des différents évêques répartis dans différentes villes du royaume.
En 743, Pépin et Carloman sortent Childéric III, le dernier roi mérovingien du monastère où il avait été enfermé par Charles Martel et lui permettent d'occuper le trône duquel leur père l'avait évincé. Son retour est motivé par la coalition formée entre autres par le duc Odilon de Bavière et Hunald, celui d'Aquitaine. Ces derniers réagissent mal à l'élimination politique de Grifon (demi-frère de Pépin et Carloman). En rétablissant Childéric III, Pépin et Carloman trouvent ainsi un moyen de les calmer pendant un moment.
Vers 744, Pépin épouse Bertrade de Laon, dite Berthe au Grand Pied, fille de Caribert, comte de Laon — son surnom serait dû au fait qu'elle avait un pied plus grand que l'autre — et obtient des héritiers dont le futur empereur Charlemagne.
[modifier] Éviction du dernier mérovingien
En 747, son frère Carloman choisit la vie monastique, et céde la mairie d'Austrasie à son frère cadet. Pépin devient alors le seul dirigeant effectif de tout le royaume franc. Dès lors, il va tout faire pour se débarrasser de Childéric III, le souverain mérovingien dont il dépend officiellement. D'ailleurs, son père, pour prouver l'inutilité des rois mérovingiens, n'avait-il pas laissé vacant le trône après la mort de Thierry IV en 737 ? Pendant les 7 années qui suivirent, tous les documents officiels furent datés de 737.
En 750, Pépin envoie une délégation franque auprès du pape Zacharie, pour lui demander l'autorisation de mettre fin au règne décadent des Mérovingiens, et donc de prendre la couronne à la place de Childéric III. Le pape accepte la requête de Pépin en déclarant que « Devait être roi celui qui exerçait la réalité du pouvoir ».
En novembre 751, Pépin dépose Childéric III, puis se fait élire roi des Francs, au champ de mai à Soissons. En se faisant acclamer par une assemblée d'évêques, de nobles et de leudes (grands du royaume), Pépin devient donc le premier représentant de la dynastie carolingienne. Cette élection se passe, pour une fois, sans effusion de sang. Après avoir été déposé, Childéric III est tonsuré (il perd les cheveux longs, signe de pouvoir chez les Francs) et va finir ses jours, enfermé au monastère de Saint-Bertin, près de Saint-Omer.
Mais si Pépin gagne le titre de roi des Francs par son pouvoir, il n'en a pas la légitimité, et cette rupture de la dynastie mérovingienne en appelle une nouvelle qui devra remplacer la succession naturelle de père en fils. Cette continuité sera assurée par le sacre royal, continuité de l'onction symbolisant le baptême de Clovis Ier, premier roi franc mérovingien, et l'alliance particulière entre l'Église et le roi des Francs. C'est là, à Soissons, que l'évêque Boniface, son conseiller diplomatique, le sacre au nom de la Sainte Église Catholique en lui donnant la sainte onction en marquant son front avec de l'huile sainte, le Saint-Chrême, pour lui transmetre l'Esprit Saint — comme cela se faisait déjà lors d'une cérémonie chez les rois Wisigoths de Tolède. Par cette onction, le roi des Francs, est désormais investi par Dieu d'une mission de protection de l'Église. De plus, en détenant la force morale du droit divin, il a la charge de « diriger les peuples que Dieu lui confie » selon le dogme catholique, au nom de l'Église et sous la direction du pape. Mais cette légitimité a un coût politique, celui de la fidélité à l'Église et à celui qui la dirige, le pape Zacharie, qui de Rome, a donné son assentiment au changement de dynastie.
Pépin se fera sacrer une deuxième fois, en décembre de la même année, à Mayence pour l'Austrasie, toujours par Boniface.
[modifier] Appui de Rome et lutte contre les Lombards
Les conséquences de la querelle des images qui se poursuit avec l'empereur d'Orient, Constantin V, vont pousser la papauté à s'allier avec le roi des Francs. Le nouveau pape Étienne II — successeur de Zacharie mort en 752 — vient lui-même, demander à Pépin son aide militaire contre les Lombards et leur roi Aistulf (ou Astolf) qui menacent Rome. Si le pape Étienne se résout à traverser les Alpes pour solliciter l'aide du roi des Francs — et c'est la première fois qu'un pape entreprend pareil voyage — c'est qu'il n'a pas d'autre choix. Le protecteur habituel de l'Église est l'empereur byzantin qui règne à Constantinople sur l'empire romain d'Orient, mais celui-ci, en mauvaise posture, dit qu'il n'est pas en mesure de secourir le pape.
