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Organisation des pays exportateurs de pétrole

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L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ou en anglais Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC) est une organisation intergouvernementale de pays visant à négocier avec les sociétés pétrolières pour tout ce qui touche à la production de pétrole, son prix et les futurs droits de concessions.

L'actuel (septembre 2006) président de l'OPEP est le ministre Nigérian du pétrole Edmund Daukoru.

Sommaire

[modifier] Histoire

Image:OPEC01.jpg L'OPEP est créé le 14 septembre 1960, lors de la Conférence de Bagdad, principalement à l'initiative du Shah d'Iran et du Venezuela pour palier la baisse du prix du baril (moins de 5 dollars a l'époque). A l'origine, seuls cinq pays en étaient membres (l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Irak, le Koweït et le Venezuela).

Ils furent rejoints par la suite par d'autres pays producteurs :

Pendant les cinq premières années de son existence, son siège est situé à Genève, en Suisse. Il est déplacé le 1er septembre 1965 à Vienne en Autriche.

Le 12 mai 2006 lors d'un sommet Union européenne-Amérique latine, le président de la Bolivie Evo Morales, a déclaré à des journalistes vouloir que la Bolivie fasse partie de l'OPEP. Néanmoins, le pays n'est qu'un producteur mineur de pétrole. Le jour précédent, l'OPEP s'est engagé à prêter à un taux d'intérêt réduit 10 millions de dollars sur 20 ans à la Bolivie, pour aider ses universités publiques <ref>(fr) La nationalisation des hydrocarbures, outil ou écueil pour le développement de la Bolivie ?</ref>.

Fin novembre 2006, il a été annoncé, qu'au terme de longues négociations trois nouveaux pays ont accepté de joindre l'OPEP, et seront membres à part entière dès la prochaine réunion de l'organisation en mars 2007. Il s'agit de l'Équateur, qui revient dans l'organisation, du Soudan, et de l'Angola. Ensemble, ils ajoutent environ 2,5 millions de barils/jours à la production de l'OPEP.

[modifier] Objectifs

La création de l'OPEP résulte du fait que jusque dans les années 1970-1980, les compagnies pétrolières avaient les pleins pouvoirs sur le cours du pétrole et imposaient leurs prix aux pays producteurs. C'est ainsi que les principaux pays producteurs décidèrent de se regrouper de manière à pouvoir influer sur le cours du pétrole. La prise de contrôle de la production de pétrole se fît par une politique de nationalisation.

Étant maîtres de leur production, les pays producteurs peuvent de cette manière influencer le cours du baril de pétrole et ainsi augmenter leurs revenus.

[modifier] Fonctionnement

L'OPEP cherche à réguler la production et le prix par un effort coordonné de ses pays membres, notamment en instaurant un système de quotas de production. Les membres constituent donc un cartel de producteurs. Ils se mettent d'accord sur la quantité de pétrole exporté, ce qui influence le prix du marché. Ils possèdent 75% des réserves estimées de pétrole et fournissent aujourd'hui 40% de la production mondiale.

Les transactions de pétrole se faisant en dollars US, le changement de la valeur du dollar par rapport aux monnaies des pays producteurs affecte les décisions de l'OPEP quant à la quantité à produire. Par exemple, lorsque le dollar baisse par rapport aux autres monnaies, les États de l'OPEP voient leurs revenus diminués pour les achats effectués dans d'autres monnaies, ce qui réduit leur pouvoir d'achat puisqu'ils continuent à vendre leur pétrole en dollars.

Les décisions de l'OPEP ont une importante influence sur le cours mondial du pétrole. Un exemple est la Crise pétrolière de 1973 lors de la Guerre du Kippour : l'embargo de l'OPEP envers les pays occidentaux qui soutiennent Israël provoque une multiplication par quatre du cours pendant cinq mois (17 octobre 1973 - 18 mars 1974). Par la suite, le 7 janvier 1975, les pays de l'OPEP s'entendent pour augmenter le prix du pétrole brut de 10%.

A l'inverse d'autres cartels, l'OPEP a réussi à relever le prix du pétrole pendant de longues périodes. Le succès de l'organisation vient de la volonté de l'Arabie saoudite d'accepter les triches des autres membres et de baisser sa production lorsque les autres dépassent leurs quotas. Ainsi la plupart des membres produisent au maximum de leur capacité et l'Arabie saoudite est le seul à avoir une capacité de réserve et la possibilité d'augmenter la production si nécessaire.

La règle a très bien réussi dans le passé, amenant le cours du brut à rejoindre des niveaux qui n'avaient été atteints que par des produits raffinés. Toutefois, la capacité de l'OPEP à monter les prix a des limites. L'augmentation amène une baisse de la consommation et pourrait causer une diminution des revenus. De plus, des augmentations systématiques pourraient encourager l'utilisation d'énergies alternatives ou une économie de consommation. Enfin, une part croissante des producteurs ne fait pas partie de l'OPEP.

Par ailleurs, les marchés à terme de Londres et de New York (NYMEX) jouent un rôle croissant dans la détermination des cours, retirant ainsi du pouvoir à l'OPEP. Selon des sources non officielles, l'Iran cherche à établir un contre-pouvoir à ces marchés en prévoyant d'ouvrir en mars 2006 une Bourse du Pétrole sur son propre sol, où s'échangerait le pétrole de membres de l'OPEP ; ces transactions s'effectueraient de plus en euros et non plus en dollars.

