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La Nouvelle-Orléans

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Image:New Orleans Skyline PD.jpg

La Nouvelle-Orléans (Louisiane)
Image:New Orleans, Louisiana flag.svg Image:NO city seal.gif
Drapeau Armoiries
Pays Image:Flag of the United States.svg États-Unis
État Louisiane
Surnom : The Crescent City, The Big Easy, The City That Care Forgot
Image:LAMap-doton-New Orleans.PNG
Emplacement de la Nouvelle-Orléans
Fondation 1718
Comté Orléans (paroisse)
Maire C. Ray Nagin
Superficie 907,0 km²
Population (2000) 484 674 habitants
Densité {{{dens}}} hab./km²
Fuseau horaire Central (UTC – 6)
Latitude 29° 57' 53″ N
Longitude 90° 04' 14″ O
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La Nouvelle-Orléans (New Orleans en anglais) est la plus grande ville dans l'État de Louisiane, aux États-Unis d'Amérique comptant 480 000 habitants et 1 400 000 dans l'agglomération. La ville louisianaise est autant peuplée que Lyon, la deuxième métropole de France (pour la ville même et pour l'agglomération).

C'est un centre industriel et de distribution, un port de mer important et une ville à la vie culturelle vibrante, surtout pour la musique de jazz et la cuisine à base de crevettes. La ville est sur les bords du Mississippi au 30,07°N, 89,93°O.

La Nouvelle-Orléans a subi des inondations et de lourdes dévastations du fait du cyclone Katrina du 29 août 2005 (voir Ouragan Katrina) et sa population a, en grande partie, été temporairement évacuée vers des villes de Louisiane, du Texas et se situant dans d'autres États de la fédération américaine. (voir Conséquences de l'ouragan Katrina sur La Nouvelle-Orléans)

Le maire actuel de la Nouvelle-Orléans est Ray Nagin, élu une première fois au printemps 2002 puis réélu de justesse le 22 avril 2006, moins de huit mois après le passage de Katrina.

Sommaire

[modifier] Histoire

[modifier] Période coloniale

La ville fut fondée par les Français sous la direction de Jean Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville, en 1718. Le nom de la ville fut choisi en l'honneur du régent, Philippe, duc d'Orléans. Au départ simple comptoir de la Compagnie du Mississippi, elle devint la capitale de Louisiane française en 1722<ref>Havard Gilles, Vidal Cécile, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, 2003, page 393</ref>(La capitale fut transférée de Biloxi à La Nouvelle-Orléans).
Rue touristique

Le site retenu est celui d'un méandre du Mississippi, d'où la forme en croissant de la ville : elle fut surnommée Crescent City, la ville en forme de croissant. Des fortifications devaient l'entourer dès le début, mais elles ne furent jamais réalisées. Ce n'est qu'en 1760 qu'une palissade en bois fut construite en urgence.

Les plans de La Nouvelle-Orléans furent dessinés par Adrien de Pauger et Le Blond de la Tour sur le modèle traditionnel des villes nouvelles, c'est-à-dire un damier symétrique, dont la dimension maximale devait être de 88 hectares divisés en 66 ilôts<ref>Havard Gilles, Vidal Cécile, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, 2003, page 402</ref>, avec une place où se trouvaient l’église (la future cathédrale Saint-Louis), la maison du gouverneur et des casernes. Sur les quais furent aménagés des magasins, un hôpital et le couvent des Ursulines. C'est notamment Adrien de Pauger qui dessine les plans du Vieux Carré avec ses rues à angle droit. La construction s'avéra très difficile à cause des bois touffus qui occupaient le site et du climat : l'ouragan de 1722 fit d'énormes dommages<ref>Havard Gilles, Vidal Cécile, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, 2003, page 403</ref>. Le manque de main d'œuvre, les épidémies et les moustiques ralentirent également les travaux. La creusement de chenal démarre en 1723. La digue le long du Mississippi est achevée en 1724.Image:Skylineriver.jpg

Le fait que la Louisiane fût dépourvue de structures sociales, politiques et religieuses rigides donnait à tous le sentiment d'une liberté accrue. Selon les registres paroissiaux de l'époque, la moitié des catholiques de La Nouvelle-Orléans ne faisaient pas leurs pâques et n'entraient que rarement dans l'église Saint-Louis. La fréquentation des Indiens aux mœurs plus libres, notamment en matière sexuelle, a dû contribuer à l'évolution des mentalités. En quelques années, arrivèrent de France plus de 1300 femmes, dont 160 prostituées. Les cas de bigamie n'étaient pas rares et beaucoup de Français prenaient de jeunes Indiennes comme maîtresse. Bref, la ville de La Nouvelle-Orléans abritait une communauté cosmopolite, multiraciale et même, par certains aspects, interlope.

