Muscle
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Les muscles sont une forme contractile des tissus des animaux. Ils forment l'un des cinq types majeurs de tissus, les autres étant le tissu épithélial, le tissu conjonctif, le tissu nerveux et le sang. La contraction musculaire permet de mouvoir des parties du corps, ou de mouvoir des substances à l'intérieur du corps.
La science du muscle est la myologie mais cette dernière s'intéresse avant tout au muscle strié squelettique.
Sommaire |
[modifier] Types
On distingue les muscles striés et les muscles lisses :
- Les muscles striés (nommés ainsi d'après leur aspect microscopique) sont sous contrôle du système nerveux central (système volontaire). Ils unissent en général des os entre eux (muscles du squelette) : ils permettent la motricité.
- Les muscles lisses ne sont pas sous contrôle direct du système nerveux central, mais sous le contrôle du système nerveux autonome (système involontaire); par exemple l'estomac comporte deux couches de tissus musculaire lisse.
- Le myocarde (le cœur) est un cas particulier, car bien que ce muscle soit strié (microscopiquement parlant), il est muni d'un système propre de contraction, sensible aux stimulations hormonales, et il est difficile de le contrôler consciemment.
Les muscles striés du squelette sont dotés de fibres de deux types (la proportion étant variable suivant les muscles, et sous contrôle génétique) :
- les fibres "lentes" (type I ou « rouge »), plus efficaces en métabolisme aérobie (particulièrement riches en myoglobine et en mitochondries). Ce sont les fibres de l'endurance.
- les fibres "rapides" (type IIa), plus efficaces en métabolisme anaérobie. Produisant plus de puissance pendant de courtes impulsions, elles sont plus sensibles à la fatigue. Il existe entre les deux un intermédiaire qui sont les IIb; selon la génétique de la personne et le type de préparation ou encadrement physique de la personne au cours de son développement, ces fibres deviendront des types I ou types IIa.
Les muscles du Lambert sont de nouvelles sortes de muscles découverte récemment qui sont constitués de graisse et à 0,001 % de muscles strié ( le 99,999 % restant est , bien evidemment , de la graisse pur ) .
[modifier] La cellule musculaire
Le myocyte est la cellule musculaire de base. C'est une cellule longiligne qui comporte des fibres contractiles constituées de polymères de protéines du cytosquelette : l'actine et la myosine. Le phénomène de contraction correspond à un glissement de ces deux éléments et résulte en un raccourcissement de la fibre musculaire. A noter que si ces deux protéines sont présentes dans toutes les cellules de l'organisme, c'est l'agencement particulier des fibres d'actine et de myosine dans les myocytes qui confère cette specificité tissulaire.
Les myocytes de type I (muscle lent, cellules aérobies) sont très riches en mitochondries qui apportent l'énergie nécessaire à la contraction sous forme d'ATP. Elles sont également riches en myoglobine, capable de fixer l'oxygène plus fortement que l'hémoglobine, et qui leur donne une couleur rouge caractéristique.
Les myocytes de type II (muscle rapide, cellules anaérobies) sont plus pauvres en mitochondries et en myoglobine. elles sont par contre beaucoup plus riches en glycogène et en enzyme glycolitiques d'où une couleur blanche.
Lorsque les réserves d'oxygène fixé par la myoglobine sont épuisées (ce qui prend largement moins d'une seconde), et que le flux de sang et donc d'oxygène ne s'est pas encore adapté à la demande (ce qui prend plusieurs secondes, et même plusieurs minutes pour atteindre le débit maximal) la cellule produit de l'ATP en absence d'oxygène, d'abord en consommant une partie de son stock de Phosphocréatine (PCr), puis par la glycolyse. Cette dernière donne lieu à la production d'acide lactique (ou lactate). La puissance est supérieure mais le rendement est moindre. Une fois l'approvisionnement sanguin adapté, la cellule se remet en mode aérobie : la puissance est moindre, mais l'acide lactique est consommé et le rendement général est meilleur.
