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Nationalisme breton

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Le nationalisme breton caractérise un certain nombre de mouvement qui revendiquent une large autonomie, voire l'indépendance de la Bretagne. Il existe un grand nombre d'associations qui défendent la culture et la langue bretonne sans adhérer au nationalisme breton.

Sommaire

[modifier] Différences avec les autres nationalismes celtiques

Il apparaît que le « nationalisme breton », ou mieux nommé "mouvement politique breton", se différencie également assez nettement des nationalismes officiels que sont ceux du Pays de Galles ou du Pays Basque par exemple :

  • Il est divisé entre des autonomistes, majoritaires (UDB, qualifié de parti « régionaliste » par les analystes électoraux parisiens), et des indépendantistes.
  • Il a peu de représentants élus, alors que des élus nationalistes siègent au Pays basque, en Catalogne, en Écosse, ou encore au Pays de Galles ;
  • Il a une audience électorale faible qui ne dépasse pas les 5 %; L'UDB ayant recueilli 1,54% des voix aux législatives de 2002.
  • Il ne se définit pas comme nationaliste, sauf quand il est indépendantiste. Or on ne peut décider à sa place qu'il est nationaliste.

Les autonomistes sont surtout membres de l'UDB, le seul parti ayant des élus régionaux, mais il faut aussi mentionner quelques groupes d'audience plus restreinte, comme le Parti breton, ainsi que divers groupes se proclamant fédéralistes, voire des cercles anarchistes, comme Treger Disuj.

[modifier] Le mouvement culturel breton est-il un nationalisme?

Le mouvement culturel breton est encore plus divers, bien plus actif et possède de bien plus nombreux sympathisants que le mouvement politique qui n'est guère visible depuis des années. À de rares exceptions, il ne se réclame pas d'une idéologie nationaliste, et ne devrait pas figurer dans une rubrique "nationalisme".

L'appellation « mouvement breton », ou Emsav en breton (qui signifie soulèvement, renouveau), terme supposé regrouper les mouvements politiques et culturels bretons divers, ne reflète donc pas, dans son appellation, toute la diversité, toutes les divisions actuelles, voire les conflits internes en cours.

  • L'appellation "nationalisme" de cet article, qui mêle des choses aussi différentes qu'un concept de nature idéologique et politique, avec des activités culturelles, scolaires ou musicales, est un abus typique de langage.
  • Ni l'enseignement du français, ni la rédaction de journaux ou la composition de chansons en français, ni la pratique de la vielle, ne figurent dans la rubrique nationalisme français.

[modifier] Le "mouvement breton". Historique d'une nébuleuse.

Traditionnellement, l'histoire du mouvement breton, se divise en 3 périodes.

[modifier] Le premier Emsav : naissance du mouvement breton jusqu’en 1914

Le mouvement breton est né dans la première moitié du XIXe siècle, dans le courant du romantisme qui toucha toute l’Europe et suscita de l'intérêt pour :

  • L'histoire du peuple et des nations, alors que l'histoire n'était qu'alors celle des princes régnants,
  • Les richesses culturelles populaires et nationales, dans la langue du peuple parfois, alors que la culture n'était jusque là que l'affaire des nobles et des puissants.

En Bretagne où il n'existait pas de ""bourgeoisie nationale" selon la terminologie marxiste, la "renaissance romantique" s'exprima en partie au sein d’une noblesse légitimiste marginalisée et se repliant sur ses terres. Celle-ci se caractérise par : le régionalisme, l'ancrage à droite, la fidélité à l'esprit monarchiste et à la religion, l'importance des traditions. Une idée domine : maintenir les traditions pour préserver le peuple breton de l’irréligion et des idées nouvelles.

Les trois grands axes de ce régionalisme breton naissant sont :

  • La collecte des chants et contes populaires bretons (en s'inspirant notamment des exemples allemands ou finnois ; cf. les Frères Grimm, le Kalevala). La figure symbolique et initiatrice de ce travail de collectage des traditions populaires est le marquis Théodore Hersart de la Villemarqué et son Barzaz Breiz. Cette œuvre connut un très grand écho, faisant découvrir la littérature orale bretonne dans toute l'Europe. Il fut suivi de nombreux imitateurs, dont Narcisse Quellien, Penguern, Luzel.
  • La normalisation de la langue bretonne écrite, notamment par Jean-François Le Gonidec, considéré comme le père du breton moderne.
  • La création d’une véritable historiographie bretonne avec Arthur de La Borderie, considéré comme le père de l’histoire de la Bretagne, sur le modèle des Français Augustin Thierry et Michelet.