En 1733, lorsque Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville redevint gouverneur de la Louisiane, La Nouvelle-Orléans avait déjà la réputation d'une ville libre et joyeuse, avec ses fêtes, ses bonnes tables et ses danses. Durant toute cette période, le français de France demeura la langue officielle de la colonie: c'est la seule langue des Blancs, mais les Noirs parlaient le créole (à base de français) et les indiens, leurs langues ancestrales.
Jackson Square (l'ancienne Place d'Armes), à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, États-Unis

La Nouvelle-Orléans devint la capitale économique de la Louisiane : elle exportait des peaux venues de l'intérieur et des produits des plantations (indigo, tabac ...). En 1763 la colonie fut cédée à l’Empire espagnol par un accord secret du traité de Fontainebleau, ce qui fut confirmé par le traité de Paris, mais aucun gouverneur espagnol (Antonio de Ulloa) ne vint pour prendre le contrôle avant 1766. De même, peu d'hispanophones vinrent s'installer dans la capitale louisianaise. Certains des premiers colons français ne furent jamais satisfaits du régime espagnol, et firent de multiples pétitions pour retourner sous celui de la France. Le 28 octobre 1768, un groupe de colons créoles tente de chasser les Espagnols de la ville, suite à l'établissement de l'exclusif. La reprise en main se fait par une troupe envoyée en juillet 1769 : les meneurs sont arrêtés et neuf sont condamnés à mort<ref>Philippe Jacquin, Daniel Royot, Go West ! Histoire de l'Ouest américain d'hier à aujourd'hui, Paris, Flammarion, 2002, page 59</ref>. Un conseil municipal est instauré pour satisfaire les revendications locales.

Un incendie détruisit 856 immeubles le 21 mars 1788 et un autre 212 en décembre 1794. En conséquence, un règlement d'urbanisme imposa la brique en remplacement du bois pour les maisons à étage, et les tuiles pour les couvertures. En 1795, l'Espagne autorisa les États-Unis à utiliser le port. La ville revint sous le contrôle français en 1800 mais en 1803 Napoléon Bonaparte vendit la Louisiane (qui comprenait un territoire beaucoup plus vaste) aux États-Unis pour 80 millions de francs. A ce moment la ville avait environ 8 000 habitants. La population souffrit aussi des épidémies de fièvre jaune, malaria et variole, éradiquées après 1905.

[modifier] XIXe siècle

La population augmente rapidement notamment avec l’arrivée des créoles qui quittent Haïti après la révolution de 1802 de Toussaint Louverture. Pendant la guerre de 1812 les Britanniques envoyent une force pour essayer de conquérir la ville mais ils sontvaincus par les troupes commandées par André Jackson à quelques kilomètres en aval à Chalmette le 8 janvier 1815 (bataille de La Nouvelle-Orléans).

La population de la ville doubla dans les années 1830. Vers 1840, elle atteint 100 000 habitants, ce qui en fait la quatrième ville des États-Unis. Mais la première en importance dans le centre des terres.

La ville fut la capitale de l’État de Louisiane jusqu’en 1849, puis de 1865 à 1880. À cette date, Bâton-Rouge prit le relais. Son port eut un rôle majeur dans la traite des esclaves, alors qu'elle avait la plus grande communauté d'origine servile.

L'histoire de Delphine LaLaurie et la façon honteuse dont elle a torturé des esclaves est probablement le plus connu des contes macabres du quartier français (Vieux carré). Madame LaLaurie, socialite respectée, accueillit nombre de grands événements dans son opulent domicile, 1 140 rue royale. Son train de vie somptueux était servi par un grand nombre d'esclaves. Cependant, le mauvais traitement des esclaves était illégal, si bien que la société commença à éviter LaLaurie, après qu'un voisin surprit cette femme élégante en train de chasser une fille d'esclaves avec un fouet. La fille sauta du toit dans un effort désespéré pour fuir LaLaurie et mourut. Le voisin avertit les autorités ; c'était la fin de la carrière sociale de LaLaurie. Elle fut rejetée par la bonne société.


