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Nouvelle-France

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Carte de la Nouvelle France, par Samuel de Champlain
Voir aussi le film éponyme.

La Nouvelle-France est le nom de l'immense territoire qui comprenait toutes les colonies françaises de l'Amérique du Nord, de l'embouchure du fleuve Saint-Laurent au delta du fleuve Mississippi, en passant par le territoire de la vallée de l'Ohio qui barrait l'expansion vers l'Ouest des treize colonies anglaises / britanniques côtières, ce qui a occasionné une guerre contre les Français et les Indiens dans laquelle s'est illustré le colonel britannique George Washington de l' "Armée continentale" avant de devenir le premier président de la jeune république des États Unis d'Amérique.

Lors du premier recensement effectué en Nouvelle-France, en 1666, on comptait quelque 4000 personnes dans la vallée du Saint-Laurent (voir canadiens) alors en possession de la France. Un siècle plus tard, la population française s'élevait à 90 000 personnes<ref>Havard, Vidal, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, 2003, page 67.</ref>.

La capitale était la ville de Québec.

Sommaire

[modifier] Histoire

Article principal : Histoire de la Nouvelle-France

La Nouvelle-France sera contrôlée par la France de l'Ancien Régime de 1534 à 1760. Elle demeura sous domination britannique de 1760 à 1763, en attendant les résultats de la guerre de Sept Ans.

Dans sa plus grande étendue, avant le Traité d'Utrecht (1713), la Nouvelle-France comprenait cinq régions possédant chacune sa propre administration :

À l'époque, le territoire de la Louisiane s'étendait des Grands Lacs jusqu'au golfe du Mexique, sur environ un tiers de l'Amérique du Nord. Il comprenait alors une bonne partie de ce qui allait devenir le centre-ouest des États-Unis, dont dix États américains actuels (Arkansas, Dakota du Sud, Dakota du Nord, Iowa, Kansas, Missouri, Montana, Nebraska, Oklahoma, et la Louisiane actuelle) ainsi que des parcelles des futurs Colorado, Wyoming, Minnesota et Texas.

Le Canada, la plus importante des colonies de la Nouvelle-France, fut exploré par Jacques Cartier en 1534. Une population française s'y implante de façon permanente après la fondation de la Ville de Québec en 1608.

Avec le traité de Paris, la France céda une partie de la Louisiane à l'Espagne et le reste de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne. L'Espagne restitua la Louisiane à la France en 1800 par le traité de San Ildefonso. Mais Napoléon vendit la Louisiane aux États-Unis en 1803. La France ne conserva que ses territoires aux Antilles et l'île de Saint-Pierre-et-Miquelon.

[modifier] Politique coloniale et administration du territoire


Si le XVIe siècle fut l'ère des premières expéditions et des établissements français éphémères, le règne d'Henri IV donna une impulsion importante à la colonisation de la Nouvelle-France. Le premier roi Bourbon s'intéressa personnellement aux affaires d'outre-mer. Au XVIIe siècle, Richelieu puis Colbert conduisent la politique coloniale. Le ministre de Louis XIV souhaite exploiter les ressources du Nouveau Monde afin de réduire les dépenses de la France : le mercantilisme (ou colbertisme) inspire les décisions prises pour la Nouvelle-France. D'abord confiée aux compagnies de commerce à monopole, l'État finit par contrôler les colonies : elles sont placées sous l'autorité du secrétaire d'État à la Marine, même si, dans le cadre de la monarchie absolue, le roi gouverne seul en dernier lieu. Sur place, administrateurs et officiers représentaient le roi et devaient obéir aux décisions prises à Versailles. Les missionnaires étaient chargés de convertir les Amérindiens à la religion du roi : le catholicisme.

Le 8 octobre 1612, Louis XIII désigne pour son lieutenant général en Nouvelle-France Charles de Bourbon, comte de Soissons, qui prend le titre de vice-roi mais meurt peu après. Le roi transmet la charge à Henri de Bourbon, prince de Condé, puis à Henri II duc de Montmorency, et enfin à Henri de Lévis, duc de Ventadour (1625), puis à François-Christophe, duc de Damville (1644).