Les principales dates :

Parus en 1909 et 1911, deux ouvrages du Comte de Lantivy-Trédion synthétisent les revendications du mouvement breton (…). L'auteur y évoque une reconstitution de la Bretagne, son autonomie financière et administrative. Les défenseurs du projet vont jusqu'à imaginer une 'grève de l'impôt'.

Le Parti nationaliste breton, à la fois le premier parti politique créé en Bretagne et le premier parti nationaliste breton, crée par Camille Le Mercier d'Erm. À cette époque, le Parti nationaliste breton va rassembler l’essentiel du mouvement politique breton. Quand au Bleun Brug créé en 1905 par l'abbé Perrot, un certain nombre de militants catholiques défendant aussi la langue et la culture bretonne, ce n'est pas un mouvement politique.

[modifier] Le second Emsav (1914-1945)

La Première Guerre mondiale, qui détruit toute une génération, est une véritable coupure. Après cette guerre, le régionalisme (qui prétend unir la petite et la grande patrie), conservateur, stagne.

1918 : création de l’Union de la jeunesse bretonne (Unvaniez Yaouankiz Breiz).

Ce qui entraîne l'essor, à l’intérieur du mouvement breton, du nationalisme dur au sein d’une nouvelle génération qui se regroupe autour du journal Breiz Atao en 1919 organe du Groupe Régionaliste Breton, autour de Maurice Marchal.

L’Emsav rompt explicitement avec le régionalisme français :

  • Cette première génération nationaliste s’investit notamment dans le domaine de la langue. Son chef de file est Roparz Hemon, et son journal de référence Gwalarn, fondé en 1925 avec Olier Mordrel. (Jakez Riou, Youenn Drezen…). La littérature bretonne s'ouvre au monde entier par de nombreuses traductions, rénovation et élargissement des thèmes littéraires : création d’une véritable littérature moderne en langue bretonne. La langue bretonne est rénovée et actualisée par la rédaction de nombreux dictionnaires et grammaires.
  • Importance aussi du mouvement artistique, avec notamment Seiz Breur, qui amène un art breton de haut niveau.

Parallèlement au succès culturel il faut insister sur l'évolution dans le domaine politique :

Sur cette période, Morvan Lebesque, acteur de l'époque, affirmera dans son livre Comment peut-on être breton ? que " les militants de ces années se souviennent de réunions de village improvisées sur le marchepied de quelque vieille Ford, devant des auditoires qu'il fallait surprendre, cueillir à la porte du bistrot ou de la messe et qui, les yeux ronds, considéraient les "autonomistes" à peu près comme des Martiens, hésitant parfois à leur lancer des lazzis ou des pierres. Parfois on appelait le curé, les gendarmes, l'ivrogne local y allait de son numéro; des mères outragées reprochaient aux orateurs de "faire cela devant des enfants" et il y avait avantage à ne pas tenir le meeting trop près d'une rivière".

[modifier] La Seconde Guerre mondiale

[modifier] Le troisième Emsav depuis 1945

En 1945, le mouvement breton repart de zéro. On va désormais étudier de manière plus approfondie les trois temps, culturels, économiques et politiques de la reconstruction du mouvement nationaliste breton, à supposer que les champs culturel et économique soient des secteurs d'activités nationalistes par définition.

[modifier] Fin des années 40 et années 50 : la culture

À la fin des années 1940, le militantisme politique était complètement condamné par les autorités françaises, et, comme le note par exemple Francis Favereau, par le comportement des ex-Breiz Atao pendant la guerre (Le jugement sur ces derniers des résistants parlant breton, en particulier pour se protéger, c'était "Breiz Atao mad da la(z)o", en français Breiz Atao, bon à tuer - Francis Favereau, Dictionnaire du breton contemporain, p. 874, Skol Vreizh, 1992) ; l'engagement des nationalistes bretons se fait sur le terrain de l’action culturelle :

Ce sont les lieux de rencontre, de réflexion, de recrutement pour les nationalistes. C'est par ce biais que vont être maintenus et transmis le nationalisme breton à une nouvelle génération au cours des années 40 et 50. On note la création d'un mouvement politique en 1945, An Avel autour de Youen Olier

Parallèlement, le mouvement breton continue le travail entamé avant-guerre dans le domaine de la langue et de la littérature et crée de nombreuses revues bretonnantes, dont la revue littéraire Al Liamm, continuateur de Gwalarn.

