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Mouche pisseuse

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Mouche pisseuse
Image:Glassy-winged sharpshooter.jpg
Homalodisca vitripennis
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Classe Insecta
Ordre Hemiptera
Famille Cicadellidae
Sous-famille Cicadellinae
Genre Homalodisca
Nom binomial
Homalodisca vitripennis
Say, Date
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La mouche pisseuse Homalodisca vitripennis (autrefois Homalodisca coagulata) est un insecte hémiptère de la famille des Cicadellidae.

Cet insecte n'a rien d'une mouche : il appartient au groupe des cicadelles proches des cigales et des pucerons. C'est une grosse cicadelle qui mesure entre 15 et 20 mm. Son surnom de mouche pisseuse provient d'une particularité étonnante. Comme toutes les cicadelles, c'est un insecte suceur de sève. Il s'installe sur les jeunes rameaux et les feuilles et au fur et à mesure qu'il pompe de la sève, excrète une quantité incroyable d'urine, entre cent et mille fois son propre poids chaque jour. Cette particularité s'explique par la très faible teneur en protéine de la sève. Dans les zones où elle est commune, cette « mouche pisseuse » est responsable d'une fine pluie légèrement sirupeuse à l'ombre des arbres.

Cette espèce, originaire du sud des États-Unis, s'est propagée en Californie et à Hawaii où elle est considérée comme une espèce invasive. Par contre elle ne pose pas de problèmes particuliers dans sa zone d'origine. Comme beaucoup d'insectes piqueurs suceurs de sève, elle est susceptible de transmettre des maladies aux plantes. C'est en particulier le cas d'une bactérie appelée Xylella fastidiosa, responsable de la maladie de Pierce qui provoque de sérieux dégâts dans le vignoble californien.

Une méthode de lutte biologique a été mise au point pour lutter en Californie contre les pullulations printanières de mouches pisseuses en utilisant une espèce d'hyménoptère, une petite guêpe parasite Gonatocerus triguttatus qui va pondre ses œufs dans les larves de cicadelle. Cette méthode s'est révélée beaucoup plus efficace à Hawaii qu'en Californie : 90% des œufs parasités contre 12 à 19% et vient d'être mis en application en Polynésie française, autre région du monde colonisée par la mouche pisseuse depuis les années 1990.

Les désagréments pour les touristes et le développement de champignons parasites réduisant la qualité des fruits produits en Polynésie justifient les risques éventuels de déséquilibre liés à l'introduction volontaire de la nouvelle espèce Gonatocerus triguttatus dans l'écosystème polynésien.

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