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Muséum national d'histoire naturelle

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Muséum national d'histoire naturelle : Grande Galerie de l'Evolution au Jardin des Plantes de Paris


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Le Muséum national d'histoire naturelle est un établissement de recherche scientifique français, ayant le statut de grand établissement, placée sous tutelle conjointe des ministères de l'Éducation nationale, de la Recherche et de l'Environnement. Ses missions principales sont la conservation de collections scientifiques, la recherche et la formation à la recherche, la diffusion de la culture scientifique dans les spécialités propres à l'établissement.

Ce site est desservi par la station de métro : Censier - Daubenton.

Sommaire

[modifier] Histoire

Sous Louis XIII, l'édit royal de 1635 crée le Jardin royal des plantes médicinales, l'un des plus anciens établissements scientifiques de France. L'intendant et les titulaires des principales charges sont tous docteurs en médecine. Au XVIIIe siècle, l'activité se transforme : on passe de l'art de guérir avec les plantes à l'histoire naturelle. La déclaration royale du 31 mars 1718 sépare la charge de premier médecin du roi de la surintendance du Jardin. En 1739, Georges Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788) est nommé intendant. Il dirige pendant 50 ans ce que l'on appelle alors le Jardin du roi. Sa notoriété internationale et son travail acharné font du lieu l'un des phares scientifiques du XVIIIe siècle. À sa mort, en 1788, le Roi nomme à la tête du jardin un militaire, Charles-François de Flahaut, comte de la Billarderie. Sous la conduite de Louis Jean-Marie Daubenton, le personnel du Jardin, notamment les démonstrateurs, font connaître leur mécontement auprès du roi, mais sans succès.

La Révolution va transformer profondément le fonctionnement du Jardin. Le 20 août 1790, un décret de l'Assemblée nationale demande aux démonstrateurs de rédiger un projet pour sa réorganisation. La première assemblée vote le départ du comte de la Billarderie et élit à l'unanimité Daubenton comme président. Il forme une commission comprenant Antoine-François Fourcroy, Bernard Lacépède et Antoine Portal. Celle-ci est chargée de rédiger le règlement de la nouvelle institution et d'en fixer le fonctionnement. Elle détermine aussi les missions du Muséum : instruire le public mais aussi de constituer des collections et de participer activement à la recherche scientifique. Le corps des professeurs et leur directeur, élu et renouvellé chaque année devant être le garant de l'indépendance de la recherche. Mais le projet n'aboutit pas, l'Assemblée nationale ne donnant pas de suite. En 1791, La Billarderie démissionne et est remplacé par Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre. Ce n'est qu'en 1793 que Joseph Lakanal (1762-1845) apportant les collections du Prince de Condé rencontre Daubenton et découvre le projet de 1790. Lakanal le porte à l'Assemblée et, dès le lendemain 10 juin 1793, obtient le vote du décret établissant le Muséum, donnant ainsi une existence juridique propre. Le poste d'intendant est alors remplacé par la fonction de directeur. L'ancienne hiérarchie, notamment en démonstrateurs et sous-démonstrateurs, est aboli. Douze postes de professeurs assurent, de façon égale et collégiale, l’administration du Muséum. Les enseignements sont répartis en 12 chaires professorales.

Au cours de la première moitié du XIXe siècle, le Muséum connaît une période de grande prospérité. Avec la nomination, en 1836, du chimiste Eugène Chevreul (1786-1889), il se tourne, comme sa rivale la Faculté des sciences de Paris, vers les sciences expérimentales. Cette période prend fin avec l'arrivée d'Alphonse Milne-Edwards, en 1890, et la promulgation du décret du 12 décembre 1891 qui signe le retour en force de l'histoire naturelle (cette politique restera en vigueur jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale). La loi de finances du 31 décembre 1907 fait franchir un nouveau pas au Muséum : elle lui accorde l'autonomie financière en le dotant d'un budget propre qu'il administre.