Le 6 janvier 754, au palais de Ponthion, au sud de la Champagne, le roi Pépin vient au-devant du pape Étienne II et avec déférence, prend la bride de son cheval, reproduisant de la sorte le geste d'allégeance de l'empereur Constantin le Grand à l'égard du pape Sylvestre Ier. Ce fut un acte habile de politique. Étienne II propose à Pépin une alliance par laquelle il confirmerait par un second sacre, fait par lui-même, la grâce divine sur le roi des Francs et sur ses fils. L'accord définitif se fait le 14 avril, à Quierzy, sur les bords de l'Oise, entre Chauny et Noyon. Tandis que le pape apporte son appui spirituel à Pépin, ce dernier s'engage à offrir au Saint-Siège un domaine assez grand pour le mettre à l'abri de toute agression.
Le dimanche 28 juillet 754, dans la basilique de Saint-Denis, c'est le pape Étienne II en personne qui sacre une nouvelle fois Pépin. Il lui confère les titres de roi des Francs et de patrice des Romains (Patricius Romanorum). Les fils et héritiers de Pépin, Carloman 1er et Charlemagne, tous deux futurs rois, sont aussi sacrés par la même occasion. Quant à leur mère, Bertrade de Laon, celle-ci est bénie par le souverain pontife. Le pape, par cet acte, établi un lien étroit mais continu, entre l'onction faite aux rois de l'Ancien Testament, et celle des rois de la nouvelle dynastie. Ce sacre marque officiellement la fin de la dynastie mérovingienne, et l'avènement de la dynastie des Carolingiens au pouvoir.
En confirmant la royauté de Pépin III sur les Francs et en lui conférant lui-même l'onction, le pape a pris aussi ses distances avec l'empereur qui règne à Byzance. Le Saint-Siège s'en remet désormais pour sa sécurité aux souverains francs. C'est le début d'une longue collaboration, bien que souvent orageuse, avec les Carolingiens et leurs lointains héritiers du Saint Empire romain germanique. Une autre conséquence de ce sacre, sera que la légitimité du roi des Francs, désormais de droit divin, ne dépendra plus exclusivement des seigneurs francs, électeurs de leur roi. Pépin se considère désormais d'abord roi par la volonté de Dieu et le principe de cette royauté de droit divin va durer en France sans interruption pendant onze cent ans.
Pépin ne peut donc pas repousser la demande du pape. Nouveau « David » et premier roi très chrétien, par la grâce de Dieu ; pour satisfaire le pape Étienne II, il se voit donc obligé — en tant que fils aîné de l'Église, prenant la défense de sa « Sainte Mère » — de rompre l'alliance qui le liait aux Lombards. L'envoi d'une délégation auprès des Lombards, le 14 octobre 754, ne suffira pas à calmer leurs revendications ; ainsi, en 755, Pépin lance contre eux une première expédition victorieuse. Mais l'année suivante, ils assiègent Rome. Ainsi, de 756 à 758, Pépin devra lancer trois campagnes couronnées de succès, pour finalement parvenir à les repousser hors de l'exarchat de Ravenne.
À l'issue de ces expéditions, Pépin le Bref confie au pape les territoires conquis, soit vingt-deux villes de l'Italie centrale, dont Ravenne, Pérouse et les provinces d'Émilie et de la Pentapole qui viennent s'ajouter à Rome ; c'est cet ensemble qui va former le noyau des États pontificaux - voir l'article connexe la donation de Pépin. Néanmoins, après cette victoire, il multipliera les efforts diplomatiques pour tenter de rétablir un semblant de paix entre les Lombards et Rome.
[modifier] Consolidation du royaume
Durant son règne, Pépin remet de l'ordre dans son royaume :
- Avec les grands seigneurs, il étend les rapports vassaliques par des serments de fidélité.
- Il travaille à chasser définitivement les arabes de la Septimanie, province au sud du royaume franc, tâche qu'il achèvera en 759, avec la prise de Narbonne.
- Il reprend l'Aquitaine après une longue série de campagnes contre le duc d'Aquitaine Waïfre (Gaifier), de 761 à 768.