Au début de la guerre de sécession, La Nouvelle Orléans est prise par l’Union (les Nordistes) sans combat, et donc fut épargnée des destructions que subissent la plupart des villes du Sud. Il reste un cachet historique avec la richesse du XIXe siècle au-delà du Vieux carré ou carré français. La ville reçut l’Exposition Universelle dite du centenaire du coton. La ville gagna une réputation de débauche et de tripot à la fin du XIXe siècle et début du XXe notamment avec le quartier interlope de Storyville.

[modifier] XXe siècle

Le bayou aux abords de la ville

Une grande partie de la ville est située sous le niveau de la mer et est bordée par le fleuve Mississippi et le lac Pontchartrain, aussi la cité est entourée de digues. Jusqu’au début du XXe siècle, les constructions étaient largement limitées à la partie légèrement surélevée sur les digues naturelles et les bayous car le reste de la région était constituée de marécages soumis à de fréquentes crues. Ce qui donna au XIXe siècle à la ville la forme d’un croissant. Dans les années 1910, l’ingénieur A. Baldwin Wood proposa un plan ambitieux de drainage avec des pompes de sa conception qui sont toujours utilisées.

Dans les années 1920, dans un effort de modernisation de l’aspect de la ville, beaucoup de rambardes des balcons de la rue du canal, la rue commerçante, furent retirées. Dans les années 1960, les streetcars furent remplacées par des autobus. Ces décisions furent ensuite considérées comme des erreurs et désormais la rue est revenue à son aspect initial, ce qui plait aux touristes en quête de dépaysement.

[modifier] Héritage Cuturel de La Nouvelle-Orléans

La ville est au cœur de la culture des Caraïbes y compris le culte du Vaudou. Beaucoup de visiteurs adoptent le slogan Acadien ou Cajun « Laissez les bons temps rouler », notamment en flânant dans le carré français (Vieux carré) qui est entouré par le fleuve et les rues du Rampart, Canal et Esplanade. Une des spécialités locales à déguster au Café du Monde, le café au lait avec des beignets. Le Natchez, un bateau à aube, fait un tour quotidiennement sur le fleuve du Mississippi.

Il y a désormais deux lignes de streetcars (une sorte de tramway) avec la ligne rouge parallèlement à la rue Canal à travers le Vieux carré et la verte le long de la rue Saint-Charles. Une promenade nostalgique à jamais immortalisée dans la fameuse pièce de Tennessee Williams Un tramway nommé désir .

À cause de la hauteur de la nappe phréatique, les cimetières utilisent des cryptes. Depuis longtemps, des cérémonies funèbres sont accompagnées par des musiciens de jazz. Aucune visite à la Nouvelle-Orléans n'est complète sans une excursion dans les musées extérieurs les plus anciens de la ville, ses cimetières historiques. Souvent appelé les Cités des morts, ces cimetières sont remarquables pour leurs tombeaux uniques et en surface. Les tombeaux sont des monuments du dix-huitième, dix-neuvième et du début du vingtième siècle, et eux, comme les cimetières eux-mêmes, sont une partie appréciable de l'héritage particulier dans cette ville.

Parmi les nombreuses spécialités culinaires: les beignets néo-orléanais, les haricots rouges avec du riz, le Po'boy et les (sandwiches) Muffaletta ; les huîtres du golfe et les Crawfish (petites écrevisses d'eau douce) ; l'Étouffée, le Jambalaya, le Gumbo et la cuisine Créole. Aujourd'hui après le katrina la Nouvelle Orléans est en train de se reconstuire.

[modifier] Géographie

Image:Landsat new orleans nfl.jpg

907 km² dont 48,45 % en plans d'eau. La grande partie de la ville est située en dessous du niveau de la mer (environ 60cm). Elle suit un méandre du Mississipi, d'où son surnom "The crescent city" (la ville croissant).

[modifier] Démographie

  • En 1725, la Nouvelle-Orléans comptait 1 000 habitants<ref>J. Meyer, J. Tarrade, A. Rey-Godlzeiguer, Histoire de la France coloniale, tome 1, Paris, Colin, édition de poche, 1991, page 188.</ref>, en 1752, 3200 habitants<ref>Havard Gilles, Vidal Cécile, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, 2003, page 388</ref>.

[modifier] Sociologie

La Nouvelle-Orléans est une des villes américaines les plus pauvres du pays. Elle compte la plus importante population afro-americaine des États-Unis qui constitue 68% des habitants de la ville.