Parallèlement aux nouveaux champs d'activité ouverts par le colonialisme, le Muséum engage un mouvement d'expansion hors de la capitale. Pour favoriser ses activités de recherche liées à la mer, il implante, en 1928, son laboratoire maritime à Saint-Servan, puis à Dinard. Son activité botanique ne s'étant pas démentie, il devient propriétaire par legs du domaine de Chèvreloup, en 1934. Il hérite aussi de la propriété de l'entomologiste Jean Henri Fabre à Sérignan-du-Comtat, près d'Orange, en 1822. À la suite de la décolonisation, le Muséum concentre ses efforts sur la prise de conscience des déséquilibres causés à la nature par l'expansion humaine. En 1948, il participe à la création de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Plus tard, il installe dans ses murs un service de conservation de la nature (1962), le secrétariat de la Faune et de la Flore (1979) et une délégation permanente à l'Environnement (1992). D'autres acquisitions sont faites en province : l'abri Pataud en Dordogne (1957), le Parc animalier de la Haute-Touche dans l'Indre (1958), le Jardin botanique de Val Rameh à Menton (1966), la station de biologie végétale de Cherré dans la Sarthe et la station de biologie maritime de Concarneau (1996).

En 1975, un plan de réhabilitation des locaux et de regroupement des laboratoires permet notamment de spectaculaires réalisations, comme la zoothèque souterraine (1986) et la transformation de l'ancienne galerie de zoologie en grande galerie de l'Évolution (1994). Le statut de 1985 met fin au rôle d'administrateurs des professeurs et installe 3 conseils qui assurent la gestion du Muséum en remplacement de l'assemblée des professeurs initiée en 1793. Tout récemment, le décret de 2001 crée des niveaux hiérarchiques intermédiaires entre la direction et la recherche, ainsi que des structures transversales pour renforcer la cohérence des actions liées aux grandes missions. Présidé depuis le 17 juillet 2006 par André ménez, le Muséum tient un rôle national et international majeur dans le développement de l'histoire naturelle.

[modifier] Les établissements du Muséum

À l'heure actuelle, le Muséum possède :

[modifier] Bibliothèques

Le Muséum national d'histoire naturelle comprend une direction des bibliothèques et de la documentation, qui fédère la Bibliothèque centrale du Muséum et 27 bibliothèques de laboratoires, certaines au Muséum même, les autres présentes sur certains des autres sites du Muséum.

Le Cabinet du Roi comprenait déjà au moment de la Révolution quelques dizaines d'ouvrages. Toutefois, le décret du 10 juin 1793 va créer les conditions de son développement. D'une part, la bibliothèque reçoit une existence officielle et le premier étage lui est attribué<ref> Pascale Heurtel, « Muséum national d'histoire naturelle », dans Les Bibliothèques parisiennes : architecture et décor, [2002], p. 166-167. </ref>. D'autre part, le décret prononce l'attribution au Muséum de la collection des « Vélins du Roi », toujours conservés par l'établissement et désormais numérisés, ainsi que les doubles d'ouvrages d'histoire naturelle présents à la bibliothèque royale. Surtout, il autorise le Muséum à alimenter ses collections dans les dépôts littéraires de la capitale. La bibliothèque prend ainsi rapidement de l'ampleur, constituant une collection encyclopédique avec un net intérêt pour les sciences, en particulier biologiques, et les techniques. La bibliothèque reçoit par ailleurs d'importants dons et legs, notamment de Georges Cuvier ou de Michel-Eugène Chevreul.

En 1823, les collections atteignent déjà 15 000 volumes. En 1833, la construction du bâtiment de minéralogie et géologie par Charles Rohault de Fleury fournit l'occasion d'installer la bibliothèque dans des locaux plus vastes, ouverts en 1837. Cette nouvelle bibliothèque servira pendant plus d'un siècle, alors même que les collections augmentent encore (300 000 volumes vers 1950). Henri Delage conçoit donc l'actuel bâtiment, inauguré le 26 juin 1963, qui comprend deux salles de lecture et sept niveaux de magasins.