Il lutte continuellement pour asseoir son autorité aux frontières, notamment en Germanie, où depuis l'abdication de son frère Carloman en 747, il est confronté à l'opposition de son demi-frère, Grifon, fils naturel de Charles Martel qui s'était fait reconnaître duc de Bavière. Vaincu, ce dernier est fait duc du Maine par Pépin qui lui confie la marche de Bretagne spécialement créée pour lui. C'est une manière de l'éloigner des Bavarois et ainsi de le dissuader de se révolter. Mais la mauvaise volonté de Grifon vont le conduire à chercher à s'allier aux Lombards, et c'est alors qu'il allait franchir les Alpes qu'il se fait tuer par des hommes de Pépin.
En 754-755, il lance également une réforme monétaire, aboutissant à l'adoption du denier d'argent en (755), et à l'instauration de la dîme en 756. L'édit de Ver, (Oise) fut une première tentative d'uniformiser le poids et l'aspect du denier d'argent franc, mais la marque de l'autorité royale ne figura systématiquement sur la monnaie qu'avec Charlemagne à partir de 793.
[modifier] La mort de Pépin le bref
Il meurt le 24 septembre 768 à l'abbaye de Saint-Denis, après avoir partagé le royaume, toujours suivant la vieille coutume franque, entre ses deux fils, Charles (futur Charlemagne) et Carloman Ier. Il fut inhumé la face contre terre en signe d'expiation de ses fautes à l'entrée de l'abbatiale de Saint-Denis, où il fut rejoint par son épouse Berthe en 783.
[modifier] Chronologie
- 715 : naissance de Pépin, fils de Charles Martel.
- 741 : il devient maire du palais de Neustrie à la mort de son père.
- 743 : Pépin, sort Childéric III du monastère où il était enfermé depuis 737, pour le faire monter sur le trône.
- 744 : il organise le concile de Soissons qui mettra en place une hiérarchie au sein du clergé franc, à la tête de laquelle on trouve Boniface.
- 744 : il épouse Bertrade de Laon, dite au Grand Pied.
- 747 : son frère Carloman Ier d'Austrasie choisit la vie monastique, et cède la mairie d'Austrasie à son frère cadet.
- 751 : Pépin dépose Childéric III, et se fait élire roi en novembre à Soissons, par acclamations par l'assemblée de grands du royaume. Il se fait sacrer une première fois puis une deuxième fois, en décembre en Austrasie.
- 754 : le nouveau pape Étienne II vient lui demander son aide militaire contre les Lombards qui menacent Rome, et le sacre roi à Saint-Denis le 28 juillet. En octobre, Pépin envoie une délégation auprès des Lombards mais sans succès.
- 755 : Pépin lance contre les Lombards une première expédition victorieuse.
- Édit de Ver instaurant la réforme monétaire.
- 756 : deuxième campagne contre les Lombards.
- 757 : troisième campagne contre les Lombards.
- 758 : quatrième campagne contre les Lombards, lors de laquelle il parvint finalement à les repousser hors de l'exarchat de Ravenne.
- 759 : il chasse définitivement les arabes de la Septimanie et reprend Narbonne.
- 761 : première campagne d'une série de huit contre le duc Waïfre d'Aquitaine, dernière en 768.
- 768 : mort du roi, Pépin le bref, le 24 septembre à l'abbaye Saint-Denis.
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[modifier] Généalogie
Voir aussi Pépinides et Carolingiens
Pépin III dit le Bref est né v. 715 à Jupille et il est mort le 24 septembre 768 à Saint-Denis.
┌─ Pépin dit le Jeune (v.635-† 714), maire du palais d'Austrasie (v.680), maire du palais de Neustrie (687), maire du palais de Bourgogne (687), dux et princeps Francorum. ┌─ Charles dit Martel (v.685-† 741), maire du palais d'Austrasie (719), maire du palais de Neustrie (719), maire du palais de Bourgogne (719). │ └─ Alpaïde de Bruyères (?-?). │ Pépin III dit le Bref │ │ ┌─ X └─ Rotrude de Tréves (?-?). └─ X
Pépin III dit le Bref ép. en 744 Bertrade ou Berthe de Laon dite au Grand Pied (cf. Hugobertides) │ ├─Charles Ier dit le Grand ou Charlemagne (747-† 814), roi des Francs (768), roi des Lombards (774), empereur d'Occident (800). principal souverain de la dynastie carolingienne. │ 1) ép. en 770 Désirée de Lombardie (cf. Lombardie) │ 2) ép. en 768 Himiltrude │ 3) ép. v.771 Hildegarde de Vintzgau (cf. Agilolfing) │ 4) ép. en 783 Fastrade de Franconie │ 5) ép. v.795 Liutgarde d'Alémanie │ 6) conc. Madelgarde │ 7) conc. en v.808 Gerswinde de Saxe │ 8) conc. en v.800 Régina │ 9) conc. en v.806 Adélaïde │ ├─Carloman Ier (v.751-† 771), roi des Francs (768). │ ép. en 768 Gerberge de Lombardie (cf. Lombardie) │ ├─Gisèle (757-† 810), abbesse de l'Abbaye de Chelles ├─Pépin (759-† 761) ├─Berthe (?-?). │ ép. Milon d'Angers │ ├─Rothaïde (?-?). └─Adélaïde (?-?).