On retrouve aussi des mouvements et revues d'inspiration chrétienne, généralement proche des idées de Feiz Ha Breiz, autour des abbés Loeiz Ar Floc'h, Marsel Klerg, et Armand Le Calvez. La fédération Kendalc’h qui regroupe les organisations culturelles du mouvement breton est créée en 1951 ainsi que celle du Kuzul ar Brezhoneg, fédération créée en 1958 qui elle regroupe les associations bretonnes militant pour l'orthographe unifiée du breton.

En région parisienne, la diaspora bretonne met en place des cercles où se retrouvent ceux qui ont été condamnés à l'indignité nationale, Ker Vreizh à Montparnasse, La Mission bretonne, la "cité bretonne" de Keranna à Yerres en Seine-et-Marne. Dans les années 50-60, Jean-Jacques Le Goarnic combat pour la reconnaissance des prénoms en langue bretonne.

La fin des années 60 voit se créer la maison d' éditions Kelenn qui publiera des textes littéraires en langue française de Glenmor, Xavier Grallet Alain Guel. Les mêmes Glenmor, Xavier Grall et Alain Guel lancent le journal nationaliste breton "La Nation bretonne" au début des années 1970. Alain Guel est un chef collaborationniste du Parti Nationaliste Breton pro-nazi, directeur en 1942 de la revue pro-nazie Stur d'Olier Mordrel, donc parmi les plus ouvertement ralliés au nazisme. Glenmor defend sa propre appartenance au PNB, et l'activité du PNB pendant l'Occupation (voir http://www.istorhabreiz.net/article.php3?id_article=38).

[modifier] Années 50 et 60 : L’économie

À partir du début des années 1950, le mouvement breton commence à s’investir dans le domaine de l’économie aussi avec en 1951 la création du CELIB, le Comité d’étude et de liaison des intérêts bretons par Joseph Martray et René Pleven.

[modifier] À partir de la fin des années 1960 : le retour du politique

Indirectement, le CELIB légitime donc la renaissance d’un nationalisme politique en Bretagne, et à partir des années 60, on observe le retour des nationalistes modérés bretons dans l’arène politique :

En 1957, création du Mouvement pour l’Organisation de la Bretagne (MOB), premier parti politique créé depuis la Seconde Guerre Mondiale.

En 1963, scission de la gauche du MOB pour créer l’UDB (Union démocratique bretonne).

Mais tout cela reste très marginal au cours des années 60, malgré l’essor sans précédent des mobilisations à caractère et à dimension régionale au sein des mondes ouvrier et paysan.

[modifier] Décennie des années 1970

Une réelle renaissance d’une conscience nationale ou tout du moins régionale en Bretagne avec :

  • Multiplication des conflits sociaux qui prennent un caractère breton marqué
  • Géographie des réseaux de solidarité qui se créent à l’occasion des conflits sociaux qui prennent une dimension bretonne
  • Rhétorique construite et développée au cours du conflit social qui dénonce l’oppression de la Bretagne par Paris, le colonialisme intérieur dont est victime la Bretagne qui prend la forme d’une oppression politique (par le centralisme), économique et sociale (par le capitalisme) et culturelle (par le jacobinisme, c'est-à-dire le nationalisme français)
  • Création de Skoazell Vreizh en 1969, du foyer culturel de Menez Kamm en 1970

Cette création d’une conscience nationale ou régionale bretonne de gauche par les conflits sociaux, se fait en deux temps :

[modifier] Activisme clandestin de "propagande armée"

