Nay (musique)
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Le nay (persan: نى, autres transcriptions : persane, turque : ney ; arabe : nai) est une flûte en roseau, originaire d'Asie centrale, dont les plus anciennes formes datent de l'âge des pyramides (représentation sur des peintures tombales égyptiennes vers -3000 / -2500 ans). Son nom persan signifie justement roseau.
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[modifier] Description
L'instrument est joué dans tout le monde oriental, du Maroc en Irak, et aussi en Turquie, Iran jusqu'au Pakistan.
- Le nay arabe est constitué d’un simple roseau ouvert aux deux extrémités, dépourvu d’encoche, dont les caractéristiques sont constantes et indépendantes de la dimension, du timbre ou du registre.
- Le ney turc comporte depuis le XIe siècle une embouchure en ivoire, en os, corne ou plastique et des bagues métalliques. Il utilise une gamme propre à la musique classique turque — Türk sanat müziği.
- Le ney iranien comporte souvent une embouchure de métal qui rend la tâche plus difficile car le style de jeu iranien consiste à positionner le morceau de métal entre les dents. Il en resulte un son très raffiné et puissant. C'est Nayeb Asadollah (vers 1920) qui emprunta cette technique au Turkmènes et perfectionna le style. Parmi les grands maîtres iraniens on peut citer : Kassai, Musavi, Andalibi, Omoumi.
Le nay possède en général 7 trous (6 pour le ney iranien). Le roseau doit être, de préférence, constitué de neuf segments et six trous antérieurs répartis en deux groupes similaires de trois placés dans les sixième, septième et huitième segments. Un trou postérieur situé au milieu de l'instrument est bouché par le pouce.
L'Instrument se décline en de nombreuses tailles correspondant chacune à un ton différent. Ainsi, les flûtistes orientaux, pour éviter les transpositions par les doigtés, disposent en général de plusieurs neys, dont chacun donne un fondamental et un registre différents. Ils peuvent ainsi transposer en conservant leurs doigtés et jouer de concert avec différents instruments et chanteurs.
[modifier] Jeu
[modifier] Technique
Le nay ressemble à une flûte à bec, mais sa technique de jeu est beaucoup plus complexe car l’embouchure reste ouverte, les lèvres couvrant presque le bord. La note jouée dépend à la fois du doigté, de la position des lèvres, de la force du soufle et de l'angle entre les lèvres et le nay. Seuls les virtuoses peuvent couvrir les trois octaves de certains nay.
Pour jouer du nay, on dispose l’extrémité contre sa lèvre inférieure (parfois ses dents en Iran) et on incline la tête et le roseau selon deux obliquités différentes. Le souffle se brise sur l’extrémité supérieure et donne le son.
Les micro-intervalles typiques des traditions musicales arabes, turques et persanes sont obtenus par la variation de l’inclinaison relative tête-roseau et l’obturation partielle des trous. La maîtrise du ney est donc le fruit d’une longue expérience.
[modifier] faire une note avec un Nay arabe/Ney turc
En avançant les lèvres, formez un trou rond d'environ 3mm de diamètre. Le soufle doit être très léger mais assez fort pour que l'air ne soit pas chaud.
Placer l'embouchure de manière à ce que la moitié de l'air souflé entre dans le nay.
Le corps du Nay doit se trouver en diagonale :
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[modifier] Fonctionnement
Le Nay est nommé selon la note produite lorsque le premier trou est ouvert : ainsi le Nay typique de la musique arabe est le "Dokah" (Nom turc pour la note Ré) qui produit donc la note Ré comme fondamentale.
Alors que les flûtes européennes utilisent pour leur deux premières octaves uniquement le premier harmonique des notes produites, le nay a la particularité d'utiliser toutes la séries des harmoniques : octave, douzième (ou quinte de l'octave), quinzième (ou octave de l'octave), etc.
Ainsi sur un dokah nay, en utilisant uniquement le doigté du ré grave, un musicien aguerri produira les notes suivantes : ré grave, ré médium, la médium, ré aigu, fa dièse aigu, la aigu.
Ceci est rendu possible par l'organologie de l'instrument : la perce est très étroite, permettant de produire plus facilement les harmoniques aigus.
[modifier] Culture
On dit que le timbre du nay, voilé et blessé, doit être respecté. Il est symbolique du souffle vital. Les inflexions sont riches en harmoniques et provoquent des effets dépassant la mélomanie conventionnelle.
Le nay classique est généralement plus long que le nay populaire comme le Kavala qui n'a pas de trou pour le pouce.
En Turquie le ney est plus un instrument classique et urbain. Le style turc est plus lisse et coulant et associé aux Mevlevi (Derviches tourneurs) qui l'on adopté en tant que leur instrument principal dans le Sema, le service spirituel qui inclut la rotation dansante de trance. Les ney les plus usités en musique turque sont le mansur (sol grave), kiz (la grave) et yildiz (Si bémol)
Les arabes ont souvent un jeu plus rhythmique, selon la tradition des bergers.
[modifier] Lien externe
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