[modifier] Bibliographie
- Pierre Riché, Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe, 1983 [détail des éditions]
- Jean-Charles Volkmann, Bien Connaître les généalogies des rois de France, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1996. (ISBN 2-877472086)
- Michel Mourre, Le petit Mourre. Dictionnaire de l'Histoire, Éditions Bordas, 1992. (ISBN 2-03519265)
- André Castelot et Alain Decaux, Histoire de la France et Des Français au jour le jour ISBN 2-221505786
[modifier] Sources
- Scriptores rerum Merowingicarum : La Clausula de unctione Pippini regis (l’onction royale de Pépin le Bref) est un récit composé en 767, en fait un colophon — note marginale et anonyme — ajouté à un manuscrit dont l’auteur anonyme fut le témoin oculaire de la cérémonie du sacre de Pépin et de ses fils. Édition : B. Krusch, Hanovre, 1885, p. 465-466, et nouvelle édition : G. Brunel, E. Lalou (dir.), Sources d’histoire médiévale, IXe - milieu du XIVe siècle, Paris, 1992, p. 73. (Informations provenant du site des Clionautes :
« Si tu veux savoir, lecteur, à quelle époque ce petit livre a été composé et achevé à la précieuse louange des martyrs sacrés, tu la trouveras en l’année de l’Incarnation du Seigneur 767, au temps du très heureux, très pacifique et catholique Pépin, roi des Francs et patrice des Romains, fils du feu prince Charles de bienheureuse mémoire, en la 16e année de son règne très heureux au nom de Dieu, 5e indiction, et en la 13e année de ses fils, eux-mêmes rois des Francs, Charles et Carloman. Ceux-ci, par les mains du très bienheureux seigneur Étienne, pape de sainte mémoire, furent consacrés rois par le saint chrême, en même temps que leur père susdit le très glorieux seigneur roi Pépin, par la Providence de Dieu et l’intercession des saints apôtres Pierre et Paul.
Car ledit très florissant seigneur Pépin, roi pieux, avait été élevé à la dignité royale trois ans auparavant, par l’autorité et sur ordre du seigneur pape Zacharie de sainte mémoire, par l’onction du saint chrême, reçue des mains des bienheureux prêtres des Gaules, et par le choix de tous les Francs. Par la suite, il fut oint et béni de nouveau comme roi et patrice, avec ses susdits fils Charles et Carloman, au nom de la Sainte Trinité, par les mains du même pape Étienne, en l’église des bienheureux susdits martyrs Denis, Rustique et Eleuthère, dont le vénérable Fulrard est archiprêtre et abbé. Dans cette même église des bienheureux martyrs, en ce même jour, ledit vénérable pontife bénit par la grâce de l’Esprit aux sept formes la très noble, très dévote et très attachée aux saints martyrs Berthe, épouse dudit roi très florissant, revêtue de la robe royale à traîne, et en même temps il confirma de sa bénédiction par la grâce du Saint-Esprit les princes des Francs et il imposa à tous sous peine d’interdit et d’excommunication de ne jamais choisir un roi né d’un autre sang, sinon de celui que la divine piété avait daigné exalter, et qu’elle avait décidé, par l’intercession des saints apôtres, le très bienheureux pontife. C’est pourquoi nous avons inséré ces quelques lignes à la dernière page de ce petit livre, à l’attention de votre charité, afin que dans la suite des temps la tradition commune puisse en transmettre à jamais la connaissance aux lignées futures. ».L’avènement et le sacre de Pépin le Bref d’après la Clausula de unctione Pippini regis
[modifier] Voir aussi
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| Généalogie |
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