Dans les années 70, apparaît un nationalisme clandestin de "propagande armée" : Front de Libération de la BretagneArmée républicaine bretonne. Ces groupes pratiquent une violence symbolique, via des actions violentes, contre les symboles de l’oppression de la Bretagne : contre l’État français, contre le capitalisme. Après une première vague d'attentats à la fin des années 70, une relative accalmie suit l'amnistie accordée en 1981 par François Mitterrand. Dans les années 90, on assiste à une reprise des attentats revendiqués par une Armée révolutionnaire bretonne dont les liens et la filiation avec le FLB des années 70 n'apparaissent pas clairement. Des liens avec l'organisation basque ETA sont mis à jour lors de l'affaire de Plévin. Le 19 avril 2000, un palier est franchi avec la mort de Laurence Turbec dans l'attentat à la bombe visant le restaurant McDonald's de Quévert dans la banlieue de Dinan, restaurant où elle était employée. L'enquête et l'instruction sont closes. Seuls quatre militants sont poursuivis dans l'affaire de Quévert ; ils sont acquittés en mars 2004. C'est la première fois qu'un attentat attribué aux activistes bretons par la police, le Parquet et des responsables politiques français tue une personne innocente (jusqu'à ce jour seuls deux poseurs de bombes avaient été tués par leur engin en 1976 et 1985) : le choc va être immense et la condamnation unanime (ex. La Bretagne,c'est la vie du Conseil Culturel de Bretagne). L'opinion est maintenant troublée : la culpabilité des militants poursuivis était présentée comme un fait acquis. Plusieurs media ont soigneusement caché la décision d'acquittement.

[modifier] Actualité du mouvement breton et du nationalisme breton

Un mouvement politique divisé et quasi inexistant :

Le « mouvement politique breton » est bien plus large que la somme de groupes nationalistes. Il est aussi représenté par des groupes autonomistes, tels l'UDB ou le Parti breton, ainsi que divers groupes se proclamant fédéralistes, voire des cercles anarchistes, comme Treger Disuj, faisant partie de la Coordination Bretagne Indépendante et libertaire.

  • L’UDB reste le parti régionaliste le plus important, fort de quelques centaines de membres, mais ne rassemble qu’environ 2 à 5 % des suffrages lors des élections locales. Il a une soixantaine d’élus municipaux sur des listes d’unions de la gauche, dont un maire, et surtout depuis 2004, 3 conseillers régionaux (plus un apparenté) grâce à une alliance avec les Verts. Un parti nationaliste, démocrate et réformateur, est apparu en 2002 et regroupe environ 250 personnes sous l'appellation de « Parti breton » ainsi qu'une cinquantaine d'élus et anciens élus rassemblés au sein d' Askol, Association des Élus Bretons pour la Démocratie.
  • Pendant les années 90, émergence du syndicat étudiant nationaliste, Dazont, qui devient au milieu de la décennie le premier syndicat étudiant en Bretagne mais s’écroule à la fin des années 90. Création d’un syndicat nationaliste breton : Sindikad Labourerien Breizh (SLB) qui prend la suite du syndicat Dazont et obtient en janvier 2006 trois élus à l'Université de Haute-Bretagne Rennes II.

[modifier] Domaine de l’éducation

La création et la promotion d'un enseignement en breton ne sont pas à relier de manière globale au mouvement politique nationaliste, bien que celui-ci soit présent de manière discrète dans les structures parentales de gestion.

  • 1977 : création de la première école Diwan avec enseigenement du breton par immersion. Développement du réseau depuis 30 ans avec aujourd’hui, une trentaine d’écoles (dont 4 collèges et un lycée) et près de 3 000 élèves. Mais Diwan connait toujours énormément de problèmes : finances, tracasseries administratives, non reconnaissance officielle par la République française.
  • 1984 : le gouvernement socialiste crée une filière bilingue dans l'enseignement public, qui connaît un réel succès.
  • 1990 : même chose pour l'enseignement catholique, sous le nom de Dihun.
  • Aujourd’hui (2006), environ 11 000 enfants sont scolarisés en breton, soit 1,1 % de l’ensemble des enfants de Bretagne.