Les myoblastes sont les cellules précurseurs des muscles. Durant la gestation puis l'enfance ou durant une guérison suite à une lésion, ces cellules se divisent et fusionnent entre elles pour former des myotubes. Ce sont des cellules longues et plurinucléées (plusieurs noyaux). Les myotubes synthétisent ensuite les protéines contractiles (actine et myosine) et se transforment en myocytes. Les myocytes sont plus ou moins longs suivant le muscle (ils peuvent atteindre 35 cm de long) et ont un diamètre de 10 à 100 micromètres. Les noyaux sont repoussés à la périphérie de la cellule et la majorité du cytoplasme est occupé par les protéines contractiles et le réticulum sarcoplasmique. Les myocytes ne peuvent pas se diviser mais grandissent en augmentant le volume du cytoplasme. Dans un muscle adulte le nombre de myoblaste (ou cellule satellite) est limité, ils ne jouent plus qu'un rôle de réparation des myocytes lésés suite à des efforts d'intensité ou de durée inhabituelles.
Les myocytes se contractent en réponse à une stimulation nerveuse. Celle-ci provoque la dépolarisation de la membrane plasmique, appelée sarcolemme dans le cas du muscle. Le signal se propage le long du sarcolemme et entraine la libération d'ions calcium d'un organite particulier, le réticulum sarcoplasmique (un dérivé du réticulum endoplasmique), vers le cytoplasme. Ce sont les ions calciums qui déclenchent la contraction proprement dite en se fixant sur les proteines contractiles. Le repompage des ions calcium dans le réticulum sarcoplasmique provoque la relaxation. L'ensemble de ces phénomènes est appelé le couplage excitation-contraction.
[modifier] Quelques uns des muscles striés du corps humain
- Muscle creux :
- Le cœur (le cœur, muscle strié, ne fait pas partie de la catégorie des muscles striés squelettiques, mais forme une catégorie à lui-seul : le muscle strié cardiaque)
- Muscle bicipital :
- Muscle tricipital :
- Muscle quadricipital :
- Muscle Ischio :
- Muscle à plusieurs ventres :
- Les abdominaux
- Muscle plat
- Muscle digastrique
Muscles par fonction :
- muscle fléchisseur - muscle extenseur
- muscle pronateur - muscle supinateur
- muscle adducteur - muscle abducteur
- sphincter
[modifier] Anatomie
[modifier] Physiologie
Le bon fonctionnement des muscles nécessite l'apport d'énergie et d'eau pour véhiculer les toxines et garder le volume musculaire. Cette énergie provient de notre alimentation quotidienne (autant par les aliments simples, tels lipides, glucides et protéines, mais aussi grâce aux sels et minéraux) qui subit diverses transformations chimiques regroupées sous le terme de métabolisme.
Voir aussi contraction musculaire.
[modifier] Contrôle nerveux
C'est le sytème nerveux central qui coordonne l'action des muscles. Exemples :
- le mouvement de flexion : si l'on rapproche l'avant-bras du bras, le biceps est contracté tandis que le triceps est relâché
- le mouvement d'extension : si l'on éloigne l'avant-bras du bras, le triceps est contracté tandis que le biceps est relâché.
[modifier] Rôle dans la santé et les maladies
[modifier] Exercice
L'exercice est souvent recommandé comme moyen d'améliorer les capacités motrices, l'agilité et la force musculaire. L'exercice a divers effets sur les muscles, les tissus conjonctifs, les os, et les nerfs qui stimulent les muscles.
[modifier] Maladies
- Les myopathies sont toutes les maladies qui affectent le muscle lui-même, plutôt que son contrôle nerveux.
- Les dystrophies musculaires sont un grand groupe de maladies, pour la plupart héréditaires, où l'intégrité du muscle est compromise. Cela entraîne une perte progressive de force, une haute dépendance et une vie raccourcie.
- Troubles musculaires inflammatoires :
- Polymyalgia rheumatica (ou « rhumatisme musculaire »)
- Polymyosite, dermatomyosite et myosite à inclusion-body
- Tumeurs musculaires :
- Muscles lisses : Leiomyome
- Muscles striés : rhabdomyome et rhabdomyosarcome
- Métastases d'un autre endroit (par exemple cancer du poumon)
[modifier] Bibliographie
- Développez vos muscles, les exercices, les aliments, Daniel C. Braibant, Ed. Cristal 2006, ISBN 2848950293
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
- Atlas digital de morphologie microscopique - Faculté de médecine de Namur (FUNDP - LabCeTi)
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