Olfaction
Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.
| Les cinq sens | |
|---|---|
| Image:Laureline eyes.jpg | Image:Earcov.JPG |
| La vue | L'ouïe |
| Image:Human-nose.jpg |
|
| L'odorat | Le toucher |
| Image:Tongue piercing.jpg | Le goût |
L' odorat est l'un des cinq sens, celui qui permet d'analyser l'environnement du sujet au travers des odeurs présentes dans l'air qui l'entoure. Le nez est l'organe de l'odorat. Ce sens est certainement celui qui est le moins utilisé par l'être humain, à la différence de nombreux mammifères pour lesquels il est prépondérant.
L'olfaction est la fonction sensorielle qui correspond à la perception des substances odorantes. Celle-ci peut être sollicitée par voie directe (flairage) ou par voie rétro-nasale. Elle est assurée par une partie de la muqueuse nasale d'environ 5 cm2 de surface, appelée 'muqueuse olfactive'.
Sommaire |
[modifier] Mécanisme de l'odorat
Il est assez mal connu. Les cellules réceptrices sont des neurones bipolaires dont la partie externe, ciliée, aboutit dans l'épithélium olfactif. À ce niveau, les molécules odorantes (les ligands) arrivent soit directement par dilution dans le milieu aqueux, soit sont prises en charge par des protéines de transport (les binding protein) qui permettent aux molécules hydrophobes (majoritaires) de pénétrer dans le mucus recouvrant l'épithélium, et ainsi d'atteindre les récepteurs membranaires des cellules réceptrices. Ces protéines de transports concentreraient les molécules odorantes (c'est hypothétique) sur les récepteurs membranaires.
Chaque cellule réceptrice semble posséder une sensibilité particulière, qui recouvre partiellement, mais non totalement, celles des autres cellules. Cela signifie qu'une molécule définie active un ensemble unique de récepteurs (chacun de ces récepteurs répondant avec une intensité qui lui est propre). Cette activation « géographique » se traduit ensuite par un motif spatiotemporel nerveux particulier, qui est interprété comme une odeur par le cerveau, plus précisément au niveau du bulbe olfactif.
Les cellules de l'olfaction, contrairement, par exemple, à celles de l'ouïe, se renouvellent constamment.
L'odorat humain est l'un des sens les moins développés. Il existe, en pratique, deux seuils perceptifs. Le plus faible correspond à la détection d'une odeur, mais que le sujet ne peut identifier. Le second seuil correspond à l'identification de l'odeur en question. Certaines molécules, comme les thiols, se détectent à des taux beaucoup plus faibles que d'autres. Certains animaux sont capables de détecter des molécules un milliard de fois plus diluées que le seuil de notre odorat.
Enfin, il existe une présomption que certaines molécules, comme les phéromones, soient détectées par le système olfactif, même si leur perception ne se traduit pas en terme d'odeur « consciente ».
[modifier] Apparition de l'odorat
Dans les années 1960, des recherches menées par le professeur Lipsitt ont permis de démontré qu'il existe des capacités de détection et d'apprentissage des odeurs chez le nouveau-né. Même "in utero", le système olfactif du bébé est est un des premiers sens à ce mettre en place (celui-ci serait opérationnel dès le 3ème semestre de gestation).
[modifier] Eléments anatomiques
Au niveau anatomique, le système olfactif est composé de deux structures, le système olfactif principal et le système trigéminal. Il existe une troisème partie appelée "système voméronasal", qui est situé en retrait dans l'orifice des narines. Il n'a pas de fonction précise chez l'homme, mais est lié à l'animal pour sa reproduction et le marquage de son territoire.
[modifier] Voir aussi
cs:Čich de:Olfaktorische Wahrnehmung en:Olfaction es:Olfato fi:Hajuaisti he:חוש הריח hr:Njuh io:Flarado ja:嗅覚 nl:Reukzin no:Luktesans pl:Węch pt:Olfato ru:Обоняние wa:Oda