Québec fut la capitale administrative de la Nouvelle-France jusqu'à la défaite de la bataille des Plaines, en 1759. Au début du règne personnel du Roi Soleil, la colonie est rattachée au domaine royal. Elle est toujours sous la coupe d'un gouverneur (le comte de Frontenac pendant 19 ans). Louis XIV dissout la Compagnie des Cent Associés, mettant un terme à son monopole. En 1665, il envoie le premier intendant au Canada, Jean Talon ; pendant son mandat, l'État français investit un million de livres<ref>Havard, Vidal, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, 2003, page 101.</ref> pour développer l'économie de la Nouvelle-France. L'émigration française est également encouragée.

[modifier] Alliances avec les Amérindiens

Dès le début du XVIIe siècle, les colonisateurs français entrèrent en contact avec les tribus autochtones. Ils s'allièrent avec les Micmacs, les Abénaquis, les algonquins, les Montagnais et enfin les Hurons. Samuel de Champlain participa à plusieurs attaques contre les Iroquois, qui sont devenus les ennemis des Hurons et des Algonquins, à cause de leur rivalité engendré par le commerce des fourrures avec les colons.

[modifier] Vie quotidienne en Nouvelle-France

Pendant les premières années de la colonisation, jusqu'à la fin du XVIIe siècle, la vie des colons en Nouvelle-France est marquée par de constantes contraintes : raids amérindiens, conditions climatiques auxquelles il fallut s'adapter, éloignement de la métropole, commerce incertain avec la France et les Antilles, etc. Les habitants doivent donc s'autosuffire dans la mesure du possible en produisant leurs propres denrées, en adaptant des méthodes et des techniques françaises aux réalités nord-américaines, en s'appropriant des éléments culturels des nations autochtones environnantes. Ces conditions créent bien sûr un milieu propice au développement des corps de métier locaux, et bientôt apparaît une petite bourgeoisie coloniale qui stimule la production de biens et de services. De cette manière, les capitaux ne sont pas drainés vers la métropole : en achetant les produits locaux, les colons se trouvent à favoriser un certain enrichissement.

Au XVIIIe siècle, la population de la Nouvelle-France vit dans une certaine aisance matérielle (surtout quand on compare leur condition à leurs homologues de France), d'autant plus que l'amélioration des relations commerciales avec la métropole et avec les Antilles permet l'entrée de denrées et de produits importés, qui viennent s'ajouter aux produits locaux pour faciliter la vie quotidienne des colons. Durant la paix de Trente ans (1713-1744), la colonie prospère et la population, dans son ensemble, atteint un niveau d'aisance matérielle qui sera malheureusement compromis par les troubles liés à la Guerre de Succession d'Autriche puis à la Guerre de Sept Ans.

[modifier] Les fêtes de la Nouvelle-France

Image:LouisXIV.gif

Aujourd'hui, les fêtes de la Nouvelle-France, qui se déroulent dans le quartier du Vieux-Québec, dans la ville de Québec, rappellent l'époque de la Nouvelle-France. Pendant plus de 5 jours au début du mois d'août, des centaines de figurants y recréent l'ambiance des marchés publics tandis que des spécialistes y effectuent de l'animation historique. Plus de 400 000 visiteurs s'y sont retrouvés pour la dernière édition (le 10e anniversaire) en 2006.

[modifier] Bibliographie

  • Beaulieu, Alain, et Roland Viau. La grande paix: chronique d'une saga diplomatique. Québec, Éditions Libre Expression, 2001, ISBN 2-89111-939-8
  • Choquette, Leslie. De France à paysans : modernité et tradition dans le peuplement du Canada français. Sillery, Québec : Septentrion, 2001. ISBN 20010126848.
  • Eccles, William John. The French in North America 1500-1763. East Lansing : Michigan State University Press, 1998. ISBN 0870134841.
  • Havard, Gilles et Vidal, Cécile. Histoire de l'Amérique française. Paris : Flammarion, 2003. ISBN 2082100456.
  • Lahaise, Robert et Vallerand, Noël. La Nouvelle-France 1524-1760. Outremont, Québec : Lanctôt, 1999. ISBN 2894850603.
  • Moogk, Peter N. La Nouvelle-France : the making of French Canada : a cultural history. East Lansing: Michigan State University Press, 2000. ISBN 0870135287.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes

<references/>

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