Jusqu'à la Guerre du Golfe de 1990-1991, le président irakien Saddam Hussein demandait à l'OPEP de monter les cours du pétrole afin d'aider l'Irak et d'autres pays membres à résorber leur dette.

[modifier] Pays membres

Les 11 pays membres sont :

Afrique

Image:GM Flag Algeria.png Algérie

Un des premiers pays à nationaliser son industrie d'hydrocarbures, l'Algérie reste un membre important de l'OPEP.

Image:Flag of Angola.svg Angola

L'un des plus grands terrains d'explorations pétrolière des dix dernières années, le pays affiche une croissance de production à deux chiffres. Néanmoins la structure de son industrie pétrolière n'est pas celle des membres de l'OPEP : le secteur est presque entièrement aux mains des multinationales, et le taux de déplétions de ses gisements est élevé.

Image:Flag of Libya.svg Libye

La production de ce pays devrait fortement repartir à la hausse dans les années qui viennent, la levée des sanctions occidentales permettant de nouveaux investissements. Le pays offre un bon potentiel d'exploration, sa place dans l'OPEP devrait donc progresser.

Image:Flag of Nigeria.svg Nigeria

Le Nigeria est un membre assez remuant de l'organisation. Sa production augmente fortement grâce à des développement en offshore profond, et le pays dépasse assez souvent son quota. Il a plusieurs fois exigé une augmentation celui-ci sous la menace de quitter l'OPEP. La raison est peut être que l'industrie pétrolière du pays est la moins nationalisée de l'OPEP, elle est presque entièrement aux mains des multinationales.

Image:Flag of Sudan.svg Soudan

Ce pays produit plus de 600 000 barils/jours et sa production augmente.
Moyen-Orient

Image:Flag of Saudi Arabia.svg Arabie saoudite

Le leader historique de l'OPEP s'appuie sur les plus vastes réserves de pétrole conventionnel du Monde, son statut de plus grand producteur et exportateur, et le fait qu'il concentre presque toute la capacité de réserve. Le pays a besoin d'investissements énormes en permanence pour remplacer la production perdue par l'épuisement des gisements (semble-t-il quelques 800 000 bbls/j chaque année, et sa production comprend une part croissante de pétrole de qualité basse à moyenne.

Image:Flag of the United Arab Emirates.svg Émirats arabes unis

Seul Abu Dhabi est réellement membre de l'OPEP. Les Émirats sont une confédération crée en 1972, seule Abu Dhabi était déjà membre de l'OPEP et les autres émirats ne se considèrent pas liés par les quotas - mais leur production est de toute façon faible et en déclin. Abu Dhabi est un grand producteur, mais tous ses gisements significatifs sont exploités depuis plus de 30 ans.

Image:Flag of Iraq.svg Irak

Le statut de l'Iraq est en quelque sorte en suspend depuis le conflit récent. Le pays est encore nominalement membre de l'OPEP, mais n'est plus inclut dans les quotas. Le pays pourrait avoir des réserves parmi les plus vastes de l'OPEP, mais le nouveau régime n'a pas encore clarifié ses intentions.

Image:Flag of Iran.svg Iran

L'Iran est un pilier historique de l'OPEP, et démontre à nouveau aujourd'hui sa détermination à utiliser l'arme pétrolière comme moyen de pression. Ses grands gisements sont cependant assez gravement déplétés, et le pays parvient à peine à produire autant que les quotas de production l'y autorisent.

Image:Flag of Kuwait.svg Koweït

Ce pays a la particularité d'avoir des réserves concentrées en grande partie dans un seul gisement. Ce gisement semble avoir atteint le pic de production, et les réserves officielles sont largement contestés, y compris à l'intérieur du pays, dans un contexte de grands changements politiques.

Image:Flag of Qatar (bordered).svg Qatar

Les réserves de brut conventionnelles de ce pays sont relativement modestes, et la production devrait décliner dans un avenir proche. Elle sera largement remplacée par le gaz naturel, les condensats et le brut de synthèse fournit par le North dome, plus grand gisement gazier du monde, mais ces produits échappent aux quotas de l'OPEP.
Amérique du Sud

Image:Flag of Ecuador.svg Équateur

Ce pays revient dans l'OPEP après l'avoir quitté en 1992. C'est un petit producteur de pétrole par rapport aux autres membres, mais ses réserves sont relativement importantes (environ 5 milliards de barils).

Image:Flag of Venezuela (state).svg Venezuela

Sous la présidence d'Hugo Chavez, ce pays a pris un rôle bien plus actif dans l'OPEP, contribuant à redonner à celle-ci son statut d'arme géopolitique. Le pays tente actuellement de classer en "réserves prouvées" ses vastes réserves de sables bitumineux. Celà fait sans doute partie d'une manœuvre plus vaste visant à contester le leadership saoudien dans l'organisation.
Asie du Sud-Est

Image:Flag of Indonesia.svg Indonésie

La production de pétrole indonésienne est en déclin depuis 1997, et le pays est devenu importateur net. Son appartenance à l'OPEP n'a donc plus vraiment de sens, et le pays envisage de quitter l'organisation.

Certains importants pays producteurs de pétrole ne sont pas membres de l'OPEP. C'est le cas du Canada, du Mexique, du Royaume-Uni, de la Norvège, des États-Unis, de la Russie et d'Oman.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Référence

<references />

[modifier] Liens externes


Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) Logotype de l'OPEP
Algérie | Indonésie | Iran | Iraq | Koweit | Libye | Nigeria | Qatar | Arabie saoudite | Émirats arabes unis | Venezuela
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