Les collections actuelles de la bibliothèque centrale peuvent être estimées à environ 200 000 volumes de livres modernes, plus de 13 000 titres de périodiques (3 000 vivants environ), environ 105 000 imprimés anciens, près de 8 000 manuscrits, des cartes, des estampes et un millier d'objets d'art<ref> Sophie Guérinot-Nawrocki, Rapport de stage à la Bibliothèque Centrale du Muséum national d'histoire naturelle, 2004, en ligne sur [1]. </ref>. Depuis 1992, la bibliothèque centrale est dépositaire d'un « fonds polaire » constitué par Jean Malaurie. Une médiathèque, ouverte à un large public, comprend environ 6 000 ouvrages, une centaine de périodiques et des dossiers documentaires.

Le budget propre de la bibliothèque est d'environ 1,3 million d'euros. La bibliothèque du Muséum est CADIST et « pôle associé » de la Bibliothèque nationale de France.

Parmi les 27 bibliothèques associées, la bibliothèque du Musée de l'Homme est en cours de transfert au Musée du quai Branly.

[modifier] Les collections

Seules deux institutions possèdent des collections supérieures : le National Museum of Natural History de Washington et le Muséum d'histoire naturelle de Londres.

  • Minéraux : 243 000 échantillons.
  • Roches : 300 000 échantillons.
  • Météorites : 2 000 échantillons.
  • Fossiles : 2 000 000 spécimens.
  • Cryptogames : 7 000 000 spécimens.
  • Herbier des plantes à fleurs : 8 000 000 spécimens dont 450 000 types.
  • Insectes : 150 000 000 spécimens.
  • Poissons et reptiles : 1 000 000 spécimens.
  • Oiseaux : 200 000 spécimens.
  • Mammifères : 150 000 spécimens.
  • Crânes humains : 35 000 spécimens.
  • Spécimens préhistoriques : 1 000 000 spécimens.
  • Objets ethnographiques : 300 000 spécimens.
  • Plantes vivantes : 25 000 spécimens.
  • Animaux vivants : 5 000 spécimens.

[modifier] Direction

Directeur élu pour un an.

Directeur élu pour deux ans.

Directeur nommé pour cinq ans.

Président nommé pour cinq ans.

[modifier] Les chaires

La transformation du Jardin du roi en muséum national entraîne la création de douze chaires. Au fil des années, leur nombre et leur sujet va évoluer, certaines sont subdivisées, d'autres supprimées.

  • Iconographie naturelle ou de l'art de dessiner et de peindre toutes les choses de la nature

[modifier] Notes

<references/>

[modifier] Lien externe

[modifier] Bibliographie

  • Claude Blanckaert, Claudine Cohen, Pietro Corsi et Jean-Louis Fischer (dir.), Le Muséum au premier siècle de son histoire : [actes du colloque de Paris, juin 1993, centre Alexandere Koyré], Éd. du MNHN, coll. « Archives », Paris, 1997. 687 p. (ISBN 2-85653-516-X) ;
  • Philippe Jaussaud, Édouard-Raoul Brygoo, Du Jardin au Muséum en 516 biographies, Publications scientifiques du MNHN, coll. « Archives », Paris, 2004. 630 p. (ISBN 2-85653-565-8)
  • Yves Laissus, Le Muséum national d'histoire natuelle, Gallimard, coll. « Découvertes », Paris, 2003, [nouv. éd.]. 128 p. (ISBN 2-07-053323-9) ;
  • Philippe Morat (dir.), L'Herbier du monde. Cinq siècles d'aventures et de passions botaniques au Muséum d'histoire naturelle, Les Arènes, 2004 (ISBN 2-912485-71-1)
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de:Muséum national d'histoire naturelle

en:Muséum national d'histoire naturelle it:Museo nazionale di storia naturale di Francia ja:国立自然史博物館 (フランス)

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