Les forces de police de La Nouvelle-Orléans sont considérées parmi les plus mauvaises de tous les États-Unis alors que l'administration de la ville, comme de l'état, est notoirement corrompue et incompétente.

Quand le taux national de la criminalité a diminué, celui des homicides, à La Nouvelle-Orléans, a augmenté de manière significative. Ainsi, une personne résidant à La Nouvelle-Orléans, a dix fois plus de "chances" de se faire assassiner que l'Américain moyen. Le taux des homicides y est supérieur à ceux d'autres villes pourtant bien plus grandes, comme New York, Los Angeles ou Chicago.


Image:RefineryNearNewOrleans.jpg L'économie de La Nouvelle-Orléans est en déclin depuis plusieurs générations. La Nouvelle-Orléans a longtemps été un grand port international qui profitait de sa situation privilégiée au débouché des Grandes Plaines : le port exportait des céréales (12,5 millions de tonnes en 1996). Il vivait aussi grâce à une vaste hinterland irrigué par les 23 000 Km du réseau fluvial du Mississippi et de ses affluents. Il était au premier rang mondial pour les navires porte-barges.

Au XXe siècle, sous l'administration autoritaire du gouverneur Huey Long, l'État de Louisiane a développé ses installations portuaires et l'industrie liée à l'activité pétrolière, donnant ainsi l'occasion à de nombreux habitants d'intégrer la classe ouvrière ou la classe moyenne.

Mais ensuite, le développement de l'économie productive ou des secteurs comme l'énergie ou le commerce, offrant des salaires élevés, ont été abandonné au profit des arts, de la culture et surtout du tourisme.

Le tourisme est ainsi devenu l'activité principale de base de La Nouvelle-Orléans. C'est cependant une activité aux salaires peu élevés, souvent de 50 % en dessous de la moyenne nationale permettant à près de la moitié des employés, principalement noirs, de maintenir leur famille au-dessus du seuil de pauvreté. Avec la culture, c'est un secteur d'activité qui a surtout profité à la partie blanche de la population, propriétaires de restaurants, d'hôtels, ou encore agents et promoteurs immobiliers. Les autres bénéficiaires étant les jeunes, les célibataires festifs et les gays.

[modifier] Culture

  • La Nouvelle-Orléans s'enorgueillit d'être la ville qui a la meilleure cuisine des États-Unis et la meilleure musique du monde. En effet, c'est la ville d'où vient le jazz et le blues, et on y mange Cajun ou Créole.
  • L'agglomération compte environ 120 clubs<ref>Bruno Lesprit, Jazz Fest à New Orleans, dans Le Monde web du 6 mai 2006</ref> de jazz en 2006

[modifier] Enseignement

  • école d'architecture de Tulane

[modifier] Transports

[modifier] En ville

[modifier] Aéroport

La ville est servie par l’aéroport international de La Nouvelle-Orléans Louis Armstrong, situé a Kenner.

[modifier] Célébrations

La Nouvelle-Orléans est la ville qui organise le plus de festivals dans le monde : chaque année, près de 500 manifestations<ref>Bruno Lesprit, Jazz Fest à New Orleans, dans Le Monde web du 6 mai 2006</ref> diverses sont organisées dans différents quartiers. Parmi les célébrations annuelles les plus célèbres sont la saison du carnaval (Mardi gras), avec des parades et des décors flottants et le Festival de Jazz (appelé en anglais « New Orleans Jazz and Heritage Festival » ou encore « Jazz Fest »). Organisé depuis 1969, ce dernier a rassemblé plus de 400 000 personnes<ref>Bruno Lesprit, Jazz Fest à New Orleans, dans Le Monde web du 6 mai 2006</ref> en avril-mai 2006.

Voir Krewe du Vieux et Mardi gras de La Nouvelle-Orléans.

[modifier] Célébrités

  • Fats Domino, chanteur de rhythm and blues, né à La Nouvelle-Orléans
  • Roy Brown, chanteur de blues né à La Nouvelle-Orléans

[modifier] Sports

Les clubs professionnels :

La plus grande infrastructure sportive de la ville est le superdome.

[modifier] Littérature

[modifier] Archevêché

[modifier] Gallery

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Notes

<references/>

[modifier] Bibliographie

  • (fr) Rodolphe De Koninck, « Le delta du Mississippi : une lutte à finir entre l’homme et la nature » , dans Hérodote, Paris, La Découverte, n°121, 2e trimestre 2006, ISBN 2707149519, pp.19-41.

[modifier] Liens externes

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