[modifier] Vie publique et mouvement culturel

  • Les arts (notamment musique et danse) connaissent un succès croissant depuis 50 ans. Le secteur musical est le plus dynamique avec des centaines de groupes divers, des milliers de joueurs de musique traditionnelle ou d’inspiration bretonne qui demeure très populaire. Plus d’une centaine de bagadoù partout en Bretagne ont atteint aujourd'hui un très haut niveau et on constate l'organisation de très nombreux groupes de fest-noz très inventifs. La musique bretonne est très créative et ouverte sur le monde ; avec des créations telles que la Symphonie celtique d' Alan Stivell, ou plus tard, l’Héritage des Celtes de Dan Ar Braz, ou encore le succès énorme des festivals de musique celtique, comme le Festival interceltique de Lorient. Les danses bretonnes sont également très populaires : quand un fest-noz est organisé, il regroupe généralement plus de 500 personnes.
  • La langue bretonne reste non reconnue dans le cadre de la République française. Jusque dans les années 50, elle est interdite à l’école et dévalorisée. On comptait dans les années 50, plus d'un million de bretonnants quotidiens. Il n'en reste aujourd’hui en Basse-Bretagne que 250 000 mais il faut y ajouter les bretonnants de Haute-Bretagne et de la diaspora.
  • Domaine de la vie publique : dans les années 80 on assiste à un combat pour la signalisation en langue bretonne (Stourm ar Brezhoneg, créée en 1984) avec barbouillage de panneaux, même partiellement en région gallèse (régions de Bretagne ne parlant pas breton mais le gallo). C'est la seule victoire pour les nationalistes bretons avec la mise en place de nombreux panneaux de signalisation routière bilingues. La République française refuse toute introduction du breton dans la vie publique, avec par exemple le refus de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
  • Dans les tendances actuelles, on peut évoquer enfin une certaine institutionnalisation du mouvement breton.
  • Le président de la république Valéry Giscard d'Estaing signe une charte culturelle avec diverses institutions locales en 1977. Elle déclare : "Le propos de la présente Charte est de mettre fin au divorce qui existait entre une culture régionale, toujours riche et vivante, mais qui risquait de se replier sur elle-même, et une culture dominante qui l'ignorait trop souvent". Un ensemble d’institutions sont créées, dont l’Institut Culturel de Bretagne (dont sortira en 2000, l’Office de la Langue Bretonne, qui est l'organe officiel de normalisation de la langue bretonne). Le Comité consultatif à l'identité bretonne de la mairie de Rennes est crée en 1996. Lancement de la Journée de la langue bretonne en 2004.

[modifier] Domaine économique

  • Regroupement de nombreux patrons au sein de l'Institut de Locarn pour défendre les intérêts des petites et moyennes entreprises en Bretagne.
  • Ces mêmes dirigeants créent le label « Produit en Bretagne » , qui se veut un label de qualité pour promouvoir l'image de la Bretagne. Il s’appuie notamment sur un patriotisme économique des Bretons et rencontre un succès notable.
  • En 2001, création de TV Breizh, 1re télévision totalement bretonne, mais où la langue bretonne reste très minoritaire (à peine plus d’heures que sur la télévision publique France 3 Ouest)
  • En 2002, lancement de la boisson Breizh Cola.
  • En 2004, création d'un opérateur régional de téléphonie mobile Breizh Mobile.

[modifier] Conclusion

Depuis 100 ans, le mouvement breton a connu un réel développement, et l'intégration progressive dans la société bretonne. Il se décline sur l'ensemble du spectre politique, tant à droite qu'à gauche.

Il n'a connu que peu de succès électoraux malgré une culture bretonne très dynamique et une identité de plus en plus revendiquée.

Mais aujourd’hui le mouvement breton semble dans l’impasse, ne s’étant pas beaucoup investi dans le domaine politique (comparé à des mouvements similaires dans d'autres nations sans États, comme l'Écosse, la Catalogne, la Galice ou la Flandres), ni dans le domaine économique (si l'on excepte l'époque du CELIB).

La plupart des problèmes soulevés par le mouvement nationaliste breton sont politiques :

  • Souveraineté rendue par la reconnaissance de la caducité du traité franco-breton de 1532 La revendication du strict respect du traité de 1532 liant la Bretagne à la France, « Lequel traité est bafoué depuis la révolution de 1789 » et la fameuse nuit au cours de laquelle fut votée par les députés du tiers état l’abolition de tous les privilèges.
  • « Colonisation forcée » de la Bretagne par la France (« ruine de l’économie bretonne » à compter du XVIIIe siècle)
  • Reconnaissance du peuple breton
  • Reconnaissance de l’intégrité du territoire national
  • Problème de la Loire-Atlantique, détachée administrativement de la Bretagne et rattachée a la région Pays de Loire (premier détachement en 1941 lors de la création des régions économiques sous Vichy, régions supprimées à la Libération puis nouveau détachement lors de la création des régions administratives françaises en 1955/1956, confirmé par les régionalisation et décentralisation successives et ce sans aucune consultation populaire).

[modifier] Lieux et personnages symboles de l'histoire bretonne

[modifier] Personnalités

[modifier] Événements

[modifier] Lieux

[modifier] Bibliographie

sur le FLB - ARB :

[modifier] Voir aussi

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